13 06 14

Un carnaval de saveurs aux couleurs du Mundial...

Brasil cocktails.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 13/06/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Couronnée meilleure mixologiste de France en 2008, Sandrine Houdré-Grégoire évolue dans un univers composé de fruits, de légumes et d'eaux florales qui s'entremêlent pour surprendre et flatter les papilles. Actualité oblige, elle a fait paraître récemment chez Larousse à Paris un recueil fournissant la recette d'une trentaine de Brasil cocktails allant des plus classiques caïpirinhas et batidas à quelques inventions de son cru, festives et colorées à souhait, y compris sans alcool.

De quoi s'écrier « Allez les rouges, les bleus, les verts, les jaunes ou les blancs ! » dans un enthousiasme partagé !

Bernard DELCORD

Brasil cocktails par Sandrine Houdré-Grégoire, photographies de Fabrice Besse, Paris, Éditions Larousse, collection « Tendances gourmandes », avril 2014, 72 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 19,5 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 7,90 € (prix France)

Voici la recette d'une boisson de la couleur de nos Diables :

Queen of Bahia

Pour 1 verre

Ingrédients :

6 cl de cachaça

1/2 citron vert

Feuilles de menthe

3 fraises

1 cuiller à café de cassonade

2 cl de crème de fraise

2 cl de soda au citron

Recette :

Dans un shaker, déposez le citron vert coupé en dés, les feuilles de menthe et les fraises émincées.

Ajoutez la cassonade et écrasez le tout à l'aide d'un pilon.

Remplissez le shaker de glaçons, puis versez la crème de fraise et la cachaça.

Refermez le shaker et secouez-le énergiquement pendant une dizaine de secondes.

Versez le cocktail dans un verre rempli de glaçons en le filtrant à l'aide d'une passoire.

Complétez avec le soda au citron.

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13 06 14

Au feu !

Dettes publiques – Un piège infernal.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 13/06/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Membre de l'Académie Royale de Belgique et titulaire d'un MBA de Purdue University (États-Unis) ainsi que d'un doctorat en sciences de gestion (ULB), Bruno Colmant est un expert reconnu sur la scène internationale, qui enseigne par ailleurs l'économie et la finance à l'UCL, à la Vlerick Business School et à l'ICHEC. Titulaire d'une licence en journalisme (ULB) et collaboratrice de L'Écho, Jennifer Nille, quant à elle, est une spécialiste incontestée des marchés financiers et de la structure boursière.

Ces deux ténors se sont associés pour faire paraître chez Larcier à Bruxelles un bref essai intitulé Dettes publiques – Un piège infernal dans lequel ils sonnent le tocsin parce qu'« en Europe, la dette publique va bientôt dépasser une année de PIB [et que] cette réalité est la plus redoutable menace qui frappe notre continent puisque cette dette s'enflamme dans une économie sans croissance ni inflation ».

Après avoir souligné que certains pays ont déjà fait aveu de banqueroute et que d'autres ont capturé les dépôts bancaires pour absorber le coût de ces dettes excessives, nos auteurs s'interrogent sur la nature même de cette dette publique, sur ses liens avec la monnaie et l'inflation ou sur les risques qu'elle fait peser sur L'État-providence avant de tirer les leçons de l'histoire et de proposer des solutions intuitives pour s'extraire de ce piège.

Dieu les entende, s'Il existe !

Bernard DELCORD

Dettes publiques – Un piège infernal par Bruno Colmant et Jennifer Nille, Bruxelles, Éditions Larcier, février 2014, 148 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 30 €

13 06 14

Sacs d'embrouilles...

Ni vu ni connu.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 13/06/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Ci-devant gros bonnet de la France à fric en Françafrique, le conseiller de l'ombre Jean-Yves Ollivier est entré dans la lumière en 2013 par l'entremise d'un film documentaire sud-africain, Plot for Peace, primé aux festivals de Galway, des Hamptons et de Palm Springs, décrivant son rôle dans la chute de l’apartheid et la libération de Nelson Mandela, avec des témoignages de Winnie Mandela, l’ex-femme de « Madiba », Thabo Mbeki, Joachim Chissano, Denis Sassou-Nguesso, respectivement anciens chefs d’État de l’Afrique du Sud, du Mozambique et du Congo, ou encore du diplomate américain Chester Crocker.

Dans la foulée, il a fait paraître chez Fayard son autobiographie sous le titre Ni vu ni connu dans lequel il livre sa vérité sur son étrange parcours qui lui fit jouer un rôle notable dans la libération en 1988 des quatre otages français retenus au Liban par le Hezbollah après qu'il eut fait procéder en 1987 à l'échange de 133 soldats angolais et d'une cinquantaine de combattants du SWAPO de Namibie contre le capitaine sud-africain Wynand DuToit.

Suivent moult péripéties où l'on croise des politiques éminents de l'Hexagone (Jacques Chirac, Michel Roussin, François Mitterrand...) et des barbouzards fameux comme Jacques Foccart, mais aussi presque tous les dirigeants du Continent noir d'hier et d'aujourd'hui.

Bien que se poussant parfois un peu du col, ce témoignage s'avère particulièrement éclairant sur les ténèbres de la politique africaine contemporaine.

Bernard DELCORD

Ni vu ni connu par Jean-Yves Ollivier, Paris, Éditions Fayard, février 2014, 327 pp. en noir et blanc au format 15,3 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 20 € (prix France)

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07 06 14

Systèmes pourris...

Les poches cousues.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 06/06/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Juge d'instruction à Bruxelles, spécialisé dans la lutte contre les crimes d'argent – il est actuellement en charge du dossier d'UBS Belgium, comme l'a révélé votre magazine favori –, Michel Claise s'est associé à son collègue Alain-Charles Faidherbe, qui exerça derrière le Rideau de fer, pour rédiger un polar intitulé Les poches cousues, paru chez Luce Wilquin.

En voici l'intrigue :

Dans un pays de l’Est, où règnent le Parti communiste et la corruption, le juge Mikhaïl Mikhaïlovitch a décidé de « coudre ses poches ». Dans ce système pourri, il devient alors l’homme à abattre. La chute du Mur ne change rien. Les mafieux russes, qui se substituent aux anciens apparatchiks, arrosent à leur tour les milieux politiques et judiciaires pour leur profit personnel. On assiste ici au combat d’un homme intègre. En refusant de suivre les directives que l'on tente de lui imposer, en dénonçant les malversations financières qu’il découvre, il devient la cible de toutes les stratégies de déstabilisation imaginables, faux témoignages, procédures falsifiées, menaces de mort, jusqu’à la violence ultime portée contre sa famille.

On s'en voudrait de déflorer la fin de cet ouvrage passionnant et fort bien écrit qui est aussi une mise en garde au moment où l'Ukraine et la Moldavie frappent à la porte de l'Union européenne et un vibrant plaidoyer contre les forces occultes qui sapent les bases de la démocratie au cœur du Vieux Continent.

Bernard DELCORD

Les poches cousues par Michel Claise et Alain-Charles Faidherbe, Avin, Éditions Luce Wilquin, mai 2014, 285 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 21 €

06 06 14

Croûtes à pâté, boules à mites et queues de poêle...

Contrepèteries.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 06/06/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Spécialiste de la chose dans les colonnes du « Canard enchaîné » et au Collège de Pataphysique, Jacques Antet a rassemblé – avec leurs solutions – dans un recueil paru chez Larousse un millier de Contrepèteries, ces inversions de sons transformant une phrase banale en phrase incongrue, souvent irrévérencieuse, voire salace, pour qui sait regarder et écouter autour de soi.

En voici quelques exemples, à composer sur des titres d'articles parus dans la presse : « Feu sur l'école » ; « Divertissement : les maçons du cœur » ; « Le Plan grand froid » ; « Bouilleurs de cru : la goutte de trop » ; « PPDA. Retour au cœur de l'actu » ; « La Chine ouvre ses portes »...

Ou bien sur le nom d'institutions, comme l'École des Mines de Paris, et d'entreprises, comme les Cars du Doubs, Mil'Troc, dépôt-vente, Les Trois Écus ou le Salon du Bateau...

Sans oublier des questions du genre : « Qui a peur du grand méchant loup ? » et « par crainte d'une rupture sentimentale, faut-il reculer la noce ? »

J'en passe, et des meilleures !

Bernard DELCORD

Contrepèteries par Jacques Antel, Paris, Éditions Larousse, mai 2014, 96 pp. en bichromie au format 12,2 x 16,3 cm sous couverture Intégra en couleurs, 5 € (prix France)

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06 06 14

Cuisine d'hier...

Histoires de cuisines et trésors des fourneaux.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 06/06/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Dans ses Histoires de cuisines et trésors des fourneaux (Paris, Éditions Larousse) superbement illustrées, l'historienne du goût Madeleine Ferrières a rassemblé, glanés de dictionnaires médicaux en traités d'agriculture, 200 textes culinaires inédits, mais aussi des recettes et des descriptions de plats ou d’ingrédients racontant ce que mangeait le peuple français entre le XVIe et le XIXe siècle, de François 1er à Napoléon III.

Désuètes, singulières ou franchement improbables, ces préparations oscillent entre anchois et baleine, bouillon d'os et cabot, coliques et haricot, marsouin et lézard, pain de cervelle et poule d'Inde, tortue et vierge, aux côtés de curiosités culinaires comme le rôti de chat ou le boudin de sang humain ainsi que des grands classiques que deviendront la sauce tomate, le bœuf miroton, la choucroute, le haricot de mouton ou les œufs de Pâques..

Avis aux amateurs de surprises du chef !

Bernard DELCORD

Histoires de cuisines et trésors des fourneaux par Madeleine Ferrières, Paris, Éditions Larousse, octobre 2008, 192 pp. en quadrichromie au format 23 x 30,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

Voici une recette de dessert proposée en l'An III par Mme Mérigot dans La Cuisinière républicaine :

Pour faire des pets

Ingrédients :

Pommes de terre, beurre, eau de fleur d'oranger, sucre, eau, œufs, huile, sucre, sel

Recette :

Mettez cuire des pommes de terre clans l'eau après les avoir pelées et laissées ressuyer ; mettez-les en pâte, en les pilant très longtemps ; mettez la pâte dans une casserole, avec du beurre gros comme un œuf, de l'eau de fleur d'orange plein une cuiller a café, un peu de sucre, un peu de sel, un grand demi-setier d'eau ; faites bouillir le tout ensemble un moment, faites une pâte bien liée et bien épaisse, en remuant toujours jusqu'à ce qu'elle s'attache a la casserole ; pour lors vous la mettrez promptement dans une autre casserole et vous y délayerez quelques œufs, jusqu'à ce que votre pâte devienne molle sans être claire ; faites des petits tas de pâte de la grosseur d'une noix ; mettez-les dans la friture, plus qu'à moitié chaude, en remuant sans cesse, quand ils seront bien montés et de belle couleur, servez chaudement après les avoir poudrés de sucre fin.

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01 06 14

Au pays des dentelles de pierre...

La Picardie gothique.jpgDans La Picardie gothique, un joli guide orné de 170 photos en couleurs paru à Rennes aux Éditions Ouest-France, l'historien amiénois Xavier Bailly mène le lecteur à la découverte d'une quarantaine de joyaux médiévaux de l'architecture religieuse, civile et militaire en le faisant cheminer d'Abbeville à Rambures, d'Amiens à Folleville, de Beauvais à Fontaine-Chaalis, de Compiègne à Maignelay, de Saint-Quentin à Chiry-Ourscamp, de Soissons à Essômes-sur-Marne et de Laon à Braine.

Des itinéraires d'une rare richesse permettant d'admirer des cathédrales, des collégiales, des basiliques, des abbayes, des églises, des chapelles, des châteaux, des forteresses, des donjons, des enceintes fortifiées, des portes, des hôtels de ville et des beffrois jusque dans le détail de leur conception et de leur ornementation.

Les propos du cicérone sont très documentés et parfaitement limpides, les illustrations soutiennent la compréhension de l'exposé et l'objet final est constitué d'un beau petit livre méritant de figurer dans la bibliothèque de tout médiéviste, qu'il soit amateur ou professionnel !

Bernard DELCORD

La Picardie gothique par Xavier Bailly, photographies d'Hervé Ronné, Rennes, Éditions Ouest-France, collection « Itinéraires de découverte », mars 2014, 120 pp. en quadrichromie au format 16 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 14,90 € (prix France)

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01 06 14

« Les animaux se repaissent ; l'homme mange. L’homme d’esprit seul sait manger. » (Anthelme Brillat-Savarin)

Les enfants, à table.jpgFort d'une expérience de plus de 50 000 consultations, le médecin-nutritionniste français Patrick Serog explique dans Les enfants, à table ! (chez Flammarion à Paris) que l'éveil du goût commence in utero et que « les habitudes alimentaires, bonnes ou mauvaises, s'acquièrent avec le temps. Le milieu dans lequel l'enfant évolue, l'attention portée et le temps consacré aux repas, la tradition gastronomique familiale, les rituels propres au foyer, sont autant d'éléments qui influencent au premier chef les pratiques alimentaires d'un individu durant son enfance bien sûr, mais aussi plus tard, à l'âge adulte ».

Aussi l'auteur souhaite-t-il que les parents transmettent à leurs enfants leur propre culture alimentaire – du moins si elle est bonne – de la mère à l'enfant, bien entendu, mais aussi en passant par tous les membres d'une famille, même recomposée, sans oublier les camarades de classe...

Car manger en famille réduit les risques d'obésité, tandis que l'adolescence, contrairement aux idées reçues, est une période propice à la perte de poids, ce qui fait qu'il peut s'avérer bon de lutter subtilement contre la néophobie alimentaire des plus jeunes et de déculpabiliser les ados en les laissant manger du ketchup et de la pizza, pour autant que certains équilibres soient maintenus.

L'ouvrage fait partager les clés d'un héritage alimentaire réussi et propose aux parents, pour que les filles et les garçons d'aujourd'hui sachent comment se nourrir sainement plus tard, d'expérimenter avec eux des conseils les aidant à inventer leurs propres rituels, leur permettant de cuisiner ensemble et leur montrant comment enseigner à ces générations futures l'art de bien faire les courses et de dresser une belle table...

En vue de mieux transmettre ce que nous aimons et ce que nous sommes vraiment !, conclut le docteur Serog. Il a mille fois raison...

Bernard DELCORD

Les enfants, à table ! par le docteur Patrick Serog en collaboration avec Sylvie Perez, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2012, 252 pp. en noir et blanc au format 15 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 18 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage intelligemment pédagogique les quelques conseils suivants :

Chaque chose en son temps : quelques repères pour une bonne diversification alimentaire

Les aliments sont classés par ordre alphabétique.

Abats : à partir de 5 mois (très riches en protéines et en fer).

Barres de céréales : pas avant 4 ans.

Biscottes : à partir de 3 ans.

Céréales infantiles : à partir de 4 mois.

Céréales de type corn flakes : à partir d'1 an.

Charcuteries (hors jambon) : à partir de 2 ans.

Chocolat : à partir de 18 mois.

Crèmes dessert : à partir de 3 ans.

Crudités : à partir de 18 mois.

Frites : à partir d'1 an.

Fromages à pâte dure (comté, emmental) : à partir de 8 mois.

Cancoillotte pasteurisée (c'est un excellent fromage qui contient très peu de matières grasses), mozzarella pasteurisée, Vache qui rit, Babybel, Kiri, P'tit Louis : à partir de 7 mois.

Fromages gras (roquefort, double-crème, reblochon, bleu) : vers 8 mois.

Fromages au lait cru (camembert, vacherin, brie, coulommiers, saint-marcellin) : pas avant 1 an.

Fruits écrasés, compotes et petits pots : à partir de 4 mois, sauf fraises (6 mois).

Fruits secs (pruneaux, figues, dattes, abricots secs) : à partir de 2 ans.

Fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes, cacahuètes) : pas avant 5 ans.

Glaces et sorbets, gâteaux : à partir de 2 ans.

Jus de fruits : à partir de 4 mois.

Légumes frais ou surgelés sans nitrates : à partir de 4 mois, sauf betterave rouge (5 mois), chou-fleur (1 an), chou, salsifis, topinambours, oseille (18 mois).

Légumes secs (lentilles, pois, haricots blancs) : à partir de 15 mois.

Légumes en conserves : à partir d'1 an.

Matières grasses : à partir de 4 mois.

Œuf : à partir de six mois, d'abord dur, puis mollet, puis coque. Omelette et œuf au plat : vers 15 mois.

Poisson : à partir de 4 à 6 mois.

Viandes : à partir de 4 à 6 mois.

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01 06 14

« On atteint plus vite le ciel en partant d'une chaumière que d'un palais. » (François d'Assise)

Saint François.jpgÀ l'occasion du premier anniversaire de l'élection du pape François, les Éditions Flammarion à Paris font paraître, sous la plume du journaliste et écrivain catholique français Jacques Duquesne (il a cofondé et dirigé Le Point et collabore aujourd'hui à La Croix et avec plusieurs quotidiens régionaux ; il a aussi notamment remporté le prix Interallié en 1983 avec Maria Vandamme, un roman poignant) et préfacé peu de temps avant son décès par l'éminent médiéviste Jacques Le Goff, un beau livre intitulé Saint François qui retrace la vie et l'œuvre de ce personnage hors norme, en montrant les diverses facettes qui ont pu motiver le choix du pape – un jésuite, qui plus est – ayant décidé de régner sous son nom.

On apprend dans cet ouvrage passionnant que François d'Assise « était un indigné, un combattant, qui a fait entendre une parole nouvelle, si neuve et dérangeante que, trois décennies après sa mort, ses écrits furent pratiquement censurés par les autorités de l'Ordre franciscain et de Rome. (...)

Un saint d'un nouveau genre, laïc, contestataire, passionné, pacifique, ami et frère de toutes les créatures et de toute la création, [qui] dégage[ait] une sympathie et une admiration affectueuse générale.

Son obstination pacifique pour la lutte des classes, son souhait d'accueillir les laïcs au sein de son ordre et sa vision – presque prophétique – sur le progrès monétaire, font que le "petit pauvre a non seulement été un des protagonistes de l'histoire, mais aussi l'un des guides de l'humanité" [1] ».

Jacques Duquesne revient dans ce livre sur les origines du personnage, en montre les diverses facettes qui ont pu motiver le choix du pape. Un homme que Jacques Le Goff, dans sa préface, qualifie de "figure exceptionnelle. Un saint qui savait rire pour éclairer la tristesse de ses contemporains".

L'ouvrage est illustré de reproductions d'œuvres de grands peintres (Cimabue, Fra Angelico, Sassetta, Taddeo Gaddi, le maître de saint François Bardi, Giotto, Domenico Ghirlandaio, Francisco de Zurbarán, le Greco, Jacopo Torriti...) et se conclut par divers textes poétiques du saint homme (Salutations des vertus, Sermon aux oiseaux, Salutation de la bienheureuse Vierge Marie, Que les frères n'aient rien en propre, Cantique de frère Soleil, Louanges de Dieu...)

Un livre qui aide à mieux comprendre l'immense popularité du pape François dont le modèle va à l'encontre du matérialisme, de l'individualisme, de l'égoïsme et de la rapacité qui règnent actuellement en maître sur le monde...

Bernard DELCORD

Saint François par Jacques Duquesne, préface de Jacques Le Goff, Paris, Éditions Flammarion, mars 2014, 96 pp. en quadrichromie au format 19,2 x 24,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 22 € (prix France)


[1] Comme l'écrit Jacques Le Goff.

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30 05 14

Break estival

Vacances sans histoires.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 23/05/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Vacances sans histoires, aventure de Spirou et Fantasio, du génial André Franquin, a paru en feuilleton dans l'hebdomadaire Spirou durant 11 semaines à partir du 21 novembre 1957 et en album en 1959, à la suite du Gorille a bonne mine.

Descendus sur la côte pour savourer un repos bien mérité, Spirou et Fantasio laissent leur Turbotraction garée devant un casino. Sans se douter qu'à la suite d'un quiproquo, le magnat du pétrole Ibn-Mah-Zoud, non seulement daltonien mais aussi véritable danger public au volant, prendra leur précieuse auto pour la sienne...

Ce petit bijou d'humour et de fantaisie où l'on croise aussi Gaston Lagaffe vient d'être republié dans une version restaurée, augmentée de dessins inédits et longuement commentée par José-Louis Bocquet et Serge Honorez, avec la participation d'Isabelle Franquin, la fille de l'auteur.

À lire à fond la caisse...

Vacances sans histoires par Franquin, Marcinelle, Éditions Dupuis, collection « Patrimoine », avril 2014, 88 pp. en quadrichromie au format 25 x 31 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24 €

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