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Dans l’enfer de la rébellion muléliste

L'année du dragon.jpgDans L’année du dragon – Congo 1964 paru aux Éditions Masoin à Bruxelles, l’historien militaire flamand Eddy Hoedt –qui fut para-commando et participa aux combats– décrit, cinquante ans après les faits et heure par heure « la plus spectaculaire opération militaire belge de tous les temps » qui vit l’écrasement de la rébellion sanglante fomentée par Pierre Mulele, Christophe Gbenye et Gaston Soumialot, entre autres.

Voici ce qu’il nous en dit :

« En 1964, la crise congolaise, qui débuta en 1961, après l'assassinat du Premier ministre Patrice Lumumba, va culminer. Les rebelles, qui se nomment eux-mêmes « Simbas » (lion), occupent, sans trouver une quelconque sérieuse opposition, pratiquement un tiers du nord-est du pays. Ils tiennent également sous leur coupe à Stanleyville et à Paulis plus de 5 000 hommes, femmes et enfants, Européens, Asiatiques et Africains. Des exécutions publiques de nombreux Congolais ont lieu régulièrement.

Après que tous les efforts de négociation pour trouver une solution échouent, les puissances occidentales décident, sous la gouverne des États-Unis et de la Belgique, d'assurer une aide militaire au Congo. Cela s'élabore en faisant appel au colonel belge Vandewalle en tant que conseiller personnel du Premier ministre Tshombé.

Petit à petit, au Congo, la 5e Brigade mécanisée est sortie de terre et Vandewalle la nommera rapidement « Ommegang » par allusion au cortège médiéval et folklorique de Bruxelles en raison du caractère hétéroclite de sa composition à la fois en hommes et en matériel.

Le 1er novembre 1964, les colonnes de l'Ommegang se mettent en branle en direction de Stanleyville, où environ 1 600 Belges et non-indigènes, tout comme un nombre important d'autochtones, sont pris en otage par les Simbas. Étant donné la gravité de la situation sur place, les Américains et les Belges décident d'intervenir ensemble militairement en montant une coalition armée.

Dans la nuit du 17 novembre 1964, renforcé par des unités d'appui, le 1er Bataillon de parachutistes de Diest s'envole dans des transports de troupes américains, des C-310 Hercules, pour la base de l'île de l'Ascension. Le 21 novembre, tout le corps armé s'élance vers la base de Kamina au Congo.

De grand matin, le 24 novembre, l'opération « Dragon rouge » prend cours et le 1er Bataillon est parachuté à Stanleyville, créant la joie, mais aussi le drame auprès des otages. De fait, les Simbas rassemblent ceux-ci pour les fusiller avant leur libération et une course contre la mort se joue. Pendant ce temps, les colonnes de l'Ommegang, renforcées par des groupements de mercenaires et de gendarmes katangais, s'approchent de Stanleyville qu'ils atteindront vers midi et ils occuperont les places libérées par les parachutistes. De leur côté, ces derniers se regroupent à l'aéroport pour une nouvelle opération.

Le 26 novembre 1964 est déclenchée l'opération « Dragon noir » parachutant les hommes du 1er Bataillon sur Paulis pour libérer le plus possible de populations menacées. Ensuite, ce fut le retour en Belgique où les troupes furent accueillies en « libérateurs » par une population conquise du fait de leurs actes de bravoure.

Ce livre nous conduit d'heure en heure à travers l'évolution à la fois héroïque, complexe et tragique des événements vécus en République Démocratique du Congo, détaille les engagements et analyse les opérations militaires, grâce de nombreux témoignages recueillis auprès de soldats et d’expatriés ayant échappé à la fournaise de l'est du Congo. »

La préface de l’ouvrage a été rédigée par le baron Patrick Nothomb, qui fut consul de Belgique à Stanleyville en 1964.

Écoutons-le :

« Il ne fait aucun doute que l'opération combinée des parachutistes belges et de la colonne Vandewalle en vue de libérer les milliers d'otages européens, américains, asiatiques et africains prisonniers des Simbas fut menée de façon remarquable. D'une part, les très jeunes paras belges –membres du contingent faisant à ce moment leur service militaire– dirigés par le colonel Laurent, encadrés par une poignée de gradés d'active et largués d'avions pilotés par des militaires américains, exécutèrent parfaitement leur mission à Stanleyville, le 24 novembre 1964 (Dragon rouge), y libérant la toute grande majorité des otages dont, au moment du saut, ils ignoraient les lieux de détention dans une ville inconnue ; et qui accomplirent un exploit plus extraordinaire encore le 26 novembre à Paulis (Dragon noir) y sauvant les otages d'une mort certaine : les Simbas locaux y venaient d'apprendre ce qui s'était passé deux jours auparavant à Stanleyville et ils avaient déjà entamé le massacre systématique des étrangers qu'ils tenaient entre leurs mains.

Tout aussi remarquable fut l'action de la colonne dirigée par le colonel Vandewalle, colonne composée de militaires belges et congolais et de mercenaires de diverses nationalités, qui effectua par voie de terre une percée de 700 kilomètres en trois semaines, libérant au passage de très nombreux otages, pour atteindre Stanleyville le 24 novembre au matin, quelques heures après les parachutistes, à temps pour occuper la capitale rebelle et permettre aux otages de rejoindre l'aéroport en vue de leur évacuation. Les membres de cette colonne restèrent plusieurs mois dans l'Est et le nord-est du Congo, assurant la pacification et sauvant des centaines d'otages retenus dans des petites villes et villages isolés, et dont le cauchemar fut beaucoup plus long que celui de leurs compagnons de misère de Stanleyville et de Paulis.

L'Année du Dragon relate avec un grand luxe de détails les nombreux contacts diplomatiques entrepris par le gouvernement belge avec les dirigeants américains, et ce, dès le mois d'août 1964, en vue d'obtenir le salut des otages.

Enfermés dans la zone rebelle dont les Simbas avaient quasi complètement coupé les moyens de communication avec le reste du monde –ce qui les mit, autant que nous, dans l'ignorance presque totale de la situation prévalant hors des territoires qu'ils avaient conquis (jusqu'à 64% du gigantesque Congo !)–, nous, les otages, n'avions aucune connaissance de ces contacts. C'est ainsi que la lecture de L'Année du Dragon m'a personnellement appris à propos de ceux-ci d'innombrables éléments dont, cinquante ans après, j'ignorais encore l'existence... Il est vrai que l'histoire des événements de 1964 au Congo n'avait pas encore fait l'objet d'une étude historique en profondeur. Eddy Hoedt a donc contribué largement à combler une étonnante lacune !

La lecture de son livre m'a permis de réaliser tout le détail des efforts et démarches entrepris, dès août 1964, par Paul-Henri Spaak, alors ministre des Affaires étrangères, pour venir à notre secours. Ceux qui n'ont pas connu les événements congolais de 1960 et les condamnations internationales dont fut victime notre pays cette année-là ne peuvent mesure l'étendue du courage politique qu'il fallait à un ministre belge pour entreprendre au Congo une opération incontestablement humanitaire quatre ans plus tard seulement...

Merci donc à Paul-Henri Spaak, à son chef de cabinet Étienne Davignon, aux ambassadeurs belge Charles de Kerchove de Denterghem et américain Godley à Léopoldville, à notre conseiller politique au Congo Alfred Cahen et à tous ceux qui ne ménagèrent aucun effort pour assurer notre salut !

Merci également au Premier ministre Théo Lefèvre, qui partagea avec Paul-Henri Spaak la responsabilité politique des opérations de sauvetage des otages et à qui l'on doit (et c'est là un élément capital que m'a fait connaître le livre d'Eddy Hoedt !), grâce à son inébranlable volonté, le maintien de la superbe opération parachutiste « Dragon noir » qui sauva tant d'otages d'une exécution certaine !

Merci aussi aux paras et aux membres de la colonne Vandewalle, avec une pensée émue pour ceux d'entre eux qui perdirent la vie au cours de leurs opérations.

Je ne voudrais pas terminer cette préface sans rendre hommage au courage des milliers d'otages belges et étrangers, civils et religieux, qui vécurent dignement ces événements tragiques, et aux centaines d'entre eux qui y perdirent la vie.

Je voudrais enfin souligner que le calvaire incontestable vécu par les otages s'avéra sans le moindre doute moins atroce que celui auquel durent faire face les populations congolaises des territoires occupés hostiles aux rebelles, et qui furent tout au long de ces mois tragiques, victimes de massacres perpétrés sans la moindre discrimination. Je tiens à saluer leur courage et leur mémoire. »

Le récit d’une épopée guerrière… et humanitaire !

Bernard DELCORD

L’année du dragon – Congo 1964par Eddy Hoedt, préface de Patrick Nothomb, adaptation et traduction française par Baudouin Peeters, Bruxelles, Éditions Masoin, novembre 2014, 256 pp. en noir et blanc (+ 4 pp. de cartes en bichromie) au format 21,5 x 31,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39 €

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23 11 14

Pintes de bon sang...

Les Éditions Omnibus à Paris ont inauguré par la publication simultanée de cinq livres une collection de textes humoristiques bienvenue en ces temps de morosité généralisée.

Le boudin sacré.jpg

Le premier d’entre eux, intitulé Le boudin sacré, est l’œuvre de Pierre Dac et Francis Blanche. On leur doit notamment, outre un sketch désopilant archi célèbre (Le Sâr Rabindranath Duval, 1957), un feuilleton radiophonique de légende, Signé Furax, diffusé sur les ondes d'Europe 1 à partir d'octobre 1956 et qui comprendra quatre « saisons » jusqu'en 1960. Le boudin sacré rassemble les premiers épisodes de la première saison.

En voici la trame :

On a volé l'obélisque de la Concorde, remplacé par une contrefaçon en staff. Puis c'est au tour du bronze du Lion de Belfort et des grilles de la place Stanislas, à Nancy. Et c'est signé... Furax ! La police est sur les dents et confie l'enquête aux deux détectives Black and White, qui ont déjà triomphé de l'abominable (et génial) malfaiteur dans l'affaire des Barbus.

Un sommet de jeux de mots navrants, de situations absurdes et de loufoquerie en tout genre !

Un loufoque à Radio Londres.jpg

Le deuxième, sous le titre Un loufoque à Radio Londres, reproduit 49 chroniques illustrées de dessins et de caricatures rédigées par Pierre Dac qui, entre le 29 octobre 1943 et le 9 août 1945, engagé dans la Résistance gaulliste, allait fustiger avec un humour décapant, sur les ondes de la BBC et dans les pages de l’hebdomadaire France, en textes et en chansons, l’occupant nazi et ses collaborateurs français.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son humour se montrait aussi dévastateur que les V2…

D'Alphonse à Allais.jpg

Le troisième, D’Alphonse à Allais, est une anthologie des hauts faits de l’auteur de Poil de carotte (un humoriste de choc qui vécut de 1854 à 1905) concoctée par Jean-Pierre Delaune, secrétaire général de l’Académie Alphonse Allais. Ce dernier a composé, écrit-il, « une manière de biographie sous l’angle des facéties et mystifications, racontée par lui-même et par ses contemporains » qui suit le fil chronologique, de son enfance dans la pharmacie paternelle à Honfleur jusqu’aux œuvres de la maturité, alors qu'il est un auteur reconnu et respecté.

En voici le sommaire : Premières farces – Étudiant en pharmacie – Militaire – Du Quartier Latin à Montmartre – Facéties – Cabarets et brasseries – Chez Salis et le Chat Noir – Journalisme espiègle – Jeux avec les mots – Surréalisme – Paresse – Ses contemporains – Mystifications – Inventions – Avec les politiques.

Nouvelles du Mississipi et d’ailleurs.jpg

Le quatrième, Nouvelles du Mississipi et d’ailleurs, reprend 22 histoires fantaisistes de Mark Twain (1835-1910), bien connu pour son roman Les Aventures de Tom Sawyer (1876) et sa suite, Les Aventures de Huckleberry Finn (1885).

Dans ces 22 contes et nouvelles, on fera connaissance avec une grenouille de compétition, une montre hystérique, un fantôme maladroit et encombrant, une dinde facétieuse, une foule de personnages pittoresques, des situations absurdes nées de l'imagination fantaisiste de l'auteur qui prouve qu'il est, bien plus qu'un écrivain pour la jeunesse, un humoriste d'une étonnante modernité.

Le dico des mots qui n’existent pas (et qu’on utilise quand même).jpg

 Le dernier, rédigé par Olivier Talon et Gilles Vervisch et coédité avec le magazine L’Express, constitue « l’édition 2015 remastérisée » (la première version de l’ouvrage date de 2013) du Dico des mots qui n’existent pas (et qu’on utilise quand même) rassemblant 200 vocables absents des dictionnaires et qu’on entend presque tous les jours, comme aplusse, bankable, bravitude, checker, combientième, googliser, overbooké, procrastiner, ou spoiler.

D’abracadabrantesque à zlataner, cet abécédaire aidera le lecteur à démêler le vrai du faux tout en lui offrant l'occasion d'appréhender la langue en train d'évoluer... et de comprendre le dialecte de ses propres enfants.

Cette nouvelle édition 2015 mise à jour voit disparaître les mots qui depuis 2013 ont intégré les dictionnaires et surgir d'autres mots qui ont émergé depuis, par exemple aquabiking, bashing, déjeunatoire, panthéonisable, webinaire et selfie.

Des livres qui font du bien !

Bernard DELCORD

Le boudin sacré par Pierre Dac et Francis Blanche, présentation de Jacques Pessis, Paris, Éditions Omnibus, septembre 2014, 199 pp. en noir et blanc au format 13,2 x 19,9 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 9 € (prix France)

Un loufoque à Radio Londres par Pierre Dac, présentation de Jacques Pessis, Paris, Éditions Omnibus, septembre 2014, 175 pp. en noir et blanc au format 13,2 x 19,9 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 9 € (prix France)

D’Alphonse à Allais, présentation de Jean-Pierre Delaune, Paris, Éditions Omnibus, septembre 2014, 201 pp. en noir et blanc au format 13,2 x 19,9 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 9 € (prix France)

Nouvelles du Mississipi et d’ailleurs par Mark Twain, traductions nouvelles ou révisées, Paris, Éditions Omnibus, septembre 2014, 197 pp. en noir et blanc au format 13,2 x 19,9 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 9 € (prix France)

Le dico des mots qui n’existent pas (et qu’on utilise quand même) par Olivier Talon et Gilles Vervisch, , Paris, Éditions Omnibus, septembre 2014, 197 pp. en noir et blanc au format 13,2 x 19,9 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 9 € (prix France)

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23 11 14

Pour rouler des mécaniques…

60 chroniques insolites.jpgDans les années 1960, Starter donnait chaque semaine rendez-vous aux lecteurs du Journal de Spirou. Grand connaisseur des dernières nouveautés de l'industrie automobile, parfois intransigeant, souvent enthousiaste, il faisait partager aux petits comme aux grands son amour des belles mécaniques.

Né en 1956 sous le pinceau de Franquin et repris en 1957 par Jidéhem pour illustrer des textes de Jacques Wouters, ce petit personnage exposa les avantages et les inconvénients des dernières nouveautés automobiles jusqu'au milieu des années 1970.

Après une éclipse de près de 20 ans, il fit son grand retour dans les pages d'un des principaux magazines de la presse automobile français, où il reprit ses chroniques, dont on retrouve dans 60 chroniques insolites (faisant suite à 60 voitures des années 60 puis 60 sportives de Starter et 60 populaires de Starter, tous parus chez Dupuis à Marcinelle) une sélection consacrée aux autos les plus surprenantes ainsi qu’à quelques épisodes historiques célèbres comme la Croisière Jaune Paris-Pékin de Citroën en 1931, la course mémorable des 500 miles d’Indianapolis en 1965 remportée par Jim Clark sur une Lotus 38 révolutionnaire ou le Shell Eco-Marathon au cours duquel des étudiants en mécanique sont parvenus à parcourir 3 444 km avec 1 litre de super.

Ce quatrième ouvrage donne l’occasion d’en savoir plus sur l’Auto Union Avus, la Citroën Méhari, la Buick Le Sabre, la Jaguar Mark II, les Ferrari Modulo et F40, la Lancia Stratos, la Bentley Hunaudières, la BMW Z8, la Cadillac LMP, la Motoneige, la Bertone Slim, la Honda Z, la Morgan Aero, la Porsche Driving Experience, la Rangr Rover, la Vandenbrinck Carver, la Volkswagen W12, la Renault Clio Trophy, le Dodge Power Wagon, la Bugatti  EB 118, la Nascar 2001 ou encore la Saab 9.3 Viggen Pikes Peak et même le p’tit Vélo de Renault Sport…

Bernard DELCORD

60 chroniques insolites par Jidéhem, préface de William Pac, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », novembre 2014, 119 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 €

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23 11 14

Quand l'expérience parle...

Mes trucs et astuces de jardinier.jpgJardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand Parc de Versailles, Alain Baraton anime des chroniques consacrées au jardin et aux plantes, tous les samedis et dimanches matins sur France Inter et tous les vendredis midis sur France 5, dans La Quotidienne.

Il a fait paraître Mes trucs et astuces de jardinier chez Flammarion à Paris, un guide pratique dans lequel il répond à des questions comme : au jardin, comment s'y retrouver entre vraies astuces et faux remèdes ? Comment éviter que votre terrain ressemble à un champ de mines à cause des taupes ? Pourquoi vos superbes géraniums ne fleurissent-ils plus ? Comment se fait-il que votre gazon anglais s'est transformé en un tapis de mousse ? Et que faut-il faire ?

Passant en revue les idées reçues – dont beaucoup sont au mieux inefficaces, au pire néfastes voire dangereuses –, l’auteur les décrypte et donne « son » truc, testé et vérifié sur le terrain, qui privilégie les méthodes naturelles.

Gestes de base, calendrier des travaux, maladies, petites et grosses bêtes, aléas climatiques, amendements... au potager comme au jardin d'ornement, grâce à son savoir-faire, vous ne serez plus jamais dépassé par les événements !

 

Signalons aussi la parution, du même auteur chez le même éditeur, de Mon agenda du jardin 2015, un outil pratique illustré de très jolies photos dans lequel sont énumérés, semaine par semaine, les travaux à effectuer, les gestes clés décrits par des dessins, les mouvements de la lune, les possibilités de rencontre avec la faune (hérissons, écureuils, oiseaux…), des informations météorologiques, les dates de semis et de plantation ou de récolte au jardin, dans le verger ou sur la terrasse…

Mes trucs et astuces de jardinier (Mon agenda du jardin 2015).jpg

Un véritable livre de bord !

Bernard DELCORD

Mes trucs et astuces de jardinier par Alain Baraton, illustrations de Domi Fenice, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2014, 187 pp. en quadrichromie au format 14,5 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 18 € (prix France)

Mon agenda du jardin 2015 par Alain Baraton, Paris, Éditions Flammarion, août 2014, 365 pp. en quadrichromie au format 16 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 17,90 € (prix France)

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23 11 14

Aventures aériennes…

Buck Danny, l’intégrale 10.jpgRéunissant les aventures du pilote yankee et de ses amis publiées en feuilleton dans le magazine Spirou entre 1965 et 1970 avant leur sortie en album quelques mois plus tard (Alerte atomique [1967] ; L'escadrille de la mort [1968] ; Les anges bleus [1970] et Le pilote au masque de cuir [1971]), le fort ouvrage intitulé Buck Danny, l’intégrale 10 paru chez Dupuis à Marcinelle poursuit la remise sur le marché des histoires palpitantes fort bien dessinées qui ont enthousiasmé bien des teen-agers d’alors.

Peut-être inspiré de l’accident nucléaire de Palomares, les deux premiers de ces quatre albums décrivent la façon dont la perte d'une bombe nucléaire dans les marécages de Mantegua, un pays imaginaire d’Amérique centrale, sème un vent de panique au sein de l'état-major US et comment, afin de la récupérer, Buck Danny, Jerry Tumbler et Sonny Tuckson se mueront en mercenaires de haute voltige.

Dans les deux albums suivants, nos héros fondent un team acrobatique à l’image de la Patrouille de France ou des Red Devils belges, voué à être une importante vitrine de la technologie aéronautique américaine dans les meetings internationaux. Ils y croiseront les héros d’autres séries dessinées : Dan Cooper (dont les aventures paraissaient dans le magazine belge Tintin) ainsi que Tanguy et Laverdure (vedettes du magazine parisien Pilote), et ils y seront une nouvelle fois confrontés, ici au Pakistan, à une vieille ennemie…

Comme toutes les autres, cette compilation est accompagnée d’un remarquable dossier complémentaire racontant la genèse des albums et les resituant dans leur contexte historique.

Bernard DELCORD

Buck Danny, l’intégrale 10 (Alerte atomique - L'escadrille de la mort - Les anges bleus - Le pilote au masque de cuir) par Vic Hubinon et Jean-Michel Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », septembre 2014, 286 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24 €

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19 11 14

La Région où muser...

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais.jpg

Vincent Brocvielle est l'auteur du Petit Larousse de l'Histoire de l'Art (2010, 2013). Il participe, comme éditeur, à diverses publications encyclopédiques à destination du grand public. Il est né à Hazebrouck.

François Reynaert, journaliste au Nouvel Observateur, est l'auteur de livres d'histoire dont Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises (Fayard, 2010). Il est né à Malo-les-Bains.

Photographe documentaire de renommée internationale, reconnu pour ses travaux montrés à la fois dans la presse et dans les musées, Philippe Chancel a publié de nombreux ouvrages.

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais Véronèse (Portrait de femme).jpg

Véronèse, Portrait de femme (ca 1560).

Huile sur toile, 106 x 87 cm, Douai, musée de la Chartreuse.

Ces trois hommes de culture se sont associés pour faire paraître chez Flammarion à Paris un fort beau livre intitulé L'art et l'histoire du Nord-Pas-de-Calaisdans lequelils racontent l'histoire foisonnante de cette région riche, belle et méconnue en appuyant leur propos sur les œuvres des « musées de France » que l'on peut visiter dans ces deux départements.

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais (Constantin Meunier, Le Mineur).jpg

Constantin Meunier, Le Mineur (ca 1880).

Huile sur toile, 178 x 79 cm, Douai, musée de la Chartreuse (cliché Daniel Lefebvre).

De Philippe de Champaigne à Henri Matisse, de Pierre Breughel le Jeune à Amedeo Modigliani, d’Albrecht Dürer à Camille Claudel, de Pierre-Paul Rubens à Auguste Rodin, de Jean Auguste Dominique Ingres à Sonia Delaunay, de Jacques-Louis David à Guillaume Delacroix, de Gustave Courbet à Jean Dubuffet, de Nicolas Poussin à Georges Braque, du Musée de la Mine et des Traditions populaires à Escaudain au Musée des Beaux-Arts de Cambrai, du Musée de l’Hospice-Comtesse à Lille au Louvre-Lens, cet ouvrage propose une façon nouvelle de découvrir, à la lumière des chefs-d'œuvre qui y sont conservés et qui ont valu au Nord-Pas-de-Calais le surnom mérité de « Région des Musées », un patrimoine exceptionnel par sa qualité et sa diversité.

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais Fernand Léger (Le Mécanicien).jpg

Fernand Léger, Le Mécanicien (1918).

Huile sur toile, 65 x 54 cm, Villeneuve d’Ascq, LaM.

Ce fort volume revisite les grandes périodes ainsi que les principaux styles et courants artistiques de l'Occident à travers 9 sections chronologiques. Celles-ci sont  introduites par une synthèse historique, illustrées par des chefs-d'œuvre en lien avec la période traitée et suivies d'un guide illustré des 42 musées de la région.

Autant de visites à mettre à son agenda !

Bernard DELCORD

L'art et l'histoire du Nord Pas-de-Calais par Vincent Brocvielle et François Reynaert, photographies de Philippe Chancel, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 304 pp. en quadrichromie au format 23 x 29 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 40 € (prix France)

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15 11 14

Un choc de titans…

Noël 44 – La bataille d'Ardenne.jpgÉditée par votre serviteur et publiée aux Éditions de la Renaissance du Livre à Waterloo, la somme pérenne – on en est à la quatrième parution en vingt-quatre ans – que le grand historien militaire américain Charles B. Macdonald (1923-1990) a consacrée, sous le titre Noël 44 – La bataille d'Ardenne, à l’affrontement qui opposa voici 70 ans les troupes alliées aux forces du IIIe Reich sur les territoires belge et luxembourgeois est un livre étonnant à plus d’un égard.

D’abord, et c’est là un phénomène unique, parce que l’auteur participa lui-même en tant que commandant de compagnie du 23e régiment d’infanterie US à certains des combats qu’il décrit et à l’issue desquels il fut décoré de la fameuse Silver Star.

Ensuite, parce que son travail méticuleux, précis et sans concessions – on le tient aux États-Unis pour un modèle de critique historique appliquée, mais il est vrai que l’auteur était historien en chef du prestigieux United States Army Center of Military History à Fort Lesley (Washington D.C.) – rassemble un nombre colossal d’informations détaillées, bien souvent recueillies sur le terrain et auprès d’anciens combattants de deux camps.

Enfin, parce que l’ouvrage connaît un succès constant des deux côtés de l’Atlantique, auprès d’un public régulièrement renouvelé et sans être jamais pris en défaut par les spécialistes.

En voici le pitch :

« Le temps de Noël 1944 et du Nouvel An 1945 demeurera à tout jamais dans le souvenir des habitants d’Houffalize, de Saint-Vith, de Malmédy, de Bastogne, soit de toute l’Ardenne, un long, un très long moment de souffrance.

Quand Hitler lance des troupes extrêmement motivées à travers le Luxembourg avec pour mission de franchir la Meuse et de s’emparer du port d’Anvers, les Américains sont sous l’effet de la plus totale surprise. Charles B MacDonald révèle ici comment la Bataille d’Ardenne, l’une des plus grandes et des plus sanglantes victoires de l’armée U.S., fut tout d’abord la plus spectaculaire des défaites de ses services de renseignements.

Avec un talent incontestable, il fait le récit détaillé du choc formidable, dans la neige et le brouillard, qui oppose les armées allemandes condamnées à vaincre ou mourir aux troupes américaines décidées à leur résister à tout prix.

Connue aux États-Unis sous le nom de Battle of the Bulge, la Bataille du Saillant, et en Europe sous le terme impropre d’Offensive von Rundstedt, la Bataille d’Ardenne fut l’ultime tentative, désespérée, du régime nazi aux abois en vue d’inverser le cours de la guerre.

Comme le démontre l’auteur, elle fut à deux doigts de réussir… »

Soulignons, pour conclure, la qualité de la traduction en langue française, qui a su conserver toute la finesse d’analyse et la précision d’approche de l’auteur, une véritable gageure...

Bernard DELCORD

Noël 44 – La bataille d'Ardenne  par Charles B. MacDonald, traduit de l’américain par Paul Maquet et Josette Maquet-Dubois, Waterloo, La Renaissance du Livre, collection « Voix personnelles », novembre 2014, 635 pp. en noir et blanc au format 16 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 28 €

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15 11 14

Aux âmes bien nées…

Explosion de particules.jpgFort agréablement écrit, le premier roman de Valentine de le Court s’intitule Explosion de particules, un titre bien choisi puisqu’il y est question du meurtre d’une jeune fille de la noblesse belge, violoniste promise à un bel avenir.

Prénommée Juliette, elle assiste à ses funérailles et voit défiler une faune aristocratique fort éloignée des apparences qu’elle se donne d’ordinaire vis-à-vis du vulgaire, prise dans des contradictions où le passé réel ou supposé des grandes familles à petit « de » se trouve noyé dans les exigences d’un présent qui voit les conventions bourgeoises – voire plébéiennes – éroder le piédestal sur lequel s’étaient hissés les ancêtres.

Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître : l’intrigue se montre habilement construite, le regard de l’auteure s’avère perçant, l’humour décalé est omniprésent et la langue française parfaitement respectée…

Noblesse oblige !

Bernard DELCORD

Explosion de particules par Valentine de le Court, Wavre, Éditions Mols, collection « Autres sillons », septembre 2014, 265 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,90 €

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15 11 14

Cuisine désaltérante...

La cuisine à la bière trappiste.jpgDans La cuisine à la bière trappiste paru chez Racine à Bruxelles, les chefs de la très réputée École hôtelière de Bruges (Spermalie) livrent leurs recettes originales composées à partir de chacune des dix bières au prestigieux label « trappiste », à savoir l’Achel, la Chimay, l’Engelszell, La Trappe, la Mont des Cats, l’Orval, la Rochefort, la Spencer, la Westmalle, la Westvleteren et la Zundert, et des fromages qui leur sont associés.

Pour chacune d’elles sont présentés une entrée, un plat principal et un dessert.

Saumon au pamplemousse à l’Achel blonde 8°, sandre à la crème de fromage Mont des Cats, cochon de lait au sirop de Liège et à la Spencer, joues de veau à la double Westmalle, choucroute coréenne à la Rochefort, fromage Poteaupré de Chimay et perles de miel, bonbons d’Orval…

Vive les moines !

Bernard DELCORD

La cuisine à la bière trappiste par Tim Cornille, Carl Delaey & Gido Van Imschoot, photos de Karl Bruninx, Bruxelles, Éditions Racine, septembre 2014, 176 pp. en quadrichromie au format 20 x 26 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 27,50 €

Voici la recette d’un dessert très onctueux :

Sorbet à la Chimay Blanche ®

Pour 8 personnes

Ingrédients :

300 g de sucre

Le jus d’un citron

4 dl d’eau

5 dl de Chimay Blanche ®

1 pincée de xanthane

Recette :

Portez le sucre et le jus de citron à ébullition dans l’eau.

Ajoutez la bière.

Ajoutez la xanthane et liez le tout au mixer.

Faites tourner dans la sorbetière.

Finition :

Servez le sorbet dans le verre à bière de Chimay Blanche et versez ensuite la bière.

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Un émerveillement de lumière et de couleurs…

Vatican – Tous les chefs-d'œuvre.jpg

Rédigé par Anja Grebe, professeure d’histoire de l’art à l’université d’Erlangen-Nuremberg, l’ouvrage splendide intitulé Vatican, tous les chefs-d'œuvre paru chez Flammarion à Paris constitue une somme hors norme rassemblant pour la première fois la collection complète des maîtres anciens des musées du Vatican, l'une des plus importantes collections d'art au monde, comptant entre autres des chefs-d'œuvre de Fra Angelico, de Botticelli, de Bramante, de Léonard de Vinci, de Michel-Ange, de Raphaël, du Titien, du Pérugin, du Véronèse, du Caravage, du Bernin… mais aussi d’artistes anonymes, égyptiens, grecs, étrusques, romains, paléochrétiens, byzantins, médiévaux, africains, chinois et même de Papouasie.

Vatican – Tous les chefs-d'œuvre (Michel-Ange, La sibylle de Delphes).jpg

Michel-Ange (1475-1564), La sibylle de Delphes (1508-1512). Fresque du plafond de la chapelle Sixtine.

Peintures, fresques, sculptures, cartes, tapisseries et reliques, l’auteure présente plus de 1000 œuvres, toutes accompagnées d'une notice détaillée, mais elle raconte aussi l'histoire de chaque musée, la Pinacothèque, la chapelle Sixtine, les chambres de Raphaël, l'appartement des Borgia, les palais du Vatican et la basilique Saint-Pierre…

Un ouvrage mirifique !

Vatican – Tous les chefs-d'œuvre (Raphaël, École d’Athènes).jpg

Raphaël (1483-1520), École d’Athènes (1508-1511), fresque murale, chambre de la Signature.

Vatican – Tous les chefs-d'œuvre (Le Caravage, Déposition de croix).jpg

Le Caravage (1571-1610), Déposition de croix (ca 1600-1604). Huile sur toile, 300 x 203 cm, salle XII.

 

Bernard DELCORD

Vatican – Tous les chefs-d'œuvre par Anja Grebe, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2014, 524 pp. en quadrichromie au format 28,1 x 28,5 cm sous couverture cartonnée et boîtier en couleurs, 55 € (prix France)

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