07 09 13

Le premier STO

Journal d'un déporté civil de la guerre 14-18.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 07/09/2013 de l'édition belge du magazine MARIANNE :

Le Journal d'un déporté civil de la guerre 14-18 de Victor Goffart paru à Tenneville aux Éditions Memory reprend le récit authentique d'un civil belge déporté de force en Allemagne, en décembre 1916, pour raison économique, afin de compenser les lourdes pertes causées dans les rangs teutons – et leur main-d'œuvre –par les grandes batailles façon Verdun.

L'auteur, un citoyen lambda, a consigné dans un cahier la chronique quotidienne des souffrances, des brimades et des privations endurées au cours de cinq mois terribles passés dans un camp – malade, il rentrera en mai 1917 – avec en prime la faim, le froid et les coups, omniprésents.

Il s'agit donc d'un témoignage de première main relatif à une histoire parfaitement méconnue, celle des déportations planifiées du premier Service de Travail Obligatoire, instauré pendant la Grande Guerre (et non pas au cours de la Seconde Guerre mondiale).

À l'inverse des sottises colportées par l'agit-prop de la NV-A, ce document souligne au passage la solidarité et la fraternité dans l'épreuve entre les Flamands et les Wallons en dépit des manœuvres allemandes visant, déjà, à semer la discorde en favorisant les « cousins germains ».

Si Bart De Wever avait la fibre d'historien – mais il n'est que diplômé de la très flamingante KUL, ce qui équivaut, concernant la connaissance du passé de la Belgique, à une peau d'âne roumaine –, on lui recommanderait la lecture de cet ouvrage...

Bernard DELCORD

Journal d'un déporté civil de la guerre 14-18 par Victor Goffart,  préface de Francis Balace, Tenneville, Éditions Memory, août 2013, 74 pp. en noir et blanc au format 15 x 21 cm  sous couverture brochée en couleurs, 12 €

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03 09 13

Pour savourer des jours heureux !

Croquez la vie.jpgFondateur du concept de l'alimentation vive, un mode de nutrition à la fois diététique et gastronomique visant à « apporter plus d'années à la vie et plus de vie aux années », Pol Grégoire a composé, en collaboration avec la journaliste Anne De Brouwer, un sympathique petit ouvrage intitulé Croquez la vie, paru aux Éditions Soliflor à Bruxelles, dans lequel sont proposées des solutions et des recettes pour apprendre, semaine après semaine, à s'alimenter sainement sans pour autant renoncer au plaisir des papilles, une manière bien agréable de maintenir ligne parfaite et vitalité débordante tout en restant gourmand.

Le livre s'organise autour de 52 ingrédients parmi lesquels l'avocat, le beurre, la bière, les chips, la crème fraîche, le foie gras, les frites, la mayonnaise, le pain, la pâte à tartiner au chocolat, les pâtes, le saucisson, les sushis, le vin... toutes choses habituellement proscrites par les ayatollahs de la diététique.

Intéressant, non ?

Bernard DELCORD

Croquez la vie par Diane De Brouwer et Pol Grégoire, Bruxelles, Éditions Soliflor, novembre 2012, 167 pp. en quadrichromie au format 15 x 15 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 15 €

Pour vous, nous avons extrait de cet ouvrage plaisant la recette de dessert suivante :

GLACE AU LAIT D'AMANDES

Pour 4 personnes

Ingrédients :

3/4 de litre de lait d'amandes (disponible en magasin diététique ou fait maison)

8 dattes

8 cuillers à soupe de sirop d'érable

1 gousse de vanille

Recette :

Mixer le tout dans un blender puissant.

Passer ensuite la préparation au chinois, en pressant un maximum de matière, puis à la sorbetière.

Par rapport à la composition du lait d'amandes, la glace est simplement renforcée en sucre et condiments.

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30 08 13

Big Apple autrement...

Shopping insolite à New York.jpgDans Shopping insolite à New York paru chez Marabout à Paris, l'Australienne Sibella Court qui a vécu dix ans au cœur de la Grosse Pomme entraîne ses lectrices – et ses lecteurs intéressés par le sujet – à pérégriner dans les quartiers de la ville pour y faire la découverte, à travers une trentaine de promenades, de plus de 200 adresses dont les guides classiques de tourisme ne parlent pas, celles de petites boutiques et d'adresses secrètes seulement connues des New-yorkais avertis.

L'occasion de faire son shopping d'articles de mode ou de décoration (bijoux, fleurs, mercerie et fait-main, draperies, tapisseries, linge de maison, papeterie, objets et fournitures d'art, curiosités, ustensiles de cuisine, mobilier et design d'intérieur...) tout en mixant brunch, librairies, musique à écouter en flânant, pauses café et petits hôtels de caractère.

Une autre façon de faire du tourisme !

Bernard DELCORD

Shopping insolite à New York par Sibella Court, Paris, Éditions Marabout, mai 2013, 288 pp. en quadrichromie au format 14,8 x 21,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 16,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce guide branché la recension suivante :

COMPLEAT SCULPTOR

Tous les outils de sculpture et de gravure possibles et imaginables, mais aussi des pièces de bois brut, pierres à tailler, etc.

Passez les argiles et les cires de moulage, avancez vers le fond du magasin, traversez les grands rideaux en plastique et descendez au sous-sol. Vous allez tomber des nues : on se croirait dans une carrière de pierre.

J'adore !

Les vendeurs vous guideront, et le panneau d'affichage à l'entrée fourmille de bonnes adresses  pour prendre des cours, trouver des artistes ou dénicher des fournisseurs.

90 Vandam St.

NYC 10013

212.243.6074

www.scul pt.com

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30 08 13

Coups de gueule d'une fine gueule...

Dictionnaire impertinent de la gastronomie.jpgChroniqueur gastronomique à la langue bien pendue – ses prestations ne sont pas passées inaperçues dans Nos enfants nous accuseront, film de Jean-Paul Jaud sur les cantines scolaires et dans Ces fromages qu'on assassine, documentaire de Joël Santoni sur la défense des AOC au lait cru, et il est aussi rédacteur en chef du magazine Marianne –, notre estimé confrère Périco Légasse, avec son Dictionnaire impertinent de la gastronomie paru chez François Bourin à Paris, fait œuvre plus que salutaire en rompant avec le culinairement correct pour en dénoncer les fléaux qui mettent en péril le patrimoine alimentaire français : le lobby agroalimentaire qui industrialise les campagnes pour produire de la malbouffe, la publicité qui en fait la propagande, la grande distribution qui remplit les chariots de marques « vues à la télé », la dérive intello-élitiste d'une certaine restauration, le modernisme obligatoire dicté par les modes et par les médias ainsi que les dégâts causés par les dogmes écolos ou diététiques.

L'expérience parle, l'irrévérence aussi, la plume est acérée et les flèches partent dans toutes les directions...

Une belle charge contre les goûts douteux !

Bernard DELCORD

Dictionnaire impertinent de la gastronomie par Périco Légasse, illustrations de Tignous, Paris, François Bourin Éditeur, novembre 2012, 283 pp. en noir et blanc au format 16,5 x 19,8 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 22 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce dictionnaire décoiffant les définitions suivantes :

FADE

Plat  de moins de dix saveurs et en moins de vingt mots

On sait la propension qu'ont les grands cuisiniers de l'ère moderne à réaliser des plats complexes en multipliant les ingrédients et les combinaisons gustatives dans une même assiette.

Dans certains cas, quand l'énoncé est composé de plus de vingt mots, ce qui n'est pas rare, la chose atteint parfois le ridicule.

Alain Chapel, l'un des plus grands cuisiniers français qui exerçait à Mionnay, dans l'Ain, affirmait qu'un grand plat ne pouvait trouver d'équilibre au-delà de trois saveurs. Un principe simple qui contraint les chefs à faire travailler leurs sens et leur cerveau, au lieu de donner dans l'acrobatie aromatique. Nul ne reproche aux créateurs d'expérimenter des accords et d'explorer les goûts inconnus, leur existence est essentielle ; on peut seulement regretter que la complication pour elle-même et les essais hasardeux soient souvent les seules motivations de certains d'entre eux. Les usines à gaz gastronomiques tentent la plupart du temps de masquer le manque de talent de leur auteur.

FOIE

Organe de l'oie maigre

Rien n'est plus délicieux qu'un foie d'oie ou de canard maigre. Ainsi le consommait-on avant que les Égyptiens n'observent que les oies migratrices qu'ils chassaient avaient le foie surdéveloppé. Ils comprirent que, afin de se constituer une réserve de gras pour leur long voyage, les palmipèdes dévoraient des graines à foison avant de partir. C'est donc tout naturellement qu'ils reproduisirent le phénomène avec leurs oies domestiques. Les anti-foie gras nous gavent.

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29 08 13

Vivez mieux, vivez vieux !

Yoga pour tous.jpgAuteur du best seller Yoga for everyone écrit dans les années 1960, Desmond Dunne a vulgarisé de manière simple et accessible aux Occidentaux les vertus du yoga, le hatha-yoga essentiellement, pour le maintien de la santé et pour l'hygiène de vie de chacun.

Le yoga est l'une des six écoles orthodoxes de la philosophie indienne āstika. Le texte de référence est les Yoga Sūtra de Patañjali, rédigés à une date inconnue située entre le IIe siècle av. J.-C. et le Vsiècle.

Il est devenu, particulièrement en Occident, une discipline visant, par la méditation, l'ascèse morale et les exercices corporels, à réaliser l'unification de l'être humain dans ses aspects physique, psychique et spirituel. Le terme yoga est communément utilisé aujourd'hui pour désigner le hatha-yoga, même si cette discipline n'en est qu'une branche.

Desmond Dunne assure que tout le monde peut faire du yoga, de même que nous pouvons tous trouver la santé, le calme, le dynamisme et la joie de vivre. En un mot, le bonheur.

Dans Yoga pour tous paru chez Soliflor à Bruxelles et illustré avec humour par Valentine De Cort, il propose de pratiquer durant 1/4 d'heure chaque jour quelques exercices parfaitement réalisables, en vue de  trouver l'équilibre nécessaire pour vivre mieux, plus longtemps et sans se fatiguer.

Un beau programme, assurément !

Bernard DELCORD

Yoga pour tous par Desmond Dunne, illustrations de Valentine De Cort, Bruxelles, Éditions Soliflor, novembre 2012, 167 pp. en quadrichromie au format 15 x 15 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 15 €

Pour vous, nous avons repris dans cet ouvrage gymnique l'exercice de relaxation suivant :

POSTURE PARFAITE

(SIDDHASANA)

 Asseyez-vous le corps droit, les jambes allongées devant vous.

Prenez votre pied gauche avec votre main droite et pliez votre jambe de façon à placer votre talon gauche contre le périnée (la plante du pied gauche doit toucher la partie supérieure interne de la cuisse droite).

Prenez soin de ne pas vous asseoir sur votre talon.

Aucune pression ne doit être exercée sur le périnée et, quand la position est bonne, le talon doit juste sentir les deux os de celui-ci.

Pliez la jambe droite au genou, de manière à placer le talon droit contre les os du pubis, les doigts de pied dans la crevasse formée par le mollet et la cuisse gauches.

Maintenant, placez votre main gauche – la paume en dessus – sur votre talon droit, et placez votre main droite – également la paume en dessus – sur la main gauche.

Tenez la tête droite, enfoncez bien votre menton dans votre cou, fermez les yeux et commencez à vous concentrer en fixant mentalement un point situé entre vos deux yeux.

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29 08 13

L'ex-capitale de l'Univers...

Atlas historique de Rome.jpgRédigé par des spécialistes éminents (Aurélien Delpirou est maître de conférences à l'Institut d'urbanisme de Paris – université Paris-Est Créteil –, Eleonora Canepari est docteure en histoire moderne de l'EHESS. Sylvain Parent est maître de conférences en histoire médiévale à l'École normale supérieure de Lyon etEmmanuelle Rosso est maître de conférences en histoire de l'art et archéologie du monde romain à l'université de Paris-4/Sorbonne, tandis qu'Aurélie Boissière est cartographe indépendante), l'Atlas historique de Rome paru aux Éditions Autrement à Paris propose, en une centaine de cartes, plans et infographies commentés, une véritable biographie cartographique de la capitale italienne, ville éternelle mais loin d'être immobile.

Il s'agit d'une approche géo-historique originale pour comprendre la façon dont Rome a construit son « éternité » depuis 2 700 ans, de la fondation légendaire par Romulus jusqu'au XXIe siècle en passant par les époques impériale, médiévale, renaissante, baroque, napoléonienne et fasciste, expliquant de manière parfaitement abordable l'extraordinaire stratification du tissu urbain et architectural de la ville.

Le compagnon indispensable de tous les amoureux – et de tous les visiteurs – de l'antique capitale de l'Univers !

Bernard DELCORD

Atlas historique de Rome IXsiècle avant J.-C. – XXIe siècle par Aurélien Delpirou, Eleonora Canepari, Sylvain Parent et Emmanuelle Rosso, cartographie d'Aurélie Boissière, Paris, Éditions Autrement, mai 2013, 96 pp. en quadrichromie au format 17,1 x 25 cm sous couverture Intégra en couleurs, 19 € (prix France)

26 08 13

Grandeur et décadence...

Prokofiev.jpgAdmirablement rédigée par Laetitia Le Guay et parue en Arles chez Actes Sud, la biographie de Serge Prokofiev (1891-1953) est, comme toujours dans la collection « Classica », enrichie d’un index, de repères bibliographiques et d’une discographie

On doit à Serge Prokofiev de nombreuses œuvres musicales allant de la symphonie au concerto, à la sonate ou au conte musical (Pierre et le Loup pour un théâtre d’enfants moscovite), de la musique de chambre ou de film (d’Alexandre Nevski et d’Ivan le Terrible, les chefs-d'œuvre d'Eisenstein, notamment) à des opéras (Guerre et Paix d'après Tolstoï) ou des ballets (Cendrillon, Roméo et Juliette...) et il a été reconnu de son vivant comme un artiste d'avant-garde très créatif.

De 1918 à 1936, il passa de nombreuses années en dehors de son pays avant de se laisser convaincre de revenir en URSS où il fut à la fois honoré (Prix Staline en 1943, « Artiste du Peuple » de la République socialiste fédérative soviétique de Russie en 1947, Prix Lénine en 1957, à titre posthume) et persécuté (en 1948, on l'accusa de « formalisme », c'est-à-dire de céder trop « aux impulsions "dégénérées" de l’Ouest », ce qui l'incita à produire des œuvres sans intérêt à la gloire du régime mais ne lui évita pas les purges staliniennes et de finir sa vie dans la misère ; paradoxe de l'Histoire, il mourut le même jour que Staline...).

Écoutons l'auteure :

« Étrange destin que celui de Serge Prokofiev, talent précoce qui fit sensation dans la Russie du dernier tsar par ses œuvres iconoclastes et sa virtuosité pianistique. Curieuse fortune que celle d’un musicien "solaire", salué comme tel par les poètes et les interprètes, mais dont la vie, à l’approche de la trentaine, entra dans une difficulté définitive. Après son départ de Russie au printemps 1918, Prokofiev ne connut plus jamais la facilité de ses débuts.

Avec son retour en URSS en 1936, il éprouva le tragique stalinien. La musique de Prokofiev est indépendance. Son refus des écoles et des théories se manifesta dès la jeunesse ("je déteste l’imitation", dit-il) et se maintint sa vie durant, autant qu’il fut possible, dans les dernières années, sous l’étau du "réalisme socialiste".

Il se définit dans un rapport à l’héritage classique, qu’il revisitait sans complexe, avec tour à tour facétie, poésie, tendresse, ou sarcasme.

Le fracas percussif, le piment de la dissonance, le martèlement rythmique furent les traits les plus marquants d’une écriture qui en a bien d’autres, à commencer par sa richesse d’invention mélodique. [Il] fait ainsi cohabiter l’éclat de rire avec la plainte, les déguisements loufoques avec des accents sombres. Les Tragiques et les Comiques dialoguent, la veine lyrique et la veine épique se côtoient, mais le mot de la fin revient à Arlequin : au costume bariolé, à l’humour, au saut de côté, dans un rapport à l’existence, ludique ou théâtral, mais profondément humain. »

Car, comme nous le confia un jour l'historien Henri Guillemin à propos d'un grand poète, « il est des génies dont l'œuvre est impérissable, mais à qui on eût refusé de serrer la main... »

Bernard DELCORD

Serge Prokofiev par Laetitia Le Guay, Arles, Actes Sud, collection « Classica », janvier 2012, 254 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 19 € (prix France)

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26 08 13

Dix siècles d'or et de plomb...

Le Moyen Âge pour les Nuls.jpgAncien élève de l'École normale supérieure à Paris et agrégé d'histoire, le médiéviste Pierre Langevin est un spécialiste réputé de la chevalerie et de l'architecture médiévale.

Dans Le Moyen Âge pour les Nuls, il fait le point sur les mille ans durant lesquels la Gaule devint tour à tour la Neustrie et l'Austrasie, la Francie occidentale et, enfin, la France. Mille ans pendant lesquels le latin se mâtina de germain, se transforma en dialectes romans, en langues d'oc et d'oïl, en français.

Mille ans au cours desquels se succédèrent les Mérovingiens, les Carolingiens ainsi que les différentes branches des Capétiens et qui virent émerger des personnages hors du commun comme Clovis, Dagobert, Pépin le Bref, Charlemagne, Guillaume le Conquérant, Aliénor de Castille, Blanche d'Aquitaine, Jeanne d'Arc, Louis XI ou le pape Jules II.

Dix siècles d'expansion du christianisme à partir des évangélistes et des monastères, dix siècles où la brutalité des mœurs côtoya la poésie courtoise et les récits merveilleux, , où les découvertes scientifiques voisinèrent avec les épidémies, qui virent apparaître les hôtels de ville et les cathédrales, mais engendrèrent l'antisémitisme, les croisades contre les cathares et contre l'islam, dix siècles d'or et de plomb, de foi et de haine, de sang et de fureur, de culture et de violence, d'élégance et de grossièreté...

À l'image de la nature humaine, en somme...

Bernard DELCORD

Le Moyen Âge pour les Nuls par Pierre Langevin, Paris, Éditions First, février 2013, 385 pp. en noir et blanc au format 13 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 12,50 € (prix France)

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26 08 13

Musique, maestro !

Les 100 mots de l'opéra.jpgDans Les 100 mots de l'opéra paru aux Presses Universitaires de France dans la célèbre collection « Que sais-je ? », Philippe Jordan, directeur musical de l'Opéra national de Paris, entraîne avec le concours d'Emmanuelle Josse le lecteur dans les coulisses d'un art qui gagne sans cesse de nouveaux spectateurs, en particulier auprès des jeunes générations.

Il faut dire que le cicerone a tout pour séduire : à 38 ans, il est l’un des plus talentueux chefs d’orchestre au monde. En concert, il a notamment dirigé le Berliner Philharmoniker, le Wiener Philharmoniker, la Staatskapelle de Berlin, le Wiener Symphoniker, le RSO de Vienne, l’Orchestre philharmonique de Radio France, le Philarmonia de Londres... En Amérique du Nord, il a dirigé les orchestres de Seattle, St-Louis, Dallas, Detroit, Chicago, Cleveland, Philadelphie, Washington, Minnesota, Montréal, New York et San Francisco. Après une représentation en 2011 au Teatro alla Scala, il a dirigé Parsifal en 2012 au Festival de Bayreuth. Il a en outre enregistré une dizaine de disques et DVD, dont Pelleas et Mélisande de Debussy en 2013.

Pour lui, « l'opéra est un spectacle à part : il invite tous les arts, propose l’alliance du texte et de la musique, attire aussi les plus grands artistes de l’époque pour sa mise en scène, pour ses décors. L’opéra est un bâtiment à part : c’est un des lieux les plus prestigieux des grandes villes, un marqueur social de la cité. L’opéra est une entreprise collective : des chanteurs aux techniciens, du chef d’orchestre aux musiciens, chacun œuvre à la réussite de la représentation. L’opéra est exigent : il demande à son public de connaître ses rituels et d’adhérer à toute une série de conventions radicales – sur scène, tout le monde chante et tout est chanté – pour s’abandonner à ses délices ».

Éclairant les traditions de ce genre musical au prisme de sa propre expérience, Philippe Jordan dévoile aussi sa conception de la direction d’orchestre, de la relation au public, aux chanteurs ou encore aux metteurs en scène.

On applaudit à son succès !

Bernard DELCORD

Les 100 mots de l'opéra par Philippe Jordan en collaboration avec Emmanuelle Josse, Paris, Presses Universitaires de France, collection « Que sais-je ? », mai 2013, 128 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,5 cm sous couverture souple, 9 €

Liste des 100 mots :

Abonnés – Accessoires – Accompagnement – Acoustique – Administration – Architecte – Aria – Assistants – Ateliers – Audition – Baguette – Ballet – Callas – Caméra – Canevas – Carrière – Chanteur – Chef de chant – Chef d’orchestre – Chœur et Chef de chœur – Cinéma – Comédie – Communiquer – Concours – Conventions – Coproduction – Costumes – Couleur – Création – Décors – Découpage – Démocratisation – Discipline – Distribution – Diva – Doublure – Dramaturgie – Drame – Duo d’amour – Éclairages/Lumières – Économie – Édition – Ensemble – Festival – Finale – Fosse – Foyer – Gala – Héritage – Inachevé – International – Interprétation – Jeunesse – Kammeroper – Language coach/Répétiteur de langue – Langues – Leitmotiv – Livret – Lyrique – Masculin/Féminin – Mécènes – Metteur en scène – Mise en espace – Monument – Mort – Mythe – Les Noces de Figaro – Nouvelle production – Opérette – Orchestre – L’Orfeo – Ouverture (prologue, prélude) – Partition – Plateau – Politique culturelle – Pouvoir – Première – Public – Programme – Rayonnement – Récitatif – Régisseur général – Répertoire – Répétition – Reprise – Reproduction – Respiration – Salle – Salut – Scandale – Souffleur – Surtitrage – Stagione – Technique/Techniciens – Totalité – Tragédie lyrique – La TraviataTristan et Isolde – Version – Voix – Virtuosité – Wozzeck.

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25 08 13

Les lads des écuries d'Augias

La véritable histoire des Gracques.jpgL'article ci-dessous a paru dans la livraison du 24 août 2013 de l'édition belge du magazine MARIANNE :

En 133 avant J.-C., Rome, qui sort d'une troisième guerre contre Carthage, est au bord de la faillite : les finances sont asséchées, les populations en quête de travail s'agglutinent dans les insulae de la capitale et la corruption règne à la tête de l'État (politiciens véreux, arrangements mafieux, élections truquées, meurtres et conspirations y sont légion).

C'est dans ce climat trouble que deux frères, les intègres tribuns de la plèbe Tiberius et Caius Gracchus, font voter une série de lois remettant le peuple au centre du débat public.

En révélant les manœuvres politiciennes du Sénat corrompu, les deux hommes provoquent un mouvement d'insurrection inédit dans l'histoire de la République romaine. La riposte du Sénat, impitoyable, ne tardera pas...

Dans La véritable histoire des Gracques (Les Belles Lettres à Paris), Christopher Bouix, jeune professeur des universités Paris III et de la Sorbonne, a réuni et commenté plus de cent cinquante textes d'auteurs antiques (Cicéron, Pline l'Ancien, Plutarque, Salluste, Sénèque, Tacite, Tite-Live...) pour faire pénétrer le lecteur dans les coulisses d'un système politique en perdition et suivre l'itinéraire de deux des figures les plus controversées de l'histoire de Rome.

Un récit palpitant aux accents – de Wallonie... – résolument contemporains !

Bernard DELCORD

La véritable histoire des Gracques, textes réunis et commentés par Christopher Bouix, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « La véritable histoire de... » dirigée par Jean Malye, mars 2012, 180 pp. en noir et blanc au format 11 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 13,50 € (prix France)

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