29 01 17

Fiction nucléaire…

Le cauhemar du Président.jpgLe premier roman du Belge Denis Ralet, Le cauchemar du Président, paru à Bruxelles aux Éditions Telarcom, décrit avec force détail et d’une plume alerte l’univers post-apocalyptique qui pourrait résulter d’une explosion nucléaire dans un futur proche.

En voici le pitch :

« Né en 1963, Charles Chabrolles est élu Président de la République française en 2022. Peu après, une explosion nucléaire en Antarctique place les hommes politiques et les consommateurs devant leurs responsabilités.

Le Président Chabrolles est alors confronté à des troubles climatiques, sécuritaires et économiques et, en 2027, l’Elysée est brièvement prise d’assaut.

En 2046, depuis sa retraite à Banon dans les Alpes de Haute-Provence, le Président Chabrolles observe la vie de ses contemporains à partir de 2027 : politique, éducation, économie, loisirs, violence, migrants…

Sur un ton parfois cynique ou désabusé, il décrit les dérives d’un monde en quête d’équilibre.

Ses dernières paroles, en 2047, furent “Honte à ma génération” ».

Avis aux amateurs du genre !

Bernard DELCORD

Le cauchemar du Président par Denis Ralet, Bruxelles, Éditions Telarcom, diffusion Éditions Weyrich, novembre 2016, 240 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,50 €

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28 01 17

« Plus les éléments employés sont purs, plus l'œuvre est pure. » (Édouard Vuillard)

Bonnard & Vuillard – Donation Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière .jpg

Les « Nabis » est le nom que se sont donné les jeunes peintres qui se regroupent autour de Paul Sérusier vers 1888. Le terme Nabi, ou nebiim signifie en hébreu, dans un sens actif « orateur » ou « annonciateur », ou dans un sens passif, « celui qui est ravi dans une extase » ou « appelé par l'esprit ». En Occident, Nabi a été traduit par « prophète » « illuminé » ou encore « celui qui reçoit les paroles de l'au-delà », « l'inspiré de Dieu ».

Ce cercle naît d'une controverse autour d'une peinture de Paul Sérusier, Le Talisman, l'Aven au Bois d'Amour, réalisée sous la direction de Paul Gauguin, durant l'été 1888. Gauguin encourage Sérusier à se débarrasser de la contrainte imitative de la peinture, à user de couleurs pures et vives, à ne pas hésiter à exagérer ses visions, et à donner à ses peintures sa propre logique décorative et symbolique.

Lorsque Sérusier revient à Paris, son tableau fait naître des débats enflammés avec les autres étudiants de l'Académie Julian et de l'École des Beaux-Arts, sur le rôle sacré de l'art et de la peinture. Sérusier forme alors le groupe des Nabis, avec ses proches amis Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, René Piot, Henri-Gabriel Ibels, Maurice Denis, Ker-Xavier Roussel, Paul Ranson. En 1891, le Hollandais Jan Verkade, en 1892, le Suisse Félix Vallotton, puis Georges Lacombe, Mogens Ballin, József Rippl-Rónai, Charles Filiger, Adolf Robbi ainsi que le sculpteur Aristide Maillol les rejoignent.

Ils se donnent tous un surnom, signe de leur initiation, et paraphent les lettres qu'ils échangent du sigle ETPMVMP (« en ta paume mon verbe et ma pensée ») [1].

Vuillard Jeune fille.jpg

 

Édouard Vuillard, Jeune fille la main sur la poignée de la porte (1891)

© Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais/Patrice Schmidt

Jusqu’à la fin mars 2017, le musée d'Orsay présente pour la première fois dans ses murs l'ensemble de la donation de Zeineb et Jean-Pierre Marcie-Rivière consentie au cours de l'année 2010 et dont l'usufruit est tombé avec la disparition de Jean-Pierre Marcie-Rivière, le 6 janvier 2016.

Cette libéralité constitue un événement majeur dans l'histoire des collections publiques françaises qui coïncide avec la célébration des trente ans d'ouverture du musée.

La donation comprend 25 tableaux et 94 dessins de Pierre Bonnard [2] ; 24 tableaux, 3 pastels et 2 dessins d’Édouard Vuillard [3].

Commencée dans les années 1960 par André Levy-Despas, le premier mari de Zeineb Kebaïli, la collection a été poursuivie pendant plus de quarante ans par Zeineb et Jean-Pierre Marcie-Rivière.

Elle exprime une sensibilité aux sujets intimes et aux compositions mystérieuses parfois jusqu'à l'hermétisme ou la caricature. Soirées musicales, portraits saisis sur le vif, intérieurs avec personnages, scènes urbaines, témoignent des correspondances étroites entre Bonnard et Vuillard au temps des Nabis. Des tableaux de la maturité des deux artistes complètent cet ensemble d'œuvres créées dans les années 1890. À cette époque, Bonnard et Vuillard s'intéressent aux mêmes sujets avec une prédilection pour les scènes intimistes représentant leur univers familier [4].

Bonnard Chien sur la terrasse.jpg

Pierre Bonnard, Chien sur la terrasse (1917)

© Adagp - Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais/Patrice Schmidt

Le superbe catalogue de cette exposition, publié par les Éditions Flammarion et le Musée d’Orsay, s’intitule Bonnard/Vuillard – Donation Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière, rassemble 160 illustrations ainsi que des textes remarquables de Guy Cogeval, Isabelle Cahn et Leïla Jarbouai, des as de la vulgarisation artistique.

Un ouvrage somptueux !

Bernard DELCORD

Bonnard / Vuillard – Donation Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière, catalogue d’exposition avec des textes de Guy Cogeval, Isabelle Cahn et Leïla Jarbouai, Paris, Éditions Flammarion & Musée d’Orsay, novembre 2016, 172 pp. en quadrichromie au format 19 x 27 cm sous couverture brochée en couleurs, 35 € (prix France)

Informations pratiques :

Musée d’Orsay

1 rue de la Légion d'honneur

75007 Paris

Salles 67, 68 et 69

Informations téléphoniques : 00 33 1 40 49 48 14

Métro : ligne 12, station Solferino

RER : ligne C, station Musée d'Orsay

Bus : 24, 63, 68, 69, 73, 83, 84, 94

Horaires :

Ouverture de 9h30 à 18h le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche de 9h30 à 21h45 le jeudi.

Vente des billets jusqu'à 17h, 21h le jeudi.

Évacuation à partir de 17h15, 21h15 le jeudi.

Groupes admis sur réservation uniquement du mardi au samedi de 9h30 à 16h, jusqu'à 20h le jeudi.

Fermeture tous les lundis.

Tarifs :

Plein tarif : 12 €

Tarif réduit : 9 €

– Pour les 18-25 ans non ressortissants et non résidents de longue durée d'un pays de l'Union européenne.

– Pour tous à partir de 16h30 (sauf le jeudi).

– Pour tous, le jeudi en nocturne, à partir de 18h.

Gratuit

– Pour tous le premier dimanche de chaque mois.

– Moins de 18 ans.

– 18-25 ans ressortissants ou résidents de longue durée d'un pays de l'Union européenne.

– Enseignants des établissements français du primaire au secondaire, munis d'un Pass éducation en cours de validité.

– L'entrée du musée est gratuite et prioritaire par la porte C pour la personne handicapée (mobilité réduite, déficience auditive, intellectuelle ou visuelle) et son éventuel accompagnateur, sur présentation d'un justificatif : cartes délivrées par une MDPH (maison départementale des personnes handicapées) ou attestation étrangère équivalente, accompagnée d'une pièce d'identité avec photographie.

 

[1] [1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nabi_(peinture)

[2] Peintre de personnages, figures, nus, portraits, paysages animés, intérieurs, natures mortes, fleurs et fruits, Pierre Bonnard (1867-1947) est un artiste postimpressionniste membre du groupe des Nabis.

[3] Jean Édouard Vuillard (1868-1940) est un peintre, dessinateur, graveur et illustrateur français. Membre fondateur du mouvement nabi, il s'est illustré dans la peinture de figures, de portraits, d'intérieurs, de natures mortes, de scènes intimistes, de compositions murales et de décors de théâtre.

[4] Plus d’informations sur http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/bonnard-vuillard...

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28 01 17

« La révolution russe, c'est la révolution française qui arrive en retard, à cause du froid. » (Salvador Dali)

Tintin au pays des Soviets.jpgTintin au pays des Soviets (titre complet sur la couverture : Les Aventures de Tintin, reporter du « Petit Vingtième », au pays des Soviets) est le premier album de la série de bande dessinée Les Aventures de Tintin, créée par Hergé (1907-1983).

Alors responsable du Petit Vingtième, le supplément jeunesse du journal belge Le Vingtième Siècle, Hergé reçoit, de son rédacteur en chef l'abbé Norbert Wallez, la commande d'une bande dessinée dont le héros ferait un reportage en URSS. L'abbé fournit à Hergé le pamphlet Moscou sans voilesNeuf ans de travail au pays des Soviets publié en 1928 par Joseph Douillet (1878-1954), ambassadeur de Belgique en Russie [1], dont l'auteur s'inspire très fortement, ce qui fait de cette aventure une critique particulièrement virulente du régime communiste.

Hergé considère cette œuvre comme une « erreur de jeunesse ». En effet, il fait preuve d'inconstance dans le caractère des personnages et dans le ton anticommuniste, mais il introduit néanmoins l'usage exclusif du dessin et des phylactères dans la bande dessinée européenne, comme Alain Saint-Ogan avant lui, et il montre un réel talent pour représenter le mouvement et le son. Outre la première apparition des célèbres personnages Tintin et Milou, plusieurs moments de l'album sont passés à la postérité, par exemple la scène de la manipulation des élections.

L’histoire est prépubliée dans Le Petit Vingtième du 10 janvier 1929 au 8 mai 1930, puis paraît en album en septembre 1930. Elle est également publiée dans le magazine français Cœurs vaillants à partir d'octobre 1930. Rapidement introuvable en librairie et victime de la contrefaçon sur le marché noir, l'album n'est réédité par les éditions Casterman qu'en 1973, au sein des Archives Hergé. Jamais redessinée par les Studios Hergé, cette histoire reste dans son format original, en noir et blanc, jusqu'en 2017 [2], quand les éditions Casterman et la société Moulinsart SA, chargée de l’exploitation commerciale de l’œuvre d’Hergé, en publient une version colorisée [3].

La mise en couleurs amplifie la lisibilité du récit, la clarté des dessins et surprend par sa modernité, comme s'il s'agissait d'un nouvel album. Elle a été confiée dans le cadre des Studios Hergé à Michel Bareau, assisté de Nadège Rombaux [4].

Bien que cette publication se fonde sur des motifs purement commerciaux, le filon des aventures de Tintin et Milou s’épuisant, et qu’elle s’apparente fortement à un raclage de fonds de tiroir, force est de constater qu’elle constitue une belle réussite graphique…

Bernard DELCORD

Tintin au pays des Soviets par Hergé, Bruxelles, Éditions Casterman-Moulinsart, janvier 2017, 137 pp. en noir et blanc au format 22,6 x 30,4 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 14,95 €

Moscou sans voiles.jpg

[1] Douillet lived in Russia from 1891 to 1926. He served as the Belgian consul in Rostov-on-Don. It has been said that he "had spent so long in the country that he was almost more Russian than Belgian." In 1925 he was arrested in the USSR and was imprisoned for nine months before being expelled from the country.

In 1928 he published a book Moscou sans Voiles Neuf ans de travail au pays des Soviets, which condemned the Bolshevik regime. Among the charges recorded in the book are that the Soviet government created false factories to deceive foreign visitors. "The first part of Douillet's book was called: 'How the red paradise is portrayed', and is full of examples of how foreign visitors are deceived.

Another part of the book recorded how one Oebijkon coerced people into assenting for Communist rule during an election. "We see the communist comrade Oebijkon (who is resigning from the presidency) delivering a speech. This is what he says: 'We have three lists: one of these comes from the communist party. Let anyone who is against this list raise their hand!' At the same moment Oebijkon and four of his comrades pull their revolvers and direct them menacingly at the peasant audience. Oebijkon continued: 'Who votes against this list? No one? Then I declare that anyone voted for the communist list. There is no need to vote for the other two lists anymore.'" This episode would later be used in Tintin in the Land of the Soviets. (Source – en anglais uniquement : https://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Douillet)

[2] Année du centenaire de la Révolution d’Octobre.

[3] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tintin_au_pays_des_Soviets

[4] Source : http://www.decitre.fr/livres/les-aventures-de-tintin-tint...

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21 01 17

« Un coup de dés jamais n'abolira le hasard. » (Stéphane Mallarmé)

Le hasard a un goût de cake au chocolat.jpgAprès l’excellent Monsieur a la migraine publié chez Luce Wilquin en 2015 et centré sur le plaisir sexuel féminin, Valérie Cohen (°Bruxelles, 1968), qui est sans nul doute une des écrivaines belges les plus subtiles de ce début de siècle, a fait paraître chez le même éditeur un nouveau roman particulièrement succulent, intitulé Le hasard a un goût de cake au chocolat, dans lequel elle traite en touches pointillistes la question du hasard et de sa nécessité.

En voici le pitch :

« Le hasard existe-t-il ? Les coïncidences peuvent-elles avoir un sens ?

Impossible, vous dirait Roxanne. La charmante jeune femme vit aux côtés d'un compagnon peu loquace, d'une mère angoissée et d'une inséparable sœur. Lorsqu'elle reconnaît, sur un marché aux puces, une photographie de son arrière grand-oncle, ses certitudes sont ébranlées. Cette improbable rencontre la bouleverse.

Persuadée que les signes du destin guident ses pas, sa tante Adèle mettra tout en œuvre pour en convaincre sa protégée. Entre simples coïncidences et clins d'œil de l'existence, le quotidien tranquille de la jeune femme vacille... »

On admirera tout particulièrement le style de l’auteure, empreint de grâce et de simplicité, pour décrire des événements du quotidien avec une touche de fantaisie.

La lire est un plaisir !

Bernard DELCORD

Le hasard a un goût de cake au chocolat par Valérie Cohen, Avin, Éditions Luce Wilquin, janvier 2017, 138 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 €

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04 01 17

« L'économiste doit étudier le présent à la lumière du passé afin d'éclairer le futur. » (John Maynard Keynes)

Mon cours d'économie idéal .jpgYánis Varoufákis, né le 24 mars 1961, est un économiste et un homme politique marxiste libertaire grec, spécialiste de la théorie des jeux. Il enseigne l’économie à l’Université d’Athènes et à la Lyndon B. Johnson Graduate School of Public Affairs de l’Université du Texas à Austin (États-Unis).

Ancien conseiller économique de Giórgos Papandréou, avant de démissionner de cette fonction, il s'est rendu célèbre en critiquant très sévèrement les plans de sauvetage de la Grèce, s'attirant au passage l'inimitié des cercles dirigeants du pays. Élu député sous la bannière de Syriza lors des élections anticipées du 25 janvier 2015, sans être toutefois membre de ce parti, il a été nommé ministre des Finances du gouvernement d'Alexis Tsípras, le 27 janvier 2015. Il démissionne de son poste au lendemain du référendum du 5 juillet de la même année. La raison officielle invoquée est que son départ permettrait une plus facile obtention d'un accord entre la Grèce et la troïka européenne. Quelques jours après, dans une interview au Newstatesman, il révèle que sa position, celle d'une ligne dure dans les négociations avec les créanciers, passant par la préparation tactique d'un Grexit, a été mise en infériorité au sein du gouvernement Tsípras I [1].

Cet homme de convictions est aussi un grand vulgarisateur comme le montre son ouvrage intitulé Mon cours d'économie idéal – 8 brèves leçons pour tout comprendre publié chez Flammarion à Paris dans la célèbre collection « Champs » et qu’il a rédigé pour sa fille qui vit en Australie.

Voici ce qu’il écrit en guise de préambule :

« Ce livre n'a pas été conçu pour ennuyer le lecteur. Il a été écrit pour mettre à l'épreuve la capacité de son auteur à convaincre une adolescente récalcitrante que l'économie est trop importante pour être laissée aux seuls économistes. Et qu'elle peut même être amusante. En fait, je l'ai rédigé pour tester les limites de ma propre compréhension : si je ne suis pas capable d'énoncer clairement les questions fondamentales de l'économie, c'est que je ne les conçois pas bien moi-même. »

En s'inspirant de films tels que Matrix ou Blade Runner, en puisant dans la mythologie ou dans la vie quotidienne et en répondant à des questions d’apparence saugrenue comme : « Pourquoi les Aborigènes d’Australie n’ont-ils pas colonisé la Grande-Bretagne ? », Yanis Varoufakis tranche avec le discours dominant des économistes contemporains.

Son propos ? Intéresser chacun à l'origine de la richesse, de la pauvreté, de la puissance économique et de sa distribution dans la société, pour que nous soyons tous conscients de ce qui fait tourner le monde… et pour le changer, si possible !

Un ouvrage en tout point rafraîchissant !

Bernard DELCORD

Mon cours d'économie idéal – 8 brèves leçons pour tout comprendre par Yánis Varoufákis, Paris, Éditions Flammarion, collection « Champs actuel », septembre 2016, 215 pp. en noir et blanc au format 10,9 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 7 € (prix France)

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A1nis_Varouf%C3%A1kis

04 01 17

Pour la famille et les amis…

Hey, cocotte.jpgVincent Amiel est styliste culinaire et auteur. Anciennement chef de partie de restaurants comme la brasserie de l'hôtel Thoumieux ou de La Méditerranée, il a assisté de nombreuses stylistes culinaires. Il travaille aujourd'hui à la création et à la mise en œuvre de livres culinaires. Il collabore également avec les équipes des magazines Saveurs et Elle à table.

Il est l’auteur, chez Larousse à Paris, de Hey, cocotte !, un recueil de 40 recettes originales de plat en cocotte tout simples à préparer.

L’occasion de garnir votre table de préparations savoureuses et hautes en couleur comme une poule blanche aux herbes, des boulettes de poulet au curry rouge, du canard à l’orange sanguine, un gigot d’agneau confit à la harissa, une souris d’agneau au chou rouge et aux pommes, un colombo de bœuf, un sauté de veau au vin jaune, de la joue de porc au cidre, un rougail de saucisses, du lapin aux pleurotes, des moules au curry vert, du poulpe mijoté aux tomates cerises, des endives braisées aux clémentines, un riz au lait à la cardamome ou encore des poires rôties aux vins rouges et aux épices…

Bon appétit !

Bernard DELCORD

Hey, cocotte ! par Vincent Amiel, photographies de Delphine Amar-Constantini, Paris, Éditions Larousse, collection « Tout en 1 plat », août 2016, 96 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 23,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 8,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette de volaille suivante :

Cailles rôties au chou vert

Pour 3 personnes

Préchauffage : 200°C (thermostat 6-7)

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 35 minutes

Ingrédients :

3 cailles

6 fines tranches de coppa

½ chou vert frisé

9 oignons grelots

Huile d’olive

1 gousse d’ail hachée

1 cuiller à soupe d’origan

Sel et poivre

Recette :

Détachez et coupez grossiè­rement les feuilles de chou.

Faites-les blanchir 5 minutes à l'eau bouillante salée, puis rafraîchissez-les à l'eau froide.

Salez et poivrez l'intérieur des cailles.

Enrobez-les de cappa à l'aide d'une ficelle.

Saisissez-les dans la cocotte avec l'huile d'olive et les oignons.

Ajoutez l'ail, l'origan, le chou et ½ verre d'eau.

Salez, poivrez et enfournez pour 25 minutes.

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02 01 17

« Le temps est l’architecte, le peuple est le maçon. » (Victor Hugo)

Les francs-maçons sous l'Occupation.jpgEmmanuel Pierrat, avocat et écrivain français, est conservateur du musée du Barreau à Paris. Il a publié de nombreux essais à caractère historique sur la censure, les mœurs, la justice et la franc-maçonnerie.

Il est l’auteur, chez Albin Michel en 2016, d’une planche particulièrement solide intitulée Les francs-maçons sous l'Occupation – Entre résistance et collaboration dans lequel il rappelle que :

« Parmi les femmes et les hommes persécutés par la police de Vichy et la Gestapo, les francs-maçons figurent en bonne place : 64 000 furent fichés ; 3000 fonctionnaires perdirent leur emploi et plus d'un millier furent assassinés par les Allemands. Nombre de francs-maçons furent résistants et beaucoup le payèrent de leur vie. Quelques-uns s'engagèrent aux côtés du maréchal Pétain, d'autres adoptèrent une attitude plus ambiguë »,

Avant de brosser onze portraits passionnants et instructifs de collaborationnistes notoires (Jean Mamy, alias Paul Riche, Jean Marquès-Rivière, Henry Coston, Bernard Faÿ, Henry du Moulin de Labarthète et Pierre Laval), mais aussi d’un manipulateur nazi plus ou moins habile (l’Allemand Otto Abetz) et – ouf ! – de héros authentiques (Pierre Brossolette, Jean Zay, Pierre Masse et le Belge Paul Hanson) qui sauvent l’honneur des Loges par la fidélité à leurs principes d’humanisme et de liberté galvaudés par les renégats, les opportunistes, les réactionnaires, les antisémites, les fascistes et les complotistes grenouillant dans les rouages de l’État français à la sauce pétainiste…

Un beau morceau d’architecture historique…

Bernard DELCORD

Les francs-maçons sous l'Occupation – Entre résistance et collaboration par Emmanuel Pierrat, Paris, Éditions Albin Michel, février 2016, 362 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 22,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 22 € (prix France)

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30 12 16

Trois guides surprenants…

Lisbonne surprises - 500 coups de cœur.jpg

Originaire de Lisbonne, Miguel Jûdice connaît par cœur les moindres recoins de la capitale lusitanienne. C’est donc fort logiquement qu’il a fait paraître aux Éditions Mardaga à Bruxelles un guide intitulé Lisbonne surprises – 500 coups de cœur dans lequel il invite le lecteur à explorer des lieux peu connus répondant à des questions comme : quels sont les 5 meilleurs restaurants pour déguster des petiscos ? Où trouver les 5 marchés les plus vivants ? D'où profiter des 5 meilleurs points de vue sur le Tage ? Où admirer les plus beaux azulejos ? Quels sont les 5 meilleurs festivals d'été ?

Avec lui, vous vous installerez à la terrasse d'un restaurant, face à une petite ruelle recouverte de vigne, vous vous laisserez envoûter dans un jardin moderniste aux recoins secrets ou vous découvrirez une petite chapelle du XVIIIe siècle reconvertie à la fois en salle d'expo, bar à vins et bijouterie…

De même, dans Londres surprises – 500 coups de cœur, avec Tom Greg qui vit dans la capitale britannique depuis 15 ans, vous visiterez une maison moderniste, vous écouterez de la musique alternative et expérimentale dans une splendide église du XVIIIsiècle ou vous explorerez un étonnant parking Art déco abritant des installations artistiques et parfois... des défilés de mode !

Londres surprises - 500 coups de cœur.jpg

Enfin, avec Mark CIoostermans qui vit dans la cité de Gaudi où il travaille depuis 2010 comme journaliste freelance et critique littéraire et qui est l’auteur de Barcelone surprises – 500 coups de cœur, vous saurez où dénicher 5 restaurants à couper le souffle, quels sont les 5 meilleurs clubs pour danser jusqu'au bout de la nuit, où trouver 5 boutiques de mode vintage, quels sont les 5 meilleurs films tournés à Barcelone, où découvrir 5 exemples frappants en architecture d'après-guerre ou encore un incroyable labyrinthe du XVIIIe siècle perdu au cœur de jardins magnifiques …

Barcelone surprises - 500 coups de cœur.jpg

Ces guides s'adressent autant aux visiteurs de passage désireux d'éviter les « attrape-touristes » qu'aux résidents impatients de découvrir les trésors insoupçonnés de leur ville.

Bons voyages !

Bernard DELCORD

Lisbonne surprises – 500 coups de cœur par Miguel Jûdice, photographies de Manuel Gomes da Costa, traduction française de Nicolas De Smet Van Damme, Bruxelles, Éditions Mardaga, octobre 2016, 256 pp. en quadrichromie au format 12 x 18 cm sous couverture cartonnée en couleurs et à rabats, 17,50 €

Londres surprises – 500 coups de cœur par Tom Greig, photographies de Sam Mellish, traduction française de Nicolas De Smet Van Damme, Bruxelles, Éditions Mardaga, octobre 2016, 264 pp. en quadrichromie au format 12 x 18 cm sous couverture cartonnée en couleurs et à rabats, 17,50 €

Barcelone surprises – 500 coups de cœur par Mark Cloostermans, photographies de Tino Van den Berg, traduction française de Nicolas De Smet Van Damme, Bruxelles, Éditions Mardaga, octobre 2016, 256 pp. en quadrichromie au format 12 x 18 cm sous couverture cartonnée en couleurs et à rabats, 17,50 €

Dans la même collection :

Bruxelles surprises – 500 coups de cœur

Paris surprises – 500 coups de cœur

Anvers surprises – 500 coups de cœur

Gand surprises – 500 coups de cœur

Amsterdam surprises – 500 coups de cœur

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26 12 16

La gourmandise est un joyeux défaut !

Gourmand.jpgFascinée par la cuisine depuis son enfance, Malika Hamza a créé “Innovative Cuisine”, une micro-agence de communication culinaire. Elle offre une gamme de services tels que la conception de recettes et le stylisme, du rédactionnel culinaire ainsi que du consulting et des formations aux professionnels du secteur Horeca sur les principes de la gastronomie durable.

Pour Victoire, le magazine lyfestyle du quotidien bruxellois Le Soir, elle a créé, illustré de magnifiques photographies prises par Alexandre Bibaut, un recueil intitulé Gourmand ! – Bistronomie façon Victoire paru aux Éditions Racine à Bruxelles, dans lequel elle a rassemblé 75 recettes savoureuses, délicates et équilibrées, ne nécessitant aucun ingrédient ou ustensile de professionnel et basées sur le respect des saisons.

Grâce à cet ouvrage, on pourra, sans difficulté, se régaler d‘un velouté aux moules, d’une poêlée d’asperges au citron confit avec du fromage frais aux herbes, d’une salade Caesar aux mûres, d’un stifado de lapin, de gyoza au chou vert, de boulettes de poulet aux airelles avec du brocoli sauté au gingembre, d’un filet de faisan accompagné d’une crème de panais au café et de chips de topinambours ou encore d’une mousse de framboise à l’estragon…

Des préparations suaves et distinguées !

Bernard DELCORD

Gourmand ! – Bistronomie façon Victoire par Malika Hamza, photographies d’Alexandre Bibaut, Bruxelles, Éditions Racine, septembre 2016, 192 pp. en quadrichromie au format 21 x 27 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,95 €

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette d’hiver suivante :

Effilochée de chou rouge, pétales de hareng

Pour 4 personnes

Préparation : 10 minutes

Difficulté : 1

Ingrédients :

150 g de chou rouge

40 g de hareng fumé

2 tiges de persil plat

2 tiges de coriandre

1 cuiller à soupe d’huile de sésame grillé

1 cuiller à soupe d’huile de tournesol

1,5 cuiller à soupe de vinaigre de riz

1 cuiller à soupe de tahin (pâte de sésame)

Sel

Poivre noir

Recette :

Coupez les grosses côtes du chou rouge et détaillez les feuilles en fines lamelles.

Coupez le filet de hareng en lamelles.

Hachez les herbes.

Préparez une vinaigrette avec l’huile de sésame grillé, l’huile de tournesol, le vinaigre de riz,, le tahin, du sel et du poivre.

Assaisonnez le chou rouge avec la vinaigrette.

Disposez la salade dans les assiettes et ajoutez les pétales de hareng.

Astuce :

Pour un bel effet de lamelles de chou en boucle, roulez une feuille de chou en la serrant et coupez de fines lamelles.

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26 12 16

Zénitude des papilles…

Mange, médite, profite – Le secret de la pleine santé.jpgMichel Chast est médecin généraliste, acupuncteur, homéopathe et gastronome. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'alimentation. Catherine Barry est journaliste, experte du bouddhisme et de l'Asie. Elle a écrit de nombreux ouvrages sur la méditation.

Ils sont les auteurs chez Flammarion à Paris de Mange, médite, profite, un essai proposant d’accéder à la paix intérieure gastronomique.

Écoutons-les :

« Bien manger, c'est la clef de la vitalité, du bien-être et le début du bonheur !

Nous sommes un tout. Corps et esprit sont indissociables et complémentaires. Entretenir l'un, c'est prendre soin de l'autre et inversement. Ici se trouve la clé pour être en bonne santé et atteindre la sérénité.

Alliant pour la première fois cuisine, médecine chinoise et philosophie bouddhiste, la méthode complète que nous proposons (avec plusieurs exercices de relaxation et quelque 120 recettes simples et équilibrées) vous invite à une réflexion sur votre état de santé général et vous apprend à bien choisir votre alimentation en accord avec les saisons et vos besoins. »

En résumé : pour rester en bonne santé, on médite, on travaille son souffle et on cuisine !

Bernard DELCORD

Mange, médite, profite – Le secret de la pleine santé par le Dr Michel Chast & Catherine Barry, illustrations de Djohr, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2016, 255 pp. en bichromie au format 15,2 x 21 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce recueil la recette légère suivante :

Salade de quinoa à l’orange et à la menthe

Pour 4 personnes 

Ingrédients :

300g de quinoa

2 oranges

2 cuillers à soupe de cassonade

20 feuilles de menthe ciselées

6 cuillers à soupe d’huile d’olive

2 cuillers à soupe de vinaigre de riz

1 cuiller à soupe de sauce soja

Recette :

Rincez à plusieurs reprises le quinoa à l'eau froide.

Dans une casserole, faites-le bouillir dans 2 fois son volume d'eau, puis laissez cuire doucement 10 minutes.

Égouttez-le et laissez-le refroidir.

Prélevez les zestes des oranges, coupez- les en fines lanières, faites-les confire doucement dans 10cl d'eau avec la cassonade.

Épluchez les oranges à vif, en séparant la chair des quartiers.

Mélangez dans un saladier : le quinoa, l'huile, le vinaigre, la sauce soja, 3 cuillerées à soupe du sirop à l'orange, les quartiers d'orange, les zestes et la menthe ciselée.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine | Commentaires (0) |  Facebook | |