06 04 14

Flèches du Parthe...

Petite histoire des mots d'esprit célèbres.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 04/04/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

La Petite histoire des mots d'esprit célèbres commente 600 citations diverses et dit tout de phrases immortelles comme : « Et le désir s'accroît quand l'effet se recule » (Corneille), « Ce qui entend le plus de bêtises dans le monde, c'est peut-être un tableau de musée » (les frères Goncourt), « Dépêchons-nous de succomber à la tentation avant qu'elle s'éloigne » (Épicure), « Il est immédiatement au-dessous de rien » (La Bruyère), « Abolir la peine de mort ? Que messieurs les assassins commencent ! » (Alphonse Karr), « Idylle, ça commence comme idiot et ça finit comme imbécile » (Maurice Donnay), « Les hommes chassent, les femmes pèchent » (Victor Hugo), « Un grand classique, c'est un auteur dont on peut faire l'éloge sans l'avoir lu » (Chesterton), « La politique, c'est une certaine façon d'agiter le peuple avant de s'en servir » (Talleyrand), « Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations. Tenez, Judas, par exemple, il avait d'excellents amis » (Verlaine), « L'amour, c'est un coup d'œil, un coup de rein et un coup d'éponge » (Sarah Bernhardt), « Aucun homme n'a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge » (Abraham Lincoln), « Les dictatures, comme le supplice du pal, commencent bien et finissent mal » (Clemenceau) ou, s'agissant de Mirabeau : « Il était capable de tout pour de l'argent, même d'une bonne action » (Rivarol)...

Hilarant, n'est-il pas ?

 

Bernard DELCORD

 

Petite histoire des mots d'esprit célèbres, ouvrage collectif, Paris, Éditions Omnibus, mars 2014, 634 pp. en noir et blanc au format 13,3 x 20 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 24 € (prix France)

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06 04 14

Tasty comme là-bas...

Made in America.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 04/04/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Dans Made in America, la styliste Sandra Mahut présente, ramenées de ses voyages, rédigées et photographiées par elle-même, 100 recettes autour des « produits culte » américains : les soupes Campbell's, la crème fromagère Philadelphia®, le fromage Cheez it®, le beurre de cacahuètes, le fried chicken du Kentucky, la French's® yellow mustard, les flocons d'avoine, le cherry coke, les Graham Crackers®, le chocolat Hershey's®, les M&M's®, les marshmallows Fluff® et autres gélatines Jell'o®...

L'occasion, écrit-elle, de retrouver le goût de l'Amérique en une bouchée. Et, surtout, d'étonner les amateurs de gastronomie française...

Avis aux kamikazes du goût et de la diététique !

Bernard DELCORD

Made in America par Sandra Mahut, Paris, Marabout, octobre 2013, 256 pp., ca 25 €

Muffins myrtilles et flocons d'avoine

Pour 6 gros muffins

Préparation : 15 minutes

Cuisson : 20 minutes

Ingrédients :

120 g de farine

1/2 sachet de levure chimique (baking powder)

1 pincée de sel

60 g de flocons d'avoine

100 ml de lait

1 œuf

40 g de sucre blond de canne

50 g de beurre fondu

100 g de myrtilles fraîches ou surgelées

1 cuillerée à café d'extrait de vanille liquide

Moule à muffins

Recette :

Préchauffer le four à 180°C.

Dans un saladier, verser la farine, la levure chimique et le sel.

Faire dorer les flocons d'avoine dans une poêle 2 à 3 minutes en remuant constamment sans les faire brûler, les ajouter dans le saladier.

Mélanger.

Faire tiédir le lait.

Dans un autre saladier, fouetter l'œuf avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse, puis ajouter le beurre fondu et la vanille.

Verser ce mélange dans la farine et remuer légèrement  tout en ajoutant  petit à petit le lait tiède.

Incorporer délicatement les myrtilles à la pâte.

Verser la pâte dans 6 moules à muffins beurrés et farinés ou dans des caissettes en papier pour muffins.

Enfourner pour 20 minutes.

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05 04 14

Lorsque l'enfant paraît...

J'attends un enfant (2014-2015).jpgVéritable institution à l’usage des (futurs) parents à qui ils apportent « les réponses d'aujourd'hui aux questions de toujours », J’attends un enfant et J'élève mon enfant de Laurence Pernoud (1918-2009) figurent, depuis leur première parution (le premier en 1956, le second en 1965, tous deux aux Éditions Horay à Paris), parmi les plus grands best-sellers de l’édition internationale, car leurs mises à jour annuelles en français sont diffusées dans 70 pays et traduites dans 45 langues (dont, tout récemment, l'espagnol, le chinois, le libanais et le coréen).

Plusieurs années avant son décès, l’auteure (qui était issue d'un père suisse et d'une mère grecque et qui, à l'époque de la conception des ouvrages, était l'épouse de Georges Pernoud, rédacteur en chef du magazine Paris Match et oncle de l'actuel animateur de télévision Georges Pernoud) s’était entourée, pour ces aggiornamentos, d’une large équipe pluridisciplinaire rassemblée autour d’Agnès Grison : gynécologue-obstétricien, échographiste, sage-femme, pédiatre, psychologue, diététicienne, avocate spécialisée en droit de la famille, assistante sociale...

L'édition 2014-2015 de ces deux bibles, présentée sous de nouvelles couvertures et imprimée sur un papier écologique, s'est enrichie d'un chapitre supplémentaire intitulé Lorsque la grossesse tarde à venir, tandis que le dictionnaire des maladies a été largement revu et que certains thèmes ont été enrichis par rapport à la version précédente, à propos du sevrage, du sommeil et des manifestations d'opposition ou d'agressivité, notamment, mais aussi concernant de nouveaux menus pour les futures mères ou les jeunes enfants et, pour le public français, d'informations toutes récentes sur le mariage, la transmission du nom de famille ou le statut du beau-parent dans les familles recomposées, du calendrier vaccinal qui se simplifie ou des aides pour le parent qui élève seul son enfant.

J'élève mon enfant (2014-2015).jpgLes ouvrages se terminent par un chapitre sur la protection de la maternité en Belgique, en Suisse, au Québec et dans les pays du Maghreb.

Ajoutons pour conclure que les lectrices et les lecteurs peuvent poser des questions, proposer des suggestions ou faire part de leur expérience en adressant un courriel (lpernoud@horay-editeur.fr) ou un courrier postal (Laurence Pernoud, Éditions Horay, 22bis, passage Dauphine à 75006 Paris) auquel il sera répondu dans les meilleurs délais.

Des livres actuels et bien vivants, donc, comme le sujet qu'ils traitent…

Bernard DELCORD

J’attends un enfant édition 2014-2015 par Laurence Pernoud, mise à jour sous la direction d'Agnès Grison, Paris, Éditions Horay, janvier 2014, 480 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 25,5 cm sous couverture cartonnée en couleur, 29,50 €

J’élève mon enfant édition 2014-2015 par Laurence Pernoud, mise à jour sous la direction d'Agnès Grison, Paris, Éditions Horay, janvier 2014, 500 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 25,5 cm sous couverture cartonnée en couleur, 30,50 €

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04 04 14

Le livre du sliiiiirp et du sluuuuurp...

Arrête arrête tu Maitrank.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 04/04/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Rédigé dans le style déjanté coutumier de son auteur, le polar de Jean-Luc Fonck intitulé Arrête arrête tu Maitrank entraîne son lecteur dans une enquêtefortement arrosée de vin blanc à l'aspérule, spécialité de la bonne ville d'Arlon, cité de son enfance.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça déménage !

On s'en voudrait de déflorer l'intrigue, mais sachez que le narrateur s'y lance dans une tournée des bistrots et des restos à la poursuite d'un serial killer semant dans le chef-lieu du Luxembourg belge des morceaux de corps humains à la manière d'un Petit Poucet assoiffé de sang, et que la solution de l'énigme tient d'une sorte de prodige surréaliste.

Un roman qui se boit d'une traite !

Bernard DELCORD

Arrête arrête tu Maitrank par Jean-Luc Fonck, Liège, Éditions Luc Pire, collection « Romans de gare », décembre 2013, 140 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 €

04 04 14

Reporters de guerre

Reporters de guerre (La France en Guerre).jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 04/04/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Dans Visite sur les trois fronts par Arthur Conan Doyle (1859-930) & La France en Guerre par Rudyard Kipling (1865-1936), on découvre avec quelque étonnement que ces deux immenses écrivains britanniques, l'un père de Sherlock Holmes et l'autre auteur de Kim et du Livre de la jungle, ont voulu constater de visu ce qui se passait durant le premier conflit mondial du côté des lignes britanniques, italiennes et françaises pour le premier, dans le nord de l'hexagone et dans les Flandres pour le second, et l'on apprend que la Grande Guerre les marqua au fer rouge, puisqu'ils y perdirent chacun un fils bien-aimé.

Et si leurs reportages sont rédigés dans des styles bien différents, percutant pour Conan Doyle qui était médecin (Ypres «  est la ville d'un rêve, cette moderne Pompéi, détruite, désertée et profanée, mais avec une dignité fière et triste qui vous poussait malgré vous à baisser la voix en passant dans ses rues en ruines ») et lyrique pour Kipling qui était plus écrivain que journaliste (« La fumée s'évanouit dans ce morceau de tranchées, comme l'écume d'une vague meurt dans l'angle des murs d'un port »), on y sent sourdre, derrière la défense de l'Empire et de ses valeurs, une sorte de déréliction annonciatrice de la fin de celui-ci.

Deux textes formidables !

Bernard DELCORD

Visite sur les trois fronts par Arthur Conan Doyle & La France en Guerre par Rudyard Kipling, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Mémoires de Guerre », janvier 2014, 86 pp et 83 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 12,90 € chacun (prix France)

Reporters de guerre (Visite sur les trois fronts).jpg

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29 03 14

Ceci est un grand peintre...

Magritte.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 28/03/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Si sa gestion muséale fut contestée par d'aucuns ces derniers temps, Michel Draguet, docteur en philosophie et lettres et agrégé de l'enseignement supérieur en philosophie et lettres, par ailleurs toujours directeur général des Musées royaux des beaux-arts de Belgique, est sans conteste l'un des meilleurs spécialistes mondiaux de la vie et de l'œuvre de l'auteur de Ceci n'est pas une pipe à qui il a consacré une remarquable biographie parue sous le simple titre de Magritte chez Gallimard dans la fameuse collection « Folio ».

Rédigé dans une langue parfaite et avec un grand talent narratif, cet essai remarquable vulgarise avec brio la pensée et les techniques de l'un des plus grands artistes du XXe siècle qui « fit subir aux espaces et aux objets une infinité de modifications, fragmenta l'échelle onirique, inventa des territoires nouveaux, transforma des espaces connus, pratiqua une utilisation incongrue des titres : Ceci continue à ne pas être une pipe, Le Salon au fond d'un lac, La Philosophie dans le boudoir. »

Car, sous son air bonhomme, le Bruxellois René Magritte (1898-1967) ne manquait ni d'humour contestataire ni de zwanze, mais avec une conscience aiguë du malaise humain qu'il transcendait dans l'imaginaire, et de la vanité des choses, dont il riait avec désespoir.

Un paradoxe bien belge, à l'instar de nos institutions politiques ô combien surréalistes...

Magritte par Michel Draguet, Paris, Éditions Gallimard, collection« Folio biographies », février 2014, 413 pp. en noir et blanc et un cahier photo de 8 pp. en couleurs au format 10,7 x 18 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 8,90 € (prix France)

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28 03 14

C'est l'Doudou, c'est l'mama !

La Ducasse rituelle de Mons.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 28/03/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Inscrite par l'UNESCO au patrimoine oral et immatériel de l'Humanité, la Ducasse rituelle de Mons à laquelle les Éditions Racine à Bruxelles consacrent un fort beau livre au titre éponyme rédigé par une large équipe de spécialistes du folklore placés sous la houlette du professeur Benoît Kanabus, (UCL), se déroule immuablement depuis huit siècles en quatre temps : la descente de la châsse de sainte Waudru, patronne de la cité ; la procession, suivie de la montée du Car d'or et, enfin, le combat dit Lumeçon qui oppose saint Georges au dragon.

L'occasion, pour les habitants de la capitale du Hainaut, le temps du week-end de la Trinité, d'une liesse collective formidable dans laquelle s'unissent tous les âges et toutes les classes sociales pour admirer un immense cortège en costumes somptueux, écouter la musique du Montois Roland de Lassus, vibrer au combat que se livrent saint Georges et le diable et, pour les plus téméraires, de pousser le Car d'or dans son ascension de la rampe Sainte-Waudru ou d'arracher au dragon dans l'arène quelques crins porte-bonheur...

Le tout accompagné d'une profusion de bières, de côtelettes al berdouille et de tartes diverses savourées dans la bonne humeur et le respect pointilleux des traditions.

L'ouvrage, magnifiquement illustré, retrace l'histoire, décrit les gestes et explique le rôle social de ce rituel collectif venu du fond des âges. Qui était sainte Waudru ? Que sait-on de saint Georges ? Pourquoi une fête de dédicace à Mons ? D'où vient l'air du Doudou ? Quelle est la symbolique du Dragon ?

Une belle plongée dans les racines profondes de la culture hainuyère et wallonne !

Bernard DELCORD

La Ducasse rituelle de Mons sous la direction de Benoît Kanabus, préface d'Elio Di Rupo, Bruxelles, Éditions Racine, octobre 2013, 242 pp. en quadrichromie au format 26 x 30 cm sous couverture cartonnée blanche et jaquette bicolore, 39,95 €

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28 03 14

Bémol chez les dominicains

Meurtre à Rixensart.jpg

Le texte ci-dessous a paru dans la livraison du 28/03/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

Bien connue du public belge, Anouchka Sikorsky a travaillé à la RTBF avant de rejoindre RTL Télévision puis RTL-TVI en qualité d’animatrice et de productrice jusqu'en 1988.

Elle vient de publier chez Dricot à Liège son troisième roman, Meurtre à Rixensart, un amusant et ingénieux polar tout en rebondissements.

En voici le pitch :

« Quand le corps sans vie d’une jeune femme est retrouvé sur le domaine de la confrérie des dominicains, ceux-ci ne sont pas contents. On peut les comprendre…

Et lorsque dix ans plus tard, un autre cadavre est retrouvé au même endroit, la panique est à son comble. D’autant plus que le second crime semble avoir un lien direct avec le premier qui n’a jamais été élucidé.

Les villages de Rixensart et de Lasne, situés dans le verdoyant et paisible Brabant Wallon, sont en émoi.

Le fougueux curé de la paroisse est furibard. Les frères dominicains sont pétrifiés.

La poignée d’amis qui se retrouvent chaque année afin de ripailler tout leur content dans la maison d’hôtes Le Piano de l’Ange peinent à cacher leur enthousiasme  : "Enfin, une solide enquête dans laquelle ils vont pouvoir faire valoir leurs talents de fins limiers !"…

Tout cela bien sûr au grand dam du commissaire Briggs, gendre so British de la propriétaire des lieux, la comtesse Sophia Vronsky-Dessy qui lui a concédé la main de sa fille, la fantasque et ébouriffante Alice.

Au Piano de l’Ange, l’ambiance bat son plein, de conjectures déplacées en hypothèses fantaisistes... »

L'écriture est alerte, le ton jovial, les personnages bien campés et l'intrigue originale : tous les ingrédients d'une lecture agréable et passionnante !

Bernard DELCORD

Meurtre à Rixensart par Anouchka Sikorsky, Liège, Éditions Dricot, 466 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 20 €

26 03 14

Un immense artiste...

L'imaginaire – Gustave Doré au Musée d'Orsay.jpgOriginal et superbe, le catalogue de l'exposition Gustave Doré (1832-1883). L'imaginaire au pouvoir,que l'on peut admirer au Musée d'Orsay à Paris jusqu'au 11 mai 2014, l'est à plus d'un titre.

Par sa forme, d'abord : celle d'un journal de grand format – 30 x 42 cm –, à la fabrication et à la mise en page soignées ressuscitant le grand médium du XIXe siècle dans lequel l'artiste a si souvent excellé.

Par la qualité de ses reproductions de dessins, de caricatures, de gravures, d'aquarelles et de peintures, ensuite, qui permettent de mesurer de près l'étendue du talent de ce maître incontesté et toujours admiré de nos jours.

Par la qualité de son commentaire, enfin : rédigée par un doctorant, une brillante synthèse (publiée en français et en anglais) qui met en lumière de façon synthétique les éléments biographiques et les enjeux artistiques qui ont présidé à la création de plus des dix mille pièces de l'œuvre graphique monumentale de ce Simenon du crayon et du pinceau.

Une belle réussite éditoriale, donc, intitulée L'imaginaire – Gustave Doré au Musée d'Orsay, dont peuvent s'enorgueillir les Éditions Flammarion à Paris.

Il est vrai que cette exposition organisée avec le concours de la Bibliothèque nationale de France est la première rétrospective depuis trois décennies sur cet artiste majeur.

Voici ce qu'en écrit le site du Musée :

« Gustave Doré est sans doute l'un des plus prodigieux artistes du XIXe siècle. À quinze ans à peine, il entame une carrière de caricaturiste puis d'illustrateur professionnel – qui lui vaudra une célébrité internationale – avant d'embrasser tous les domaines de la création : dessin, peinture, aquarelle, gravure, sculpture.

L'immense talent de Doré s'investit aussi dans les différents genres, de la satire à l'histoire, livrant tour à tour des tableaux gigantesques et des toiles plus intimes, des aquarelles flamboyantes, des lavis virtuoses, des plumes incisives, des gravures, des illustrations fantasques, ou encore des sculptures baroques, cocasses, monumentales, énigmatiques...

En tant qu'illustrateur, Doré s'est mesuré aux plus grands textes (la Bible, Dante, Rabelais, Perrault, Cervantès, Milton, Shakespeare, Hugo, Balzac, Poe), faisant de lui un véritable passeur de la culture européenne. Il occupe ainsi une place cruciale dans l'imaginaire contemporain, de Van Gogh à Terry Gilliam, sans compter son influence certaine sur la bande-dessinée ; autant d'aspects que cette première rétrospective depuis trente ans souhaite explorer. »

Un événement et un catalogue à ne pas rater !

Bernard DELCORD

L'Imaginaire – Gustave Doré au Musée d'Orsay par Damien Delille, Paris, Éditions Flammarion, février2013,  32 pp en quadrichromie au format 30 x 42 cm sous couverture piquée Singer en couleurs, 9,50 € (prix France)

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21 03 14

À l'extrême droite, toute !

Agatha Christie Qui suis-je.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 21/03/2014 de l'hebdomadaire M... Belgique qui a succédé à l'édition belge du magazine Marianne :

L'une des meilleures sources pour connaître l'extrême droite rampante est très certainement constituée par les écrits des supporters de ce mode de pensée qui, à l'instar du personnage d'Alex d'Orange mécanique flairant le sadisme sublimé dans la IXe symphonie de Beethoven, débusquent les accointances avec leurs idées dans des œuvres en apparence anodines.

C'est le cas avec Agatha Christie Qui suis-je ? paru chez Pardès à Grez-sur-Loing, un essai très documenté dans lequel la journaliste lepéniste et révisionniste Camille Galic, ancienne patronne des magazines Rivarol et Écrits de Paris et actuelle chroniqueuse de Présent, décrit avec moult détails et grande gourmandise les opinions sulfureuses et les certitudes réactionnaires de la « reine du crime » (1890-1976) relatives aux races et aux peuples ou au catholicisme traditionnaliste, ainsi que sa fascination-répulsion pour le national-socialisme.

Une suite de révélations à contre-courant et solidement étayées, qui nous feront désormais jeter sur les enquêtes de Miss Marple et d'Hercule Poirot un regard quelque peu désabusé...

Bernard DELCORD

Agatha Christie Qui suis-je ? par Camille Galic, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », décembre 2013, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

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