27 02 17

Kin la (re)belle…

Petit futé 2017-2018 de Kinshasa et de la province du Kongo Central.jpgCoauteure du guide Petit Futé de la République démocratique du Congo, Caroline Thirion est née à Bruxelles en 1977. Licenciée en communication et médias (IHECS) et détentrice d’un diplôme en gestion commerciale (ICHEC), elle s’est passionnée pour la RDC depuis 2002 dans le cadre d’un reportage photos.

Elle a aussi rédigé le guide Petit futé 2017-2018 de Kinshasa et de la province du Kongo Central paru chez Neocity [1] à Bruxelles, qui ravira les amoureux de cette ville atypique, forte de 450 ethnies congolaises et d’habitants issus de tout le continent et d'ailleurs, appelée à devenir la première mégapole d’Afrique en 2020.

À la fois ville et province, centre administratif, politique, économique et culturel du pays, Kinshasa est une ville à vivre, avec ses atouts, mais aussi ses faiblesses, les sites à voir absolument et ceux à éviter.

Une ville qui est aussi le point de départ de quelques escapades dans un Kongo Central de toute beauté avec ses racines historiques, ses paysages superbes et l’embouchure du fleuve qui aboutit à l’océan et ses plages dorées.

Et puis, il y a le Kinois, parfois issu – récemment ou non – de l’ensemble du pays, spontané, extraverti, frimeur (l'Italien d'Afrique, dit-on…), noceur, mais pas bagarreur, qui aime parler politique et refaire le monde, mais, par-dessus, faire la fête [2] et partager ses bons plans et ses bonnes adresses.

Des adresses, ce guide sympathique en a sélectionné dans toutes les communes, pour tous les goûts et pour toutes les bourses : restaurants et hôtels, mais aussi ngandas, malewas, discothèques, bars, endroits de shopping, lieux de culture...

Pour, en tout cas, faire bon voyage !

Bernard DELCORD

Petit futé 2017-2018 de Kinshasa et de la province du Kongo Central par Caroline Thirion, Bruxelles, Éditions Neocity, novembre 2016, 264 pp. en quadrichromie au format 12 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,95 € ou 18 US$. Existe aussi en format e-book PDF (6,99 €)

STRUCTURE DU GUIDE

INVITATION AU VOYAGE : Les plus de Kinshasa – Fiche technique – Idées de séjour – Comment partir ?

DÉCOUVERTES : Kinshasa en 35 mots-clés – Survol de la région – Histoire – Politique et économie – Population et langues – Mode de vie – Arts et culture – Festivités –Cuisine locale – Jeux, loisirs et sports – Lexique

KINSHASA : Kinshasa – Histoire – La ville aujourd'hui – Communes et quartiers – Se déplacer – Pratique – Se loger – Se restaurer – Sortir – À voir, à faire – Balades (circuit « Personnages illustres » ; circuit « Histoire et Culture » ; circuit « Citoyenneté » ; circuit « vert ») – Shopping – Sports, détente, loisirs – Les environs – Sur la route de Bandundu – Nsele – Maluku & plateau de Bateke

KONGO CENTRAL : De Kinshasa à l'océan – Kisantu – Mbanza-Ngungu – Matadi – Boma – Muanda

PENSE FUTÉ : S'informer – Index

 

[1] http://www.neocity.be/

[2] Car Kinshasa est aussi une capitale de la musique avec de grands noms d’artistes qui confirment sa réputation de fêtarde et « d'ambianceuse » jusqu'au bout de la nuit...

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27 02 17

Polémique au bahut…

FUn sale livre.jpgrank Andriat est né en 1958 à Bruxelles. Après des études de philologie romane à l’ULB ‚ cet écrivain prolixe [1] exerce depuis 1980 le métier de professeur de français.

Il a publié récemment chez Mijade à Namur un roman jeunesse – mais pas que… – intitulé Un sale livre qui nous a fait forte impression.

En voici le pitch :

« La prof de français, Karine Latour, propose à ses élèves un roman qui provoque le débat. Justine le trouve génial, mais il choque son père. Tristan, grand lecteur, émet des réserves à son propos, mais la belle Amalia l’adore. Le sujet est dur, le ton très réaliste : les réfugiés syriens ne sont pas les bienvenus pour tout le monde. Rien, Nadir est décidément un sale livre dont aucun lecteur ne sort indemne. Jusqu’à ce que son auteure vienne au collège pour témoigner de son terrible parcours. Jusqu’à ce que la fiction rejoigne la réalité et rencontre l’amour. »

L’originalité de l’ouvrage tient au fait inédit que, sur une construction classique, celle du roman dans le roman, le récit décrit avec précision la réception de cette fiction interne par ses lecteurs [2].

Un joli coup de maître !

Bernard DELCORD

Un sale livre par Frank Andriat, Namur, Éditions Mijade, septembre 201§, 143 pp. en noir et blanc au format 15,3 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 7 €

 

[1] http://www.andriat.fr/bibliographie-complete/

[2] Outre ceux déjà cités, il y a aussi la documentaliste, une autre professeure, la classe tout entière, le principal du collège…

26 02 17

D’une tyrannie à l’autre…

Les révolutions russes .jpgAncien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d’histoire et directeur de recherche à l'Institut d'histoire du temps présent (CNRS), Nicolas Werth est l'un des plus importants historiens du monde russe au XXe siècle. Dans la fameuse collection « Que sais-je ? » des Presses universitaires de France, il est l'auteur d'une Histoire de l'Union soviétique en deux volumes, très régulièrement rééditée depuis vingt ans.

Chez le même éditeur et dans la même collection, on lui doit aussi Les révolutions russes, un passionnant petit essai paru à l’occasion du centenaire d’icelles, qui virent la chute de l’Ancien régime tsariste et l’avènement de l’URSS.

Voici le résumé qu’il en donne :

« Russie, février 1917. L'empire de Nicolas II s'enlise dans la Grande Guerre. Les failles de l'économie russe, dont la modernisation est restée inachevée, apparaissent au grand jour. L'inégalité dans la distribution de la terre nourrit la grogne. Les grèves se multiplient. Nicolas II est au front. Le pouvoir semble impuissant et vacant.

Lasse d'une autocratie d'un autre temps, une poignée de révolutionnaires, au milieu des insurrections de Petrograd, organise un comité exécutif (le Soviet) et, après un compromis avec le Comité provisoire libéral, balaie en quelques jours le régime tsariste, pourtant pluriséculaire. Sa chute ouvre alors la voie à une expérience démocratique unique dans l'histoire multiséculaire de la Russie.

Les fiançailles sont de courte durée : huit mois plus tard, en octobre, les bolcheviks, sous la férule de Lénine, prennent le palais d'Hiver et s'emparent du pouvoir, instaurant le régime communiste. »

Dépassant le clivage entre les historiographies soviétique et libérale, l’auteur s'attache à analyser non pas une seule révolution politique, mais une multiplicité de révolutions sociales et nationales.

Un ouvrage fondamental pour comprendre comment le monde a basculé il y a 100 ans tout juste…

Bernard DELCORD

Les révolutions russes par Nicolas Werth, Paris, Éditions des Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », janvier 2017, 128 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,6 cm sous couverture brochée en couleurs, 9 € (prix France)

Sommaire

Introduction

Chapitre premier – De la guerre à la révolution

Chapitre II – La révolution de Février

Chapitre III – Les débuts d’une Russie nouvelle

Chapitre IV – Le problème de la guerre et la crise d’avril

Chapitre V – Le gouvernement de coalition et la montée des tensions sociales et nationales

Chapitre VI – Les journées de juillet et la tentation de l’ordre

Chapitre VII – Radicalisation des masses et faillite de l’État

Chapitre VIII – La prise du pouvoir par les bolcheviks

Chapitre IX – Débats et controverses

Conclusion

Bibliographie

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22 02 17

Apprentissage musical…

Natalie Dessay raconte la véritable histoire de l'apprenti sorcier (cover).jpg

Constituant pour les enfants une belle initiation à la musique classique, le livre-CD intitulé Natalie Dessay raconte la véritable histoire de l'apprenti sorcier publié à Paris aux Éditions Didier Jeunesse est constitué d’un texte de Jean-Pierre Kerloc’h illustré par Rémi Saillard et dit par la grande soprano colorature française Natalie Dessay, par ailleurs comédienne de formation.

Le récit porté par les multiples voix de cette conteuse ensorcelante, qui incarne tous les personnages avec brio, donne en effet l’occasion d’approcher l’œuvre de compositeurs aussi divers que Camille Saint-Saëns, Maurice Ravel, Felix Mendelssohn, Manuel de Falla, Modeste Moussorgski, Hector Berlioz et Paul Dukas.

En voici le pitch :

Quatre enfants rêvant de devenir magiciens se présentent au maître sorcier Alto Incantador qui devra au final n’en garder qu’un. Commence alors un voyage initiatique qui leur apprendra à surmonter leurs peurs et les obligera à révéler tous leurs talents. Avant d’annoncer l’enfant élu, le grand sorcier leur racontera ses mésaventures du temps où lui aussi était apprenti sorcier.

Durée totale : 00h57’23’’

Natalie Dessay raconte la véritable histoire de l'apprenti sorcier (illu).jpg

Liste des extraits musicaux [1] (orchestre sous la direction musicale de David Pastor [2]) :

  1. INTRODUCTION : « ILS ARRIVAIENT DES QUATRE HORIZONS… »

Marche des fées (Felix Mendelssohn)

L’Enfant et les sortilèges (Maurice Ravel)

Escena (Manuel de Falla)

El aparecido (Manuel de Falla)

Danza del terror (Manuel de Falla)

En la cueva. La noche (Manuel de Falla)

  1. PREMIER VOYAGE : LA PEUR DU MAL

L’Enfant et les sortilèges (Maurice Ravel)

Une nuit sur le mont Chauve (Modeste Moussorgski)

  1. DEUXIÈME VOYAGE : LA PEUR DE L’INCONNU

Baba-Yaga (Modeste Moussorgski)

Songe d’une nuit de sabbat (Hector Berlioz)

  1. TROISIÈME VOYAGE : LA PEUR DE LA MORT 

Danse macabre (Camille Saint-Saëns)

  1. MAÎTRE ALTO INCANTADOR, APPRENTI SORCIER

L’Apprenti sorcier (Paul Dukas)

  1. ÉPILOGUE : LE CHOIX DU GRAND SORCIER

El círculo mágico (Manuel de Falla)

Menuet des follets (Hector Berlioz)

  1. L’APPRENTI SORCIER, PAUL DUKAS (version intégrale)

Bernard DELCORD

Natalie Dessay raconte la véritable histoire de l'apprentisorcier, un texte de Jean-Pierre Kerloc’h dit par Natalie Dessay et illustré par Rémi Saillard, sous la direction musicale de David Pastor Paris, Éditions Didier Jeunesse, collection « Un livre, un CD », septembre 2016, 36 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 23,80 € (prix France)

 

[1] Certains d’entre eux sont écoutables à l’adresse suivante : http://www.didier-jeunesse-musique.com/#/fiche/9782278078660/la-veritable-histoire-de-lapprenti-sorcier

[2] David Pastor est corniste et directeur artistique de l’Ensemble Agora (quintette à vent et harpe). Son parcours musical lui a fait côtoyer les musiciens de jazz avec l’Orchestre départemental de jazz de l’Yonne, ainsi que les grandes formations classiques (Opéra national de Lyon, Orchestre de Paris, Orchestre d’Auvergne…). Il est titulaire d’un premier prix de cor du CNSMD de Lyon et d’un DESS de management des entreprises culturelles (université Lumière-Lyon II).

21 02 17

“My pharmacist is rich…”

L'anglais pharmaceutique.jpgAnne-Claire Lévy enseigne l'anglais à la Faculté de pharmacie de l'Université Paris-Sud. Elle est l’auteure, aux Éditions Ophrys à Paris, de L’anglais pharmaceutique, un précis de vocabulaire français-anglais / anglais-français qui s'adresse à tous les professionnels et aux futurs professionnels des produits de santé et qui répertorie environ 3 000 termes et expressions anglo-américains essentiels à la terminologie de la sphère pharmaceutique.

Or, qu'il soit pharmacien d'officine, hospitalier, biologiste, ou qu'il travaille dans l'industrie pharmaceutique, le rôle du pharmacien au sein de notre société est grandissant. Et l'utilisation de l'anglais dans la sphère pharmaceutique est désormais incontournable et quotidienne, si bien que l'anglais pharmaceutique est devenu une langue de spécialité à part entière.

Cet ouvrage reprend tout d’abord les grandes étapes de la vie d'un médicament, depuis la recherche fondamentale jusqu’à la pharmacovigilance, en passant par les développements clinique et préclinique ainsi que le circuit administratif, tandis que sa seconde partie est dédiée à la pharmacie d'officine.

Un outil des plus utiles, incontestablement !

Bernard DELCORD

L'anglais pharmaceutique – Recherche, industrie, officine par Anne-Claire Lévy, Paris, Éditions Ophrys, collection « Anglais de spécialité », avril 2016, 207 pp. en noir et blanc au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 26 € (prix France)

20 02 17

« L’éphémère de nuit danse le tango... »

Tango.jpgOn connaît le talent immense de la romancière et nouvelliste Corinne Hoex [1] qui est aussi une poétesse d’envergure [2] dont les textes témoignent d’une belle capacité à faire ressentir les émotions les plus sensuelles et les plus subtiles.

C’est le cas de Tango, paru chez Esperluète à Noville-sur-Mehaigne, un poème orné d’eaux-fortes de Martine Souren qui soutiennent la prouesse suggestive du texte dans lequel une femme danse le tango, dans une tension soulignée par des répétitions fidèles au rythme de la musique née à Buenos Aires :

 

« l'éphémère de nuit

voudrait un vêtement

qui lui tienne au corps

 

qui me tienne au corps

songe-t-elle encore

et pas cette robe

 

qui me tienne au corps

comme un tanguero

comme un torero

un conquistador

et pas cette robe

aux rubans fugaces

aux franges incertaines »

 

Car, comme l’a écrit l’écrivain argentin Ernesto Sábato (1911-2011), « le tango est une pensée triste qui se danse… »

Bernard DELCORD

Tango, poème de Corinne Hoex, gravures de Martine Souren, Noville-sur-Mehaigne, Éditions Esperluète, collection « Cahiers », novembre 2017, 20 pp. en noir et blanc au format 10,5 x 20 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 8 €

 

[1] Le Grand Menu, 2001, Ma robe n’est pas froissée, 2008, Décidément je t’assassine, 2010, Le Ravissement des femmes, 2012, Décollations, fantaisie en prose, 2014, Valets de nuit, 2015, Pas grave, 2015.

[2] Cendres, 2002, Contre Jour, 2009, La Nuit, la mer, 2009, Juin, 2011, N.Y., 2011, Rouge au bord du fleuve, 2012, Le Murmure de la terre, 2012, L’Autre Côté de l’ombre, 2012, Celles d'avant, 2013, Matin, 2013, Jadis vivait ici, 2015, Oripeaux, 2015, Les Mots arrachés, 2015, L'Été de la rainette, 2016.

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19 02 17

« Un petit village, un vieux clocher / Un paysage si bien caché / Et dans un nuage le cher visage / De mon passé. » (Charles Trenet)

Les plus beaux villages de France.jpgPour faire paraître chez Flammarion à Paris le guide officiel intitulé Les Plus beaux villages de France, parmi les quelque 32 000 qui existent en France, l’Association « Les Plus Beaux villages de France » [1] a sélectionné 155 villages d’exception, témoins de l’histoire de l’Hexagone, pour la beauté de leurs paysages, de leurs monuments et l’authenticité de leur habitat.

Leur découverte – dans 21 zones géographiques et 69 départements hors des sentiers battus – permet celle d’une France profonde méconnue, chaleureuse et diverse, de la Normandie à l’Aquitaine, de l’Alsace à la Provence-Côte d’Azur, en passant par le Centre-Val de Loire, le Limousin et l’Auvergne, sans oublier la Corse, l’île de Ré, l’île de la Réunion (Dom Tom).

La démarche de l’association se fonde notamment sur l’animation des acteurs économiques et sur l’implantation de nouveaux prestataires ainsi que sur un travail de mobilisation de l’offre touristique visant à proposer à la clientèle étrangère et française des séjours sur mesure, favorisant un tourisme « durable » plus respectueux que le tourisme de passage et incitant les socioprofessionnels à élever la qualité de leurs prestations.

Une dynamique qui passe aussi par la dimension événementielle, à l’image, entre beaucoup d’autres propositions, d’une exposition de malles à thèmes à La-Roche-Guyon (Val-d'Oise), du marché aux vins des Plus Beaux Villages de France à Rodemack (Moselle), d’une exposition de céramique d'art au château de Lavardens (Gers) ou du marché aux fleurs à Capdenac-le-Haut (Lot).

Un ouvrage qui fait voyager dans le temps, l’espace… et le bonheur !

Bernard DELCORD

Les plus beaux villages de France – 155 destinations de charme à découvrir, ouvrage collectif, préface de Maurice Chabert, Paris, Éditions Flammarion et Les Plus Beaux Villages de France®, février 2017, 272 pp. en quadrichromie au format 17,5 x 21,7 cm sous couverture Intégra en couleurs, 16,95 € (prix France)

LISTE DES VILLAGES CLASSÉS PAR ZONES GÉOGRAPHIQUES :

ALSACE

Bas-Rhin : Hunspach, Mittelbergheim

Haut-Rhin : Eguisheim, Hunawihr, Riquewih

AQUITAINE

Dordogne : Belvès, Beynac-et-Cazenac, Castelnaud-la-Chapelle, Domme, Limeuil, Monpazier, Roque-Gageac (La), Saint-Amand-de- Coly, Saint-Jean-de-Côle, Saint-Léon-sur-Vézère

Lot-et-Garonne : Monflanquin, Pujols-le-Haut (commune de Pujols)

Pyrénées-Atlantiques : Ainhoa, Bastide-Clairence (La), Navarrenx, Saint-Jean-Pied-de-Port, Sare

AUVERGNE

Allier : Charroux

Cantal : Salers, Tournemire

Haute-Loire : Arlempdes, Blesle, Lavaudieu, Pradelles

Puy-de-Dôme : Montpeyroux, Usson

BOURGOGNE

Côte-d’Or : Châteauneuf, Flavigny-sur-Ozerain

Saône-et-Loire : Semur-en-Brionnais

Yonne : Noyers, Vézelay

BRETAGNE

Côtes-d’Armor : Moncontour

Finistère : Locronan

Ille-et-Vilaine : Saint-Suliac

Morbihan : Rochefort-en-Terre

CENTRE

Cher : Apremont-sur-Allier

Indre : Gargilesse-Dampierre, Saint-Benoît-du-Sault

Indre-et-Loire : Candes-Saint-Martin, Crissay-sur-Manse, Montrésor

Loir-et-Cher : Lavardin

Loiret : Yèvre-le-Châtel (par Yèvre-la-Ville)

CORSE

Corse-du-Sud : Piana

Haute-Corse : Sant’Antonino

FRANCHE-COMTÉ

Doubs : Lods

Haute-Saône : Pesmes

Jura : Baume-les-Messieurs, Château-Chalon

ÎLE-DE-FRANCE

Val-d’Oise : Roche-Guyon (La)

LANGUEDOC-ROUSSILLON

Aude : Lagrasse

Gard : Aiguèze, Lussan, Montclus, Roque-sur-Cèze (La)

Hérault : Minerve, Olargues, Saint-Guilhem-le-Désert

Lozère : Garde-Guérin (La) (commune de Prévenchères), Sainte-Énimi

Pyrénées-Orientales : Castelnou, Eus, Évol (commune d’Olette), Mosset, Villefranche-de-Conflent

LIMOUSIN

Corrèze : Collonges-la-Rouge, Curemonte, Saint-Robert, Ségur-le-Château, Turenne

Haute-Vienne : Mortemart

LORRAINE

Moselle : Rodemack, Saint-Quirin

MIDI-PYRÉNÉES

Ariège : Camon

Aveyron : Belcastel, Brousse-le-Château, Conques, Couvertoirade (La), Estaing, Najac, Peyre (commune de Comprégnac), Saint-Côme-d’Olt, Sainte-Eulalie-d’Olt, Sauveterre- de-Rouergue

Gers : Fourcès, Larressingle, Lavardens, Montréal, Sarrant

Lot : Autoire, Capdenac, Cardaillac, Carennac, Loubressac, Saint-Cirq-Lapopie

Tarn : Castelnau-de-Montmiral, Lautrec, Monestiés, Puycelsi

Tarn-et-Garonne : Auvillar, Bruniquel, Lauzerte

NORMANDIE (BASSE)

Calvados : Beuvron-en-Auge Manche : Barfleur

Orne : Saint-Céneri-le-Gérei

NORMANDIE (HAUTE)

Eure : Bec-Hellouin (Le), Lyons-la-Forêt

PAYS-DE-LOIRE

Maine-et-Loire : Montsoreau

Mayenne : Sainte-Suzanne Vendée : Vouvant

PICARDIE

Aisne : Parfondeval

Oise : Gerberoy

POITOU-CHARENTES

Charente : Aubeterre-sur-Dronne

Charente-Maritime : Ars-en-Ré, Flotte (La), Mornac-sur-Seudre, Talmont-sur-Gironde

Vienne : Angles-sur-l’Anglin

PROVENCE-ALPES-CÔTE-D’AZUR

Alpes-de-Haute-Provence : Moustiers-Sainte-Marie

Alpes-Maritimes : Coaraze, Gourdon, Sainte-Agnès

Bouches-du-Rhône : Baux-de-Provence

Hautes-Alpes : Grave (La), Saint-Véran

Var : Bargème, Gassin, Seillans, Tourtour

Vaucluse : Ansouis, Gordes, Lourmarin, Ménerbes, Roussillon, Séguret, Venasque

RHÔNE-ALPES

Ain : Pérouges

Ardèche : Balazuc, Vogüé

Drôme : Garde-Adhémar (La), Mirmande, Montbrun-les-Bains, Poët-Laval (Le)

Isère : Saint-Antoine-l’Abbaye

Loire : Sainte-Croix-en-Jarez

Rhône : Oingt

Savoie : Bonneval-sur-Arc

Haute-Savoie : Sixt-Fer-à-Cheval, Yvoire

DOM-TOM

La Réunion : Hell-Bourg (commune de Salazie)

 

[1] Elle a été fondée en 1982 à l’initiative de Charles Ceyrac, alors maire de Collonges-la-Rouge, dans le but d’unir les forces et les passions pour protéger et promouvoir le patrimoine remarquable de communes d’exception et leur offrir ainsi une alternative à la désertification rurale.

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19 02 17

L’invention de la « quatre pattes »…

La naissance de la 4 CV Renault.jpgDugomier, Bruno Bazile et Yves Magne se sont associés pour faire paraître chez Glénat à Grenoble un bel album de bandes dessinées intitulé La naissance de la 4 CV Renault, dans lequel ils racontent l’histoire de la conception de la plus célèbre des voitures populaires françaises – la première à être vendue à plus d’un million d’exemplaires.

En voici le résumé :

« 1939, Salon de l’Automobile de Berlin. Ferdinand Picard et Charles-Edmond Serre, deux ingénieurs de chez Renault, sont impressionnés par les véhicules allemands. Inspirés par la petite, mais ingénieuse K.D.F. Wagen – la fameuse “Coccinelle” : – de Ferdinand Porsche, ils rentrent en France avec l’idée d’un modèle similaire de voiture pour budgets modestes.

Mais en seulement quelques mois, la guerre éclate, la France capitule et l’usine Renault de Boulogne-Billancourt est réquisitionnée par l’armée nazie pour la fabrication de camions.

Pour autant, ils n’abandonnent pas leur idée. Ils en sont persuadés, après la victoire inéluctable des Alliés, la France, en pleine reconstruction, aura besoin d’une véritable voiture accessible à tous. En secret, dans des ateliers souterrains, sous le fracas des bombardements, ils se mettent à dessiner les plans et à imaginer le moteur de celle qui deviendra la future 4CV… »

Le récit rondement et bellement mené d’une grande saga industrielle française !

Bernard DELCORD

La naissance de la 4 CV Renault, scénario de Dugomier, dessins de Bruno Bazile, couleurs d’Yves Magne, Grenoble, Éditions Glénat, collection « Plein gaz », février 2017, 48 pp. en noir et blanc au format 24 x 32 cm sous couverture brochée en couleurs, 13,90 € (prix France)

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16 02 17

Altesses Sérénissimes...

Les Arenberg .jpgAncien élève de l’École Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud (1997-2001), agrégé d’histoire (2000), allocataire-moniteur à l’Université Lyon 2 Lumière (2001-2004), puis ATER aux Universités de Provence (2004-2005) et Toulouse le Mirail (2006-2007), boursier de la Fondations Thiers (2005-2006), maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Reims Champagne-Ardenne depuis 2007, Bertrand Goujon a soutenu en 2006 à l’Université Lyon 2 Lumière une thèse de doctorat d’histoire dont la version publiée, Les Arenberg. - Le gotha à l’heure des nations, 1820-1919 a paru en janvier 2017 aux Presses Universitaires de France à Paris.

Rappelons que la Maison d’Arenberg recouvre :

– Une maison médiatisée du Saint-Empire romain germanique, dont les membres portent les titres de duc et duchesse d'Arenberg et de prince et princesse et jouissent du prédicat nobiliaire d'Altesse Sérénissime (Durchlaucht, confirmé par la Confédération germanique le 13 août 1825) ;

– Une maison comtale dont les chefs ont droit au titre de Comte Illustrissime (Erlaucht, confirmé par la Confédération germanique le 13 février 1829).

Et que la famille détient (ou a porté) les titres de :

– Seigneur, comte, puis Duc d'Arenberg (Saint-Empire, 1644) et Prince du Saint-Empire (1576) ;

– Duc d'Arschot et grand d'Espagne ;

– Duc de Croÿ ;

– Prince de Porcéan ;

– Duc souverain de Meppen (Allemagne) (1803-1810) ;

– Duc d'Arenberg (Royaume de France), créé par Charles X le 24 février 1824 ;

– Duc d'Arenberg (Royaume de Belgique) ;

– Prince de Recklinghausen (Ruhr) ;

– Comte de la Marck, Comte de Lalaing, de Seneghem, de Champlitte, de Kerpen et de de Kasselburg ;

– Marquis de Montcornet (Ardennes françaises) ;

– Prince de Chimay ;

– Comte de Beaumont et de Frezin ;

– Baron de Commines, de Hallwin, de Zewenberghes, de Rotselaar, de de Kommern, de Perwez ;

– Baron puis prince de Barbançon ;

– Comte d'Aigremont et de La Roche-en-Ardenne, vicomte d'Aure ;

– Baron de Naeltwyck ;

– Seigneur de Zuid-Polsbroek, d'Enghien, de Noordeloos, Heemskerck, Polsbroek, Vlaardingen, Wateringen, Capelle-sur-l'Issel, Honselersdijk, Terschelling, Mirwart, Vorselaar, Lichtaert, Kastel et Rethy ;

– Comte de l'Empire (1808) ;

– Comte de Schleiden. [1]

Apparentée de près aux princes de Ligne, cette famille de la haute noblesse produisit des générations de dignitaires politiques, militaires et religieux ainsi que de nombreux mécènes.

Son influence fut très considérable en Europe sur le plan des affaires publiques, de la diplomatie, de l’économie, de l’organisation sociale, des idées, de la religion, des arts… et des mondanités.

Après la Première Guerre mondiale, les possessions des Arenberg en Belgique et en France furent saisies, parce qu’en raison de leurs origines prussiennes supposées, ils furent considérés comme « ennemis infiltrés » [2]

Voici enfin la présentation de l’ouvrage par son auteur très capé :

« Maison souveraine du Saint-Empire dont les différentes branches s’établissent en Belgique, en Allemagne, en France et en Autriche, la famille Arenberg est un observatoire du gotha au XIXe siècle. Confrontée à la fragilisation de la propriété foncière, aux concurrences bourgeoises, aux défis de la sécularisation et à la démocratisation de la vie politique, l’aristocratie doit de toute urgence réinventer ses modèles économiques, idéologiques et socioculturels. Elle engage ainsi de nouvelles stratégies qui s’inscrivent dans des contextes nationaux et régionaux supposant une adaptation permanente.

La dimension transnationale de cette histoire exemplaire est particulièrement cruciale, car les Arenberg attestent une maîtrise singulière et précoce de l’espace et du temps qui, sans être dénuée d’ambiguïtés et au risque de susciter des crispations, est le gage pour cette grande famille européenne d’une perpétuation de sa position élitaire au fil d’un long XIXe siècle en tout point révolutionnaire. »

Une véritable saga !

Bernard DELCORD

Les Arenberg – Le gotha à l’heure des nations, 1820-1919 par Bertrand Goujon, Paris, Éditions PUF, janvier 2017, 1067 pp. en noir et blanc au format 15,2 x 21,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 25 € (prix France)

SOMMAIRE

LA RESTAURATION ARISTOCRATIQUE DANS L’EUROPE POST RÉVOLUTIONNAIRE

Vers la constitution de branches nationales

Un lustre dynastique restauré dans l’Europe du Congrès de Vienne (1823-1830)

Créer une branche française

MARGINALISATION POLITIQUE, REDÉPLOIEMENT DES FORTUNES (1830-1850/1851)

Désengagement politique et repli vers les États allemands

La consolidation patrimoniale et notabilitaire : une alternative à l’érosion du pouvoir aristocratique

Réponses socioculturelles à la concurrence bourgeoise

1848 : une reconfiguration temporaire des stratégies familiales ?

RETOUR(S) AU MONDE D’UNE ARISTOCRATIE À RÉINVENTER (1850/1851-1875/1877)

L’apogée de la grande propriété châtelaine

L’engagement décisif dans l’intransigeantisme catholique

(Ré)intégrer les nations : des stratégies divergentes

LES MODERNISATIONS DU MODÈLE NOTABILITAIRE (1875/1877-1897/1898)

Recomposition des fortunes et maintien du rang

Des carrières politiques princières au défi du suffrage universel

Redéploiement et intensification des engagements notabilitaires

La redécouverte des villes-capitales ?

ÉCLATS ET ILLUSION DE LA « BELLE ÉPOQUE » (1897/1898-1914)

Une insolente prospérité financière

Fragilité des retours en politique et vitalité du patronage aristocratique

Ultimes éclats dynastiques et mondains

L’ÉPILOGUE DOULOUREUX DE LA GRANDE GUERRE

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_d%27Arenberg

[2] Source : https://nl.wikipedia.org/wiki/Huis_Arenberg

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16 02 17

« Pamela Churchill va tout donner, son corps, son cul et même son cœur. »

pamela_01.jpgJournaliste, traductrice de l’anglais et critique littéraire, Stéphanie des Horts est aussi une auteure prolixe de romans et de biographies : La scandaleuse histoire de Penny Parker-Jones (Ramsay, 2008), La Panthère - Le fabuleux romand de Jeanne Toussaint, joaillière des rois (JC Lattès, 2010), La splendeur des Charteris (Albin Michel, 2011), Le diable de Radcliffe Hall (Albin Michel, 2012), Le secret de Rita H. (Albin Michel, 2013), et Le bal du siècle (Albin Michel, 2015).

Chez Albin Michel encore, elle a fait paraître Pamela, une biographie aussi passionnante qu’endiablée de Pamela Beryl Digby (1920-1997), la bru de Winston Churchill (elle avait épousé le fils de celui-ci, Randolph, en 1939 avant d’en divorcer en 1945) auprès de qui elle apprit la politique tout en fréquentant les riches et puissants de ce monde.

Femme d’influence et en raison de ses nombreuses aventures amoureuses, elle est appelée par certains « la dernière grande courtisane » du XXe siècle et parfois « la grande horizontale » [1].

Frivole, ravissante, arrogante, flamboyante, Pamela a fait sienne la devise : « Choisis l'homme qui te mènera à la gloire ».

À son tableau de chasse, les Churchill, le journaliste de la radio américaine CBS Edward Murrow, le pilote automobile espagnol Alfonso de Portago, l’ambassadeur des États-Unis à Londres John Whitney, le patron de CBS William Paley, le prince pakistanais Ali Khan, le patron de la société italienne Fiat Gianni Agnelli, le crooner yankee Frank Sinatra, l’armateur grec Stávros Niárchos, l’écrivain français Maurice Druon, le riche et puissant producteur américain Leland Hayward, l’homme d’affaires français Élie de Rothschild...

Mais aussi William Averell Harriman, chef de la mission américaine à Londres avant l’entrée en guerre des États-Unis et héritier des chemins de fer Union Pacific. C’est avec la bénédiction de Winston Churchill, alors qu’elle était l’épouse de son fils, que Pamela avait eu une liaison avec ce diplomate jusqu’en 1943, quand il fut nommé ambassadeur des USA en URSS.

Elle renoue le contact avec lui en 1971 et l’épouse la même année. Elle prend alors la nationalité américaine et, grâce à son mari, commence une activité au sein du Parti démocrate. En 1992, elle participe activement à la campagne de Bill Clinton pour l'élection présidentielle et, après l’accession au pouvoir de celui-ci, est nommée ambassadrice en France, en 1993.

En 1997, alors qu'elle est toujours en poste, elle est victime d’une hémorragie cérébrale à la piscine de l'hôtel Ritz et meurt à l’hôpital américain de Neuilly.

Écoutons sa biographe :

« Ils l'ont tous désirée. Elle les a tous aimés. Les conquêtes de Pamela sont des alliances, des trophées qu'elle brandit sans crainte de choquer les cercles mondains.

Elles vont lui ouvrir les portes du pouvoir et de la diplomatie, jusqu'alors réservées aux hommes, et lui permettre d'assumer toutes ses libertés. Scandaleuse ? Intrigante ? Courtisane ? La ravissante anglaise à la réputation sulfureuse […] a emporté ses secrets. Le roman vrai d'une femme amoureuse de l'amour. »

Après avoir souligné les qualités du récit livré sur un ton enjoué non exempt d’humour et de tact (Stéphanie des Horts, née de Cournon, n’est pas aristocrate pour rien…), nous conclurons par la dédicace du livre :

« En mémoire de Pamela Churchill, où qu’elle soit, dans le lit de Dieu ou celui du Diable. »

Bernard DELCORD

Pamela par Stéphanie des Horts, Paris, Éditions Albin Michel, février 2017, 282 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 18 € (prix France

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pamela_Harriman

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