16 05 14

Haut perchés...

De Lescarpin au stiletto.jpgRédigé par Émilienne Angle et François Bernaschina, le beau livre intitulé De Lescarpin ® au stiletto paru chez Favre à Lausanne se penche avec originalité sur la création contemporaine en matière de chaussures féminines à talons hauts, qu'ils soient aiguilles ou anglais, à gorge, en bobine, en boule ou en cage, mais aussi en lame, en torpille, en épine, escamotables voire télescopiques.

« Polymorphe et empreinte de pouvoir, assurent les auteurs, cette marque d'élégance est initialement réservée à l'aristocratie, la chaussure à talon ayant longtemps été un emblème d'appartenance sociale. Au XXe siècle, les femmes s'accaparent définitivement des talons, qui deviennent ainsi un symbole de féminité. Depuis, et malgré les assauts de leurs opposants, ils n'ont cessé de croître en popularité comme en hauteur.

Ce piédestal leur donne l'assurance et l'allant nécessaires pour interagir avec un environnement toujours plus complexe. En témoignent ces femmes sur le blog de L'Express : "Je domine tout le monde, ça m'amuse de voir les hommes lever les yeux vers moi" ; "Je ne peux pas négocier un contrat si je ne suis pas en talons" ; "Mes talons agissent comme un booster. Je suis sûre que je suis meilleure" ; "On ressent mieux notre corps, il est plus présent, plus séducteur"...

Enfin, ce début de XXIe siècle voit se débrider l'imagination des créateurs, qui explorent de nouvelles formes, matériaux, technologies... Tout distingue la chaussure à talon des autres chaussures, elle est unique, tout comme la femme qui la porte et se démarque. »

Encore faut-il être capable de les porter plus de quelques minutes ou même quelques secondes !

Bernard DELCORD

De Lescarpin ® au stiletto par Émilienne Angle & François Bernaschina, Lausanne, Éditions Favre, mars 2014, 160 pp. en quadrichromie au format 24,8 x 24,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 25 € (prix France)

 

De Lescarpin au stiletto (Bow par Peter Popps).jpg

« Bow » par Peter Popps (2013)

 

De Lescarpin au stiletto (Dandolo par Manolo Blahnik).jpg

« Dandolo » par Manolo Blahnik (2012)

16 05 14

Un génie à l'œuvre...

Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme.jpgC'est 120 ans après la disparition de Gustave Caillebotte (1848-1894) que 43 chefs d’œuvre du peintre sont exposés au grand public jusqu'au 20 juillet 2014 dans la propriété yerroise où ils ont été peints.

Ce rendez-vous majeur de l’impressionnisme est d’autant plus exceptionnel que ces œuvres n’ont, pour la plupart, jamais été exposées ou très peu, car appartenant à la famille de l'artiste et à des collectionneurs privés.

Écoutons le commissaire de l'événement :

« Gustave Caillebotte a été l'un des artistes les plus importants, les plus actifs et les plus originaux de l'histoire de la peinture impressionniste. Ses tableaux comptent aujourd'hui parmi les chefs-d'œuvre de l'époque, par la nouveauté de leur représentation et l'audace de leur point de vue. Ils ont Paris pour sujet. Caillebotte a aussi représenté la nature et les loisirs à la campagne, au bord de l'eau. Ses tableaux, "L'Yerres, effet de pluie", "Canotier au chapeau haut de forme", "Pêche à la ligne", "Les Périssoires", "Canotiers ramant sur l'Yerres", "Le jardin potager, Yerres", sont aussi extraordinaires et inoubliables que ses vues urbaines : ils ont pour la plupart été peints entre 1875 et 1879 dans sa propriété à Yerres, dans l'Essonne, à quelques kilomètres de Paris. Ils ont pour sujet son parc, les bords de sa rivière, les canotiers et leurs embarcations. (...)

Issu d’une famille aisée, Caillebotte évolue dans l’univers cossu de la bourgeoisie parisienne. Yerres et ses environs étaient particulièrement prisés par ces familles, souhaitant se retrancher de temps en temps à la campagne. La vallée de l’Yerres offrait un cadre propice au repos, à la promenade. De magnifiques demeures illustrent cette empreinte bourgeoise dans la région... »

Publié chez Flammarion à Paris et intitulé Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme, le remarquable catalogue de l'exposition en rend compte avec des études de Serge Lemoine, professeur émérite à la Sorbonne et ancien président du musée d’Orsay, et de Dominique Lobstein, historien de l'art, qui fournissent des commentaires précis pour chacune des œuvres magnifiquement reproduites.

Ajoutons que des musées français (musée d’Orsay, musée Marmottan Monet, musée des Beaux-Arts de Rennes) et étrangers (Indiana University Art Museum de Bloomington, National Gallery de Washington) ont également apporté leur concours à cette exposition unique.

Un événement à ne pas rater !

Bernard DELCORD

Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme, par Serge Lemoine et Dominique Lobstein, biographie chronologique de Gilles Chardeau, préface de Nicolas Dupont-Aignan, Paris, Éditions Flammarion, mars 2014, 166 pp. en quadrichromie au format 21,5 x 27,6 cm sous couverture brochée en couleurs, 25,50 € (prix France)

Informations pratiques :

Exposition « Caillebotte à Yerres, au temps de l'impressionnisme » du 5 avril au 20 juillet 2014, à la Propriété Caillebotte (Ferme Ornée 8, rue de Concy à F-94520 Yerres, dans l'Essonne), ouverte tous les jours (sauf le lundi) de 10h à 18h, le dimanche de 10h à 19h, ainsi que les jours fériés (lundi inclus).

Nocturnes vendredi et samedi jusqu’à 20h30.

Billetterie sur place à la Ferme Ornée ou en ligne sur www.proprietecaillebotte.com.

Tarifs :

Yerrois, Val d'Yerrois : tarif plein 5 € / réduit 3 € / enfant de - de 12 ans gratuit / enfant de 12 à 18 ans 3 € / famille (2 adultes et 1 enfant payant) : gratuit pour le 2e enfant.

Le livret de l'exposition et le livret jeux pour les enfants sont en libre service à l'accueil de la Ferme Ornée.

Sites :

www.proprietecaillebotte.com

facebook.com/laproprietecaillebotte

twitter.com/caillebotte2014

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14 05 14

Faites une bonne action !

L'ASBL "Les Glaïeuls" fête 100 ans d'activités

Glaieuls hd sans logo.jpg

 Un peu d'histoire

Tout commence  en 1914 avec l'association  "Assistance discrète à l'enfance débile de Bruxelles". 

Au lendemain  de la 1ère guerre mondiale l'association se crée définitivement, l'aide aux enfants de soldats et prisonniers est mise en place.

Elle se charge également des enfants de 6 à 12 ans en mauvaise santé, affaiblis ou pré tuberculeux et leur permet l'accès au sanatorium.

"Les Glaïeuls" devient une ASBL. et acquière une villa à Blankenberge où de 1921 à 1940 presque 3 000 enfants bénéficient d'un séjour gratuit à la mer et un trousseau d'habillement.

L'oeuvre est agréée par l'ONE en 1946 et devient, à ce moment, propriétaire d'un nouvel et grand immeuble à Saint-Idesbald. Un période faste pour l'association et ses petits déshérités hébergés toute l'année dans la villa "Las Glaïeuls" de la côte qui ne désempli pas jusqu'en 1982.

L'ONE se communautarise et il n'est plus question d'accueillir, ni d' aider des enfants francophones en Flandres. 

" Les Glaïeuls" quitte le littoral pour les Ardennes dans une magnifique et grande propriété à Opont / Paliseul en Province de Luxembourg. Depuis 1986 le centre, agrée par l'ONE héberge une cinquantaine  d'enfants défavorisés ( cas sociaux et familiaux) entre 2 et 14 ans.  

L'ASBL a pour objectif  de s'occuper d'enfants défavorisés tout en étant un Centre d'Accueil permanent de crise. 

Les subsides ne couvrent pas toutes les dépenses des enfants hébergés, des activités festives occasionnelles sont nécessaires.

À l'occasion des 100 ans, le centre "Les Glaïeuls" organise  

une grande fête les 31 mai et 1 juin dans le domaine à Paliseul.

C'est l'occasion de rencontre entre parents, enfants, enseignants, éducateurs, donateurs... 

C'est l'occasion de mettre l’accent sur « le travail social de fourmi » qui se fait en discrétion avec les enfants, les familles et les différents intervenants psycho médicaux sociaux une fois qu’un juge prend une décision.

C’est l’occasion de collaborer  financièrement à cette belle association. 

C'est l'occasion l’occasion de faire la fête et mieux découvrir l’environnement.  

C'est l'occasion de laisser aux enfants la joie de faire connaître  et un peu partager leur lieu de vie aux "Glaïeuls".

C’est l’occasion aux anciens du centre « Les Glaïeuls » de se retrouver….

Au programme de 10h à 18h, 2 jours

- de retrouvailles

- de découvertes d'artisans 

- d'activités nature

- de restauration

Adresse du centre "Les Glaïeuls "

Quartier de Beth, 3

6852 Opont/ Paliseul

061/53 32 91

bihain.glaieuls@belgacom.net

http://www.glaieuls.be/centre-pour-enfants

Nous vous y accueillerons avec grand plaisir, avertissez nous de votre venue.

Les Glaïeuls à Paliseul.jpg

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10 05 14

« Nèque la poulice ! »

Quels droits face à la police.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 09/05/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Rédigé par Mathieu Beys, un juriste et historien membre de l'Observatoire des violences policières de la Ligue belge des Droits de l'Homme qui, après s'être occupé de conseiller les travailleurs sociaux et les étrangers en séjour précaire sur notre territoire, enseigne désormais à l'ULB, l'imposant manuel juridique et pratique intitulé Quels droits face à la police ? examine sous toutes les coutures un thème plutôt touchy, celui des droits du quidam face à la maréchaussée, qu'il soit aussi bien suspect que victime d'un délit ou d'un crime, voire plus simplement contrôlé ou verbalisé par icelle.

L'ouvrage répond avec clarté à plus de 500 questions précises (du type : dans quels cas les policiers peuvent-ils contrôler mon identité, me fouiller, m’arrêter ou entrer chez moi ? Que peut savoir la police grâce à mon téléphone et à mon ordinateur ? Dans quel cas puis-je invoquer le secret professionnel ou le secret des sources journalistiques ? Suis-je obligé de signer le PV ? Et si je suis victime, comment porter plainte et vérifier si les policiers mènent sérieusement l’enquête ?) et il fournit des tuyaux– modèles de lettres à l’appui – pour défendre ses droits après une intervention ou une abstention policière abusives.

Une arme de destruction massive des ripoux !

Bernard DELCORD

Quels droits face à la police ? par Mathieu Beys, préface d'Alexis Deswaef, Mons, Éditions Couleur livres, avril 2014, 596 pp. en noir et blanc au format 24,8 x 22 cm sous couverture brochée en couleurs, 24 €

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10 05 14

Mons et merveilles...

Sel, poivre et marjolaine.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 09/05/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

L'amusant roman intitulé Sel, poivre & marjolaine paru aux Éditions Memory à Tenneville situe son action à Mons et il développe son intrigue autour et aux alentours du restaurant « Les Gribaumonts » dont les fourneaux sont animés par Lisa Calcus, la « Lady Chef 2012 », et dont la salle est managée par son œnologue d'époux, Nicolas, pour le plus grand plaisir de leur fidèle clientèle de Montois cayaux [1] ainsi que pour celui des gastronomes de passage dans leur insigne établissement.

L'histoire débute à la Brasserie de la Grand-Place, non loin du fameux Singe du Grand Garde, où de vieux amis, pour tromper l'ennui de leur vie de retraités, fondent la « Joyeuse Confrérie des Compagnons de Lucullus » qu'ils basent entre les murs de la maison de bouche citée plus haut, et l'on suivra avec intérêt leurs pérégrinations dans la capitale du Hainaut dont ils connaissent l'histoire et la géographie par cœur, de même que l'on sourira de leurs émois pour une jolie Marjolaine chamboulant leur vie et leurs pensées.

L'ouvrage est l'occasion, bien entendu, de nombreux excursus sur la bonne chère et les bons vins, dont nos très inspirés et très connaisseurs « chevaliers de la table ronde » ne se lassent pas de chanter les mérites et les vertus.

Il se complète d'ailleurs de 8 fiches de recettes originales de la maîtresse des feux des « Gribaumonts », ce qui ne gâte rien !

Bernard DELCORD

Sel, poivre & marjolaine par Jules Boulard, Tenneville, Éditions Memory, collection « Romans culinaires », décembre 2013, 150 pp. en noir et blanc au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 17 €

Pour vous, nous avons recopié dans ce roman bien montois la recette originale suivante :

Gaufre à l'ail des ours, au fromage d'Ovifat et au sirop de Liège

 Pour 4 personnes

Préparation : 10 minutes

Repos :1 heure

Pas de cuisson

Ingrédients :

125 g de farine,

1 cuiller à café de sucre

1 pincée de sel

2 œufs

50 g de beurre fondu

20 cl de lait entier

10 feuilles d'ail des ours,

200 g de fromage d'Ovifat

2 cuillers à café de sirop de Liège

Recette :

– Réaliser la pâte à gaufres : mélanger la farine, le sucre, les œufs, le beurre, le lait, le sel.

– Laisser reposer au frais environ 2 heures.

– Émincer l'ail des ours et l'ajouter à l'appareil à gaufres.

– Cuire les gaufres.

– Couper le fromage en tranches, le disposer sur les gaufres, ajouter le sirop de Liège et passer les gaufres au four à 165°C pendant quelques minutes pour faire légèrement fondre le fromage.

– Accompagner éventuellement d'une bonne salade.

Vin d'accompagnement :

Un vin d'Alsace aromatique, demi-sec, un juste équilibre entre sucres résiduels et acidité.



[1] Appellation propre à la région, un Montois cayaux est un Montois qui fait partie des « cailloux » de sa ville, de ses pavés et donc qui y a un ancrage profond.  La tradition veut qu'un habitant soit appelé de cette manière s'il fait partie de la troisième génération complète à naître et à habiter (domicile faisant foi) sans discontinuer sur le territoire de sa commune. Jusqu'aux années 1980-90, il fallait cinq générations.

Il existe une association à but philanthropique composée uniquement des Montois cayaux, dont les principales activités sont la publication d'écrits régionaux et en patois montois ainsi que la représentation de textes et œuvres scéniques montois. (Wikipedia)

10 05 14

Un ouvrage éblouissant !

La Grand-Place de Bruxelles, sculpture de lumière.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 09/05/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Véritable Michel-Ange des effets lumineux nocturnes, le « sculpteur de lumière » parisien Patrick Rimoux présente dans La Grand-Place de Bruxelles, sculpture de lumière –  un somptueux album trilingue (en français, néerlandais et anglais) paru chez Racine –, le fruit photographique de son travail appliqué à la plus belle place gothique du monde.

Le résultat est époustouflant et fait voir dans le détail l'Hôtel de ville et les maisons qui l'entourent (de l'Étoile, des Brasseurs, du Cygne, des Ducs de Brabant, du Roi...) avec une subtilité qui laisse pantois.

Le tout est accompagné d'un texte historique de Roel Jacobs qui fournit des informations propres à éclairer encore davantage le sujet scintillant de ce livre brillant.

Une mine de diamants !

Bernard DELCORD

La Grand-Place de Bruxelles, sculpture de lumière par Patrick Rimoux & Roel Jacobs, Bruxelles, Éditions Racine, décembre 2013, 146 pp en quadrichromie au format 30 x 30 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 45 €

La Grand-Place de Bruxelles, sculpture de lumière (La Maison du Roi).jpg

La Maison du Roi

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04 05 14

L'enfance de Néron...

Bad Bartje.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 02/05/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Décapant à souhait, le premier tome de la BD de Falzar et Marco Paulo intitulée Bad Bartje – 1 Acta est fabula se déroule dans les années 1970 et met en scène un gros gamin sournois et flamingant se rêvant en Jules César du Plat Pays, masquant sous un vernis de fausse érudition son caractère méprisant pour les autres enfants de son école (Wouter, Kris, Johan...) à l'exception du violent Filip dont il se sert pour mieux arriver à ses fins.

S'ensuivent des gags désopilants qui voient notre Babar mangeur de gaufres et contempteur de francophones affiche la volonté de se faire maigrir à toute vitesse à partir du 10 décembre pour obtenir de plus belles étrennes au jour de l'An en inspirant de la pitié à la famille et aux voisins, enrager de dépit quand il découvre que les délicieux gâteaux offerts par sa tante et dont il s'est régalé sont des laquemants de Liège ou constater, après son élection comme délégué de classe, qu'il devra composer avec ceux des autres classes...

Sûr que si Le Tisserand (« De Wever », dans la langue de Vondel) l'avait lu, ce méchant petit loup aurait une nouvelle fois adopté la posture de Calimero !

Bernard DELCORD

Bad Bartje – 1 Acta est fabula par Falzar & Marco Paulo, Loverval, Éditions Kennes, avril 2014, 49 pp. en quadrichromie au format 24 x 32 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 13,50 €

 

Bad Bartje 2.jpg

Le Néron belge

 

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04 05 14

Des tueurs qui savaient vivre...

La Mafia se met à table.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 02/05/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Toujours disponible, l'amusant petit essai historico-culinaire de Jacques Kermoal et Martine Bartolomei intitulé La Mafia se met à table décrit par le menu dix repas – dont les recettes sont fournies dans le livre – offerts par les membres de l'Honorable Société entre 1860 (le « banquet de Messine » en l'honneur de Garibaldi pour le remercier de leur avoir, à son insu, offert la Sicile...) et 1982 (le « dîner d'état-major » à Syracuse), dont certains se clôturèrent par le massacre des invités.

On y croise Mussolini, Roosevelt, Churchill, Frank Sinatra, évidemment, et aussi le maréchal Juin, le général Dalla Chiesa, qui mêlent leurs coups de fourchette avec ceux de Vito Genovese, Lucky Luciano ou Don Vito, sans oublier le supérieur du couvent des franciscains de Mazzarino qui, en 1958, à l’issue de repas succulents, distribuait aussi bien les rafales de mitraillette que l’absolution pour convaincre ses riches paroissiens de donner largement pour ses œuvres.

Et on s'y régale de cuissot de chevreuil faisandé à l'eau-de-vie de prunes d'Agrigente, de paupiettes de bœuf aux artichauts, de cocktail de pâtes froides à la crème, de vermicelles au jus de seivhe, de mérou au four, de gelée de pastèque...

Car cucinare il delitto, « cuisiner le délit », est une expression sicilienne bien ancrée dans les mœurs locales…

Bernard DELCORD

La Mafia se met à table Histoires et recettes de l’honorable société par Jacques Kermoal et Martine Bartolomei, Arles, Éditions Actes Sud, octobre 2000, collection « Babel », 209 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 7,70 € (prix France)

Voici la recette d'un plat servi en 1909 au « chef des chefs » Don Vito Cascio Ferro :

Agnelet en sauce et aux herbes des pentes volcaniques

Pour 6 personnes

Ingrédients :

2 kg de viande d'agnelet

Farine

Huile d'olive

Céleris et oignons

1,5 litre de bouillon de viande

Persil

Origan en poudre

Ciboulette

Sel et poivre

Recette :

Coupez  la viande en morceaux réguliers

Passez les à la farine et faites-les dorer dans un verre d'huile d'olive où vous aurez fait dorer au préalable un hachis de céleris et d'oignons.

Salez et poivrez, puis couvrez l'agneau avec le bouillon.

Laissez cuire pendant 1 heure à feu doux.

À la fin de la cuisson, saupoudrez la viande avec 1 cuiller de persil haché, 1 autre cuiller de ciboulette hachée et de l'origan en poudre.

 

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04 05 14

Portraits inattendus...

Témoignages et anecdotes sur les stars de la planète foot.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 02/05/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Journaliste au Financial Times, Simon Kuper a interviewé et fréquenté à moult reprises le gratin footballistique mondial des dernières décennies, de Johann Cruijff à Zlatan Ibrahimovic en passant par Zinedine Zidane, Rivaldo, Romario, Diego Maradona, Frank Ribéry, Éric Cantona, Nicolas Anelka, Didier Drogba, Kaká, David Beckham, Lionel Messi ou Ronaldo, entre autres.

Cela lui donne une connaissance sans égale de la personnalité de ces stars du football mondial, un savoir qu'il a mis par écrit d'une manière so British (c'est-à-dire subtilement amusante) dans Témoignages et anecdotes sur les stars de la planète foot paru chez De Boeck à Louvain-la-Neuve, des portraits d'hommes au destin exceptionnel focalisés sur ce qui a fait d’eux ce qu’ils sont (origines, contexte familial, rencontres) et donc concentrés sur leur personnalité bien plus que sur leurs caractéristiques techniques.

Un ouvrage qui, au passage, montre aussi qu'on peut parfois garder un cœur et une âme dans un monde pourri par l'argent...

Bernard DELCORD

Témoignages et anecdotes sur les stars de la planète foot par Simon Kuper, traduit de l'anglais par Bastien Drut, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck, mars 2014, 244 pp. en noir et blanc au format 16 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,90 €

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25 04 14

Démocratie belge, mode d'emploi

Je vote.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 25/04/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

C'est en prévision du big bang électoral du 25 mai 2014 que les Éditions Érasme à Namur ont fait paraître un intéressant fascicule intitulé Je vote exposant clairement – c'est un exploit – le fonctionnement du système politique belge et des procédures électives qu'il induit.

S'adressant a priori à la jeunesse (il a été rédigé par l'asbl Infor Jeunes), ce vade-mecum devrait retenir l'attention des autres classes d'âge, tant il est vrai que la plomberie institutionnelle nationale, régionale, communautaire et européenne de notre pays relève davantage de la grande complexité d'un mode d'emploi de chez Ikea que de la clarté limpide d'une œuvre monochrome d'Yves Klein...

Un petit bouquin qui vaut donc son pesant d'aspirine !

Bernard DELCORD

Je vote par Infor Jeunes, Namur, Éditions Érasme, février 2014, 47 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture piquée fer en couleurs, 3,95 €

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