16 02 15

Un livre de vie…

La méthode anti-cancer .jpgRichard Béliveau est professeur de biochimie à l'Université du Québec à Montréal depuis 1984, où il est titulaire de la chaire de recherche en prévention et traitement du cancer. Il est également chercheur attaché au service de neurochirurgie de l'hôpital Notre-Dame (CHUM) et titulaire de la chaire de neurochirurgie Claude-Bertrand. Il est professeur de chirurgie et de physiologie à la faculté de médecine de l'Université de Montréal. Depuis 1996, il est le directeur du laboratoire de médecine moléculaire à l'hôpital Sainte-Justine. Il est l'auteur de plus de 230 publications scientifiques dans des revues médicales à l'échelle internationale. Ses sujets de recherche sont la prévention et le traitement du cancer.

Denis Gingras, quant à lui, est chercheur spécialisé en oncologie au Laboratoire de médecine moléculaire de l'Université du Québec à Montréal.

Ensemble, ils ont publié des ouvrages pratiques et de vulgarisation qui connaissent un grand succès international : Les aliments contre le cancer (Trécarré, 2005, Solar, 2006, Le livre de poche, 2009, traduit en 26 langues), Cuisiner avec les aliments contre le cancer (Trécarré, 2006, Robert Laffont, 2008, Le livre de poche, 2010), La santé par le plaisir de bien manger (Trécarré, 2009), La mort (Trécarré, 2010), L’alimentation anti-âge (Le livre de poche, 2011).

Ils ont fait paraître en septembre 2014 chez Flammarion à Paris une synthèse intitulée La méthode anti-cancer – Comment réduire les risques dans laquelle ils proposent une stratégie globale pour lutter contre la maladie du siècle qui constitue l'une des premières causes de mortalité dans notre société.

Se basant sur les résultats les plus récents de leurs travaux de recherches, ils y font le point sur tous les facteurs qui provoquent le développement du cancer et ils enseignent au lecteur les rudiments d'une méthode globale illustrée de prévention : pourquoi et comment éviter le tabac, les dépendances, l'alcool, la pollution de l'habitat et de l'environnement, les agents polluants industriels, une mauvaise alimentation, le surpoids, les prises de vitamines et autres compléments alimentaires, la trop grande sédentarité, les expositions prolongées au soleil, le stress, le manque de sommeil...

Une méthode claire et réaliste, illustrée de schémas et ponctuée de focus, qui fait prendre conscience des dangers et aide à adopter de meilleures habitudes au quotidien.

Bernard DELCORD

La méthode anti-cancer – Comment réduire les risques par les docteurs Richard Béliveau et Denis Gingras, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 263 pp. en quadrichromie au format 17,8 x 21,7 cm sous couverture Intégra en couleurs, 19,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié les conseils suivants, relatifs aux suppléments alimentaires :

Fausse représentation

Trois indices infaillibles permettent d'éviter de gaspiller temps et argent pour des suppléments inefficaces ne présentant aucun impact positif sur la santé.

Méfiez-vous des allégations santé extravagantes. Lorsqu'un effet semble trop beau pour être vrai, c'est qu'il n'est pas vrai ! Et cela, même si c'est une personnalité connue qui en fait la promotion. Qu'il s'agisse de pilules qui permettent d'éliminer 10 kilos en une semaine, d'eau « ionisée » miraculeuse ou d'une nouvelle molécule censée protéger le corps contre toutes les maladies, tous ces produits ne sont que des versions modernes des poudres de perlimpinpin vendues par les charlatans d'antan.

Méfiez-vous des produits exotiques. Ce n'est pas parce qu'un produit est extrait de fruits ou de plantes qui nous sont inconnus ou qui proviennent de pays lointains qu'il est pour autant doté de propriétés miraculeuses. Comme le dit le proverbe, a beau mentir qui vient de loin...

Méfiez-vous du jargon pseudo scientifique. Pour donner de la crédibilité à un produit, des termes prétendument scientifiques sont souvent utilisés dans sa description. Mais « éprouvé en laboratoire », « 100% naturel », « ADN végétal natif » ou autres termes qui ne veulent rien dire sont d'abord et avant tout des outils de marketing élaborés par des entreprises de communication pour attirer un public-cible.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Vie pratique | Commentaires (0) |  Facebook | |

14 02 15

Pour savoir ce que l’on consomme…

Le répertoire des aliments et des saveurs.jpgAuteur chez Flammarion à Paris de l’Encyclopédie de la gastronomie française (2009) et de l’Encyclopédie des desserts (2012), Hubert Delorme enseigne les techniques culinaires au lycée hôtelier de La-Guerche-de-Bretagne depuis 1991.

Aux mêmes éditions, il a fait paraître en 2014 Le répertoire des aliments et des saveurs dans lequel, à travers des définitions simples et claires, il donne la description des aliments « bruts » (fruits, légumes, poissons, viandes, fromages...), des boissons et des produits de base (farine, sucre, lait...) de notre alimentation quotidienne, avec des indications sur leurs origines, leurs bienfaits, leurs saveurs et leurs compositions, et chaque aliment est accompagné d'une suggestion de préparation ou de consommation.

L’ouvrage est en outre agrémenté de zooms techniques des plus précieux pour effectuer ses achats avec efficience (qu’est-ce qu’un acide, un additif alimentaire, une vitamine, un macroélément, un nutriment ? Comment lire et analyser un étiquetage ? Comment distinguer les signes de qualité ?)

Bernard DELCORD

Le répertoire des aliments et des saveurs par Hubert Delorme, Paris, Éditions Flammarion, août 2014, 221 pp. en bichromie au format 13,2 x 28,9 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 18 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine | Commentaires (0) |  Facebook | |

14 02 15

Shake hands!

Cocktails.jpgDans Cocktails dont la traduction française est publiée chez Larousse à Paris, Carla Bardi et Ting Morris fournissent 100 recettes d’apéritifs, de long drinks, de shooters, de shots et d’after dinner à base de mélanges alcoolisés, souvent secoués, allant des plus classiques aux plus originaux et aux plus explosifs, « pour des soirées animées et branchées ».

On y retrouve par conséquent la manière de préparer, de servir et de consommer – sans excès, indeed… – un barracuda, un bloody Mary, un blue lagoon, une caïpirinha, un Cuba libre, un Cosmopolitan, un daïquiri, un gin fizz, un irish coffee, un kir royal, un Manhattan, un mimosa, un mojito, un pisco sour, une piña colada, un seebreeze, un tequila sunrise…

Mais aussi un punch au chocolat chaud, un bikini frappé, une brain hemorrhage, un Dubonnet fizz, un Alabama slammer 116, un sex on the beach, un shooter à la pomme verte…

Gare aux migraines quand même !

Bernard DELCORD

Cocktails par Carla Bardi et Ting Morris, traduit de l’anglais par Améline Néreaud, photographies de Brent Parker Jones, Paris, Éditions Larousse, collection « Carnet de cuisine », mai 2014, 118 pp. en quadrichromie au format 21,1 x 25,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 6,99 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine | Commentaires (0) |  Facebook | |

07 02 15

Musique... maestros !

Joseph Haydn.jpg

Frédéric Gonin est professeur agrégé d'éducation musicale et chercheur associé (Lyon, CNRS). Docteur ès lettres et arts, il a fait ses études à Lyon, où il a obtenu un diplôme national d'études supérieures musicales en écriture. Il a consacré sa thèse de doctorat à l'écriture de la fugue chez les classiques viennois, Mozart et Haydn en particulier.

C’est donc très logiquement qu’il a fait paraître en Arles chez Actes Sud, dans la collection « Classica », un passionnant Joseph Haydn qui remet en perspective la vie et l’œuvre de ce compositeur capital dans l'histoire de la musique occidentale.

« Dans l'esprit du public, rappelle Frédéric Gonin, Joseph Haydn (1732-1809) demeure encore aujourd'hui à l'ombre de ses illustres cadets viennois : Mozart et Beethoven. C'est oublier que, de son vivant, Haydn était considéré comme le compositeur le plus talentueux de sa génération. Fondamentalement sédentaire, menant une vie rangée et bien peu romanesque, il a pourtant su bâtir une œuvre variée, riche [1] et personnelle, acclamée à juste titre aux quatre coins de l'Europe. Mozart le considérait d'ailleurs comme son père spirituel, et Beethoven, un temps son élève, s'est fondamentalement inspiré de sa science de la composition, à la fois sensible et intelligente. »

Rimski-Korsakov.jpg

De son côté, Xavier Lacavalerie, ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, a été grand reporter à Télérama et il collabora régulièrement à la revue Classica. Il est l’auteur, chez le même éditeur, d’une biographie du musicien russe Nikolaï Rimski-Korsakov.

« Selon un cliché qui a la vie dure, Rimski-Korsakov (1844-1908) serait l'auteur de quelques pièces pour orchestre (Schéhérazade, Capriccio espagnol, La Grande Pâque russe...) trop populaires pour être honnêtes. Lui qui a édité la partition de Boris Godounov serait également coupable d'avoir mutilé les œuvres de ses compatriotes Alexandre Borodine ou Modeste Moussorgski... Ce livre entend réfuter ce fatras d'accusations et de jugements à l'emporte-pièce qui ne résistent guère à l'analyse.

À qui sait aller au-delà des apparences ou des présupposés, Rimski-Korsakov apparaît tel qu'il est : un homme attachant, qui occupa discrètement une place essentielle dans la grande aventure musicale de la Russie de la seconde moitié du XIXe siècle, auteur de mélodies, musiques de chambre, symphonies, et de nombreux opéras, qui mirent des décennies à s'imposer au répertoire et qui sont d'admirables réussites, comme Kitège ou son chant du cygne, l'ébouriffant Coq d'or. » [2]

Igor Stravinski.jpg

Enfin, Bertrand Dermoncourt est directeur de la rédaction de la revue Classica et critique musical à L'Express. Il s’est penché, quant à lui, sur la vie et l’œuvre d’Igor Stravinski (1882-1971) dont il écrit qu’il « aura été le Picasso de la musique du XXe siècle. Explorateur de lui-même, doré d'une rare aptitude à changer de modèle et de forme tout en maintenant intact son style, il se livra à une perpétuelle réinvention. Russe symboliste et avant-gardiste dans les années 1910, l'auteur du Sacre du printemps inventa ensuite de nouvelles manières, volontairement cosmopolites, impersonnelles et antiromantiques. Particulièrement complexes, sinon paradoxaux, l'homme et l'œuvre [3] sont replacés dans leur contexte, riche de rencontres fructueuses et d'enjeux toujours brûlants. »

Comme tous les volumes de la collection « Classica », ces trois ouvrages sont enrichis d'un index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

Bernard DELCORD

Joseph Haydnpar Frédéric Gonin, Arles, Actes Sud, collection « Classica », octobre 2014, 160 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 16,50 € (prix France)

Rimski-Korsakovpar Xavier Lacavalerie, Arles, Actes Sud, collection « Classica », octobre 2013, 199 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 20 € (prix France)

Igor Stravinskipar Bertrand Dermoncourt, Arles, Actes Sud, collection « Classica », mai 2013, 205 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 18,50 € (prix France)


[1] Avec 107 symphonies, 16 ouvertures, 24 divertimenti, 8 nocturnes, 6 scherzandos, 83 quatuors à cordes, 11 divertimenti à trois voix, 31 trios à cordes, 6 duos pour violon et alto, 4 concertos pour violon, 2 pour violoncelle, 1 pour contrebasse, 3 pour cor, 1 pour trompette, 1 pour flûte, 5 pour lire organizzate, 8 marches, diverses danses, menuets, allemandes, trios, œuvres diverses pour baryton (octuors, quintettes, duos), 126 trios pour baryton, 3 concertos pour baryton, 16 concertinos pour clavier et cordes, 45 trios avec clavier, 62 sonates pour clavier, diverses pièces pour clavier, 11 concertos pour clavier, des pièces pour horloge musicale, Les Sept Dernières Paroles du Christ en croix (version originale et transcriptions), des duos, trios et quatuors vocaux, 3 oratorios (Il ritorno di Tobia, La Création, Les Saisons), 14 messes, des œuvres religieuses diverses, 11 cantates et chœurs profanes avec orchestre, 24 airs profanes avec orchestre, des lieder avec accompagnement de piano, des cantates et chœurs avec instruments, 10 canons religieux et 47 canons profanes, 13 opéras italiens, des opéras pour marionnettes et singspiels, des musiques de scène, des arrangements et des pasticcios…

[2] Opéras : La Pskovitaine ou La Jeune Fille de Pskov (1873), Nuit de mai (1880), La Demoiselle des neiges (1880-1881), Mlada (1889-1890), La Nuit de Noël (1895), Sadko  (1896), Mozart et Salieri (1897), La Fiancée du tsar (1898), Le Conte du tsar Saltan (1899-1900), Servilia (1902), Kachtcheï l'immortel (1901-1902), Pan Voyevoda (1904), La Légende de la ville invisible de Kitège et de la demoiselle Fevronia (1904), Le Coq d'or (1906-1907). Œuvres orchestrales et concertantes : Symphonie no1 en mi mineur (1861-65, rév.1884), Ouverture sur trois thèmes russes (1866, rév.1879-80), Sadko, poème symphonique (1867, rév.1869-92), Fantaisie sur des thèmes serbes (1867, rév.1886-87), Symphonie no2 « Antar » (1868, rév.1875-97), Symphonie no3 en ut majeur (1866-73, rév.1886), Concerto pour trombone et musique militaire (1877), Variations pour hautbois et musique militaire (1877), Concerto pour clarinette et musique militaire (1878), Skazka (« Conte de Fée », 1879-80), Concerto pour piano en ut dièse mineur (1882-83), Sinfonietta sur des thèmes russes (1880-84), Fantaisie de concert sur deux thèmes russes pour violon et orchestre (1886-87), Capriccio espagnol (1887), Schéhérazade, suite symphonique (1888), La Grande Pâque russe (1888), Souvenirs de trois chants polonais pour violon et orchestre (1888), Sérénade pour violoncelle et orchestre (1893, orchestration, 1903), Le Vol du Bourdon, interlude musical tiré de l’opéra Tsar Saltan (1899), Au tombeau, déploration sur la mort de Mitrofan Belaïeff pour orchestre (1904), Doubinouchka, poème symphonique (1905-06). Œuvres chorales : Le Dit d’Alexis, homme de Dieu pour chœur et orchestre (1878), Svitezianka pour soprano et ténor, chœur mixte et orchestre (1897), Le Dit d’Oleg le Sage pour voix d’hommes et orchestre (1899), Extrait d’Homère, prélude-cantate pour voix de femmes et orchestre (1901). Mélodies : Quatre Romances, op. 2 (1865-66), Quatre Romances, op. 3 (1866), Quatre Romances, op. 4 (1866), Quatre Romances, op. 7 (1867), Six Romances, op. 8 (1868-70), Deux Romances, op. 25 (1870-76), Quatre Romances, op. 26 (1882), Quatre Romances, op. 27 (1883), Quatre Romances, op. 39 (1897), Quatre Romances, op. 40 (1897), Quatre Romances, op. 41 (1897), Quatre Romances, op. 42 (1897), Quatre Romances, op. 43 « Au Printemps » (1897), Cinq Romances, op. 45 « Au Poète » (1897), Cinq Romances, op. 46 « Au bord de la mer » (1897), Quatre Romances, op. 50 (1897-98), Cinq Romances, op. 51 (1897), Quatre Romances, op. 55 (1897-98), Deux Romances, op. 56 (1898), Antchar, drevo smerti, air de concert pour basse et orchestre (1897), Prorok (« Le Prophète »), air de concert pour basse et orchestre (1897). Musique pour piano : Quatre pièces pour piano (1875), Trois pièces pour piano (1876). Musique de chambre : Quatuor à cordes en fa majeur (1875), Sextuor à cordes en la majeur (1876), Quintette pour piano et vents en si bémol majeur (1876), Allegro pour quatuor à cordes (1882), Trio pour piano et cordes en ut mineur (1897).

[3] Tarantella, œuvre inédite pour piano (1898), Nuages d'orage, romance pour voix et piano (1902), Scherzo pour piano (1902), Sonate pour piano en fa dièse mineur (1904), Cantate, œuvre perdue pour chœur mixte et piano (1904), Les Champignons vont à la guerre pour basse et piano (1904), Conductor and Tarantula, œuvre perdue pour voix et piano (1906), Symphonie en mi bémol, op. 1 pour orchestre (1907-1913), Faune et bergère, op. 2, trois mélodies sur des textes de Pouchkine pour mezzo-soprano et orchestre (1907), Pastorale, chant sans paroles pour soprano et piano (1907), Pastorale, chant sans paroles pour soprano, hautbois, cor anglais, clarinette et basson (1923), Pastorale, chant sans paroles pour violon, ensemble instrumental ou piano (1933), Deux Mélodies, op. 6 pour mezzo-soprano et piano (1907-1908), Scherzo fantastique, op. 3 pour orchestre (1908-1930), Feu d'artifice, op. 4, fantaisie pour grand orchestre (1908), Chant funèbre, op. 5, œuvre perdue pour instruments à vent (1908), Quatre Études, op. 7 pour piano (1908), Kobold (Grieg), orchestration, œuvre inédite (1909), Nocturne en la bémol, orchestration de l'op. 32 n°2 de Chopin, œuvre inédite pour orchestre (1909), Valse brillante en mi bémol, orchestration de l'op. 18 de Chopin, œuvre inédite                 pour violon et orchestre(1909), Mephistopheles' Lied vom Floh, transcription de l'op. 75 n°3 de Beethoven pour basse et orchestre(1909), Chanson de Méphistophélès dans la cave d'Auerbach (Moussorgski), transcription pour baryton ou basse et orchestre (1910), L'Oiseau de feu, conte dansé en deux tableaux d'après un conte national russe pour orchestre (1910/1919), L'Oiseau de feu, suite symphonique (1911-1919-1945), Deux Poèmes de Paul Verlaine, op. 9 pour baryton et piano(1910), Deux Poèmes de Paul Verlaine, op. 9 pour baryton et petit orchestre(1951), Petrouchka, scènes burlesques en quatre tableaux pour orchestre (1911-1945 ; 1947-1965), Petrouchka, suite symphonique pour orchestre (1911-1947), Trois Mouvements de Petrouchka pour piano (1921), Deux Poèmes de Constantin Balmont pour voix aiguë et piano (1911-1947), Deux Poèmes de Constantin Balmont pour voix aiguë, 2 flûtes, 2 clarinettes, piano et quatuor à cordes (1954), Zvezdoliki (« Le Roi des Étoiles »), cantate pour chœur d'hommes et orchestre (1911-1912), Trois Poésies de la lyrique japonaise pour voix aiguë et piano ou 2 flûtes, 2 clarinettes, piano et quatuor à cordes, (1913), Le Sacre du printemps, tableaux de la Russie païenne en deux parties pour orchestre (1913-1947-1967), Trois petites chansons (Souvenir de mon enfance) pour voix et piano (1913), Trois petites chansons (Souvenir de mon enfance) pour voix et petit orchestre (1929-1930), La Khovanchtchina (Moussorgski), orchestration, avec Maurice Ravel (1913), Le Rossignol, conte lyrique en trois actes d'après Andersen, pour voix et orchestre (1908-1914-1962), Trois Pièces pour quatuor à cordes (1914-1918), Pribaoutki, chansons plaisantes pour voix et 8 instruments (1914), Valse des fleurs (Tchaïkovski), arrangement pour 2 pianos (1914), Trois Pièces faciles, Main gauche facile pour piano à quatre mains (1914-1915), Souvenir d'une marche boche pour piano (1915), Berceuses du chat pour contralto et 3 clarinettes (1915-1916), Renard, histoire burlesque chantée et jouée pour 2 ténors, 2 basses et ensemble instrumental (1916), Cinq Pièces faciles Main droite facile pour piano à quatre mains (1917), Le Chant du rossignol, poème symphonique (1917), Trois Histoires pour enfants pour voix et  piano (1915-1917), Tilim-bom pour voix et orchestre (1923), Valse pour les enfants pour piano (1916-1917), Pour Picasso pour clarinette (1917), Chant des bateliers de la Volga, orchestration pour vents et batterie  (1917), Quatre Chants paysans russes pour chœur de femmes (1914-1917), Quatre Chants paysans russes pour chœur de femmes et 4 cors (1954), Canons pour deux cors, œuvre perdue (1917), Madrid, étude pour pianola (1917), Berceuse pour voix et piano (1917), L'Histoire du soldat lue, jouée et dansée par 3 récitants et 7 instrumentistes (1918), L'Histoire du soldat, suite de concert pour clarinette, basson, cornet à piston, trombone, violon, contrebasse et batterie (1920), Ragtime pour 11 instruments (1918), Trois Pièces pour clarinette seule (1918), Prologue de Boris Godounov (Moussorgski), arrangement pour piano (1918), Lied ohne Namen pour 2 bassons(1918), La Marseillaise (Rouget de Lisle), arrangement pour violon (1919), Quatre Chants russes pour voix et piano (1918-1919), Piano-rag-music (1919), Pulcinella, ballet en un acte, d'après des thèmes et des fragments musicaux de Pergolèse pour soprano, ténor, basse et petit orchestre (1920-1965), Pulcinella, suite d'orchestre (1922-1949), Suite italienne pour violoncelle et piano (1932), Suite italienne pour violon et piano (1933), Concertino pour quatuor à cordes (1920), Concertino pour douze instruments, transcription pour ensemble de chambre du précédent (1952), Symphonies d'instruments à vent (1920-1947), Les Cinq Doigts, huit petites pièces très faciles sur cinq notes pour piano (1921), Variation de la fée des lilas de La Belle au bois dormant (Tchaïkovski), arrangement pour orchestre (1921), Entr'acte de La Belle au bois dormant (Tchaïkovski), arrangement pour violon et orchestre (1921), Suite n°2 pour petit orchestre  (1921), Mavra, opéra bouffe en un acte d'après Pouchkine pour voix et orchestre (1922-1947), Les Noces, scènes chorégraphiques russes avec chant et musique pour voix, chœur mixte, 4 pianos et percussions (1917-1923), Octuor pour instruments à vent (1923-1952), Concerto pour piano et instruments à vent (1924-1950), Sonate pour piano (1924), Sérénade en la pour piano (1925), Suite n°1 pour petit orchestre (1925), Otche Nash' (Pater Noster) pour chœur mixte (1926-1949), Œdipus Rex, opéra-oratorio en deux actes d'après Sophocle, pour récitant, voix et orchestre (1927-1948), Apollon musagète, ballet en deux tableaux pour orchestre à cordes (1928/1947), Quatre Études pour orchestre (1914-1929), Le Baiser de la fée, ballet allégorique en quatre tableaux pour orchestre (1928-1950), Capriccio pour piano et orchestre (1929-1949), Symphonie de psaumes pour chœurs et orchestre (1930-1948), Concerto en ré pour violon et orchestre (1931), Duo concertant pour violon et piano (1932), Simbol' vyeri (Credo) pour chœur mixte (1932-1949-1964), Perséphone, mélodrame en trois tableaux d'André Gide pour récitante, ténor, chœurs et orchestre (1934-1949), Bogoroditse D'vo (Ave Maria) pour chœur mixte (1934-1949), Divertimento extrait du Baiser de la fée pour orchestre (1934), Divertimento pour violon et piano (1934), Concerto pour deux pianos solo (1935), Jeu de cartes, ballet en trois donnes pour orchestre (1936), Petit Ramusianum Harmonique, trois quatrains pour voix seules (1937), Concerto en mi bémol Dumbarton Oaks pour orchestre de chambre (1938), Symphonie en ut pour orchestre (1940), Tango pour orchestre (1940), The Star-Spangled Banner (Smith), orchestration de l'hymne national américain pour chœur et orchestre (1941), Bluebird, pas-de-deux de La Belle au bois dormant (Tchaïkovski), transcription pour petit orchestre (1941), Danses concertantes pour orchestre de chambre (1942), Circus Polka composée pour un jeune éléphant pour orchestre (1942), Quatre Impressions norvégiennes pour orchestre (1942), Ode, chant élégiaque en trois parties pour orchestre (1943), Babel, cantate pour chœur d'hommes, orchestre et récitant (1944), Sonate pour deux pianos (1944), Scherzo à la russe pour ensemble de jazz (1944), Scherzo à la russe (transcription du précédent) pour orchestre (1945), Scènes de ballet pour orchestre (1944), Élégie pour alto (ou violon) seul (1944), Symphonie en trois mouvements pour orchestre (1945), Ebony, concerto pour clarinette et ensemble de jazz (1945), Concerto en ré pour orchestre à cordes (1946/1946), Hommage à Nadia Boulanger pour 2 voix (1947), Orphée, ballet en trois scènes pour orchestre (1947), Messe pour chœur mixte et 2 quintettes à vent (1948), The Rake's Progress (« La Carrière d'un libertin »), opéra en trois actes (1948-1951), Cantate pour soprano, ténor, chœur de femmes et petit ensemble instrumental (1952), Septuor pour clarinette, cor, basson, piano, violon, alto et violoncelle (1953), Præludium pour ensemble de jazz (1953), Trois Chants de W. Shakespeare pour mezzo-soprano, flûte, clarinette et alto (1953), In memoriam Dylan Thomas pour ténor, quatuor à cordes et 4 trombones (1954), Quatre Chants pour chant, flûte, harpe et guitare (1954), Greeting Prelude pour orchestre (1955), Canticum Sacrum ad honorem Sancti Marci nominis pour ténor, baryton, chœur mixte et orchestre (1955), Variations canoniques sur le choral de Noël « Von Himmel hoch da komm ich her » (J.-S. Bach) pour chœurs et orchestre (1956), Agon, ballet pour douze danseurs et orchestre (1957), Threni : id est Lamentationes Jeremiæ prophetæ pour 6 solistes, chœurs mixtes et orchestre (1958), Mouvements pour piano et orchestre (1959), Épitaphe à la mémoire du prince de Fürstenberg pour flûte, clarinette et harpe (1959), Tres sacræ cantiones (Gesualdo) pour chœur mixte et orchestre (1959), Double canon pour quatuor à cordes (1959), Monumentum pro Gesualdo di Venosa ad CD Annum, trois madrigaux de Gesualdo pour orchestre (1960), A Sermon, a Narrative and a Prayer, cantate pour contralto, ténor, récitant, chœur mixte et orchestre (1961), Anthem The Dove descending breaks the air pour chœur (1962), Huit Miniatures instrumentales pour 15 instruments (1962), The Flood (« Le Déluge »), jeu musical pour voix et orchestre (1962), Abraham et Isaac, ballade sacrée pour baryton et orchestre de chambre (1963), Canzonetta, transcription de l'opus 42a de Sibelius pour clarinette, clarinette basse, 4 cors, harpe et contrebasse (1963), Élégie pour J. F. K. pour baryton (ou mezzo-soprano) et 3 clarinettes (1964), Fanfare pour un nouveau théâtre pour 2 trompettes (1964), Variations Aldous Huxley in memoriam pour orchestre (1964), Introïtus T. S. Eliot in memoriam pour chœur d'hommes et ensemble de chambre (1965), Canon pour Introduction de concert ou Encore pour orchestre (1965), Requiem canticles pour contralto, basse, chœur mixte et orchestre (1966), The Owl and the Pussy-cat (« Le Hibou et le chat »), chant et piano (1966), Deux chants sacrés (Wolf) pour mezzo-soprano, 3 clarinettes, 2 cors, 2 violons, alto, violoncelle et contrebasse (1968), Quatre Préludes et Fugues (J.-S. Bach), transcription des préludes et fugues n°10 du Livre I, n°6 du Livre II et n° 24 et 4 du Livre I du Clavier bien tempéré, œuvre inachevée pour 3 clarinettes, 2 bassons et cordes.

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01 02 15

Horreurs inouïes...

Dictionnaire de la Shoah.jpgSous la direction de Georges Bensoussan, historien et responsable éditorial du Mémorial de la Shoah (Paris), de Jean-Marc Dreyfus, spécialiste de l'aryanisation des biens juifs et maître de conférences à l'Université de Manchester, d’Édouard Husson, spécialiste de l'Allemagne nazie, maître de conférences et directeur de recherches à l'Université Paris-Sorbonne, ainsi que de Joël Kotek, spécialiste d'histoire contemporaine, maître de conférences à l'Université libre de Bruxelles et chargé de cours à l'Institut d'Études politiques de Paris, le Dictionnaire de la Shoah reparu chez Larousse dans une nouvelle version à l’occasion du 70e anniversaire de la libération d’Auschwitz a rassemblé une équipe de plus de 70 auteurs, dont des spécialistes allemands, américains, anglais et israéliens.

Une publication salutaire dans le contexte actuel où, sous couvert de critiquer la politique  – pour le moins discutable, il est vrai – de l’État d’Israël et de défendre la création – légitime aux yeux de la communauté internationale en général, et aux nôtres en particulier – d’un État palestinien souverain dans les frontières décidées par l’ONU, d’aucuns n’hésitent pas à afficher des prises de position révisionnistes et négationnistes fondées sur des « études » dénuées de crédibilité mettant en doute la réalité de la tentative d’extermination des Juifs et des Tsiganes d’Europe par les nazis.

Car refuser de reconnaître que trois millions de Juifs ont été assassinés en Pologne, deux millions en URSS, six millions en tout, et que des communautés entières ont été rayées de la carte, et ce, dans le seul but de légitimer un combat politique actuel est tout à la fois immoral, indigne et criminel.

Immoral, parce que cela reviendrait à faire croire que les souffrances endurées aujourd’hui par un peuple précis pourraient annihiler celles subies par un autre dans le passé. On ne sache d’ailleurs pas que les victimes des tentatives génocidaires de la seconde moitié du XXe siècle – au Cambodge, au Rwanda, au Soudan… – se soient fourvoyées dans de semblables errements.

Indigne, parce que le mensonge déconsidère non seulement ceux qui le profèrent en raison d’intérêts partisans (la réhabilitation du nazisme par les révisionnistes d’extrême droite, le travail de sape des fondements moraux de l’État d’Israël par les négationnistes d’extrême gauche soutenus par l’Iran), mais aussi ceux qui le partagent sans même s’apercevoir qu’ils dynamitent ainsi les bases de leur propre cause en la justifiant par un travestissement monstrueux de l’histoire humaine.

Criminel, parce que les crachats ignominieux jetés sur la mémoire de morts prolongent leurs souffrances jusque dans le cœur de leurs descendants qui se retrouvent en situation de victimes expiatoires d’un imbroglio politique à mille lieues de l’antisémitisme européen d’avant 1945 et de la volonté nazie d’extermination des Juifs mise en œuvre entre 1933 et 1945.

En dressant un bilan précis des événements, en analysant les processus de décision, les méthodes, le parcours des principaux bourreaux, mais aussi en ressuscitant les victimes à travers l'évocation de l'effervescence de la vie juive d’avant-guerre, le Dictionnaire de la Shoah permet de mieux cerner l'ampleur gigantesque de la tragédie ainsi que ses prolongements.

Et, on peut l’espérer, de remettre en place les idées de certains agités du bocal…

Bernard DELCORD

Dictionnaire de la Shoah, ouvrage collectif sous la direction de Georges Bensoussan, Jean-Marc Dreyfus, Édouard Husson et Joël Kotek, Paris, Éditions Larousse, collection « À présent », janvier 2015, 638 pp. en noir et blanc + un cahier de 16 pp. de cartes en quadrichromie au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 20,90 € (prix France)

Voici une notice éclairant en partie le conflit actuel entre la Fédération de Russie et l’Ukraine :

Auxiliaires supplétifs

Dans les pays occupés par l'Allemagne, des forces locales se mettent au service de la politique de répression et d'extermination. Ainsi en Belgique, en France ou bien encore aux Pays-Bas, des policiers participent aux rafles. Peu à peu, des unités de volontaires se constituent et mènent la lutte contre les résistants ou pratiquent les arrestations massives de Juifs ; en France, la « police aux questions juives » outrepasse ses attributions et procède également à des arrestations et la milice, créée en janvier 1943, est la force principale derrière les arrestations de Juifs dans les derniers mois de l'Occupation. Dans bien des cas, la déportation ou le massacre de masse perpétrés par les SS, les Einsatzgruppen, les bataillons de la police d'ordre (l'Orpo), la Gestapo ou la Wehrmacht n'auraient pas été possibles sans cette aide. Ces auxiliaires se recrutent souvent dans les partis locaux d'extrême droite et fascisants. Un certain nombre de ces volontaires sont intégrés dans la Waffen-SS.

Dans les pays d'Europe de l'Est, des dizaines de milliers d'hommes furent les auxiliaires zélés des massacres en Ukraine et dans les États baltes en particulier. Aux motivations antisémites s'ajoutèrent souvent un violent anticommunisme ainsi qu'un nationalisme exacerbé. Ainsi dans les pays baltes, le Lietuvu Aktvystu Frontas (LAF, Front des activistes lituaniens) prit part aux pogroms de même que des commandos lettons et estoniens. Organisées en sections et commandos, ces forces supplétives servirent également aux escortes des convois de déportations et participèrent aux massacres. Des unités de Lettons participèrent à l'écrasement de l'insurrection du ghetto de Varsovie en avril 1943.

Dans les centres d'extermination, des auxiliaires furent en charge notamment de la surveillance, comme à Treblinka où les supplétifs ukrainiens, particulièrement violents, étaient plus nombreux que les SS. Eu Pologne, ces auxiliaires connus sous le nom de Trawnikis – du nom du camp de concentration où ils étaient « formés » –jouèrent un rôle de soutien au cours de l'Opération Reinhard.

L'extension de la guerre en Union soviétique nécessita aussi un besoin grandissant de supplétifs pour lutter contre les partisans  ou pour participer à la « Solution finale ». En Ukraine, en Biélorussie et dans les pays baltes, ces bataillons de milices prirent part aux côtés des Einsatzgruppen à la « Shoah par balles ».

01 02 15

« Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d'y rester. » (Proverbe indien)

Made in India.jpgDans Made in India - Tandoori, cheese naan, biryani & Cie, publié chez Larousse à Paris, Franck Schmitt propose 30 recettes indiennes de dips à grignoter entre amis et de plats conviviaux, à base de viande, de poisson ou végétariens.

Grâce à lui, on pourra aisément préparer des naans (au fromage, à l’ail haché, à la coriandre hachée, au poivre concassé, au curcuma, au paprika, au piment), des raïtas (au concombre, à la betterave, à l’oignon rouge) des chutneys (à la mangue, au citron vert, à l’ananas, à la coriandre), des lassis (nature, salés, à la mangue, au citron vert), du poulet grillé tandoori, un curry d’agneau aux aubergines, du bœuf tikka masala, un curry de poisson au lait de coco et à la noix de cajou comme à Goa, une salade de pois chiche et d’épinard au garam masala., un dhal de lentilles brunes aux épices, un curry d’épinards aux pignons et au citron…

Quant aux douceurs, elles oscillent entre la salade de fruits épicés, la crème de riz à la cardamome et à la pistache, les beignets au sirop de rose, le crémeux de yaourt safrané à la grenade et le thé massala accompagné de ses naans sucrés.

De purs régals !

Bernard DELCORD

Made in India - Tandoori, cheese naan, biryani & Cie par Franck Schmitt, Paris, Éditions Larousse, collection « Tendances gourmandes », août 2014, 68 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 19,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 7,90 € (prix France)

Voici une recette classique autant que savoureuse :

Boulettes d’agneau au lait de coco

Pour 4 personnes

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 30 minutes

Ingrédients :

400 g d’épaule d’agneau désossée

30 cl de lait de coco

10 cl de crème liquide entière

1 gousse d’ail

½ oignon

1 petit bouquet de coriandre

30 g de noix de cajou

1 blanc d’œuf

1 cuiller à café de cumin en poudre

1 cuiller à café de garam masala

1 cuiller à café de curcuma

1 cuiller à soupe d’huile d’olive

12 pistils de safran

Sel et poivre du moulin

Recette :

Coupez grossièrement la viande, puis placez-la dans le bol d'un mixeur avec la crème, l'ail, l'oignon, la moitié de la coriandre, les noix de cajou, le blanc d'œuf et la moitié de chaque épice, sauf le safran.

Salez, poivrez et mixez finement.

Formez des boulettes de 2 cm de diamètre entre les paumes de vos mains.

Faites chauffer l'huile dans une sauteuse à feu moyen, puis faites cuire les boulettes 15 minutes en les retournant régulièrement pour qu'elles dorent sur toutes les faces.

Ajoutez le lait de coco, le safran et le reste des épices.

Laissez cuire à feu doux 5 minutes.

Parsemez du reste de coriandre hachée juste avant de servir bien chaud.

Variante :

Vous pouvez remplacer le safran par du curry ou n'utiliser que du garam masala.

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01 02 15

« La confiture n'est bonne que s'il faut monter sur une chaise pour attraper le pot dans le placard. » (Alexandre Vialatte)

Le Larousse des confitures .jpgÉlue meilleure pâtissière de l'année 1998, Christine Feber est la grande spécialiste des confitures, reconnue par des chefs prestigieux comme Alain Ducasse ou Antoine Westerman.

Elle présente le Larousse des confitures, un fort livre illustré de de 300 photos décrivant 335 recettes de confitures, compotes (de framboise au cognac et à la coriandre, d’ananas au vin blanc, de poire au gingembre et au citron…), marmelades (d’orange, d’aubépine, de pruneau, de goyave, de citron à l’anglaise…), gelées (de grenade et de pétales de rose, de groseille, d’épine-vinette, de baies d’églantier, de fleur d’oranger…), coulis (de kaki à la vanille, de framboises à la menthe et au citron vert…), pâtes de fruits (de coing, de fraise, de mangue, de prune, d’amandes à la rose et à la pistache…) et chutneys (de datte à l'orange, de courge, de cornouille, de figue, de betterave, à la rhubarbe, à la papaye verte…) déclinées en de nombreuses variantes utilisant épices, herbes aromatiques ou plantes à fleurs, le tout complété d’un cahier de 45 recettes de desserts mettant les confitures à l'honneur (cœurs sablés à la confiture de fraise, mousse au chocolat blanc et gelée de sauternes, soufflé à la confiture de marron, tarte briochée à la confiture de citron...)

On y trouve les préparations traditionnelles (confiture d'abricot, de fraise, de cerise, de prune, d’airelle, de fleurs, d’oignon à l’échalote, de tomate rouge ou verte…), ainsi que des recettes originales aux mélanges subtils et aux saveurs délicates (confiture de kiwi et de mangue à la vanille, confiture de kumquat et de pamplemousse…), à base de sucres naturels (crufiture de banane et fruits rouges, curd de fraise, citron vert et basilic, beurre de coco...) et dont les cuissons ont été étudiées pour garder tous les bienfaits des fruits.

Les gestes et les techniques sont expliqués dans des pas à pas pour réussir facilement toutes les étapes, de la cuisson à la conservation en passant par la mise en pots.

Ajoutez à cela une brève histoire des confitures, des considérations préliminaires sur les ingrédients, les sucres, les épices, les herbes, les parfums, un tableau saisonnier des fruits et des légumes pour faire son marché, la description du matériel et des ustensiles de base, un index général des recettes et un autre par fruit ou légume et vous aurez compris pourquoi nous tenons cet ouvrage pour l’un des meilleurs du genre !

Bernard DELCORD

Le Larousse des confitures présenté par Christine Ferber, Paris, Éditions Larousse, octobre 2014, 400 pp. en quadrichromie au format 20,4 x 26,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

Voici une recette pour accompagner le foie gras d’oie ou de canard poêlé :

Confiture d’oignon aux agrumes et aux épices

Pour environ 3 pots de 375 grammes

Préparation : 30 minutes

Ingrédients :

1,5 kg d’ognons blancs (soit 1 kg net)

100 g de beurre

100 g de mile

300 g de sucre cristallisé

Le zeste finement râpé de 1/4 d’orange non traitée

Le zeste finement râpé de 1/2 citron non traité

3 pointes de couteau de cannelle en poudre

3 pointes de couteau de badiane moulue

100 g de raisins de Corinthe

Recette :

Épluchez les oignons, coupez-les en deux puis émincez-les finement.

Faites fondre le beurre et le miel dans une casserole en acier inoxydable ; ajoutez les oignons et portez au frémissement.

Versez peu à peu le sucre en remuant, couvrez puis faites cuire à feu doux pendant 30 minutes environ, en remuant de temps à autre.

Découvrez, ajoutez les zestes d’agrumes, les épices et les raisins, et poursuivez la cuisson à petit feu, sans cesser de remuer jusqu’à ce que les oignons soient parfaitement fondants et translucides.

Retirez la casserole du feu, puis mettez en pot et couvrez à chaud.

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31 01 15

La cuisine des débutants...

Basiques.jpgS'adressant aux novices des fourneaux, Basiques, le best-seller de Keda Black, est ressorti chez Marabout dans une version revue et enrichie où l'on trouve, expliquées pas à pas et illustrées avec un grand sens didactique, une centaine de recettes allant des classiques (sauces, œufs, pizzas, soufflés, quiches..) aux desserts (gâteaux, tartes, aux fruits, au chocolat...) en passant par les pâtes (à la bolognaise, aux tomates, au pesto...), le riz (pilaf, risotto), les viandes (hamburgers, carpaccios, magrets, plats mijotés ou au four...), les poissons (en entrées, en steaks, panés ou en ceviche...) et les légumes (en soupes, en salades, en purées, en gratins, en mix, mijotés...).

Un ouvrage d'une succulente simplicité !

Bernard DELCORD

Basiques par Keda Black, photographies de Frédéric Lucano, édition de 2007  revue et enrichie, Paris, Éditions Marabout, collection « Mon cours de cuisine », mai 2014, 159 pp. en quadrichromie au format 22 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 15,90 € (prix France)

Voici une recette pour les beaux jours :

Minestrone d'été

Pour 6 personnes

Préparation : 35 minutes

Cuisson : 3h30

Ingrédients :

4 à 6 cuillerées à soupe d'huile d'olive

1 oignon

2 gousses d'ail

3 pommes de terre moyennes

1 bulbe de fenouil

2 petites courgettes

1 quart de chou

250 g de tomates cerises

50 g de parmesan

1 croûte de parmesan

4 brins de basilic

100 g de pâtes courtes (penne, orechiette)

100 g de haricots blancs secs (ou en boîte)

3 cubes de bouillon de poulet ou de légumes (à dissoudre dans 1,5 litre d'eau)

Sel et poivre

Recette :

La veille, mettre les haricots à tremper dans de l'eau froide.

Le lendemain, les mettre dans une casserole, couvrir d'eau et cuire 30-40 minutes.

Couper en dés les pommes de terre, le fenouil, les courgettes.

Couper le chou en lanières.

Hacher l'oignon, émincer l'ail.

Faire revenir ail et oignon, sans cesser de remuer.

Puis les pommes de terre, 2-3 minutes.

Faire la même chose avec le fenouil et le chou, puis les courgettes et les tomates.

Réserver un quart des courgettes et des tomates?

Verser le bouillon.

Ajouter la croûte de parmesan.

Porter à ébullition, puis baisser le feu.

Laisser cuire 2 heures avec un couvercle.

Mélanger de temps en temps.

Rectifier l'assaisonnement si nécessaire.

Ajouter les pâtes, les courgettes et les tomates restantes.

Ajouter les haricots cuits puis prolonger la cuisson 20 minutes.

Servir avec du pesto, du parmesan râpé et du bon pain.

La touch’ terroir :

Le minestrone est encore meilleur si l'on ajoute un talon de jambon sec en même temps que le bouillon.

Conseil :

Faire suivre d'un dessert léger : salade d'agrumes ou de fraises, selon la saison.

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31 01 15

« Ce que beurre et whisky ne peuvent soigner est incurable. » (Proverbe irlandais)

Manuel du whisky (cover).jpgAyant bénéficié de l’appui logistique de la Maison du Whisky, depuis 1956 l’un des plus grands spécialistes français de l’importation et de la distribution de la boisson préférée de Winston Churchill et du capitaine Haddock, Dave Broom, chantre s’il en est de ce breuvage – on lui doit notamment l’Atlas mondial du whisky paru chez Flammarion – a fait paraître chez le même éditeur un Manuel du whisky dans lequel, après un historique passionnant et bellement illustré, des considérations sur les fondamentaux, la mixologie et les champs aromatiques, il fournit la fiche de dégustation de 102 bouteilles d’Écosse, d’Irlande, des États-Unis, du Canada, du Japon et de Taïwan tout en précisant leurs accords parfaits ou interdits.

Au passage, il répond à des questions comme : comment reconnaître un whisky tourbé, un blend, un pur malt ? Quand et comment boire le whisky ? Quels sont les meilleurs mix ? Quelle est l’action de l’eau de Seltz ? Tous les whiskies tolèrent-ils d'être mélangés ? Comment sont-ils distillés ? D’où provient le caractère fumé de certains d’entre eux ? Doit-on les servir avec ou sans glace ? Avec ou sans Coca-Cola ? Qu’est-ce qui différencie les assemblages ?

En fin d'ouvrage, il propose plus de 50 recettes de cocktails, du très classique Manhattan (le plus ancien, inventé en 1874) au Bamboo Leaf Martini (constitué de liqueur de menthe, de Hakushu 12 ans d'âge, d’eau pétillante, de sirop de bambou et de yuzu) en passant par le Talisman, le Padovani, l’Algonquin ou le Brooklyn.

À consommer avec sagesse et modération, cela va de soi…

Bernard DELCORD

Manuel du whisky – Tous les cocktails par Dave Broom, photographies de Cristian Barnett, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2014, 224 pp. en quadrichromie au format 15,7 x 21,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 18 € (prix France)

Voici une recette de cocktail novatrice, en vogue dans les bars branchés de Londres :

Matador

Pour 1 verre

Ingrédients :

40 ml de Bowmore Darkest

2 traits d’absinthe

2 traits d’eau de fleur d’oranger

1 cuiller à café de Luxardo maraschino

1 cuiller à café de sirop simple ou de canne

20 ml de Cocchi Vermouth di Torino

Pour le décor :

Spirale de zeste d’orange

Cerise

Recette :

Frapper rapidement les ingrédients au shaker avec des glaçons et filtrer au-dessus d’un petit verre à Martini rafraîchi.

Décorer d’une spirale de zeste d’orange et d’une cerise.

Et voici la fiche de dégustation du whisky utilisé dans ce cocktail :

Bowmore 12 ans

Manuel du whisky (Bowmore 12 ans).jpgSi l'on n'a pas déjà visité lslay, on a tendance à l'imaginer comme une petite île humide arrosée par de célèbres pluies horizontales, mais où, par beau temps, avec ses eaux opalescentes et ses plages de sable blanc, on se croirait aux Antilles. Presque. Voilà ce que Bowmore a su capturer.

Oui, il renferme l'odorante fumée de tourbe d'lslay et la claque de la saumure, mais aussi la pêche blanche et la mangue à l'arrière-plan. Les amateurs de malts vénèrent cet aspect tropical que mettent en valeur des mélanges élémentaires.

L'eau de Seltz y va du sien, avec une fumée discrète ; le ginger ale reprend le tout et lui ajoute des épices douces ; la salade de fruits offre sa douceur au cola et si le thé vert se révèle astringent, l'eau de noix de coco est, véritablement, une évidence : goyave, papaye, mangue, légère volute de fumée et longueur. Le soleil brille.

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28 01 15

Peur, grandeur, barbarie et héroïsme mêlés…

Le sceptre et le sang .jpgAuréolé du succès hautement mérité d'essais comme Louis II de Bavière ou le Roi foudroyé, Sissi ou la Fatalité, La Saga des Romanov, La Saga des Habsbourg, La Saga des Windsor, La Saga des reines et La Saga des favorites, l’écrivain et journaliste (dans les colonnes de Paris Match, du Figaro et de Jours de France, entre autres) Jean des Cars, né en 1943, a publié récemment aux Éditions Perrin à Paris une étude passionnante – elle se lit comme un polar de la meilleure facture – intitulée Le sceptre et le sang, qu’il présente comme suit :

« À l'été 1914, l'Europe est très majoritairement monarchique : sur vingt-deux États, dix-neuf sont des royaumes, des empires, des principautés ou des grands-duchés. Aujourd'hui, ils ne sont plus que dix sur vingt-huit. Les deux guerres mondiales provoquent l'écroulement de quatre empires pour la première (Allemagne, Russie, Autriche-Hongrie, empire ottoman) et de quatre royaumes (Italie, Yougoslavie, Roumanie, Bulgarie) pour la seconde.

Ces souverains, qui étaient-ils ? Et les femmes qui partageaient leur existence, qui étaient-elles ? De l'ambition à l'aveuglement, du courage à la faiblesse, de la jalousie à l'abnégation, quels furent leurs triomphes et leurs échecs ? Comment vécurent-ils leur gloire, leurs épreuves et la montée des extrêmes de l'entre-deux-guerres marquée par l'avènement des totalitarismes ? Étaient-ils conscients des conséquences de leurs actes ? Ou furent-ils incapables d'arrêter l'engrenage des nationalismes ? Quelles furent leurs vies personnelles, leurs amours et leurs passions secrètes ?

Circonstance exceptionnelle : ces monarques, qui vont s'unir, se combattre et parfois se trahir, sont presque tous parents, liés par le sang et leurs mariages respectifs. Ainsi la “guerre des rois” sera-t-elle un incroyable règlement de comptes familial à l'échelle d'un continent puis du monde. »

Le récit enlevé et richement documenté d’un demi-siècle de drames humains, de crimes, de guerres, de défaites, de créations et de disparitions d'États…

Sommaire :

– Les années dangereuses 1908-1914

– Sarajevo entre paix et guerre (28 juin-28 juillet 1914)

– Alliées ? Ennemies ? Neutres ? Les monarchies face à la guerre (1914-1916)

– Le glas des empires (1917-1918)

– Des illusions de la paix à un nouveau cataclysme (1919-1939)

– Quelles monarchies survivront au second séisme ? (1939-1947)

Bernard DELCORD

Le sceptre et le sang par Jean des Cars, Paris, Éditions Perrin, novembre 2014, 474 pp. en noir et blanc + 16 pp. en quadrichromie au format 14 x 22,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 23 € (prix France)

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