25 05 15

Plaisirs de table à Bruxelles

Guide + Passeport BXL 2015-2016.jpg

La 38édition (celle de 2015-2016) du Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles qui vient de paraître recense par ordre alphabétique et pour un prix inchangé les 960 restaurants, hôtels et salles de séminaire de la capitale de l’Europe et de ses environs proches tout en permettant, par un système très pratique de huit index placés en fin d’ouvrage, de sélectionner aussi les restaurants par commune d’implantation, par gammes de prix, par types de cuisine, proposant un chef à domicile, en fonction de leur ouverture (non-stop, tard le soir ou le dimanche), disposant de salons particuliers, proposant un service banquets ou des tables de plein air.

Pour chaque établissement, l’ouvrage fournit une quantité considérable d’informations objectives (coordonnées diverses, nom du propriétaire, date de fondation, type de cuisine, gamme de prix, exemples de propositions à la carte, origine des vins, nombre de couverts, types de cartes de crédit acceptées, facilités pour les personnes handicapées, jeux pour les enfants à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement, présence d'un bar, d’un fumoir, d’une terrasse, d'une piscine en plein air ou couverte, d'un garage, d’un parking ou d’un service voiturier…) complétées, quand l’entreprise les mérite, d’appréciations sous forme de logos (nombre de toques, beau cadre, belle cave, bon rapport qualité-prix, coup de cœur Delta…) et de commentaires rédigés par les chroniqueurs de la maison – parmi lesquels figure votre serviteur.

Comme le veut la tradition, le guide mentionne les lauréats annuels de la profession [1], mais il met aussi l'accent sur le travail de chefs qui ont œuvré avec talent depuis plus de 25 ans [2].

Enfin, et l’initiative doit être vivement soulignée, ce guide renferme un « Passeport Delta » valable jusqu’au 30 juin 2016 faisant bénéficier son utilisateur d’une remise de 30% (hors boissons et pour un montant maximum de 50 euros de réduction TVAC) dans 44 établissements gourmands, scrupuleusement sélectionnés, classés par quartier et par catégorie (table gastronomique, bon rapport qualité-prix, coup de cœur et beau cadre), ce qui représente pour son détenteur une économie potentielle de… 2 200 euros !

Une seule utilisation de ce Passeport rembourse donc le prix d’achat du Guide…

Sympa, non ?

Bernard DELCORD

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles 2015-2016, Bruxelles, Les Guides Delta, mai 2015, 344 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 27,75 €


[1] Delta d’Or : Bowery à Schaerbeek ; Delta d’Argent : Stirwen à Etterbeek ; Delta de Bronze : Le Wine Bar à Bruxelles. Lauréats par type de cuisine : Al Matbakh - La Cuisine (cuisine maghrébine) ; Au Cor de Chasse (cuisine portugaise) ; Gou (cuisine bistronomique) ; Jack O'Shea (viandes rouges d’exception) ;Kombijmâ (cuisine belge) ; Le Fourneau Ibérique (cuisine espagnole) ; The Lodge (cuisine de brasserie) ; Le Relais Saint-Job (cuisine de brasserie) ; Mont Liban (cuisine libanaise) ; Osteria Il Gusto Italiano (cuisine italienne) ; Rugbyman N° Two (cuisine de la mer) ; Tian Yuan House (cuisine chinoise) ; Villa Singha (cuisine thaï).

À ces noms, il convient d'adjoindre les lauréats au titre du Guide Delta 2015 des hôtels et des restaurants de Belgique et du Grand-duché de Luxembourg, à savoir : Deltas d’Or : Le D’Arville à Wierde, Pastorale à Reet et Ma Langue Sourit à Moutford ; Deltas d’Argent : L’Olivier des Sens à Tilff, t’Korennaer à Nieuwkerken et le Restaurant Lion d’Or à Strassen ; Deltas de Bronze : L’Étang bleu à Mont-Sainte-Geneviève et Bistronome à Strassen.

[2] Jean-Louis Simonet (L’Assiette au Beurre à Frameries) ; Fabrice Collie (La Ferme du Château à Estaimbourg) ; Jean Ureel (La Ferme du Faubourg à Rebecq) ; Didier Delforge (Le Pré Vert à Ham-sur-Heure) ; Aoki Yu (Yamayu Santatsu à Bruxelles) ; Luo Jun (Le Jardin de Pékin à Bruxelles) ; Santino Trovato (Paradiso à Bruxelles) ; Alain Fayt (Restobières à Bruxelles).

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17 05 15

Une réédition bienvenue…

La caractéristique des styles (cover).jpgVoilà que, sept ans après la précédente et cinquante ans après la première, vient de sortir, revue et corrigée par Jean-François Roisset et Stéphane Laurent, une nouvelle édition de La caractéristique des styles, l’impérissable ouvrage rédigé par le grand spécialiste des arts décoratifs Robert Ducher.

Voici ce qu’écrivait notre excellente consœur Sylvie Lécallier dans Babelio [1] à propos de l’édition de 1998 :

« Ce manuel d'initiation à l'histoire des styles ne cache pas son caractère didactique.

Sa formule consiste en la juxtaposition d'un texte concis sur la page de gauche et de l'illustration lui correspondant sur la page de droite ; elle permet une identification claire et rapide des formes, et de chapitre en chapitre, des styles qui se sont succédé en France mais aussi en Europe.

Chaque style fait l'objet d'un quadruple examen : les éléments de décoration, l'architecture, la décoration intérieure et le mobilier.

Sont ainsi abordés les arts égyptien, grec, romain, gréco-romain et byzantin ; l'art roman et l'art gothique, auquel est consacré un chapitre particulièrement important. Puis les Renaissances européennes, l'art baroque, et les différents styles de Louis XIII au Second Empire (…) [ainsi que] la fin du XIXe et le début du XXe siècle (…), l'Art nouveau et l'Art déco.

Depuis plus de quarante ans cet ouvrage a été le dictionnaire des arts décoratifs pour des générations d'élèves, d'étudiants et de simples amateurs. »

Près d’une décennie plus tard, cette bible se complète de chapitres nouveaux sur l’avant-garde et le fonctionnalisme, sur le style international, sur le style pop, sur le style post-moderne et sur les tendances actuelles.

De la belle ouvrage !

Bernard DELCORD

La caractéristique des styles par Robert Ducher, édition revue et corrigée par Jean-François Roisset et Stéphane Laurent, Paris, Éditions Flammarion, collection « Art – Les essentiels », septembre 2014, 224 pp. en noir et blanc au format 12 x 19,6 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 € (prix France)


[1] http://www.babelio.com/livres/Ducher-La-Caracteristique-des-styles-Guide-culturel/183871.

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16 05 15

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes au Musée Delvaux

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes (affiche).jpgCette année, le Musée Paul Delvaux de Saint-Idesbald souhaite mettre l’accent sur les archives de la Fondation Paul Delvaux. Celle-ci possède, en effet, une collection de plus de 3 000 œuvres et un fonds d’archives important qui recèle des trésors inédits.

Trente-cinq ans après sa création, c’est avec enthousiasme qu’elle inaugure ainsi une politique qui se veut scientifique en consacrant à l’œuvre de Delvaux un cycle d’expositions annuelles et une nouvelle collection de publications.

Au travers de la première exposition, Paul Delvaux’s Best Wishes, est dévoilée une sélection de 21 dessins réalisés par l’artiste, entre 1955 et 1960, pour illustrer ses vœux et ceux de son épouse Tam.

La sélection s’est faite au départ d’une trentaine de projets dont la majorité est présentée au public pour la première fois. Seuls huit d’entre eux sont déjà sortis de leur carton. En effet, en 2008, ils furent présentés à Liège, pour l’exposition De demain à Delvaux : Delvaux, peintre des gares, mais leur nature inédite n’étant pas indiquée, ils ne furent pas identifiés comme tels. En 2012, à l’occasion de la célébration de trente années de collaboration entre la Fondation Paul Delvaux et le Japon, elle offrît aux Nippons la primeur de quelques-uns de ces dessins lors de l’exposition itinérante Odyssey of a Dream.

Ces créations, exécutées avec beaucoup de finesse sont surprenantes, parfois même insolites. Elles ont en commun la nostalgie du temps passé, thème précieux et récurant dans son œuvre. L’artiste aime nous plonger dans ses souvenirs d’enfance, le spectateur averti est habitué à ce type de voyage.

Le travail du dessin à la plume évoque quelque peu la ligne claire de la bande dessinée et est réalisé sur  papier calque, probablement pour pouvoir reproduire plus facilement, et de manière multiple, ses projets. Une scène représentant la Mère à l’Enfant laisse percevoir les traces de crayon qui ont précédé la reprise à l’encre de Chine. La majorité d’entre elles se déclinent sur un double feuillet. L’un est occupé par le dessin tandis que l’autre porte un texte calligraphié, parfois brut et direct ou tel une enluminure destinée à véhiculer le message principal, transmettre les bons vœux de Tam et Paul.

Parfois l’artiste intègre directement les lettres au dessin comme si l’un ne pouvait pas aller sans l’autre.

Parcourir l’exposition permet de réaliser combien l’approche traditionnelle de la fête de Noël domine. Elevé dans une famille bourgeoise, Delvaux reçoit une éducation régie par les valeurs chrétiennes qu’il respecte même s’il n’est nullement pratiquant. Son travail artistique nous démontre d’ailleurs combien la religion fut une source d’inspiration féconde. Trois projets font une référence explicite à la Bible et renvoient aux scènes qui inspirèrent les plus grands artistes : la Nativité, la Pietà et l’Adoration des Rois mages.

Doucement, les paysages se familiarisent avec l’imaginaire du peintre, les rues de Jérusalem se couvrent de «chapeaux boules» sortes de pavés bombés, des poteaux électriques émergent sous la voûte céleste scintillante de mille étoiles, la lune, astre delvalien par excellence, apparaît comme un clin d’œil inconscient du peintre à son monde intime, des personnages  commencent à peupler le paysage.

Exposition Paul Delvaux’s Best Wishes (carte).jpg

© Foundation Paul Delvaux, St. Idesbald, Belgium

Dès lors, les parallèles existant entre ces cartes de vœux et certains tableaux ne surprennent plus. De façon évidente, on pense à Nuit de Noël, mais en poussant l’exploration on retrouve des éléments et des détails présents dans Solitude, La gare forestière, Le canapé bleu ou encore Toutes les lumières.

La thématique récurrente du train trouve elle aussi, et fort logiquement, un large écho au sein de ces compositions apaisées. Un tiers des projets y est consacré par celui qui rêvait petit d’être chef de gare et qui a toujours gardé la nostalgie des locomotives à vapeur. Est-ce là le symbole du passage d’une année à l’autre ? À chacun de trouver sa propre interprétation.

Sans se trahir, Delvaux offre une vision adoucie de la sphère intime où la femme occupe invariablement une place privilégiée. Peut-être détient-elle secrètement les clés de ce monde mystérieux où elle déambule dans l’épaisseur du silence ?

Julie VAN DEUN

INFORMATIONS PRATIQUES :

FOUNDATION  PAUL DELVAUX MUSEUM

Paul Delvauxlaan, 42

B-8670 St. Idesbald - Koksijde

Tél.  +32 (0) 58 52 12 29 

|Fax.  +32 (0)58 52 12 73

info@delvauxmuseum.com

www.delvauxmuseum.com

Horaires :

–        Du 04.04.2015 au 30.09.2015 du mardi au dimanche, de 10h30 à 17h30.

–        Du 01.10.2015 au 03.01.2016 du jeudi au dimanche, de 10h30 à 17h30

et lors des vacances scolaires.

Tarifs :

Tarif plein : 10 € (Adulte)

Tarif réduit : 7 € (Senior, Etudiant, Groupe...)

Gratuit (0-6 ans)

MUSEUMPASS 13€/18€

Visites guidées sur rendez-vous

Commissaire : Julie Van Deun

Scénographe : Frédéric De Smedt

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06 05 15

Le langage d’Éros…

Le bouquin des mots du sexe (cover).jpgAgnès Pierron, docteur ès lettres, est une lexicographe indépendante. Outre de nombreuses contributions à plusieurs dictionnaires et encyclopédies (Bordas, Larousse, Hachette), elle a rédigé des dictionnaires de spécialités (Le Bouquin des dictons, Dictionnaire de la langue du cirque, Dictionnaire des expressions populaires, Vieux comme Hérode : petit dictionnaire d’expressions courantes d’origine biblique… Son Dictionnaire de la langue du théâtre (Le Robert) a obtenu le prix de la Critique en 2003.

Elle est aussi l’une des meilleures connaisseuses du vocabulaire érotique français, auquel elle a consacré divers ouvrages savants : Pêle-mêle sexuel (2004), Dictionnaire des mots du sexe (2010), Escaladeuses de braguettes : petit dictionnaire de la prostitution (2011), Souris qui n'a qu'un trou... : petit dictionnaire des expressions courantes d’origine érotique (2011)…

On lui doit, paru tout récemment chez Robert Laffont, Le Bouquin des mots du sexe, un robuste pavé de 1056 pages d’évocations de la chose et de son usage, allant des plus élaborées (le plissé parisien, le fourreau, la figue, la fêlure sacrée, le mortier et son complément le pilon, alias le robinet de l’âme, la Sainte-Trinité, la branche de corail, le légume d’amour, le rubis cabochon, le timon de carrosse) aux plus argotiques (l’anguille, la chignole à mousmées, se lécher le citron, déballer le Mon Chéri, tutoyer le pontife, envoyer le dentifrice) en passant par des formulations parfois mystérieuses (soutirer une femme au caramel, prendre les chemins de Fatima, faire le coup du macaron, faire la glibette), le tout alliant joyeusement les métaphores artisanales, animalières, florales, militaires ou religieuses aux explications historiques ou lexicales du meilleur aloi.

À sa lecture, on saura ce qu’avoir l'abricot en folie veut dire, ou bien exhiber des avant-scènes, trépigner du mât de cocagne, se faire un nez de Pinocchio, c’est-à-dire s'astiquer les cuivres façon Grand-Hôtel, faire boum, voir la feuille à l’envers, se mettre une fausse barbe, chanter le Gloria, se faire sauter le coffre-fort, être membre de la bande à Ripolin, donner des leçons d’anglais, croiser un intermittent du spectacle ou laisser aller le chat au fromage

Comme on le voit, la langue des Français a des usages aussi divers que variés !

Bernard DELCORD

Le bouquin des mots du sexe par Agnès Pierron, Paris, Éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », février 2015, 1056 pp. en noir et blanc au format 13,1 x 19,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 30 € (prix France)


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26 04 15

La littérature pour tous...

Bescherelle Chronologie de la littérature française  (cover).jpgRédigée par une équipe de docteurs ès lettres et d’agrégés placés sous la direction d’un professeur émérite des universités françaises et s'adressant au vaste public – pas seulement scolaire– aimant la lecture, la Chronologie de la littérature française du Moyen Âge à nos jours constitue bien évidemment un ouvrage d’excellence sur tous les plans (pédagogique, historique, iconographique et vulgarisateur), puisqu’il a paru dans la célébrissime collection « Bescherelle » qui fait les beaux jours de la maison Hatier depuis 1842.

S’ouvrant sur la Séquence de Sainte Eulalie (881-882), premier texte transposé du latin dans ce qui deviendra la langue française, l’ouvrage s'achève avec La Disparition de Jim Sullivan (2013) de Tanguy Viel après avoir détaillé plus de 150 dates clés permettant d'évoquer les auteurs majeurs et les œuvres fondatrices.

L’organisation est claire et la mise en page ingénieuse.

En effet, au début de chaque période, une frise chronologique permet de repérer d’un coup d’œil les œuvres clés et les mouvements littéraires. Elle est suivie de doubles pages présentant auteurs et œuvres, avec des encadrés pour mettre en lumière le contexte culturel. À intervalles réguliers, des dossiers éclairent sur les principaux mouvements littéraires et, à la fin de l'ouvrage, un index très complet facilite la recherche d'une œuvre, d'un auteur ou d'un fait littéraire.

Un ouvrage qui permet de savoir comment Cyrano de Bergerac défia les autorités en 1657, de quelle manière le duc de Saint-Simon fit chuter Louis XIV de son piédestal entre 1691 et 1723, pourquoi Alphonse de Lamartine a fait sensation avec ses Méditations en 1820, avec quelle rigueur la justice condamna Baudelaire pour ses Fleurs du Mal parues en 1857, pourquoi Joris-Karl Huysmans trahit Émile Zola avec son roman À rebours en 1884, ce qu’avait en tête Gabrielle Colette en lançant la mode des garçonnes en 1920, avec quelle vigueur Georges Perec s’en prit à la société de consommation dans Les Choses en 1965, ce que le jury du Nobel voulait couronner en décernant en 2008 son célèbre prix à Jean-Marie Gustave Le Clézio…

Et bien d’autres choses encore !

Bernard DELCORD

Bescherelle Chronologie de la littérature française du Moyen Âge à nos jours, ouvrage collectif sous la direction de Johan Faerber, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », août 2014, 386 pp. en couleurs au format 15 x 22,5 cm sous couverture Integra en quadrichromie, 15,99 € (prix France)

Pour vous, nous avons repris les deux pages relatives à un écrivain belge fort célèbre :

Bescherelle Chronologie de la littérature française  (Simenon 1).jpg

 

Bescherelle Chronologie de la littérature française  (Simenon 2).jpg

 

25 04 15

Tournée des bonnes popotes…

Paris Marx – Saveurs capitale .jpgDans Paris Marx – Saveurs capitale paru chez Flammarion, le grand chef Thierry Marx (né à Ménilmontant en 1959) qui préside aux destinées du prestigieux Sur-mesure by Thierry Marx sis dans les murs du grand palace Le Mandarin Oriental Paris au 251 de la rue Saint-Honoré dans le 1er arrondissement, dévoile sa vision toute personnelle de la capitale française.

En six balades admirablement commentées, il entraîne le lecteur sur les lieux importants de sa vie, il raconte des histoires sur cette ville qu'il aime tant, il concocte dix-sept recettes au fil de ses pérégrinations et il fournit les adresses des commerçants qui lui sont chers : boulangers, pâtissiers, confiseurs, épiciers, bouchers, charcutiers, tripiers, poissonniers, fromagers, maraîchers, herboristes, brûleurs et marchands de café, marchés de quartier, petits bistrots, restaurateurs, traiteurs, cavistes, mais aussi gantier, disquaire, marchand de vélo, libraire, papetier…

Un guide averti qui en vaut au moins deux !

Sommaire des balades :

Entre Ménilmontant et le grand nord

Du marais à la rue Saint-Dominique

De Montparnasse au marché Poncelet

Un petit tour dans le Quartier latin

Des faubourgs au centre historique

Paris d’ici, Paris d’ailleurs

Bernard DELCORD

Paris Marx – Saveurs capitale par Thierry Marx, Paris, Éditions Flammarion, décembre 2014, 211 pp. en quadrichromie au format 19,9 x 24,6 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 32 € (prix France)

Voici une recette de dessert peu fréquent :

Omelette soufflée aux poires

Pour 6 personnes

Préparation : 25 minutes

Ingrédients :

8 œufs

3 poires

125 g de sucre

1 gousse de vanille

40 g de beurre

10g de sucre glace

Recette :

Battez les œufs.

Épluchez les poires, découpez-les en quartiers, citronnez-les légèrement et passez-les dans le sucre.

Dans une poêle à fond épais, légèrement graissée à l'huile de colza, déposez les œufs battus non salés et mélangez en faisant un mouvement circulaire dans la poêle.

Pendant ce temps, dans une autre poêle, faites revenir dans du beurre les quartiers de poire sucrés et faites-les sauter avec la gousse de vanille fendue.

À mi-cuisson de l'omelette, ramenez les œufs vers le bord et disposez les poires au milieu.

Inclinez la poêle et commencez à rouler l'omelette sur elle-même.

Disposez sur une assiette et saupoudrez de sucre glace.

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25 04 15

Cuisine à la Speedy Gonzales…

Recettes rapides .jpgLe recueil intitulé Recettes rapides publié chez Larousse à Paris compile 100 recettes express (réalisables en moins de 30 minutes, préparation et cuisson incluses), variées et équilibrées pour toutes les occasions.

Des entrées sur le pouce : ciabatta à la mozzarella et au salami ; salade de poires à la dinde ; pêches au jambon de Parme ; salade de boulgour à la feta ; salade de quinoa aux épinards ; velouté de patates douces à la noix de coco ; taboulé à l'aubergine, radis à l’orientale…

Des viandes prêtes en moins de 15 minutes : sauté de bœuf thaï, côtelettes d'agneau panées aux herbes et à la polenta ; farfalles froides au poulet ; porc laqué ; brochettes de porc à la provençale ; côtelettes d’agneau à l’indienne…

Du poisson express : brochettes de gambas ; noix de Saint-Jacques aux poireaux ; cabillaud à la crème et au cresson ; thon grillé aux haricots verts et salsa verte ; linguine au thon et au citron ; sashimi de saumon ; espadon et sauce piquante à la menthe…

Des petits plats végétariens ultra-rapides : soupe de nouilles épicée aux champignons ; gnocchis à la sauce verte ; risotto au potimarron ; omelette au fromage de chèvre et aux poivrons ; pâtes aux noisettes ; omelette à la betterave et à la feta…

Des desserts top chrono : yaourt marbré au citron ; verrines de myrtilles au mascarpone ; cookies à la crème glacée ; baies glacées au chocolat blanc ; trifles aux framboises ; fondue de chocolat aux fruits ; crème à la mangue et aux fruits de la Passion…

Pour les impatients affamés !

Bernard DELCORD

Recettes rapides, ouvrage collectif, Paris, Éditions Larousse, collection « Tous à table ! », janvier 2015, 216 pp. en quadrichromie au format 14,5 x 17 cm sous couverture brochée en couleurs, 5,95 € (prix France)

Voici une recette très simple :

Linguines aux palourdes

Pour 4 personnes

Préparation et cuisson : 20 minutes

Ingrédients :

800 g de palourdes nettoyées

300 g de linguine

Huile d'olive

2 gousses d'ail

2 piments rouges

20 cl de vin blanc sec

1 petit bouquet de persil plat

Recette :

Rincez les palourdes et jetez toutes celles qui ne se referment pas quand on les tapote légèrement.

Portez à ébullition une grande casserole d'eau salée et faites cuire les pâtes selon les instructions figurant sur le paquet.

Versez plusieurs cuillerées d'huile d'olive dans une cocotte munie d'un couvercle, émincez finement l'ail et les piments et faites-les revenir à feu vif.

Ajoutez les palourdes, versez le vin, couvrez et laissez cuire quelques minutes, jusqu'à ce que tous les coquillages soient ouverts.

Jetez les palourdes restées fermées.

Égouttez les pâtes, déposez-les sur les coquillages, ciselez le persil et parsemez-en la préparation

Mélangez bien l'ensemble et servez sans attendre.

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22 04 15

Saloth ? Un beau salaud…

Pol Pot.jpgEn publiant Pol Pot Qui suis-je ? chez Pardès à Grez-sur-Loing, l’historien de droite Nicolas Tandler, excellent spécialiste des grandes figures de l’extrême gauche [1], donne un joli coup de pied dans la fourmilière des idées reçues de la bien-pensance actuelle, en rappelant avec force que ce sont des thèses de Jean-Jacques Rousseau qui furent à l’origine du génocide du peuple khmer perpétré par Saloth Sâr, alias Pol Pot (1928-1998), et par ses séides Khmers rouges entre 1975 et 1979.

 Voici la présentation de l’ouvrage que nous donne l’auteur :

« On ne dit pas “Djougachvili”, mais Staline. De même, on ne parle pas de “Saloth Sâr”, mais, à partir de 1970, de Pol Pot, son pseudonyme. D'une famille cambodgienne aisée, il profita de divers enseignements dans la capitale du pays, Phnom Penh.

Parti compléter sa formation en France, il y découvre les Lumières avec Rousseau, la Révolution avec Robespierre, le marxisme avec Staline. Il néglige son école technique, et il doit retourner au pays sans diplôme. Il décide alors de devenir révolutionnaire professionnel.

Stoïque, il fait ses classes grâce aux communistes vietnamiens, qu'il hait, dans son for intérieur, comme ennemis héréditaires des Khmers. Devenu l'organisateur du Parti communiste à Phnom Penh, la chance le sert : le chef du PC est tué, et il prend sa place.

Le voici acteur d'une guerre tout à la fois civile et internationale. Avec des enfants-soldats vêtus de noir, ses troupes, les Khmers rouges, se multiplieront grâce aux erreurs de la puissante Amérique, aux divisions entre républicains et royalistes, au soutien de Hanoï.

Le 17 avril 1975, Pol Pot atteint son but.

Trois ans, huit mois, vingt jours, le peuple khmer subira une expérience démente, à vif, qu'aucun utopiste social n'avait osée avant lui. Elle lui coûtera 1 700 000 morts (estimation basse).

Puis Pol Pot fut vaincu dans une guerre éclair par le Vietnam. Il survécut deux décennies à sa défaite, divisant le monde à son propos, avant de mourir, esseulé. »

Pur produit du PCF et de ses intrigues, Pol Pot entretenait à l’évidence la haine recuite que les médiocres – ce petit-bourgeois avait échoué lamentablement dans toutes ses tentatives de scolarité largement financées par la France – vouent à tout ce qu’ils sont incapable d’être, à savoir des hommes, et qui donne les Hitler et les Staline, des étrons de l’histoire…

Bernard DELCORD

 Pol Pot Qui suis-je ? par Nicolas Tandler, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », novembre 2014, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)


[1] On lui doit, chez le même éditeur, un Marx Qui suis-je ?, un Staline Qui suis-je ? et un Trotski Qui suis-je ? fort intéressants, eux aussi.

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19 04 15

« Frères humains qui après nous vivez... » (François Villon)

Jadis vivait ici.jpgAvec Jadis vivait ici (paru aux Éditions L’Âge d’Homme à Lausanne), un élégant texte pointilliste tissé sur une trame médiévale, notre compatriote Corinne Hoex apporte une nouvelle preuve de sa grande virtuosité littéraire et de son talent étrange et remarquable à raconter des histoires terribles à coups de petites touches sensibles, d’images captivantes et de mots qui font rêver.

Dans ce qui constitue une sorte de chanson des gestes de la vaine ambition humaine de faire de sa vie quelque chose d’impérissable, Corinne Hoex fait résonner la voix des trouvères pour convoquer les forces obscures de la nature, de la destinée, de la religion, du mal, de la foi, de l’esprit chevaleresque, de la désespérance, de la souffrance et de la mort pour nous tendre le miroir de notre époque, perpétuation de l’âge de fer des fanatismes en tout genre et des croyances naïves à propos de supposées qualités miraculeuses de la terre-mère, de ses animaux et de ses plantes.

Extraits :

 

Ancolie.

Digitale mauve.

Doigt rouge de la Vierge.

Par-dessus les fougères, mélampyre des champs. Violette des blés. Cornette. Gant de bergère.

 

Loin des jardins et des enclos, l’herbe mauvaise, le chardon laineux, ne meurt pas. (p. 14)

 

 

Poux.

Tiques.

Punaises.

Parasites ailés.

Vermines domestiques.

 

Tu as vu à l’œuvre les écornifleurs.

Courtisans.

Flatteurs.

Dévots.

Pique-assiette.

 

Tu as pris exemple. (p. 54)

 

 

Tu vivras d’elle. Ta terre. Ses sources. Ses arbres.

Ta glèbe nourricière, diras-tu.

Ta terre à blé.

À pâturages.

Ta terre à vignes.

Ta campagne.

 

Et tu tueras pour elle.

Et tu assassineras.

 

Puis, un matin, elle se jettera sur ton cercueil. (p. 91)

 

Comme de juste…

Bernard DELCORD

Jadis vivait ici par Corinne Hoex, Lausanne, Éditions L’Âge d’Homme, collection « La petite Belgique » dirigée par Jean-Baptiste  Baronian et Jacques Booth, mars 2015, 91 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en bichromie, 14 € (prix France)

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19 04 15

Pour qui sonne le glas ?

L’ombre d’une photographe, Gerda Taro.jpgFrançois Maspero, décédé le 11 avril 2015, était un écrivain et un biographe de valeur. Pour lui rendre hommage, nous avons ressorti de nos archives la recension ci-après, parue en 2007, d’un ouvrage magnifique et fort heureusement toujours disponible en librairie.

Le célèbre éditeur François Maspero est aussi un incorrigible romantique, comme le prouve L’ombre d’une photographe, Gerda Taro paru l’année dernière aux Éditions du Seuil. Il y dresse la biographie de la reporter-photographe, correspondante de guerre durant la guerre civile espagnole, qui mourut à 26 ans le 25 juin 1937 sur la route de Madrid, alors qu’elle venait de couvrir les violents combats de Brunete.

Avec un brio incontestable, il ressuscite la belle et libre Galicienne Gerta Pohorylle dont le poète Rafael Alberti assurait qu’elle avait « le sourire d’une jeunesse immortelle » et qui, du printemps 1936 à juillet 1937, signa du pseudonyme de Gerda Taro les clichés et les reportages qu’elle donna aux journaux français Ce Soir et Regards.

Elle était à ce moment la compagne de Robert Capa, le plus grand reporter de guerre de tous les temps, qui fonda dix ans plus tard avec Henri Cartier-Bresson la fameuse agence Magnum et mourra le 25 mai 1954 dans le Tonkin en marchant sur une mine.

Mais François Maspero ne se contente pas de faire revivre l’ombre de celle qui, appareil photo au poing et animée par l’espérance d’un monde meilleur, affronta les dangers avec une grâce et une inconscience désarmantes, il braque aussi une lumière aveuglante de lucidité sur les enjeux, les angoisses et les illusions de l’Europe à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Bernard DELCORD

L’ombre d’une photographe, Gerda Taro par François Maspero, Paris, Éditions du Seuil, collection « Fiction & Cie », mars 2006, 137 pp. au format 15,5 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,20 € (prix France)

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