21 11 12

(Sou)rires so British...

Humour anglais 2013 (éphémérides Assimil).gifAvant de publier sa première méthode Assimil en 1929, Alphonse Chérel avait imaginé des calendriers proposant une leçon de langue par jour.

Renouant avec ces débuts après plus de huit décennies, les Éditions Assimil à Paris proposent désormais à la vente une collection appelée « Les éphémérides Assimil », d'astucieux calendriers de bureau parmi lesquels un Humour anglais 2013 par Valérie Hanol, illustré en couleurs de dessins très vintage, mais aussi, en anglais traduits ensuite en français, de puns (des jeux de mots, des doubles sens), de funny jokes (des blagues souvent entendues dans les pubs), d'understatements (des sous-entendus, de doux euphémismes, voire des litotes qui illustrent bien le flegme britannique), des limericks (poèmes de 4 ou 5 vers), de riddles (devinettes sous forme de questions/réponses), de witty quotes (citations ou mots d'esprit d'auteurs britanniques, souvent cinglants), de proverbs (proverbes savoureux, sélectionnés parmi le folklore irlandais ou écossais) ainsi que de spoonerisms (une sorte de contrepèteries inventées par révérend Spooner), ces procédés typiques qui expriment l'humour si particulier des sujets de Sa Gracieuse Majesté.

Le tout agrémenté, ici et là, de courts rappels grammaticaux.

Florilège : « Quiconque est allé dans une école privée anglaise se sentira toujours comme chez lui en prison » (Evelyn Waugh) ; « Quand un homme ouvre la portière à sa femme, c'est soit une nouvelle voiture, soit une nouvelle femme » (le prince Filip) ; « Le café en Angleterre a toujours le goût d'une expérience chimique » (Agatha Christie) ; « Je ne vois pas la différence entre un Picasso et un accident de voiture » (Mr Bean) ; « Un gouvernement qui dépouille Pierre pour habiller Paul pourra toujours compter sur le soutien de Paul » (George Bernard Shaw) ; « Riez et le monde rit avec vous. Ronflez et vous dormez seul » (Anthony Burgess).

Funny, isn't it?

Bernard DELCORD

Humour anglais 2013 par Valérie Hanol, Paris, Éditions Assimil, collection « Les éphémérides Assimil », septembre 2012, 365 pp. en quadrichromie au format 15 x 13 cm sous couverture brochée en couleurs, 12,95 € (prix France)

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21 11 12

Un livre à la taille du sujet qu'il traite...

Congo Une histoire.gifPrix Médicis de l'essai en 2012, Congo Une histoire de l'historien flamand David Van Reybrouck (titulaire d'un doctorat de l'université de Leyde après des études à Leuven et à Cambridge, il est né à Bruges en 1971) est une œuvre atypique dont le rayonnement – immense – tant en français qu'en néerlandais et en anglais ne laisse pas de laisser pantois.

Comme l'explique l'éditeur, ce livre est l'histoire fidèle, rigoureuse, éminemment documentée et absolument romanesque de la RDC. L'histoire d'un peuple, d'une nation, d'un fleuve sur lequel s'aventurèrent Stanley et les premiers marchands d'esclaves, les envoyés du roi Léopold II, et ceux venus tracer les lignes frontalières de cette immensité géographique. David Van Reybrouck y retrace le destin tumultueux de ce pays, de la préhistoire à nos jours.

De la colonisation à l'indépendance, il entremêle les faits historiques et le récit de ses rencontres, et son livre prend alors une dimension très personnelle où l'empathie à l'égard de ses interlocuteurs est fondamentale. Parmi ces figures généreuses, le lecteur se souviendra de ces anciens qui content au jeune Belge des aventures extraordinaires remontant jusqu'à l'époque précoloniale. Alternant passages explicatifs et narratifs, David Van Reybrouck prend tour à tour sa plume d'historien, de romancier, de journaliste et d'auteur de théâtre – quatre « territoires » d'écriture – qu'il travaille avec virtuosité, passant de l'ample rigueur d'une Histoire du Congo à la sensibilité littéraire d'un grand récit de voyageur : une construction qui donne à ce livre son rythme, sa vivacité, sa singularité.

Au fil du temps, il rencontre des acteurs essentiels des débuts de l'indépendance, de l'ère Mobutu et des guerres qui ont éprouvé le pays depuis l'arrivée au pouvoir des Kabila, il retrouve des victimes et des bourreaux – tel ce seigneur de guerre au Kivu – qui se confient à lui et offrent des témoignages inédits où le tragique le dispute à un comique féroce. Mais Congo, une histoire est aussi un hymne jubilatoire à la vitalité de tout un peuple, à sa créativité musicale et artistique, à sa capacité de survie dans une économie de la débrouillardise qui, en l'absence de structures, se mondialise naturellement : alors que s'installe déjà une population chinoise venue exploiter les richesses du sous-sol, certains importateurs congolais vont aujourd'hui se fournir à Guangzhou.

Le XXIe siècle sera peut-être – et nous l'espérons – celui de l'âge d'or de ce pays si attachant...

Paru à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance du Congo, ce grand livre a valu à son auteur, en sus du Médicis de l'essai 2012, le prix Ako (le Goncourt belgo-néerlandais). Véritable best-seller dans l'idiome de Vondel (plus de 300 000 exemplaires vendus), il a été traduit dans de nombreuses langues. Cet engouement international résulte sans aucun doute du fait que nous avons tous en Europe un passé colonial et que l'histoire du Congo est le symbole même de la mainmise européenne sur l'Afrique, de ses succès, de ses excès, de ses échecs et des conséquences brûlantes de nos récentes interventions sur le continent noir.

Un ouvrage à dévorer toutes affaires cessantes !

Bernard DELCORD

Congo Une histoire par David Van Reybrouck, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin, Arles, Éditions Actes Sud, collection « Lettres néerlandaises », septembre 2012, 711 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 28 € (prix France)

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19 11 12

Du (très) beau monde !

Art belge Un siècle moderne (cover).jpgLe fort bel ouvrage Art belge Un siècle moderne paru à Bruxelles aux Éditions Racine sous la plume de Michel Draguet, directeur des Musées royaux des Beaux-arts de Belgique et professeur à l'ULB, constitue le superbe catalogue d'exposition de la remarquable collection privée de Caroline et Maurice Verbaet rassemblant des œuvres majeures (picturales, sculpturales et graphiques) d'artistes essentiels du XXe siècle et de leurs initiateurs, présentée au Musée d'Ixelles jusqu'au 13 janvier 2013.

Dans cet album d'une richesse inouïe, l'auteur dresse un panorama original et non-conformiste de l'art belge au siècle dernier et donne à comprendre la production de grosses pointures comme Pierre Alechinsky, Marcel-Louis Baugniet, Gaston Bertrand, Pol Bury, Jo Delahaut, Paul Delvaux, Jean Delville, Marc Eemans, James Ensor, Jan Fabre, Pierre-Louis Flouquet, Jane Graverol, René Guiette, Oscar et Floris Jespers, Fernand Khnopff, Eugène Laermans, René Magritte, Auguste Mambour, Marc Mandelson, Pol Mara, Frans Masereel, Constantin Meunier, Henri Michaux, George Minne, Constant Montald, Constant et Gustave Permeke, Félicien Rops, Jules Schmalzigaug, Victor Servranckx, Léon Spilliaert, Serge Vandercam, Gustave Van de Woestijne, Frits Van den Berghe, Rik Wouters et bien d'autres...

La modernité dans ce qu'elle a de plus éclatant !

Art belge Un siècle moderne (affiche).jpgBernard DELCORD

Art belge Un siècle moderne Collection Caroline et Maurice Verbaet par Michel Draguet, Bruxelles, Éditions Racine, octobre 2012, 216 pp. en quadrichromie au format 25,5 x 26 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 34,95 €. Existe en néerlandais.

Informations pratiques :

Musée d'Ixelles

rue Jean Van Volsem 71

B - 1050 Bruxelles

Tél. +32 (0)2 515 64 21/22

E-mail : musee@ixelles.be

HEURES D'OUVERTURE

Du mardi au dimanche, de 09h30 à 17h00.

Fermé le lundi et les jours fériés.

PRIX D'ENTRÉE

7 €

5 € : étudiants, seniors, groupes (10 personnes ou plus), Amis du Musée, Ixellois, détenteurs d'un billet Thalys en cours de validation.

Gratuit (sur présentation d'un justificatif) : allocataires sociaux, enfants et jeunes jusque 18 ans inclus, enseignants en Belgique, étudiants en art, guides culturels, journalistes, CréaPass, Brussels Card, membres Attractions & Tourisme, ICOM.

Visites guidées sur rendez-vous.

+32 (0)2 515 64 21/22

musee@ixelles.be

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19 11 12

Au cœur des rêves de l'usine à rêves...

Paris vu par Hollywood.gifCatalogue richement illustré de l'exposition éponyme gratuite organisée par la mairie de la Ville-Lumière avec les collections de La Cinémathèque française et présentée à la salle Saint-Jean [1] jusqu'au 29 décembre 2012, le magnifique ouvrage intitulé Paris vu par Hollywood (coédité par Skira et Flammarion et rédigé par une belle brochette de brillants critiques français et américains sous la direction d'Antoine de Baecque) donne à voir l'image quasi idolâtre de la capitale française créée depuis cent ans pour son public par le cinéma hollywoodien, celle d'une cité incontournable de l'art de vivre so chic, élégant, insouciant et libre.

On y retrouve donc, à travers les images de David Griffith (Les Deux Orphelines, 1921), d'Ernst Lubitsch (Montmartre en 1921, So this is Paris en 1926, Parade d'amour en 1929, La Veuve joyeuse en 1934, Ninotchka en 1939), de Charlie Chaplin (L'Opinion publique, 1923), de Rex Ingram (Scaramouche, 1923), de King Vidor (La Bohême, 1926), de George Cukor (Le Roman de Marguerite Gautier en 1936, Les Girls en 1957), de Michael Curtiz (Casablanca, 1942), de Jules Dassin (Réunion en France, 1942), de Vincente Minnelli (Un Américain à Paris en 1951, Gigi en 1958), de John Huston (Moulin Rouge, 1952), de Howard Hawks (Les hommes préfèrent les blondes, 1954), de Billy Wilder (Sabrina en 1954, Ariane en 1957, Irma la Douce en 1963), de Blake Edwards (Vacances à Paris en 1958, La Panthère rose en 1963 et les huit films qui lui ont succédé dans la série jusqu'en 1993), de Walter Lang (Can-Can, 1960), d'Alfred Hitchcock (Topaz, 1969), de Roman Polanski (Frantic, 1988), de Woody Allen (Tout le monde dit I love you en 1996, Midnight in Paris en 2011), de Brian De Palma (Femme fatale, 2002), de Quentin Tarantino (Inglorious Basterds, 2009), de Martin Scorsese (Hugo, 2011), de Clint Eastwood (Au-delà, 2011) ainsi qu'à travers des films consacrés à des personnalités célèbres (comme Marie-Antoinette par Woodbridge S. Van Dyke en 1938 et par Sofia Coppola en 2006) ou des productions des Studios Disney (Les Aristochats en 1970, La Coccinelle à Monte-Carlo en 1977, Le Bossu de Notre-Dame en 1996, Ratatouille en 2007), un Paris imaginaire mais aux accents de vérité, à tel point que des cinéastes français n'hésitèrent pas à la copier dans leur œuvre, comme Jean Renoir dans French Cancan en 1954.

Une place de choix a été accordée à Audrey Hepburn, l'actrice glamour par excellence – qui, soit dit en passant, était née à Bruxelles... – ainsi qu'à Danielle Darrieux, à Leslie Caron, à Maurice Chevalier ou à Julie Despy, qui ont chacun à sa manière représenté les facettes colorées du French way of life à la sauce US.

Un beau recueil de magnifiques cartes postales touristiques !

Bernard DELCORD

Paris vu par Hollywood, ouvrage collectif sous la direction d'Antoine de Baecque, Paris, coédition Skira/Flammarion, collection « Expositions de Paris », septembre 2012, 288 pp. en quadrichromie au format 24,5 x 28,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 45 € (prix France)



[1] Salle Saint-Jean. 5 rue de Lobau – 75004 Paris. Tél : 01 42 76 51 53.

Ouvert tous les jours sauf dimanche et jours fériés, de 10h à 19h.

Métro : ligne(s) 1,11 – Hôtel de Ville ; ligne(s) 1,4,7,11,14 – Châtelet ; ligne 4 – Cité ; ligne 4 – Saint-Michel – Notre-Dame.

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19 11 12

Un voyage initiatique...

Cordoue La Grande Mosquée et l'Espagne mozarabe.gifGrand spécialiste des arts de l'islam, Henri Stierlin invite, dans un magnifique beau livre intitulé Cordoue La Grande Mosquée et l'Espagne mozarabe paru aux Éditions de l'Imprimerie nationale à Paris, à la découverte d'une histoire singulière, celle d' un ancien temple romain qui devint église puis mosquée, avant de devenir cathédrale.

Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984, ce bijou de pierre est l'un des monuments majeurs de l'architecture islamique, et le témoin le plus admirable de l'art des Omeyyades.

Lorsque les musulmans s'établirent à Cordoue, ils exproprièrent les chrétiens du terrain de l'église Saint-Vincent, non loin du Guadalquivir, construite en 584 par les Wisigoths sur le site d'un temple romain dédié à Janus. L'émir Abd-Al-Rahman Ier ordonna d'y faire construire à la place une mosquée. Elle fut agrandie trois fois de suite par ses successeurs, pour finir par couvrir 23 000 m2 et devenir ainsi la plus grande mosquée du monde après celle de La Mecque. Elle se présente aujourd'hui sous la forme d'un vaste quadrilatère d'environ 180 m de long sur 130 m de large, comptant dix-neuf nefs et plus de 850 colonnes, toutes de marbre différent, surmontées par des chapiteaux de styles divers.

Lorsque Cordoue fut reprise par les chrétiens en 1236, ceux-ci en firent à nouveau une église, comme à l'origine, puis une cathédrale. Ils murèrent l'ouverture entre la cour et la salle de prière, ne conservant qu'une porte d'entrée . Ils abattirent quelques rangs de colonnes pour dégager la place de la Chapelle Royale décorée de stucs mudéjars. Ils divisèrent également la dernière travée d'Al Mansour, à l'est, pour y délimiter des chapelles.

Au XVe siècle, les chanoines du chapitre décidèrent de doter leur cité d'un édifice beaucoup plus somptueux et dans le goût du jour. Ils firent démolir une partie importante du centre de l'édifice pour y édifier une cathédrale qui apparaît comme incrustée dans la mosquée, rompant les perspectives de la forêt de colonnes. Ce monument allie les styles gothique, renaissance et baroque et est magnifiquement décoré ; pourtant, par la suite, Charles Quint regretta la transformation de cet édifice en adressant un reproche amer aux autorités ecclésiastiques du lieu : « Vous avez détruit ce qui était unique au monde pour faire ce que tout le monde fait » [1].

En raison des commentaires avertis d'Henri Stierlin et grâce aux superbes photographies qui les soutiennent, l'amateur de voyages initiatiques dans le temps et dans l'espace ne pourra qu'être comblé par tant d'élégance, d'harmonie et de beauté.

Bernard DELCORD

Cordoue La Grande Mosquée et l'Espagne mozarabe  par Henri Stierlin, photographies d'Anne et Henri Stierlin & de Sébastien Buchet, Paris, Éditions de l'Imprimerie nationale, octobre 2012, 231 pp. en quadrichromie au format 27 x 31 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 54 € (prix France)



[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_de_Cordoue

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17 11 12

Beautés sublimes...

Le Louvre Toutes les peintures.gifCoédité par Skira et Flammarion et reproduisant l’intégralité des 3 000 tableaux accrochés aux cimaises du plus célèbre des musées parisiens, le splendide album intitulé Le Louvre Toutes les peintures constitue une somptueuse galerie de papier qui ne pourra qu'enthousiasmer les amateurs de belles choses artistement présentées, ici par Vincent Pomarède, directeur du département des Peintures, sur la base des magnifiques reproductions photographiques issues du fonds d'Erich Lessing.

Les tableaux du Louvre forment la plus riche et la plus vaste des collections d’art européen dans le monde entier. La collection d’art français du XVe au XIXe siècle est sans rivale, les œuvres de génie de la Renaissance italienne sont parmi les plus célèbres du monde. Les créations des peintres baroques et hollandais redéfinissent notre compréhension du début des Temps modernes et les peintures espagnoles expriment une puissance et une passion sans équivalent.

Dans le livre, les tableaux sont répartis et présentés selon les quatre grandes collections du département – école italienne, écoles du Nord, école française, école espagnole – puis chronologiquement à l’intérieur de chaque section, en fonction de la date de naissance des artistes.

Se succèdent ainsi des œuvres de Giotto, Fra Angelico, Ghirlandaio, Botticelli, Mantegna, Vinci, Raphaël, Titien, Véronèse et du Caravage ; Van Eyck, Bruegel, Memling, Holbein, Van Dyck, Rembrandt, Vermeer, Dürer et Constable ; Clouet, Chardin, David, Delacroix, La Tour, Fragonard, Géricault, Ingres, Poussin, Watteau ; Greco, Goya, Murillo, Velázquez et Zurbarán. Et bien d’autres encore.

Chaque tableau est accompagné d’une légende précisant son nom, la datation, les dimensions, la technique, le numéro d’inventaire et la localisation dans le musée. Un peu plus de 400 d'entre eux sont accompagnés d’un texte analytique et descriptif et d’un commentaire par les historiens de l’art Anja Grebe et Vincent Pomarède. Ces descriptions indiquent au lecteur ce qu’il faut regarder quand il est en présence du tableau et incluent des informations sur les sources d’inspiration de l’artiste, ses techniques, sa vie et son influence dans l’histoire de l’art.

L'ouvrage se complète d'un DVD qui permet d'ouvrir le focus sur tous les détails des œuvres. La recherche peut se faire par artiste, par section ou par localisation. La recherche avancée permet de trouver un tableau par son titre, sa date, son support ou sa localisation.

Un véritable outil de contemplation !

Bernard DELCORD

Le Louvre Toutes les peintures par Vincent Pomarède et Anja Grebe, photographies d'Erich Lessing, Paris, coédition Skira/Flammarion, octobre 2012, 766 pp. en quadrichromie au format 28 x 28 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs dans un coffret, 52 € (prix France)

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17 11 12

La vie au temps des cathédrales...

Hommes et Femmes du Moyen Âge.gifLa rédaction du fort beau livre intitulé Hommes et Femmes du Moyen Âge paru chez Flammarion a été dirigée par le grand médiéviste français Jacques Le Goff qui a reçu les passionnantes contributions d'éminents spécialistes (John Baldwin, Jacques Dalarun, Jean Delumeau, Bruno Dumézil, Chiara Frugoni, Pierre Riché...) pour brosser le portrait de 112 personnages, réels (Attila, Clovis, Dagobert, Charlemagne, Guillaume le Conquérant, Abélard et Héloïse, Aliénor d'Aquitaine, Frédéric Ier Barberousse, Saladin, Averroès, Richard Cœur de Lion, Saint Dominique, Saint François d'Assise, Saint Louis, Thomas d'Aquin, Marco Polo, Dante Alighieri, Boccace, Bertrand Du Guesclin, Geoffrey Chaucer, Jeanne d'Arc, Vlad III « l'Empaleur » –alias Dracula –, Christophe Colomb...) ou imaginaires (le roi Arthur, la papesse Jeanne, Mélusine, Merlin et Viviane, Renart, Robin des Bois, Roland...), qui tous ont marqué d'une empreinte pérenne la culture occidentale et sont cités à comparaître dans l'ouvrage « en tant que témoins et mémoire historique ».

Remarquablement ornées de tableaux des grands artistes de la période, mais également de gravures de savants et de dessins d'architectes, ces courtes biographies constituent une véritable immersion dans l'une des périodes les plus créatives de l'histoire de notre continent.

Celle qui vit éclore notre civilisation...

Bernard DELCORD

Hommes et Femmes du Moyen Âge, ouvrage collectif sous la direction de Jacques Le Goff, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2012, 447 pp. en quadrichromie au format 17,5 x 24 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 35 € (prix France)

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08 11 12

Petit meurtre entre copains...

Crime à Louvain la Neuve.jpgDéjà riche de Meurtre à Waterloo par Jean-Baptiste Baronian, de Les dépeceurs de Spa (des démonteurs de voitures de collection volées) par Marc J. Hermant et de Le martyr de l'Étoile (un projet d'attentat islamiste à la Grand-Place de Bruxelles) par Évelyne Guzy, la collection de romans policiers belges « Kill and read » dirigée par votre serviteur et coéditée par la SNCB à Bruxelles et les Éditions Luc Pire à Liège accueille ces jours-ci un nouveau titre, Crime à Louvain-la-Neuve, signé Anouchka Sikorsky.

Bien connue du public, l'auteure est née à Liège, de mère polonaise et de père ukrainien. Animatrice radio à la RTBF, elle a présenté le festival de la chanson française à Spa et animé les petits matins liégeois avant de rejoindre l’équipe de RTL puis de RTL-TVI jusqu’à la fin de 1988. Elle y sera animatrice et productrice d’émissions diverses et y prendra la direction des programmes destinés aux juniors. Chaque semaine, elle a rédigé les scénarios et les dialogues de mini fictions réalisées et interprétées avec des enfants : Chocolat Show et Samedi en fête. Par ailleurs rédactrice de presse écrite, elle compose régulièrement des nouvelles et des billets d’humeur pour différents magazines.

Son polar, dont l'intrigue aux ressorts astucieux se situe à Louvain-la-Neuve – les (anciens) étudiants et enseignants ainsi que les connaisseurs de la ville retrouveront dans l'ouvrage nombre de lieux familiers – restitue l'ambiance typique de la vie estudiantine néo-louvaniste et donne une âme à des personnages attachants et originaux confrontés à un meurtre aussi surprenant qu'inattendu.

Le récit, non dénué d'humour mais aussi profondément humain, est mené tambour battant et entraîne le lecteur dans les méandres de sentiments contrastés, ceux qu'exprime sans complexe la jeunesse d'aujourd'hui.

Un texte qui aurait plu, n'en doutons pas, à Agatha Christie et à Georges Simenon !

Bernard DELCORD

Crime à Louvain-la-Neuve par Anouchka Sikorsky, Liège, coédition SNCB/Éditions Luc Pire, collection « Romans de gare – Kill and read », octobre 2012, 143 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 €

22 10 12

Bontés divines !

Le nouvel art culinaire français.gifLes Éditions Flammarion lancent en ce moment une nouvelle édition du célébrissime livre de cuisine intitulé Le nouvel art culinaire français, un recueil collectif de 1500 recettes paru pour la première fois en 1950, rédigé par des as des fourneaux d'alors (Escoffier, Pellaprat, Curnonsky, Ali bab, Darenne, Duval, Dubois...) et dont il s'est écoulé à ce jour un million d'exemplaires.

Le temps ayant passé, il s'avérait néanmoins de plus en plus nécessaire de « dépoussiérer l'ouvrage, de supprimer les recettes infaisables, de moderniser les techniques obsolètes, sans rien perdre de l'esprit d'origine », ainsi que l'écrit Paul Bocuse dans sa préface de 2012, et c'est à cette tâche titanesque que s'est attelé Guy Legay, Meilleur Ouvrier de France et ancien chef du Ritz à Paris, avec l'aide de ténors d'aujourd'hui (Paul Bocuse bien entendu, mais aussi Philippe Conticini, Alain Dutournier, Gilles Goujon, Marc Haeberlin, Pierre Hermé, Thierry Marx, Patrick Roger, Michel Roth, Michel Trama et Antoine Westermann, un firmament qui comptabilise 21 étoiles cumulées au Guide Michelin).

Le résultat ?

Une somme de 1500 recettes toujours, mais dont 300 sont nouvelles, et un appareil parfaitement actuel de conseils et d'explications permettant d'exécuter à la perfection amuse-bouche, soupes et potages, hors d'œuvre, plats de viande, d'œufs, de gibier ou de poisson, légumes, fruits, desserts, pâtisseries, fonds, sauces, garnitures et tutti quanti sans jamais commettre d'erreur ni rater la cuisson.

L''ouvrage se clôt sur un fort utile lexique des termes culinaires.

À vos casseroles !

Bernard DELCORD

Le nouvel art culinaire français, ouvrage collectif, préface de Paul Bocuse, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2012, 880 pp. en bichromie au format 18,5 x 27 cm sous couverture cartonnée épaisse en couleurs, 39,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce compendium la recette suivante, de Paul Bocuse :

SOUPE DE MOULES

Pour 10 personnes

Ingrédients :

4 litres de moules de bouchot

1 bouteille de Pouilly-Fuissé

2 gousses d'ail haché

3 échalotes

50 g de persil

100 g de beurre

1/4 de litre d'huile d'olive

300 g d'oignons émincés

300 g de poireaux coupés en julienne

50 g de fenouil (frais)

3 litres d'eau

4 kg de poisson de la Méditerranée

1,5 kg de tomates mondées et coupées en morceaux

1/2 feuille de laurier

1 branche de thym

Safran en pistil

1/4 de litre de crème

Sel, poivre

Pain grillé

Fromage râpé

Recette :

Faire ouvrir les moules avec 1/4 litre de vin blanc, ail, échalotes, persil, 100g de beurre. Faire chauffer l'huile d'olive dans une casserole de 8 à 10 litres. Ajouter les oignons, les poireaux, le fenouil et cuire à feu doux pendant 5 minutes. Ensuite, verser l'eau, le vin, la cuisson des moules, le poisson, les tomates, les herbes, l'assaisonnement et faire cuire pendant 40 minutes. Ensuite passer le bouillon avec un chinois très fin en pressant fortement les ingrédients afin d'en extraire le jus et la chair de poisson. Verser le bouillon dans une marmite et porter à ébullition. Ajouter au dernier moment les moules et la crème. Laisser cuire pendant 2 minutes.

Dressage :

Servir en soupière, en présentant à part des croûtons de pain grillé et du fromage râpé.

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21 10 12

Quel boulot !

Dictionnaire du travail.gifRédigées par 138 spécialistes reconnus, français et étrangers (parmi lesquels Mateo Alaluf et Pierre Desmarez de l'ULB ainsi que Matthieu de Nanteuil de l'UCL), placés sous la direction de quatre universitaires éminents, Antoine Bevort, Annette Jobert, Michel Lallement & Arnaud Mias, les 860 pages compactes du Dictionnaire du Travail paru aux Presses Universitaires de France à Paris dans la fameuse collection « Quadrige » présente l'objet « travail » dans toute sa diversité, depuis le registre du subjectif et de l'intime jusqu'à l'activité au sein de l'atelier, du bureau ou de la firme multinationale en passant par les transformations imposées par la mondialisation, et les disciplines qui y sont convoquées couvrent un large champ d'investigation et de réflexion : sociologie, droit, histoire, économie, psychologie ou encore médecine et ergonomie.

Grâce à cet outil sans équivalent, le lecteur, qu'il soit simple citoyen, étudiant ou spécialiste de la question au sens large du terme (professionnel des ressources humaines, patron ou cadre d'entreprise, militant syndical...) peut découvrir les facettes du travail d'hier et d'aujourd'hui à travers le dernier état de la recherche sur des thèmes ou des débats liés à l'activité, à l'emploi et aux relations professionnelles.

Plusieurs types d’entrées sont proposés : la manière dont le travail est pratiqué et vécu (risques, performance, rémunération, pénibilité, relations de services, discrimination, conflits…), les identités et catégories professionnelles (patronat, ouvriers…), les mondes sociaux du travail (éducation, entreprise, professions, retraites...) ou encore les multiples statuts et institutions liés au travail (chômage, syndicats, droit du travail…). D’autres entrées mettent en scène des auteurs, des paradigmes et des approches disciplinaires (Marx, capitalisme, socialisme, théorie de la régulation sociale, économie du travail, coût du travail, reconnaissance, suicide…) ou aident à voir le travail à travers le prisme d’événements marquants (Premier Mai, Front Populaire).

Le livre se complète de deux index permettant de voyager aisément parmi toutes ces notions.

De la belle ouvrage !

Bernard DELCORD

Dictionnaire du travail sous la direction d'Antoine Bevort, Annette Jobert, Michel Lallement & Arnaud Mias, Paris, Éditions des Presses Universitaires de France, collection « Quadrige », janvier 2012, 860 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 20 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 32,00 € (prix France)

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