30 05 15

Science non infuse…

Brèves de copies de Bac (tome 2).jpgL’hilarant petit ouvrage intitulé Brèves de copies de Bac publié chez Chiflet & Cie à Paris en mai 2013 ayant remporté un vif succès, la maison d’édition a remis le couvert cette année avec un deuxième tome proposant une large sélection de bourdes, boulettes, bévues et autres cancreries ayant suscité la joie des correcteurs d’examens et prouvant que les jeunes ont chaque année davantage d’appétit que d’instruction.

Qu’on en juge :

On appelle bisexuels ceux qui se reproduisent deux fois par an.

Le lièvre et la torture.

Les bateliers de la vodka.

L’abri ne fait pas le moine.

Les tremblements de terre comme celui de Haïti ravagent et ruinent l’Afrique et font qu’elle a dû mal à émerger.

Le plus grand peintre allemand est Jérôme Boche.

En justice, le pourvoi en castration permet d’aller à la cour.

La Chine a trois religions : le taoïsme, le kungfusianisme et le bouddhisme.

On voit bien le racisme dans le nom que l’on a donné aux pays africains comme le Monte-negro.

On l’a appelée bombe H car elle a été inventée par l’ingénieur Hiroshima.

Au début, on aurait donné à Hitler le bon dieu sans profession.

Le cheval transpirait et faisait de la vapeur quand il tirait les wagons, d’où le cheval-vapeur.

Jacques Chirac a dit que le gouvernement précédent a été laxatif dans la conduite de l’État.

Et enfin, dans ma conclusion, je serai circoncis.

Bigre !

Bernard DELCORD

Brèves de copies de Bac (tome 2)sous la direction de Sophie Le Flour, Paris, Éditions Chiflet et Cie, mai 2015, 126 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 17,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 € (prix France)

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30 05 15

Halte aux faux prophètes de la diététique !

Les nouvelles religions alimentaires.jpgNutritionniste réputé sur le plan international, le docteur Jean-Michel Cohen a déjà publié de nombreux best-sellers chez Flammarion à Paris, dont Savoir maigrir, Le Bonheur de maigrir, Maigrir, le grand mensonge et, avec le docteur Patrick Sérog, Savoir manger.

Chez le même éditeur, dans Les nouvelles religions alimentaires, il se penche cette fois sur les peurs relayées par les médias, sur les craintes quant à la qualité des plats et sur les messages de prévention inapplicables qui nous viennent de partout et qui font que plus personne ne s'y retrouve.

L’un des résultats de cet imbroglio a été l’émergence de nouvelles « religions alimentaires » dont les zélateurs (végétariens, végétaliens, partisans du sans gluten et du bio, ennemis des aliments cuits, du lait ou des produits de synthèse…) assènent leurs certitudes avec autant de passion que, souvent, d’ignorance, si bien que leurs pratiques, loin de nos traditions, en sont venues à susciter débats, polémiques et interrogations.

Car les modifications alimentaires qu’ils préconisent sont-elles bonnes pour la santé, efficaces même ?

Pour aider le lecteur à y voir clair, à balayer les mensonges et les idées reçues, l’auteur décrit dans son ouvrage les raisons de l'apparition de ces modes de vie, dévoile leurs répercussions sur nos organismes, indique leurs conséquences sur nos manières d'être, tout en livrant des recommandations pratiques à la fois scientifiquement étayées et de bon sens.

« Bien manger, vivre plus vieux, aimer plus fort est possible », assure-t-il.

Et il le prouve !

Bernard DELCORD

Les nouvelles religions alimentaires par Jean-Michel Cohen, Paris, Éditions Flammarion, mars 2014, 301 pp. en noir et blanc au format 15,4 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces quelques lignes, à propos des aliments « magiques » :

Les fruits et légumes, la panacée actuelle

La mode du moment a jeté son dévolu sur les fruits et légumes. Il faut en manger cinq par jour, on l'a vu, parce qu'ils soignent tout, évitent de grossir, diffusent des minéraux, offrent des oligo-éléments, ne dispensent aucune graisse, sont peu caloriques, apportent des fibres et sont rassasiants, donc empêchent de ressentir la faim (ou la fin, diraient les psychanalystes...), etc., etc.)

Mieux : ils contiennent des anti-oxy-dants. Ah, quel mot magique, quel terme formidable ! Quelle association efficace et limpide que ce préfixe « anti » accolé à « oxy­ dant », formule digne de l'alchimie donc du miracle puisqu'on l'associe à l'oxydation d'un métal, phénomène dont tout le monde comprend le sens. Les fruits et légumes ? En un mot, l'aliment parfait.

Cependant, même si nous les connaissons de mieux en mieux, nous sommes encore loin de tout savoir d'eux. Si nous comprenons que consommer du chou, grâce aux indols, aiderait à prévenir des cancers aussi variés que ceux du poumon, de la vessie ou de l'œsophage ; que la consommation de produits contenant les précurseurs de la vitamine A pourrait agir sur le cancer de l'utérus ; que déguster des tomates prémunirait du cancer de la prostate... quid des interactions entre les uns et les autres ? Un homme mange une quinzaine d'aliments quotidiennement, contenant chacun a minima une centaine de constituants, lesquels vont parfois s'associer, parfois se combattre, devoir composer aussi avec son niveau de stress, son goût ou pas pour l'alcool, le tabac, l'influence de l'environnement... Eh bien, comment ce cocktail va-t-il se comporter ? Nous l'ignorons. Ce qui prouve bien que la notion même d'« aliment magique » est erronée !

Dès lors, pourquoi avons-nous adopté aussi aisément cette nouvelle religion alimentaire ? Parce que les produits évoqués sont à la base sains, évidemment, mais aussi parce qu'ils correspondent idéalement à l'air du temps. Écolos, comme ils viennent de la terre, donc de la nature, on ne les pense pas ou peu souillés par la main de l'homme (malgré les pesticides, mais c'est un autre débat) ; comme ils sont pauvres en calories, ils sont vertueux ; et comme ils ont des saveurs agréables (mais modestes), ils n'effraient ni ne divisent. Quand on ajoute à ces « qualités » la bénédiction des pouvoirs publics et la grande satisfaction des producteurs de cette branche, le succès n'est pas surprenant.

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30 05 15

Une pharmacie portative…

Plantes des Alpes.jpgJosette Ganioz est domiciliée dans le Val d'Anniviers, au cœur des Alpes suisses. Elle est l'auteure de Plantes et savoir ancestral (Éditions À la carte, 2002) et elle a fait paraître récemment chez Slatkine à Genève un sympathique guide de santé intitulé Plantes des Alpes – Les secrets du bien-être.

Voici ce qu’elle nous en dit :

« Des ouvrages décrivant les plantes et leurs bienfaits ils en existent beaucoup. Ce que je vous propose dans ces pages, ce sont des recettes d'hier et d'aujourd'hui, pour votre santé, simples à préparer et complètement naturelles. Des recettes à base de plantes de chez nous, poussant dans les jardins et dans la nature, héritées entre autres de ma grand-mère née en 1876 et de ma mère née en 1909 qui ont, année après année, créé leur propre armoire à pharmacie avec les plantes de montagne, de l'alcool de pépin et des huiles végétales et animales.

Ces méthodes naturelles ne sont pas à la mode ou dans l'air du temps, mais bienvenues de nos jours, alors que la santé devient de plus en plus coûteuse. Or, il est possible de préparer chez soi des produits très bon marché aux nombreuses vertus... La nature est à votre porte et si riche ! Vos promenades se feront cueillettes et la flore vous dévoilera des merveilles. Le bon air et la marche seront vos meilleurs alliés vers un bien-être à la portée de tous les humains, qu'ils soient des villes, des campagnes ou des montagnes. »

Son livre présente 83 plantes médicinales, 11 huiles de support, 14 huiles artisanales à l’ancienne (sans complément d’huile essentielle ou d’eau florale), 5 huiles de soin avec compléments d’huiles essentielles, 34 alcoolats, 15 tisanes ainsi qu’un nombre impressionnant d’infusions, de décoctions, de préparations, de pommades, d’huiles végétales, de cataplasmes, d’onguents, de crèmes, de sirops, de lotions, de masques pour la peau, d’eaux florales, de bains, de savons, de shampoings, de parfums et autres pots-pourris…

Pour se sentir bien – ou mieux – quoi qu’il arrive !

Bernard DELCORD

Plantes des Alpes – Les secrets du bien-être par Josette Ganioz-Zufferey, Genève, Éditions Slatkine, juin 2014, 247 pp. en noir et blanc au format 15 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 30 €

Voici la description des usages très multiples d’un légume fort courant :

Les vertus du chou

En pansement : appliquer une ou plusieurs épaisseurs de feuilles de chou de façon à déborder la zone du mal. Recouvrir ensuite avec un tissu épais, pour pouvoir faire un bandage sans compression. Laisser le pansement toute la nuit.

En cataplasme : macérer les feuilles dans de l'huile d'olive et appliquer en cataplasme. Trois feuilles superposées suffisent. Lorsque la sensation de chaleur est trop forte, changer le   cataplasme.

Les cataplasmes de chou sont indiqués pour : abcès, furoncles, maux de jambes, blessures, brûlures, coqueluche, rhumatismes musculaires, douleurs à l'estomac, aux intestins, aux reins, à la vessie, ulcères variqueux, lumbago, plaies, migraines, goutte.

Asthme et bronchite : appliquer le cataplasme à la base des poumons ou sur les omoplates.

Congestions cérébrales, insolations : sur la nuque.

Diarrhée : sur l'abdomen.

Névralgie : appliquer froid.

Insomnie : sur la nuque.

Hémorroïdes : en pansement.

Tension artérielle : sur les mollets, les reins, la nuque.

Sinusite : sur le front.

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28 05 15

Ingagnable par les Yankees…

La guerre du Viêt Nam (collection Tempus).jpgDirecteur de recherche au National Security Archive de l'université George Washington, John Prados est unanimement reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire diplomatique et militaire américaine. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres, dont trois figurent sur les listes du prix Pulitzer et deux ont été traduits en français, Les Guerres secrètes de la CIA (aux Éditions du Toucan) et La Guerre du Viêt Nam, une somme parue aux Éditions Perrin à Paris en 2011 et qui vient de ressortir au format de poche dans leur excellente collection « Tempus ».

Voici ce que nous avions écrit dans ces colonnes à propos de l’édition princeps :

« Dans cette œuvre monumentale, l'auteur fournit le récit complet et une analyse globale de la guerre du Viêt Nam depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la chute de Saigon en 1975.

On se rappellera que ce conflit demeure, à ce jour, le seul que perdirent les Yankees depuis l'indépendance de leur pays, et que cette raclée leur fut infligée à l'instigation d'un civil, le “général” Vo Nguyên Giap (né en 1911 [1]), un historien autodidacte n'ayant suivi les cours d'aucune académie militaire, mais fervent lecteur de Jules César, de Napoléon et de Clausewitz,qui avait déjà vaincu l'armée française à Dien Bien Phu en 1954.

S'appuyant sur des documents récemment déclassifiés et un large éventail de sources vietnamiennes et internationales, John Prados peint une fresque magistrale où idéologies et armées s'entrechoquent. Il explique comment et pourquoi les différentes présidences américaines, de Truman à Nixon, en passant par Kennedy et Johnson, ont à la fois mal interprété les réalités nord-vietnamiennes, mal compris leurs alliés sud-vietnamiens, méprisé le mouvement anti-guerre et négligé l'impact croissant des médias sur l'opinion.

Engagés dans un conflit qu'ils ne pouvaient gagner, les républicains comme les démocrates n'ont pas su puis pu sortir du scénario tragique dans lequel sombrait l'Amérique. Tour à tour récit enlevé, essai novateur et témoignage personnel émouvant, cet essai brillantissime dresse le bilan définitif d'une guerre novatrice qui bouleversa les États-Unis et modifia l'équilibre planétaire.

Le tout pour pas grand-chose… »

Racontée par le menu, l’histoire d’une tragédie moderne !

Bernard DELCORD

La guerre du Viêt Nam 1945-1975 par John Prados, traduction de Johan-Frédérik Hel Guedj, Paris, Éditions Perrin, collection « Tempus » n°594, avril 2015, 1079 pp. en noir et blanc au format 13 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 16 € (prix France)


[1] Il est mort le 4 octobre 2013 à Hanoï, à l'âge de 102 ans.

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25 05 15

Le sens de « l’humort »…

Ça n'langage que moi.jpgAncien élève de Raoul Vaneigem à l'École normale de Nivelles, Jean-Pierre Verheggen a marché dans les pas de son maître en publiant moult ouvrages aux titres décapants, reflets de sa belgitude rigolarde affirmée, parmi lesquels Le degré Zorro de l'écriture (1978), Divan le Terrible (1979), Ninietzsche peu d’chien (1983), Artaud Rimbur (1990), Debord, les mous (1996), Opéré-bouffe (1996), Ridiculum vitae (2001), Sodome et Grammaire (2009) ou encore Un jour, je serai Prix Nobelge (2013) ont marqué les esprits et fait rire – souvent jaune – dans les doctes cénacles où trônent pompeusement tant de vaniteux sorbonnards, sorbonagres et autres sorbonnicoles...

En 2009, un choix de ses textes, réunis, portés à la scène et interprétés par son ami Jacques Bonnaffé a valu à ce dernier un Molière pour L'Oral et Hardi, sans que grand monde se soit aperçu qu’y étaient compilés les discours du maire de Champignac, l’élucubrant politicien local des aventures de Spirou et Fantasio quand elles étaient dessinées par Franquin...

Traitant du grand âge et de ses déboires, Jean-Pierre Verheggen nous revient ces jours-ci chez Gallimard avec un Ça n’langage que moi  où l'humour mène à « l'humort » et où la langue devient « langoisse », tant elle se focalise sur la menace du grand saut.

Car de quoi ci-gît-il ? On en fait de moins en moins, on moinsit… On trouille à mort, on angoisse à crever ! On s’écrie : “Lâge-moi les baskets !” On se dit qu’un monument “funérire” nous conviendrait.

En attendant, on prie pour les saints, en commençant par saint Doux, une crème d’homme… On se souvient que panem et circenses, à peine né, on est circoncis… On se régale d’une plie qui ne rompt pas, d’un gardon de café ou d’un homard m’a tuer. On s’écrie : “Faites l’amour, pas la gueule !” On demande : “Comment ça va, Jehova ? Comme j’te pousse ? ”

Et on perd souvent la tête, même si – comme dit Scutenaire – “personne ne nous la rapporte“.

Avant d’étouffer, totalement ”occis-gêné”…

Bernard DELCORD

Ça n'langage que moi par Jean-Pierre Verheggen, Paris, Éditions Gallimard, mai 2015, 119 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en bichromie, 13,90 € (prix France)

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25 05 15

Plaisirs de table à Bruxelles

Guide + Passeport BXL 2015-2016.jpg

La 38édition (celle de 2015-2016) du Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles qui vient de paraître recense par ordre alphabétique et pour un prix inchangé les 960 restaurants, hôtels et salles de séminaire de la capitale de l’Europe et de ses environs proches tout en permettant, par un système très pratique de huit index placés en fin d’ouvrage, de sélectionner aussi les restaurants par commune d’implantation, par gammes de prix, par types de cuisine, proposant un chef à domicile, en fonction de leur ouverture (non-stop, tard le soir ou le dimanche), disposant de salons particuliers, proposant un service banquets ou des tables de plein air.

Pour chaque établissement, l’ouvrage fournit une quantité considérable d’informations objectives (coordonnées diverses, nom du propriétaire, date de fondation, type de cuisine, gamme de prix, exemples de propositions à la carte, origine des vins, nombre de couverts, types de cartes de crédit acceptées, facilités pour les personnes handicapées, jeux pour les enfants à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement, présence d'un bar, d’un fumoir, d’une terrasse, d'une piscine en plein air ou couverte, d'un garage, d’un parking ou d’un service voiturier…) complétées, quand l’entreprise les mérite, d’appréciations sous forme de logos (nombre de toques, beau cadre, belle cave, bon rapport qualité-prix, coup de cœur Delta…) et de commentaires rédigés par les chroniqueurs de la maison – parmi lesquels figure votre serviteur.

Comme le veut la tradition, le guide mentionne les lauréats annuels de la profession [1], mais il met aussi l'accent sur le travail de chefs qui ont œuvré avec talent depuis plus de 25 ans [2].

Enfin, et l’initiative doit être vivement soulignée, ce guide renferme un « Passeport Delta » valable jusqu’au 30 juin 2016 faisant bénéficier son utilisateur d’une remise de 30% (hors boissons et pour un montant maximum de 50 euros de réduction TVAC) dans 44 établissements gourmands, scrupuleusement sélectionnés, classés par quartier et par catégorie (table gastronomique, bon rapport qualité-prix, coup de cœur et beau cadre), ce qui représente pour son détenteur une économie potentielle de… 2 200 euros !

Une seule utilisation de ce Passeport rembourse donc le prix d’achat du Guide…

Sympa, non ?

Bernard DELCORD

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles 2015-2016, Bruxelles, Les Guides Delta, mai 2015, 344 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 27,75 €


[1] Delta d’Or : Bowery à Schaerbeek ; Delta d’Argent : Stirwen à Etterbeek ; Delta de Bronze : Le Wine Bar à Bruxelles. Lauréats par type de cuisine : Al Matbakh - La Cuisine (cuisine maghrébine) ; Au Cor de Chasse (cuisine portugaise) ; Gou (cuisine bistronomique) ; Jack O'Shea (viandes rouges d’exception) ;Kombijmâ (cuisine belge) ; Le Fourneau Ibérique (cuisine espagnole) ; The Lodge (cuisine de brasserie) ; Le Relais Saint-Job (cuisine de brasserie) ; Mont Liban (cuisine libanaise) ; Osteria Il Gusto Italiano (cuisine italienne) ; Rugbyman N° Two (cuisine de la mer) ; Tian Yuan House (cuisine chinoise) ; Villa Singha (cuisine thaï).

À ces noms, il convient d'adjoindre les lauréats au titre du Guide Delta 2015 des hôtels et des restaurants de Belgique et du Grand-duché de Luxembourg, à savoir : Deltas d’Or : Le D’Arville à Wierde, Pastorale à Reet et Ma Langue Sourit à Moutford ; Deltas d’Argent : L’Olivier des Sens à Tilff, t’Korennaer à Nieuwkerken et le Restaurant Lion d’Or à Strassen ; Deltas de Bronze : L’Étang bleu à Mont-Sainte-Geneviève et Bistronome à Strassen.

[2] Jean-Louis Simonet (L’Assiette au Beurre à Frameries) ; Fabrice Collie (La Ferme du Château à Estaimbourg) ; Jean Ureel (La Ferme du Faubourg à Rebecq) ; Didier Delforge (Le Pré Vert à Ham-sur-Heure) ; Aoki Yu (Yamayu Santatsu à Bruxelles) ; Luo Jun (Le Jardin de Pékin à Bruxelles) ; Santino Trovato (Paradiso à Bruxelles) ; Alain Fayt (Restobières à Bruxelles).

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17 05 15

Une réédition bienvenue…

La caractéristique des styles (cover).jpgVoilà que, sept ans après la précédente et cinquante ans après la première, vient de sortir, revue et corrigée par Jean-François Roisset et Stéphane Laurent, une nouvelle édition de La caractéristique des styles, l’impérissable ouvrage rédigé par le grand spécialiste des arts décoratifs Robert Ducher.

Voici ce qu’écrivait notre excellente consœur Sylvie Lécallier dans Babelio [1] à propos de l’édition de 1998 :

« Ce manuel d'initiation à l'histoire des styles ne cache pas son caractère didactique.

Sa formule consiste en la juxtaposition d'un texte concis sur la page de gauche et de l'illustration lui correspondant sur la page de droite ; elle permet une identification claire et rapide des formes, et de chapitre en chapitre, des styles qui se sont succédé en France mais aussi en Europe.

Chaque style fait l'objet d'un quadruple examen : les éléments de décoration, l'architecture, la décoration intérieure et le mobilier.

Sont ainsi abordés les arts égyptien, grec, romain, gréco-romain et byzantin ; l'art roman et l'art gothique, auquel est consacré un chapitre particulièrement important. Puis les Renaissances européennes, l'art baroque, et les différents styles de Louis XIII au Second Empire (…) [ainsi que] la fin du XIXe et le début du XXe siècle (…), l'Art nouveau et l'Art déco.

Depuis plus de quarante ans cet ouvrage a été le dictionnaire des arts décoratifs pour des générations d'élèves, d'étudiants et de simples amateurs. »

Près d’une décennie plus tard, cette bible se complète de chapitres nouveaux sur l’avant-garde et le fonctionnalisme, sur le style international, sur le style pop, sur le style post-moderne et sur les tendances actuelles.

De la belle ouvrage !

Bernard DELCORD

La caractéristique des styles par Robert Ducher, édition revue et corrigée par Jean-François Roisset et Stéphane Laurent, Paris, Éditions Flammarion, collection « Art – Les essentiels », septembre 2014, 224 pp. en noir et blanc au format 12 x 19,6 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 € (prix France)


[1] http://www.babelio.com/livres/Ducher-La-Caracteristique-des-styles-Guide-culturel/183871.

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16 05 15

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes au Musée Delvaux

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes (affiche).jpgCette année, le Musée Paul Delvaux de Saint-Idesbald souhaite mettre l’accent sur les archives de la Fondation Paul Delvaux. Celle-ci possède, en effet, une collection de plus de 3 000 œuvres et un fonds d’archives important qui recèle des trésors inédits.

Trente-cinq ans après sa création, c’est avec enthousiasme qu’elle inaugure ainsi une politique qui se veut scientifique en consacrant à l’œuvre de Delvaux un cycle d’expositions annuelles et une nouvelle collection de publications.

Au travers de la première exposition, Paul Delvaux’s Best Wishes, est dévoilée une sélection de 21 dessins réalisés par l’artiste, entre 1955 et 1960, pour illustrer ses vœux et ceux de son épouse Tam.

La sélection s’est faite au départ d’une trentaine de projets dont la majorité est présentée au public pour la première fois. Seuls huit d’entre eux sont déjà sortis de leur carton. En effet, en 2008, ils furent présentés à Liège, pour l’exposition De demain à Delvaux : Delvaux, peintre des gares, mais leur nature inédite n’étant pas indiquée, ils ne furent pas identifiés comme tels. En 2012, à l’occasion de la célébration de trente années de collaboration entre la Fondation Paul Delvaux et le Japon, elle offrît aux Nippons la primeur de quelques-uns de ces dessins lors de l’exposition itinérante Odyssey of a Dream.

Ces créations, exécutées avec beaucoup de finesse sont surprenantes, parfois même insolites. Elles ont en commun la nostalgie du temps passé, thème précieux et récurant dans son œuvre. L’artiste aime nous plonger dans ses souvenirs d’enfance, le spectateur averti est habitué à ce type de voyage.

Le travail du dessin à la plume évoque quelque peu la ligne claire de la bande dessinée et est réalisé sur  papier calque, probablement pour pouvoir reproduire plus facilement, et de manière multiple, ses projets. Une scène représentant la Mère à l’Enfant laisse percevoir les traces de crayon qui ont précédé la reprise à l’encre de Chine. La majorité d’entre elles se déclinent sur un double feuillet. L’un est occupé par le dessin tandis que l’autre porte un texte calligraphié, parfois brut et direct ou tel une enluminure destinée à véhiculer le message principal, transmettre les bons vœux de Tam et Paul.

Parfois l’artiste intègre directement les lettres au dessin comme si l’un ne pouvait pas aller sans l’autre.

Parcourir l’exposition permet de réaliser combien l’approche traditionnelle de la fête de Noël domine. Elevé dans une famille bourgeoise, Delvaux reçoit une éducation régie par les valeurs chrétiennes qu’il respecte même s’il n’est nullement pratiquant. Son travail artistique nous démontre d’ailleurs combien la religion fut une source d’inspiration féconde. Trois projets font une référence explicite à la Bible et renvoient aux scènes qui inspirèrent les plus grands artistes : la Nativité, la Pietà et l’Adoration des Rois mages.

Doucement, les paysages se familiarisent avec l’imaginaire du peintre, les rues de Jérusalem se couvrent de «chapeaux boules» sortes de pavés bombés, des poteaux électriques émergent sous la voûte céleste scintillante de mille étoiles, la lune, astre delvalien par excellence, apparaît comme un clin d’œil inconscient du peintre à son monde intime, des personnages  commencent à peupler le paysage.

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes (carte).jpg

© Foundation Paul Delvaux, St. Idesbald, Belgium

Dès lors, les parallèles existant entre ces cartes de vœux et certains tableaux ne surprennent plus. De façon évidente, on pense à Nuit de Noël, mais en poussant l’exploration on retrouve des éléments et des détails présents dans Solitude, La gare forestière, Le canapé bleu ou encore Toutes les lumières.

La thématique récurrente du train trouve elle aussi, et fort logiquement, un large écho au sein de ces compositions apaisées. Un tiers des projets y est consacré par celui qui rêvait petit d’être chef de gare et qui a toujours gardé la nostalgie des locomotives à vapeur. Est-ce là le symbole du passage d’une année à l’autre ? À chacun de trouver sa propre interprétation.

Sans se trahir, Delvaux offre une vision adoucie de la sphère intime où la femme occupe invariablement une place privilégiée. Peut-être détient-elle secrètement les clés de ce monde mystérieux où elle déambule dans l’épaisseur du silence ?

Julie VAN DEUN

INFORMATIONS PRATIQUES :

FOUNDATION  PAUL DELVAUX MUSEUM

Paul Delvauxlaan, 42

B-8670 St. Idesbald - Koksijde

Tél.  +32 (0) 58 52 12 29 

|Fax.  +32 (0)58 52 12 73

info@delvauxmuseum.com

www.delvauxmuseum.com

Horaires :

–        Du 04.04.2015 au 30.09.2015 du mardi au dimanche, de 10h30 à 17h30.

–        Du 01.10.2015 au 03.01.2016 du jeudi au dimanche, de 10h30 à 17h30

et lors des vacances scolaires.

Tarifs :

Tarif plein : 10 € (Adulte)

Tarif réduit : 7 € (Senior, Etudiant, Groupe...)

Gratuit (0-6 ans)

MUSEUMPASS 13€/18€

Visites guidées sur rendez-vous

Commissaire : Julie Van Deun

Scénographe : Frédéric De Smedt

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06 05 15

Le langage d’Éros…

Le bouquin des mots du sexe (cover).jpgAgnès Pierron, docteur ès lettres, est une lexicographe indépendante. Outre de nombreuses contributions à plusieurs dictionnaires et encyclopédies (Bordas, Larousse, Hachette), elle a rédigé des dictionnaires de spécialités (Le Bouquin des dictons, Dictionnaire de la langue du cirque, Dictionnaire des expressions populaires, Vieux comme Hérode : petit dictionnaire d’expressions courantes d’origine biblique… Son Dictionnaire de la langue du théâtre (Le Robert) a obtenu le prix de la Critique en 2003.

Elle est aussi l’une des meilleures connaisseuses du vocabulaire érotique français, auquel elle a consacré divers ouvrages savants : Pêle-mêle sexuel (2004), Dictionnaire des mots du sexe (2010), Escaladeuses de braguettes : petit dictionnaire de la prostitution (2011), Souris qui n'a qu'un trou... : petit dictionnaire des expressions courantes d’origine érotique (2011)…

On lui doit, paru tout récemment chez Robert Laffont, Le Bouquin des mots du sexe, un robuste pavé de 1056 pages d’évocations de la chose et de son usage, allant des plus élaborées (le plissé parisien, le fourreau, la figue, la fêlure sacrée, le mortier et son complément le pilon, alias le robinet de l’âme, la Sainte-Trinité, la branche de corail, le légume d’amour, le rubis cabochon, le timon de carrosse) aux plus argotiques (l’anguille, la chignole à mousmées, se lécher le citron, déballer le Mon Chéri, tutoyer le pontife, envoyer le dentifrice) en passant par des formulations parfois mystérieuses (soutirer une femme au caramel, prendre les chemins de Fatima, faire le coup du macaron, faire la glibette), le tout alliant joyeusement les métaphores artisanales, animalières, florales, militaires ou religieuses aux explications historiques ou lexicales du meilleur aloi.

À sa lecture, on saura ce qu’avoir l'abricot en folie veut dire, ou bien exhiber des avant-scènes, trépigner du mât de cocagne, se faire un nez de Pinocchio, c’est-à-dire s'astiquer les cuivres façon Grand-Hôtel, faire boum, voir la feuille à l’envers, se mettre une fausse barbe, chanter le Gloria, se faire sauter le coffre-fort, être membre de la bande à Ripolin, donner des leçons d’anglais, croiser un intermittent du spectacle ou laisser aller le chat au fromage

Comme on le voit, la langue des Français a des usages aussi divers que variés !

Bernard DELCORD

Le bouquin des mots du sexe par Agnès Pierron, Paris, Éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », février 2015, 1056 pp. en noir et blanc au format 13,1 x 19,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 30 € (prix France)


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26 04 15

La littérature pour tous...

Bescherelle Chronologie de la littérature française  (cover).jpgRédigée par une équipe de docteurs ès lettres et d’agrégés placés sous la direction d’un professeur émérite des universités françaises et s'adressant au vaste public – pas seulement scolaire– aimant la lecture, la Chronologie de la littérature française du Moyen Âge à nos jours constitue bien évidemment un ouvrage d’excellence sur tous les plans (pédagogique, historique, iconographique et vulgarisateur), puisqu’il a paru dans la célébrissime collection « Bescherelle » qui fait les beaux jours de la maison Hatier depuis 1842.

S’ouvrant sur la Séquence de Sainte Eulalie (881-882), premier texte transposé du latin dans ce qui deviendra la langue française, l’ouvrage s'achève avec La Disparition de Jim Sullivan (2013) de Tanguy Viel après avoir détaillé plus de 150 dates clés permettant d'évoquer les auteurs majeurs et les œuvres fondatrices.

L’organisation est claire et la mise en page ingénieuse.

En effet, au début de chaque période, une frise chronologique permet de repérer d’un coup d’œil les œuvres clés et les mouvements littéraires. Elle est suivie de doubles pages présentant auteurs et œuvres, avec des encadrés pour mettre en lumière le contexte culturel. À intervalles réguliers, des dossiers éclairent sur les principaux mouvements littéraires et, à la fin de l'ouvrage, un index très complet facilite la recherche d'une œuvre, d'un auteur ou d'un fait littéraire.

Un ouvrage qui permet de savoir comment Cyrano de Bergerac défia les autorités en 1657, de quelle manière le duc de Saint-Simon fit chuter Louis XIV de son piédestal entre 1691 et 1723, pourquoi Alphonse de Lamartine a fait sensation avec ses Méditations en 1820, avec quelle rigueur la justice condamna Baudelaire pour ses Fleurs du Mal parues en 1857, pourquoi Joris-Karl Huysmans trahit Émile Zola avec son roman À rebours en 1884, ce qu’avait en tête Gabrielle Colette en lançant la mode des garçonnes en 1920, avec quelle vigueur Georges Perec s’en prit à la société de consommation dans Les Choses en 1965, ce que le jury du Nobel voulait couronner en décernant en 2008 son célèbre prix à Jean-Marie Gustave Le Clézio…

Et bien d’autres choses encore !

Bernard DELCORD

Bescherelle Chronologie de la littérature française du Moyen Âge à nos jours, ouvrage collectif sous la direction de Johan Faerber, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », août 2014, 386 pp. en couleurs au format 15 x 22,5 cm sous couverture Integra en quadrichromie, 15,99 € (prix France)

Pour vous, nous avons repris les deux pages relatives à un écrivain belge fort célèbre :

Bescherelle Chronologie de la littérature française  (Simenon 1).jpg

 

Bescherelle Chronologie de la littérature française  (Simenon 2).jpg