13 09 14

Pour devenir un cordon-bleu !

Le bon livre de cuisine.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 12/09/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Grande référence française en matière de cours culinaires depuis 2004, l'Atelier des Sens dirigé par Natacha Burtinovic (http://www.atelier-des-sens.com) a fait appel à ses 50 chefs pour rassembler dans Le bon livre de cuisine paru chez Flammarion près de 300 recettes – de fingerfood, de légumes et de féculents, de poissons, de viandes, de volailles et de desserts – expliquées pas à pas, allant des plus simples et des plus basiques aux plus élaborées, des plus classiques aux plus exotiques, mais aussi des conseils et les techniques nécessaires pour que préparer de bons petits plats reste un plaisir.

Un ouvrage de référence qu’il se doit de mettre en bonne place dans toutes les cuisines !

Bernard DELCORD

Le bon livre de cuisine par L’Atelier des Sens, Paris, Éditions Flammarion, mai 2014, 413 pp. en bichromie au format 17 x 22,4 cm sous couverture Intégra en couleurs, 24,90 € (prix France)

Voici une recette savoureusement originale :

Cocotte de souris d'agneau au miel

et romarin au vinaigre de cidre

Pour 6 personnes

Préparation : 15 à 20 minutes

Cuisson : 1h40

Ingrédients :

6 carottes

1 céleri-branche

2 échalotes

3 cuillerées à soupe d'huile d'olive

6 souris d'agneau

6 cuillerées à soupe de miel

6 cuillerées à soupe de vinaigre de cidre

3o cl de vin blanc

40 cl de jus de veau

3 gousses d'ail

1 botte de romarin

Sel, poivre

Recette :

Laver, éplucher et tailler les carottes et le céleri en rondelles.

Émincer les échalotes.

Dans une cocotte, faire chauffer l'huile d'olive puis mettre les échalotes, les carottes et le céleri et faire suer à feu moyen.

Badigeonner les souris de miel puis les assaisonner de sel et de poivre.

Mettre les souris à colorer dans une cocotte sur chaque face.

Ajouter le vinaigre, faire réduire puis mettre le vin blanc et le jus de veau ainsi que l'ail et le romarin.

Faire cuire à couvert durant 1h30 à feu doux.

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05 09 14

Un si bon mauvais garçon…

Wilde Qui suis-je.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 05/09/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Vice-présidente de la Société Oscar Wilde (http://societeoscarwilde.fr) et rédactrice de sa revue Rue des Beaux-Arts, Danielle Guérin-Rose a fait paraître chez Pardès à Grez-sur-Loing un bien intéressant Wilde Qui suis-je ? abondamment et intelligemment illustré dans lequel elle ressuscite les faits, les idées et les gestes du plus brillant des esthètes et du plus excentrique des dandys britanniques du XIXe siècle – né en 1851 à Dublin, il défuncta à Paris en 1900 –, immortel auteur de contes, d’essais et de pièces de théâtre (L’Éventail de Lady Windermere, Une femme sans importance, Un mari idéal, L’Importance d’être constant, Salomé…) et d’un unique roman, Le Portrait de Dorian Gray, qui provoqua un tollé avant de susciter l’admiration générale et de connaître une postérité universelle.

Marié, père de deux garçons et néanmoins homosexuel notoire, ce Verlaine-bis connaîtra, en raison de ses penchants, les affres de la prison pour deux ans de travaux forcés (1895-1897) qui l’anéantiront.

Mais pas sa postérité, comme l’assure notre biographe :

« Longtemps, Wilde fut surtout considéré comme un auteur d’aphorismes, un bel esprit superficiel, à la vie entachée d’une très mauvaise réputation. Aujourd’hui, on redécouvre ses œuvres, leur flamboyance et leur subversion, cachées sous un brillant de surface, et toute la poignante humanité de l’homme souffrant, l’auteur admirable de De profundis et de La Ballade de la geôle de Reading. »

Une étude d’un grand intérêt – et bellement rédigée, ce qui ne gâte rien !

Bernard DELCORD

Wilde Qui suis-je ? par Danielle Guérin-Rose, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », mars 2014, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

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05 09 14

Du devoir moral

Les Devoirs (Cicéron).jpg

Le texte ci-dessous a paru dans la livraison du 05/09/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Dernière œuvre philosophique de Cicéron (106-43 avant J-C), le traité Les Devoirs, adressé à son fils à la fin de l'année 44, se penche sur la question de l'action appropriée en tentant de déterminer les formes de l'action morale, parfaite chez le sage.

Pour ce faire, le grand avocat romain explore successivement les concepts d'action morale, d'utile et d'honnête pour défendre la thèse selon laquelle on ne doit jamais tenir pour utile ce qui n'est pas honnête, car c'est en vérité l'honnête seul qui, tout bien considéré, est véritablement utile.

Cicéron a composé ce testament philosophique au moment où il entreprenait son dernier combat pour la République romaine contre les ambitions tyranniques de Marc-Antoine, qui s’appropriait alors l'héritage de César, mort quelques mois plus tôt.

Cet ouvrage, qui reparaît aux Belles Lettres à Paris dans une édition bilingue au texte latin établi par Maurice Testard et traduit en français par Stéphane Mercier, deux éminents latinistes belges de l’UCL, a connu un retentissement considérable dans l’histoire, marquant de son empreinte la pensée d’hommes aussi divers que Pline l’Ancien, Ambroise de Milan, Érasme, Kant, Montesquieu ou Frédéric II de Prusse.

Mais pas celle des politiciens, c’est sûr…

Bernard DELCORD

Les Devoirs par Cicéron, édition bilingue français-latin dirigée par Maurice Testard et traduite par Stéphane Mercier, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Classiques en poche », mars 2014, 495 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,50 € (prix France)

05 09 14

« Elles sont fraîches, mes salades ! »

Salades gourmandes.jpg

Le texte ci-dessous a paru dans la livraison du 05/09/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Dans Salades gourmandes, un recueil tout rond – l’ouvrage est en forme de cercle – paru chez Larousse à Paris, Carla Bardi propose plus de 50 recettes pour toutes les saisons : salade de mâche aux Saint-Jacques et aux crevettes, salade de poires au bleu et aux noix, salade d'orge au potiron et au brocoli, salade de courgettes grillées au bacon et au chèvre, salade de dinde à la mexicaine, salade de couscous à l’aubergine, salade de poulet à l’indonésienne, salade d’hiver aux légumes rôtis...

Une mine d'idées vitaminées !

Bernard DELCORD

Salades gourmandes par Carla Bardi, photographies de Brent Parker Jones, Paris, Éditions Larousse, mai 2014, 126 pp. en quadrichromie au format 29 x 29 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 10,90 € (prix France)

Voici une recette haute en couleurs :

Salade de fleurs

Pour 4 à 6 personnes

Préparation : 15 minutes

Cuisson : 5 à 10 minutes

Ingrédients :

300 g de mesclun

100 g de fleurs comestibles (capucine, bourrache, pensée, pétales de rose, violette, pervenche…)

Pour les noix caramélisées :

4 cuillers à soupe de sucre en poudre

¼ de cuiller à café de sel

¼ de cuiller à café de poivre du moulin

Pour l’assaisonnement :

1 cuiller à soupe d’échalote finement hachée

1 cuiller à soupe de vinaigre de vin rouge

½ cuiller à café de sucre en poudre

4 cuillers à soupe d’huile d’olive vierge extra

1 cuiller à café de ciboulette ciselée

1 brin de basilic frais

Sel et poivre du moulin

Recette :

Déposez la salade dans un saladier et coupez les grandes feuilles en petits morceaux.

Faites tremper les fleurs dans un saladier rempli d’eau froide pour éliminer les insectes.

Égouttez-les sur du papier absorbant.

Préparez les noix caramélisées :

Versez le sucre, 1 cuiller à soupe d’eau, le sel et le poivre dans une poêle et faites chauffer à feu moyen.

Laissez cuire 5 minutes environ, jusqu’à obtenir un caramel brun foncé.

Ajoutez les noix et enrobez-les de caramel.

Versez-les sur une feuille de papier sulfurisé et laissez refroidir, puis cassez-les en morceaux de la taille d’une bouchée.

Préparez l’assaisonnement :

Dans un bol, fouettez tous les ingrédients.

Versez l’assaisonnement sur la salade et mélangez bien.

Parsemez la salade des noix caramélisées, des fleurs et servez.

Conseil :

Servez cette salade pour célébrer un événement particulier. Choisissez les fleurs pour leurs couleurs, mais seulement des fleurs comestibles.

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03 09 14

« Quand le vin est tiré, il faut le boire, surtout s'il est bon. » (Marcel Pagnol)

Atlas mondial du vin 2014.jpgLa version en langue française de la 7e édition (la première date de 1971) entièrement revue et mise à jour de l’Atlas mondial du vin par Hugh Johnson & Jancis Robinson vient de paraître chez Flammarion à Paris, et c’est un événement pour les amateurs de dives bouteilles autant que pour les œnologues avertis.

Accompagné de cartes détaillées de tous les vignobles décrits ainsi que d’un index des noms et d’un index géographique, cet ouvrage monumental et prestigieux dont les versions précédentes ont été vendues à plus de cinq millions d’exemplaires cumulés, offre une vue panoramique de ce que les viticulteurs produisent aujourd’hui de meilleur tout autour de la planète.

En France, bien entendu, où nos auteurs sillonnent la Bourgogne, le Mâconnais, ainsi que les alentours de Chablis, du Beaujolais, de la Champagne, de Pomerol, de Chinon et de Bourgueil, de Bandol, de Margaux, de Saint-Émilion ou de la Savoie.

En Italie aussi, et en Espagne, au Portugal, en Allemagne, en Angleterre, au Pays de Galles, en Suisse, en Autriche, en Hongrie, en République tchèque et en Slovaquie, dans les Balkans occidentaux, en Croatie, en Slovénie, en Bulgarie, en Roumanie, dans la région de la mer Noire, en Géorgie, en Grèce, en Turquie, en Méditerranée orientale, en Amérique du Nord et du Sud, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, ainsi qu’en Inde, en Chine et au Japon.

Un tour du monde magnifiquement enivrant !

Bernard DELCORD

Atlas mondial du vin par Hugh Johnson & Jancis Robinson, 7e édition entièrement revue et mise à jour traduite de l’anglais par Christine Mignot, Paris, Éditions Flammarion, août 2014, 400 pp. en quadrichromie au format 23,7 x 29,9 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 45 € (prix France)

31 08 14

« L'école enseigne la prose, non la poésie. » (Benedetto Croce)

Moi, ministre de l'Enseignement.jpgUn an après la publication de son brûlot intitulé Les profs au feu et l’école au milieu, Frank Andriat remet un ouvrage sur le métier avec Moi, ministre de l’Enseignement, un essai paru aux Éditions de La Renaissance du livre dans lequel il dresse la liste des dix propositions dont l’application permettrait, assure-t-il, de renflouer le Titanic qu’est devenu selon nous l’enseignement en Belgique francophone, à savoir :

– défendre une école de l’excellence pour tous ;

– partir des besoins des élèves et des profs ;

– s’inspirer du bas pour aller vers le haut ;

– publier des programmes clairs et précis ;

– créer de l’espoir ;

– donner la primauté à l’éducation et à la culture ;

– être rassembleur plutôt que diviseur ;

– ne pas avoir de certitudes ;

– garantir une école du sens et de la liberté ;

– oublier les sondages et les statistiques.

De belles et bonnes idées, assurément, frappées au coin du bon sens et auxquelles nous ajouterions le retour aux fondamentaux de l’orthographe et du calcul, mais leur application dans un futur proche – il n’est pas interdit de rêver…– assainirait-elle les écuries d’Augias ?

Moi, ministre de l'Enseignement (Milquet).jpg

Rien n’est moins sûr, à notre avis, la situation de déréliction dans nombre de bahuts étant ce qu’elle est devenue en raison de l’incurie des politiques (un tweet récent de la nouvelle ministre de l’Éducation, contenant une grossière faute d’orthographe en est la preuve administrée), en raison de l’ignorance de pédagogues autoproclamés ou cooptés par des pairs insanes faisant des ravages parmi les futurs profs (ainsi, dans l’une nos universités les plus réputées, un des responsables essentiels de l’agrégation d’une importante section de la Faculté des Lettres sait à peine parler le français, et encore moins l’écrire… tandis que la dernière leçon donnée par plus d’un inspecteur tatillon remonte à des lustres), en raison de la médiocrité crasse de certains enseignants (prof moi-même, j’ai connu des collègues pour qui le préfet établissait à l’avance le calendrier de leurs absences « pour maladie », aussi prévisibles qu’injustifiées), en raison de la démission d’innombrables parents face à la consommation de shit et d’Internet jusqu’à point d’heure par leur progéniture, mais qui, en bons consommateurs brandissant leurs droits, exigent que leurs enfants « aient leurs points » à tout prix, y compris celui de la menace ou du chantage et, last but not least, en raison du manque d’intérêt d’innombrables jeunes pour qui, l’ascenseur social étant désormais hors d’usage et le chômage frappant dans tous les azimuts, la vraie vie est ailleurs qu’en classe…

Les métastases de ce cancer ne cessant de proliférer, faut-il craindre que la thérapie préconisée par Frank Andriat ne se voie appliquée au patient qu’après le décès de celui-ci ?

Non ! Car comme le village gaulois d’Astérix, des établissements scolaires et des profs résistent encore çà et là avec un succès indéniable, en se fondant sur un espoir jamais déçu : celui de l’incommensurable capacité de cœur – plutôt que de savoir, celui-ci venant alors par surcroît – d’une jeunesse de plus en plus métissée se débattant dans un monde que l’on dit globalisé, mais qui s’ingénie à lui fermer toutes les portes…

Bernard DELCORD

Moi, ministre de l'Enseignement par Frank Andriat, Waterloo, Éditions de La Renaissance du livre, août 2014, 156 pp. en noir et blanc au format 13 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,90 €

31 08 14

À la guerre comme à la guerre…

La guerre totale.jpgAdjoint du maréchal Hindenburg dès le début de la Première Guerre mondiale, Erich Ludendorff (1865-1937) sauve l'Allemagne menacée à l'Est en remportant les batailles de Tannenberg (26-30 août 1914) et des lacs Mazurie (septembre 1914 et février 1915) qui passent pour des chefs-d'œuvre de stratégie. Devenu un héros national, nommé général en chef des armées allemandes (la Deutsches Heer) en 1916 et après avoir été en 1917 l’un des principaux négociateurs du traité de Brest-Litovsk avec la Russie révolutionnaire, c'est lui qui, au printemps 1918, tente l'offensive de la dernière chance sur le front occidental. Ayant échoué, il est démis par le Kaiser Guillaume II.

Erich Ludendorff avait aussi été l’initiateur de la guerre sous-marine à outrance qui entraîna, à terme, l’entrée en guerre des États-Unis.

Après la guerre, il s'engage dans l'extrême droite nationaliste, participe au putsch manqué de Hitler à Munich en 1923, siège au Reichstag l'année suivante comme député nazi. En opposition avec Hitler sur la direction du parti nazi, il se retire de la politique pour se consacrer à l'écriture.

Par ailleurs, en 1925, il fonde avec sa future seconde femme Mathilde von Kemnitz (qu'il épousera en 1926) le Tannenbergbund, mouvement païen de « connaissance de Dieu », qui existe toujours sous le nom de Bund für Deutsche Gotterkenntnis, et dont les membres sont parfois appelés « Ludendorffer ».

En apprenant que son ancien collègue, le maréchal-président Hindenburg, vient d'appeler Hitler à la chancellerie le 30 janvier 1933, Ludendorff lui adresse une lettre de reproche : « Et moi, je vous prédis solennellement que cet homme exécrable entraînera notre nation vers des abîmes de déshonneur […]. Les générations futures vous maudiront dans votre tombe pour ce que vous avez fait ».

Erich Ludendorff meurt le 22 décembre 1937 à l’âge de 72 ans après avoir rejeté, en 1935, l’offre de Hitler lui proposant de l’élever à la dignité de maréchal. Néanmoins, le général eut droit à des funérailles nationales à Munich [1].

Deux ans avant sa mort, il publie La guerre totale, dont la traduction française de 1937 a reparu récemment chez Perrin à Paris, dans l’excellente collection de poche « Tempus », avec une préface de Benoît Lemay, un éminent spécialiste canadien d'histoire militaire et d’histoire de l'Allemagne, ancien professeur à l'université de Laval (Québec), par ailleurs auteur de deux biographies remarquables d’Erich von Manstein, le stratège de Hitler et d’Erwin Rommel.

Écoutons-le :

« Un livre prophétique. Tirant les leçons de la défaite allemande de 1918, La guerre totale annonce les principes de la prochaine blitzkrieg. Inversant la thèse de De la guerre de Clausewitz qu'il prétend critiquer et dépasser, Ludendorff affirme que le politique doit être entièrement subordonné au militaire dans le cadre d'une dictature qui mobilise tous les moyens de production du pays pour gagner la guerre totale à venir.

De même, la guerre ne peut pas être défensive – autre principe clausewitzien –, mais offensive et, sur le plan tactique, le commandement doit rechercher la rupture du front adverse par la concentration de toutes les forces en ses points faibles, sans hésiter à frapper les civils par des bombardements pour démoraliser l'adversaire.

Le succès de cet ouvrage publié en 1935 s'explique par le côté frappant de son titre associé à l'auteur, alors considéré comme un maître-stratège. Analysant les échecs de l'armée allemande pendant la Grande Guerre tant sur le plan stratégique, économique que politique, Ludendorff émet des préconisations qui seront reprises par Hitler quelques années plus tard. »

Ajoutons que la clarté toute prussienne de cet essai aux gutturaux accents barbares, antisémites et antichrétiens l’a rendu compréhensible bien au-delà des galonnés d’état-major – son usage par le caporal Hitler en est la preuve – et applicable bien plus tard que durant la première moitié du siècle passé, hélas…

Bernard DELCORD

La guerre totale par Erich Ludendorff, préface de Benoît Lemay, Paris, Éditions Perrin, collection « Tempus », août 2014, 221 pp. en noir et blanc au format 11,9 x 17,9 cm sous couverture brochée en couleurs, 8,50 € (prix France)


[1] Source : Wikipedia.

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25 08 14

Paris a toujours été Paris...

Portraits pittoresques de Paris 1867-1893.jpgHistorien, journaliste et lexicographe, Charles Virmaître (1835-1903) fut l'un des grands physiologistes du Paris de la fin du XIXe siècle. Il écrivit une trentaine de livres sur le Paris populaire et celui des marges au temps des grandes mutations haussmanniennes : Les Curiosités de Paris (1868), La Commune à Paris (1871), Paris oublié (1886), Paris Police (1886), Paris qui s'efface (1887), Paris galant (1890), Paris-Impur (1891)... ainsi qu'un Dictionnaire de l'argot fin de siècle (1894).

Les Éditions Omnibus, à Paris elles aussi, ont confié à la critique et biographe dix-neuvièmiste Sandrine Filipetti le soin de réunir un choix de ses textes, choix qui a paru sous le titre de Portraits pittoresques de Paris 1867-1893 dans lequel sont mis en lumière bien des aspects ténébreux de la Ville-Lumière au temps du baron Hausmann.

En voici le sommaire, particulièrement explicite :

PARIS QUI VIENT, PARIS QUI VA

Physionomie de la ville

Restaurants et cafés, caboulots et bouis-bouis

Distractions populaires

Théâtres, caveaux, cirques et artistes

Petits métiers, bonimenteurs et célébrités du Paris-phénomène

Curiosités macabres

LES ARTS ET LES LETTRES

Journalistes et hommes de lettres

La presse

Physiologie des artistes

Des ateliers à l'exposition

LES ESCARPES

L'armée du crime

Arnaques, coups et combines

Les escarpes de salon

Police, surveillance et répression

TROTTOIRS ET LUPANARS

Marmites, proxénètes et michés

Maisons de tolérance

Brasseries-bordels et établissements publics

Prostitution et autorité

« Je fais du document et non de la critique, de l'histoire et non de la théorie », assurait Virmaître avec humilité.

Mais avec quel talent de conteur !

Bernard DELCORD

Portraits pittoresques de Paris 1867-1893 par Charles Virmaître, choix et présentation de Sandrine Filipetti, Paris, Éditions Omnibus, avril 2014, 928 pp. en noir et blanc au format 13 x 19,8 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 31 € (prix France)

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22 08 14

Peur sur et sous la terre…

La Patrouille des Castors, l’intégrale 5.jpgPubliées dans Le journal de Spirou entre 1971 et 1975 après trois ans d’interruption, les quatre aventures réunies dans La Patrouille des Castors, l’intégrale 5 (chez Dupuis à Marcinelle) sont en réalité deux diptyques : Le pays de la mort suivi des Démons de la nuit prend son inspiration dans l'actualité internationale africaine, tandis que Vingt milliards sous la terre suivi de El Demonio donne à MiTacq l'occasion de puiser dans son expérience de spéléologue amateur.

Le dessin s’est affiné, les boy-scouts ont mûri et le scénariste Jean-Michel Charlier (qui pourtant travaille en parallèle sur les aventures de Buck Danny, de Tanguy et Laverdure – et donc des Chevaliers du Ciel pour la télévision –, de Barbe-Rouge et de Blueberry, tout en étant corédacteur en chef de l’hebdomadaire Pilote avec René Goscinny, rien que ça !) est au mieux de sa forme : tout était donc réuni pour passionner les jeunes lecteurs d’alors… et d’aujourd’hui !

Avec des histoires palpitantes qui n’ont pas pris une ride…

Bernard DELCORD

La Patrouille des Castors, l’intégrale 5 par MiTacq et Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, juillet 2014, 285 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 28 €

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22 08 14

La Foire du Verre de Lasne

Foire du verre.jpgUn peu d’histoire :

En 1991, Lasne organise son premier marché en plein air. C’est sur ce marché que nait la Foire du Verre. L’événement est couvert par la presse nationale. En 1992, lors de la 2e édition, on y trouve déjà quelques grands spécialistes du verre et du cristal.

Depuis 1993, tant par ses exposants que par ses visiteurs, ce grand rassemblement européen des passionnés de la verrerie est désormais à l’agenda de tous les aficionados du verre ancien et du cristal. À partir de 2009, la Foire du Verre associe l’argenterie à son événement.

On y trouve aujourd’hui :

Des dizaines de milliers de pièces en Val Saint-Lambert, Saint-Louis, Vonêche, Baccarat, Chênée, Murano, Bohème… et plus de 70 spécialistes du verre et des cristaux anciens venant de toute l’Europe.

On y trouve de la verrerie en tant qu’art, les pièces manquantes d’un service, on y déniche des perles rares, on y côtoie les connaisseurs et les spécialistes.

Verres de mariage, de décoration, de collection, verres à vin du Rhin, verres européens du XIXe siècle ou contemporains, la Foire du Verre est à l’honneur comme chaque année pour les collectionneurs, les chineurs, les antiquaires ou les néophytes.

L’univers de la verrerie et du cristal lève des secrets de son histoire et ravit aussi le public pour le plaisir des yeux.

Pour approfondir les connaissances et éclairer les visiteurs, des ateliers-rencontres y sont organisés.

La Foire du Verre qui, depuis ses débuts, a conservé les valeurs qui la composent, remettra, le dimanche matin, un chèque de 3 000 euros, comme tous les ans, aux Amis des aveugles pour l’achat et l’éducation d’un chien d’aveugle.

Informations :

Rassemblement européen des passionnés de la verrerie

Centre Sportif de Lasne

Samedi 4 et dimanche 5 octobre 2014

10h00-18h00

Entrée : 6€ – gratuit pour les moins de 16 ans

www.foireduverre.org

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