17 08 16

Déesse du stade...

Riefenstahl Qui suis-je.jpgSculpteur et photographe, écrivain et formateur dans les arts du dessin, fervent pratiquant de danse, d'arts martiaux et de sports de montagne, Gérard Leroy a, de son propre aveu, subi l’influence artistique de Leni Riefenstahl (1902-2003) et d’Arno Breker (1900-1991) [1], deux artistes aujourd’hui traités en pestiférés pour avoir été associés aux menées et à la propagande du nazisme.

Il a fait paraître chez Pardès à Grez-sur-Loing un essai fort intéressant et très documenté intitulé Riefenstahl – Qui suis-je ? dont nous ne saurions trop conseiller la lecture en cette période de Jeux olympiques.

Écoutons-le :

« Leni Riefenstahl demeure la cinéaste la plus controversée de l'histoire du cinéma parce qu'elle côtoya en amie Adolf Hitler et que ses monuments filmiques furent bâtis au temps du IIIe Reich.

Née au sein d'une famille bourgeoise, jeune fille sportive, elle devient une danseuse expressionniste célèbre avant de devoir renoncer à une brillante carrière à la suite d'un accident au genou. En 1926, Arnold Fanck lui confie son premier rôle d'actrice (dans La Montagne sacrée), faisant rapidement d’elle une égérie du cinéma muet [2].

En 1932, elle réalise son premier film : La Lumière bleue, appel à la tolérance et au respect d'autrui (Lion d'argent à la Mostra de Venise). Sous le régime national-socialiste, elle connaît une immense renommée en tournant l'un des plus grands films de propagande, Le Triomphe de la volonté (1935) [3], sur le congrès du Parti à Nuremberg en 1934 – il sera récompensé par la médaille d'or du cinéma, à Paris, en 1937 –, ainsi que Les Dieux du stade (Olympia, 1938) [4], sur les Olympiades de Berlin, certainement le plus grand film sportif jamais réalisé [5].

Après la guerre, poursuivant toujours sa quête du Beau, elle devient la photographe émerveillée du peuple africain des Nouba et la cinéaste des fonds sous-marins (elle passe son brevet de plongée sous-marine en 1973, à 71 ans). Femme pionnière, elle a suscité admiration, haine et jalousie. Son dernier film, Impressions sous-marines, date de 2002, quelques mois avant son décès à 101 ans. »

Ajoutons que l’ouvrage de Gérard Leroy contient de nombreuses illustrations inédites (dont quelques dessins de l’auteur) tout en fournissant une bibliographie et une filmographie très complètes.

Bernard DELCORD

Riefenstahl Qui suis-je ? par Gérard Leroy, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », novembre 2015, 127 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

 

[1] Auquel il a consacré un essai biographique chez le même éditeur, dans la même collection.

[2] C’est le début d’une carrière relativement prolifique d’actrice de films de montagne. Elle acquiert une grande popularité auprès du public en jouant les personnages principaux de films comme Le Grand Saut, L'Enfer blanc du Piz Palü, Tempête sur le mont Blanc et L'Ivresse blanche, pour lesquels elle doit apprendre l’alpinisme et le ski. (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Leni_Riefenstahl)

[3] Après La Victoire de la Foi (Sieg des Glaubens, 1933). Pour Le Triomphe de la volonté, elle mobilise 16 équipes de tournage (plus de 100 personnes) et récolte plus de 60 heures de documents.

[4] Pour le réaliser, elle met en œuvre une pratique jusqu’alors inédite, puisqu’elle filme les différentes épreuves. L'équipe du film comprend plus de 300 personnes, dont 40 cameramen. Ces derniers travaillent plusieurs mois avant les débuts des compétitions afin de mettre au point des techniques inédites, comme l’utilisation de la caméra catapulte pour les épreuves de saut et de caméras sous-marines pour celles de natation, ou la mise en place de rails de travelling le long des pistes d'athlétisme. Le budget du film est de 1,8 million de Reichsmarks, entièrement couvert par le régime nazi. Le travail de montage, qui durera 18 mois, donnera naissance à deux parties distinctes du film Olympia : Fête des peuples (Fest der Völker) et Fête de la beauté (Fest der Schönheit). Les images sportives y exaltent la virilité et la force martiale, notamment à travers l'esthétique du corps masculin athlétique et par le recours à différentes techniques de cadrage innovantes. La première projection du film (les deux parties durant en tout près de quatre heures) aura lieu le 20 avril 1938, en hommage à l’anniversaire du Führer.

[5] Le film a reçu le Deutschen Filmpreis 1937-38, le prix suédois Polar-Preis 1938, une médaille d'Or olympique du Comité international olympique en 1938 et un diplôme olympique en 1948 au Festival de Lausanne. Après la Seconde Guerre mondiale, Olympia est avant tout considéré comme une œuvre de propagande du IIIe Reich. Plus tard, dans les trois dernières décennies du XXe siècle, les qualités techniques et esthétiques du film trouvent davantage d'écho, marquant la réhabilitation de Leni Riefenstahl en tant que cinéaste. La revue Les Cahiers du cinéma lui accorde une interview dès septembre 1965. Plusieurs auteurs soutiennent cette évolution, notamment Jonas Mekas, qui écrit en 1974 : « Et voici ma dernière déclaration à propos des films de Riefenstahl : si vous êtes un idéaliste, vous y verrez de l'idéalisme ; si vous êtes un classique, vous verrez dans ses films une ode au classicisme ; si vous êtes un nazi, vous y verrez du nazisme ». Les droits du film ont été rachetés en 2003 par le Comité international olympique et en 2005 Time.com a classé Olympia parmi les 100 meilleurs films de tous les temps. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Dieux_du_stade_(film)...

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Biographies | Commentaires (0) |  Facebook | |

16 08 16

« L'amour est un plat tonique. » (Jean Richepin)

Toute une vie d'amour.jpgÉcrit à quatre mains par Jacques Mercier et sa fille Sophie, Toute une vie d’amour paru chez Academia-L’Harmattan à Louvain-la-Neuve fait le tour de la vie d’un couple d’aujourd’hui, du coup de foudre jusqu’au bout de l’existence, en se focalisant sur dix étapes saisies en brefs instantanés :

– La rencontre

– La lune de miel

– La « discute »

– Les tâches

– L’attente d’un enfant

– Devenir parents

– Comme d’habitude

– L’âge ingrat

– Nous vieillirons ensemble

– L’amour est éternel

Chacun de ces chapitres commence avec une description de la situation, joliment romancée par Jacques Mercier, et se conclut par l’opinion de sa fille qui est conseillère conjugale et familiale diplômée et thérapeute à Marcinelle.

Une manière originale et vivante de réfléchir à la vie comme elle va… ou comme elle devrait aller !

Bernard DELCORD

Toute une vie d'amour par Sophie et Jacques Mercier, Louvain-la-Neuve, Éditions Academia-L’Harmattan, collection « Livres libres », avril 2016, 110 pp. en noir et blanc au format 14 x 22,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 13 €

16 08 16

La cantatrice du peuple…

Oum Kalsoum – L’étoile de l’Orient.jpgOum Kalthoum ou Oum Kalsoum, de son nom complet Oum Kalthoum Ibrahim al-Sayyid al-Beltagui, est une chanteuse, musicienne et actrice égyptienne, née à Tmaïe El Zahayira (Égypte) le 30 décembre 1898 et morte le 3 février 1975 au Caire.

Surnommée l' « étoile de l'Orient », elle est encore considérée de nos jours comme la plus grande chanteuse du monde arabe.

Son engagement dans des œuvres caritatives lui valut le surnom de « cantatrice du peuple » [1].

Les Éditions du Rocher à Monaco font paraître une nouvelle édition [2] d’Oum Kalsoum, la biographie que lui a consacrée la journaliste et auteure Ysabel Saïah Baudis, un texte nourri de témoignages des proches et d’admirateurs de l’artiste.

Oum Kalsoum, que Charles de Gaulle l'appelait « La Dame » et Maria Callas « La Voix Incomparable », reste aujourd'hui la seule star mythique orientale, la voix de contralto que l'on entend et que l'on reprend partout dans le monde arabe, l'exemple du féminisme, l'héroïne du patriotisme, l'initiatrice de l'extase artistique.

Voici ce que nous en dit Ysabel Saïah Baudis :

« Sa vie est digne des plus beaux contes orientaux. Née pauvre, paysanne, fille d'un religieux, elle possède un don qu'elle cultivera grâce à sa farouche volonté de s'instruire. La chance aidant, elle rencontrera les plus grands poètes et musiciens arabes qui lui voueront leur vie.

Elle traverse le XXe siècle, s'imprègne et milite pour les innombrables changements que traverse l'Égypte en intégrant toutes les nouvelles techniques, du cinéma à la radio, pour devenir « la voix des Arabes ».

Adulée de son vivant par le président Nasser comme par l'homme de la rue, elle reste aujourd'hui une référence pour tous les musiciens et les artistes.

Seul mythe de femme sacrée en terre d'Orient, elle est devenue une icône. »

L’ouvrage se clôt par la traduction française du texte de dix chansons, ainsi que par une discographie et une filmographie très complètes.

Bernard DELCORD

Oum Kalsoum – L’étoile de l’Orient par Ysabel Saïah-Baudis, préface d’Omar Sharif, Monaco, Éditions du Rocher, septembre 2016, 350 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 21 € (prix France)

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Oum_Kalthoum

[2] La première est sortie en 2004.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Biographies | Commentaires (0) |  Facebook | |

15 08 16

Descente aux enfers dans un jardin d’Éden…

LObscurité.jpge premier roman de Jean-François Foulon, Obscurité, paru chez Chloé des Lys à Barry, décrit avec beaucoup de finesse la randonnée tragique en Peugeot 206 d’une femme qui, fuyant la violence conjugale avec ses enfants, en vient à parcourir l’Hexagone à la recherche de quelqu’un qui n’est autre qu’elle-même (les personnages ne sont pas nommés, sauf sa fillette), dans une sorte d’obscure déréliction en spirale.

En voici le pitch :

« Une femme de 38 ans décide subitement de quitter son compagnon, avec qui la vie commune n’est plus possible. Accompagnée de son fils de 12 ans et de sa fille de 8 ans, elle part donc au hasard sur les routes de France, avec le vague espoir de se réfugier chez une ancienne amie, dans le Massif central.

Malheureusement, elle ne trouve là-bas qu’une maison vide. Complètement dépassée par les événements, c’est son fils qui, petit à petit, prendra les choses en main. Ses nouvelles responsabilités le rendent plus mûr et il s’éveille à l’amour auprès d’une adolescente de la région.

Mais il faut de nouveau partir et le trio erre au hasard, passant successivement par la Dordogne, la côte atlantique, les Pyrénées et le Languedoc, pour se retrouver finalement dans les Cévennes. À chaque endroit, les aventures se multiplient, mais ce qui ressemblait au début à des vacances s’est petit à petit transformé en une véritable fuite en avant.

Cette errance géographique renvoie au cheminement intérieur de la mère et à son désarroi. On peut y voir aussi une métaphore de l’existence en général. L’histoire finira tragiquement, car la vie, cruelle, ne fait pas de cadeau à ceux qui tentent malgré tout d’échapper à leur destin. »

Un Easy rider des bleus à l’âme, ma foi très réussi…

Bernard DELCORD

Obscurité par Jean-François Foulon, Barry, Éditions Chloé des Lys, mars 2015, 491 pp. en noir et blanc au format 15 x 20,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 26,50 €

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

15 08 16

« Le mur d'un jardin de chez nous peut enfermer plus de secrets que la muraille de Chine. » (Antoine de Saint-Exupéry)

Le potager de A à Z.jpgDe l’ail à la tomate, en passant par le basilic, les carottes, le céleri, les endives, l'estragon, la fève, le maïs doux, la menthe, les poireaux, les radis, les salades, la rhubarbe, le romarin ou le thym, Le potager de A à Z, un ouvrage collectif paru à Issy-les-Moulineaux aux Éditions Atlas dans la collection « Côté pratique », indique la marche à suivre pour planter, entretenir et récolter les légumes et les plantes aromatiques du potager.

On y retrouve les légumes dits « classiques », mais aussi d’autres qui le sont moins, comme l'anis vert, la citronnelle de l’Inde, le chou-navet, la patate douce, le cerfeuil tubéreux, le câprier, la scorsonère ou le panais…

Pour chacun d’entre eux sont indiqués les méthodes de plantation, les variétés à choisir, les soins de culture et de récoltes ainsi que de nombreux conseils pratiques.

L’allié de toutes les mains vertes !

Bernard DELCORD

Le potager de A à Z – planter, entretenir, récolter, ouvrage collectif, Issy-les-Moulineaux, Éditions Atlas, collection « Côté pratique », février 2015, 160 pp. en quadrichromie au format 22 x 28,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,99 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Vie pratique | Commentaires (0) |  Facebook | |

14 08 16

Un poète hallucinant...

Les Villages illusoires.jpgÉmile Adolphe Gustave Verhaeren, né à Saint-Amand dans la province d'Anvers (Belgique), le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916, est un poète belge, flamand d'expression française. Dans ses poèmes influencés par le symbolisme, où il pratique le vers libre, sa conscience sociale proche de l'anarchisme lui fait évoquer les grandes villes et les villages dont il parle avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. Il a su traduire dans son œuvre la beauté de l'effort humain. [1]

On ne saurait mieux dire, et c’est ce que confirme totalement le recueil intitulé Les Villages illusoires (1895), précédé d’extraits de Poèmes en prose (1887-1892) et de La Trilogie noire[ 2], paru à Bruxelles aux Impressions nouvelles dans la collection « Espace Nord » pour la commémoration prochaine du centenaire de la mort de l’écrivain.

« Verhaeren, broyeur de syntaxe, forgeur de formules qui marquent, cracheur de mots sonores qui disent l'écartèlement du monde, les massacres intérieurs, les paysages déchirés, les cervelles à la torture. Verhaeren aussi des vents marins, des plaines mornes et des villages où les hommes dans leur métier – meunier, cordier, fossoyeur, forgeron – grandissent aux dimensions du mythe... », écrit fort justement l’éditeur de l’ouvrage pour le présenter.

Qu’on en juge par l’extrait ci-dessous !

Bernard DELCORD

Les Villages illusoires - précédé de Poèmes en prose et de La Trilogie noire (extraits) par Émile Verhaeren, préface de Werner Lambersy, choix de textes et postface de Christian Berg, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, collection « Espace Nord », mai 2016, 223 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 9 €

 

Le passeur d'eau

 

Le passeur d'eau, les mains aux rames,

À contre flot, depuis longtemps,

Luttait, un roseau vert entre les dents.

 

Mais celle hélas ! qui le hélait

Au-delà des vagues, là-bas,

Toujours plus loin, par au-delà des vagues,

Parmi les brumes reculait.

 

Les fenêtres, avec leurs yeux,

Et le cadran des tours, sur le rivage

Le regardaient peiner et s'acharner

De tout son corps ployé en deux

Sur les vagues sauvages.

 

Une rame soudain cassa

Que le courant chassa,

À flots rapides, vers la mer.

 

Celle là-bas qui le hélait

Dans les brumes et dans le vent, semblait

Tordre plus follement les bras,

Vers celui qui n'approchait pas.

 

Le passeur d'eau, avec la rame survivante,

Se prit à travailler si fort

Que tout son corps craqua d'efforts

Et que son cœur trembla de fièvre et d'épouvante.

 

D'un coup brusque, le gouvernail cassa

Et le courant chassa

Ce haillon morne, vers la mer.

 

Les fenêtres, sur le rivage,

Comme des yeux grands et fiévreux

Et les cadrans des tours, ces veuves

Droites, de mille en mille, au bord des fleuves,

Suivaient, obstinément,

Cet homme fou, en son entêtement

À prolonger son fol voyage.

 

Celle là-bas qui le hélait,

Dans les brumes, hurlait, hurlait,

La tête effrayamment tendue

Vers l'inconnu de l'étendue.

 

Le passeur d'eau, comme quelqu'un d'airain,

Planté dans la tempête blême

Avec l'unique rame, entre ses mains,

Battait les flots, mordait les flots quand même.

Ses vieux regards d'illuminé

Fouillaient l'espace halluciné

D'où lui venait toujours la voix

Lamentable, sous les cieux froids.

 

La rame dernière cassa,

Que le courant chassa

Comme une paille, vers la mer.

 

Le passeur d'eau, les bras tombants,

S'affaissa morne sur son banc,

Les reins rompus de vains efforts.

Un choc heurta sa barque à la dérive,

Il regarda, derrière lui, la rive :

Il n'avait pas quitté le bord.

 

Les fenêtres et les cadrans,

Avec des yeux fixes et grands

Constatèrent la fin de son ardeur ;

Mais le tenace et vieux passeur

Garda quand même encore, pour Dieu sait quand,

Le roseau vert entre ses dents.

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Verhaeren...

[2] Les Soirs (1888), Les Débâcles (1888) et Les Flambeaux noirs (1891).

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Poésie | Commentaires (0) |  Facebook | |

14 08 16

« Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat. » (Alberto Giacometti)

Giacometti – La figure au défi (cover).jpgVéronique Wiesinger, conservatrice en chef du patrimoine, est directrice de la Fondation Alberto et Annette Giacometti depuis sa création en 2003. Elle a assuré le commissariat de l'exposition « L'atelier d'Alberto Giacometti, collection de la Fondation Alberto et Annette Giacometti », présentée à l'automne 2007 au Centre Pompidou.

À cette occasion, les Éditions Gallimard à Paris avaient édité sous sa plume, dans la fameuse collection « Découvertes », un petit essai abondamment illustré intitulé Giacometti – La figure au défi qui n’a pas pris une ride et est ressorti cette année, 50 ans après la mort de l’artiste suisse, en prévision de l’exposition « Picasso-Giacometti » au Musée Picasso de Paris (du 4 octobre 2016 au 5 février 2017), en collaboration avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti.

Voici le pitch de l’ouvrage :

« Peintre, sculpteur, dessinateur, graveur, créateur d'objets d'art décoratif, écrivain, Alberto Giacometti (1901-1966) n'a cessé d'explorer de nouvelles voies.

Depuis ses débuts dans l'atelier de son père jusqu'à sa consécration internationale dans les années 1960, son parcours démontre une détermination farouche à inventer de nouveaux modes de représentation avec les moyens les plus réduits et à partir des motifs les plus traditionnels : le portrait, la nature morte, la figure humaine, le paysage.

Sa brève incursion dans le surréalisme conforte sa croyance en une réalité au-delà des apparences, et c'est cette réalité en perpétuelle mutation qu'il cherche sans relâche à restituer.

Ses œuvres en s'accumulant avec le temps façonnent un monde inquiétant et merveilleux, mettant en évidence la cohérence de sa démarche.

Dépassant l'imagerie réductrice de l'artiste solitaire et angoissé de l'époque existentialiste, Véronique Wiesinger montre la complexité contradictoire et la qualité expérimentale de l'œuvre de Giacometti, à jamais contemporaine. »

Une plongée dans la création sous toutes ses formes !

Bernard DELCORD

Giacometti – La figure au défi par Véronique Wiesinger, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes » n°513, mars 2016, 144 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,80 € (prix France)

Giacometti – La figure au défi (affiche).jpg

Exposition « Picasso-Giacometti » : 4 octobre 2016 – 5 février 2017

L’exposition « Picasso-Giacometti », organisée en partenariat avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti à Paris, mettra en lumière les relations formelles, amicales ou iconographiques qu’ont pu entretenir ces deux artistes majeurs du XXe siècle.

Ce dialogue, envisagé à partir des collections du Musée Picasso et de la Fondation Giacometti, confrontera l’approche qu’ont pu avoir Picasso et Giacometti dans des domaines de création pluridisciplinaires : peinture, sculpture, art graphique, mais aussi à l’appui des fonds d’archives privées des deux artistes.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Adresse :

Musée Picasso

5 rue de Thorigny F-75003 Paris.

Téléphone : 33 1 85 56 00 36, de 9h30 à 18h00, du lundi au dimanche.

Courriel : contact@museepicassoparis.fr

Horaires :

Tous les jours sauf les lundis, le 25 décembre et le 1er janvier.

Du mardi au dimanche : 9h30 – 18h

Jours fériés (sauf les lundis) : 9h30 -18h00.

Dernier accès à 17h15.

La fermeture des salles commence à 17h40.

Les 24 et 31 décembre, le musée fermera ses portes à 17h00 (fermeture des salles à 16h40).

Tarifs :

Tarif plein : 12,50 €

Tarif réduit : 11 € (applicable selon ouverture des espaces d’exposition).

Billet d’entrée + location de l’audioguide

Tarif plein : 16,50 €

Tarif réduit : 15 €

Tarif « Gratuités » : 3 €

Entrée gratuite pour tous le 1er dimanche de chaque mois.

Entrée gratuite sur présentation d’un justificatif en cours de validité aux :

  • adhérents du musée ;
  • personnes en situation de handicap et un accompagnateur ;
  • demandeurs d’emploi ;
  • allocataires de minima sociaux ;
  • moins de 18 ans ;
  • moins de 26 ans résidents et ressortissants de l’Union européenne ;
  • enseignants sur présentation du pass éducation ;
  • artistes affiliés à la maison des artistes sur présentation d’un justificatif ;
  • journalistes sur présentation de la carte de presse ;
  • détenteurs d’un Paris Museum Pass

En raison de l’application du Plan Vigipirate, les bagages (valises de tout format et sacs de grande contenance) sont interdits.

Le Musée national Picasso-Paris remercie par avance ses visiteurs de faire preuve de compréhension quant au ralentissement induit par les contrôles de sécurité aux entrées.

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord, Biographies | Commentaires (0) |  Facebook | |

11 08 16

Agapes à la Buster Keaton…

Manger, quelle aventure (cover).jpgOn connaît surtout Quino pour le personnage de Mafalda, célèbre à travers le monde. Mais le talent du génial auteur argentin ne s'arrête pas là.

Illustrateur pour la presse internationale, il a également mis sa plume et son pinceau à contribution pour croquer l'absurdité du monde et dresser le portrait acide de notre quotidien.

Paru chez Glénat à Grenoble, Manger, quelle aventure ! est un recueil inédit centré autour de la table et du repas, et on y trouve de fins gourmets, des repas somptueux, des tables dressées avec raffinement, mais aussi des serveurs maladroits, des clients exigeants, des chefs presque étoilés, des manifestants affamés…

En strips ou en illustrations pleine-page comme celle que nous reproduisons ci-dessous, on retrouve dans cet album toute la sensibilité, la poésie et la tendre insolence de ce maître du dessin d'humour, pour un thème on ne peut plus universel.

Bernard DELCORD

Manger, quelle aventure ! par Quino, Grenoble, Éditions Glénat, juin 2016, 104 pp. en noir et blanc au format 18,5 x 26 cm sous couverture Intégra en couleurs, 12,75 € (prix France)

Manger, quelle aventure (dessin).jpg

Écrit par Brice dans B.D., Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

04 08 16

« Il arrive beaucoup de choses entre la bouche et le verre. » (Antoine Furetière)

Je n'en ferai qu'une bouchée (cover).jpgEn véritable gastronome passionné, Bernard Laurance parcourt le globe à la recherche des meilleures recettes glanées au fil de ses voyages en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, dans les Amériques et dans toute l'Asie.

Animateur d’un blog [1] à grand succès – 58 millions de visiteurs, excusez du peu ! – et auteur reconnu [2], il a fait paraître récemment chez Flammarion un recueil de 111 recettes pour l’apéritif intitulé Je n'en ferai qu'une bouchée ! –Tour du monde de recettes à picorer rassemblant des préparations chaudes et froides de bouchées, de mini cakes, de makis, de tapas, de mezzés, de petits chaussons, de buschettas, de mini bouchées à la reine, de feuilletés grecs, de mini muffins, de samoussas, de piquillos farcis, de mini blinis, de petits choux salés, de sfiha, de scotch eggs… mais aussi de pesto maison, de tapenade noire, ou encore de sauce satay, au tamarin ou yakitori.

De quoi passer l’été de la manière la plus festive qui soit !

Bernard DELCORD

Je n'en ferai qu'une bouchée ! – Tour du monde de recettes à picorer par Bernard Laurance, Paris, Éditions Flammarion, mai 2016, 176 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 24,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil exotique la recette suivante : 

Chao tom 

Chao tom.jpg 

Les chao tom sont des petites brochettes vietnamiennes de pâte de crevette où un bâton de canne à sucre sert de support. Bien évidemment, celui-ci ne se mange pas, mais donnera un délicieux arôme et une saveur délicieusement sucrée. Parfait pour l'apéritif ou en entrée, les principaux avantages de cette recette sont la facilité d'exécution et l'originalité, qui donneront l'eau à la bouche à tous les amoureux des crevettes.

Pour cette recette, vous trouverez les bâtons de canne à sucre en magasins asiatiques. Ils se vendent en sachets surgelés, très pratiques.

Temps de préparation : 10 minutes

Temps de cuisson : jusqu’à 15 minutes

Pour 12 chao tom

Ingrédients :

500 g de crevettes crues déveinées et décortiquées

1 gousse d’ail

2 cuillerées à soupe d’huile

2 cuillerées à café de nuoc-mâm

2 cuillerées à café de sucre de canne

12 bâtons de canne à sucre

Sauce sucrée pimentée

Sel, poivre blanc

Recette :

Mixez les crevettes crues avec la gousse d'ail, l'huile, le sucre et le nuoc-mâm jusqu'à obtenir une pâte assez lisse.

Salez et poivrez à votre goût.

Vous pouvez vous passer du mixeur et réaliser la pâte au couteau sur une planche à découper. Il faudra plusieurs minutes de travail, mais vous collerez un peu plus à la tradition. La pâte doit être assez collante.

Prélevez une boule de pâte de 4 centimètres de diamètre.

Aidez-vous d'un peu d'eau ou d'huile si la pâte colle trop.

Posez un bâton de canne à sucre sur la boule et enfoncez-le.

Refermez la boule sur le bâton puis donnez une forme allongée à la pâte.

Vous pouvez aussi étaler la pâte entre deux feuilles de film étirable. Enlevez le film du dessus, puis posez un bâton de canne à sucre.

Enroulez la farce étalée autour du bâton en coupant l'excédent.

Faites de même pour toute la farce.

Pour la cuisson, vous avez plusieurs options.

La première est de passer les bâtons à la friture. Les chao tom seront prêts en 1 ou 2 minutes ! La deuxième est de les cuire à la vapeur une dizaine de minutes, puis de les passer à la poêle avec un peu d'huile ou même sur le barbecue.

Si vous choisissez le barbecue, faites-les vraiment cuire à la vapeur auparavant pour fixer la farce, sinon elle risque de coller sur les grilles.

Dégustez les chao tom bien chauds avec une sauce pimentée sucrée et un peu de coriandre.

 

[1] www.lacuisinedebernard.com

[2] Des Desserts de Bernard (Flammarion, 2014) et du Grain de sel de Bernard (Flammarion, 2015), 30 000 exemplaires vendus.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine | Commentaires (0) |  Facebook | |

03 08 16

Chaud devant !

Les hommes préfèrent le barbecue.jpgLe barbecue, on le sait, est souvent une affaire d’hommes, exerçant par son utilisation leurs talents culinaires associés à leur maîtrise du feu.

C’est à partir de ce constat que Jamie Purviance, en association avec la société Weber-Stephen Products bien connue, a rédigé un guide d’utilisation et un recueil de recettes intitulé Les hommes préfèrent le barbecue paru aux Éditions Larousse à Paris.

Après deux introductions détaillées répondant à toutes les questions techniques sur l’utilisation du barbecue, l’auteur y fournit 140 recettes diverses, ainsi que des conseils sur les mélanges d’épices, les marinades, les sauces et les condiments, complétés d’astuces de cuisson, d’accompagnement et de propositions de variantes…

La cuisine au soleil !

Bernard DELCORD

Les hommes préfèrent le barbecue par Jamie Purviance et Weber-Stephen Products Co, Paris, Éditions Larousse, avril 2016, 272 pp. en quadrichromie au format 22,5 x 28,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,95 € (prix France)

Table des matières :

Tout le monde l’aime chaud ! (Introduction)

Cuire et laisser rôtir (deuxième introduction)

Bouchées sur canapé (pour l’apéro)

L’homme au poulet d’or

Le bœuf était presque parfait

Dix petits ribs

Le veau ne cuit jamais deux fois

Pour quelques burgers de plus (burgers et recettes US)

Goldfisher vs Octopussy (poissons, coquillages, crustacés)

West Side Spicy! (Recettes épicées)

Légumes à l’italienne (salades, légumes grillés…)

Un dessert nommé Désir (douceurs)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine | Commentaires (0) |  Facebook | |