13 10 16

« Je n'aime que la nouveauté extrême ou des choses du passé. » (Berthe Morisot)

Berthe Morisot.jpgFemme « rebelle » dotée d’un solide caractère et d’un immense talent, Berthe Marie Pauline Morisot (née le 14 janvier 1841 à Bourges et morte le 2 mars 1895 à Paris) est une peintre française, membre fondateur et doyenne du mouvement d'avant-garde que fut l'impressionnisme, composé notamment de son beau-frère Édouard Manet, d’Edgar Degas, d’Alfred Sisley, de Camille Pissarro, de Pierre-Auguste Renoir et de Claude Monet [1].

Jean-Dominique Rey, écrivain et critique d'art, qui écrit que « son œuvre, intacte et sans une ride, s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus hautes de son temps et révèle qu'elle fut souvent en avance et sut ouvrir la peinture à des voies nouvelles », lui consacre chez Flammarion à Paris une remarquable monographie bellement imagée de 209 illustrations et sobrement intitulée Berthe Morisot, dans laquelle il pose un regard sensible sur « la belle peintre » [2] et réunit une anthologie commentée de grandes plumes de l'époque, Edmond About, Émile Zola, Stéphane Mallarmé, Camille Mauclair,  Félix Fénéon, Joris-Karl Huysmans, Guillaume Apollinaire, Henri de Régnier ou Paul Valéry, qui reconnurent très tôt ses dons artistiques exceptionnels ou se penchèrent avec admiration sur ses toiles.

Dans la préface, Sylvie Patry, directrice générale-de la fondation Barnes (Philadelphie) après dix ans passés au musée d'Orsay, confronte son œuvre à celles de ses pairs, et met en lumière la modernité et l'originalité de ce « peintre singulièrement peintre ».

On doit à cette artiste d’exception de très nombreuses œuvres majeures, comme Vue du petit port de Lorient (1869), Le Berceau (1872), La Chasse aux Papillons (1874), Eugène Manet à l'île de Wight (1875), Femme en noir ou Avant le théâtre (1875-76), Bords de Seine (1883), Julie avec sa poupée (1884), Autoportrait (1885), Jeune fille en jersey bleu (1886), Julie avec un chat (1887), La Cueillette des oranges 1889), Le Cerisier (1891), La Coiffure (1894)…

Berthe Morisot, Le Berceau.jpg

Berthe Morisot, Le Berceau,

huile sur toile, 56 × 46 cm, 1872, Musée d’Orsay.

De pures merveilles !

Bernard DELCORD

Berthe Morisot par Jean-Dominique Rey, préface de Sylvie Patry, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2016, 224 pp. en quadrichromie au format 21,8 x 27,8 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 25 € (prix France)

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Berthe_Morisot

[2] C’est le titre d’un de ses chapitres.

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord | Commentaires (0) |  Facebook | |

26 09 16

La Foire du Verre de Lasne 2016

Foire du Verre de Lasne 2016 (affiche).jpg

C’est au centre sportif de Lasne que se tiendra les 1 et 2 octobre 2016 la 26e édition du plus grand rassemblement européen des passionnés de la verrerie.

À l'honneur, pour la deuxième année, le souffleur de verre, un métier de l’art du verre, un savoir-faire qui se transmet de maître en maître.

Historique :

La 1e Foire du Verre de Belgique voit le jour dans le cadre de la 1re foire en plein air de Lasne en 1991.

Elle accueille, l’année suivante déjà, quelques grands spécialistes du verre et du cristal.

Dès 1993, elle devient une référence dans le domaine. Son succès va croissant, les exposants se bousculent, les visiteurs affluent.

Aujourd’hui, elle est le rendez-vous incontournable des spécialistes, collectionneurs, chineurs, antiquaires, designers, décorateurs… en un mot, de tous les passionnés du verre ancien et moderne, du cristal et de l'argenterie.

Du Val Saint Lambert au Saint-Louis, du Vonêche au Baccarat, du Chênée au Murano, du Bohème au Daum, les pièces viennent de l’Europe entière.

Certaines d’entre elles sont uniques, d'autres qu'on pensait introuvables se dénichent comme par enchantement. Il y en a pour tout le monde et pour tous les porte-monnaie.

Artisans, artistes et maîtres en la matière feront partager leur art et leur maîtrise du verre et du cristal lors de démonstrations spectaculaires.

L’artiste et souffleuse de verre Jane-Sylvie Van den Bosch, maître en la matière, vous proposera une initiation à cet art étonnant.

Foire du Verre de Lasne (intérieur).jpg

La Foire du Verre soutient les Amis des aveugles

Attachée aux valeurs humaines, la Foire remettra, le dimanche matin, un chèque de 2 500 euros aux Amis des Aveugles, somme ayant contribué à l’éducation et à l'achat du chien d’aveugle qu’une personne malvoyante recevra ce jour-là.

Informations pratiques :

Centre Sportif de Lasne

Route d'Ohain 9A

1380 Lasne

Samedi 1er et dimanche 2 octobre 2016

De 10h00 -18h00

Site : www.foireduverre.eu

Entrée : 6 €

Gratuit pour les moins de 16 ans

Service de navette gratuite entre la Foire du Verre et les gares de Genval et Braine l’Alleud

(+32 (0) 495 304 817)

Contact Presse :

Micheline Vande Zande

+ 32 (0) 475 775 999

micheline@mvdz.be

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Evénements | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 09 16

Une efflorescence millénaire de la musique et des arts

1000 ans de rayonnement artistique liégeois.jpgC’est dans une nouvelle collection dirigée par votre serviteur que les Éditions de la Province de Liège ont publié le dernier opus en date du prolifique historien d’art belge Bernard WODON [1], un beau livre intitulé 1000 ans de rayonnement artistique liégeois, abondamment illustré, dans lequel il fait le tour de l’une des régions les plus riches d’Europe sur le plan de l’histoire de l’art.

Voici le texte de la quatrième de couverture :

« “Cité ardente” ou “Cité aux cent clochers”, Liège, chef­-lieu d'une province de 4 000 km2 et d'un million d'habitants environ, offre aujourd'hui de multiples visages.

De 985 à 1795, elle fut la capitale d'une principauté épiscopale de 6 000 km2 au diocèse trois fois plus étendu.

Ce “flori-Liège”, où l'ancien côtoie le nouveau en générant le futur, actualise et synthétise pour le grand public l'évolution chronologique des formes plastiques (architecture, sculpture, peinture, décor quotidien) et des formes phoniques (musique vocale et instrumentale).

Une abondante illustration permettra aux œuvres jalons d'y scintiller aux côtés de l'énumération de celles de Dame Musique “sans qui les choses ne seraient que ce qu'elles sont”, pour reprendre le dernier vers de l'Hymne au Soleil d'Edmond Rostand. »

L’auteur y rend accessible à tous et dans une langue française admirable– chose ô combien rare de nos jours… – les œuvres du patrimoine largement méconnu et pourtant incroyablement riche de ce qui fut une principauté épiscopale relativement démocratique avant de passer la main, après la Révolution française et ses remous, à une province belge particulièrement riche et dynamique sur de nombreux plans.

Une promenade historique qui mène le lecteur à la découverte des trésors de la cathédrale de Liège jusqu’à la gare de Santiago Calatrava en passant par la collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles, le château de Bouillon, la cuve baptismale de la collégiale Saint-Barthélemy (une œuvre majeure du Moyen Âge occidental, fondue par Renier de Huy), l’évangéliaire d’Averbode, les œuvres du Maître de Flémalle, le reliquaire de Charles le Téméraire, le palais des Princes-Évêques, le château de Jehay, les tableaux de Lambert Lombard, le château de Modave, le palais de Jean Curtius, la statue de Louis XIV en empereur romain par Jean Warin (elle est conservée au château de Versailles), le Perron liégeois, la Crucifixion d’Englebert Fiesen, la cage d’escalier du château d’Aigremont, les compositions musicales de Jean-Noël Hamal, d’Antoine-Frédéric Gresnick et d’André-Ernest-Modeste Grétry, le célèbre Portrait de Napoléon Premier Consul peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres, la synagogue de Liège, la promenade dite des « Sept Heures » à Spa, le studio d’Eugène Ysaÿe, le Musée des Beaux-Arts de la Boverie et ses collections magnifiques, le Faune mordu de Jef Lambeaux, la tour Schöffer, le Musée de la Vie wallonne, le bâtiment rénové de l’Opéra royal de Wallonie, le Plongeur d’acier, statue d’Idel Ianchelevici, et la très contemporaine tour des Finances…

Et d’innombrables autres merveilles !

Bernard DELCORD

1000 ans de rayonnement artistique liégeois par Bernard Wodon, Liège, Éditions de la Province de Liège, septembre 2016, 285 pp. en quadrichromie au format 21,8 x 26,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39 €

 

[1] Docteur en philosophie et lettres de l’Université catholique de Louvain (Département archéologie, histoire de l'art et musicologie), Bernard Wodon a enseigné à l'Université de Liège et à l'Institut des hautes études des communications sociales de Bruxelles (I.H.E.C.S.). Le Service public de Wallonie l’a requis pour les procédures de classement et la rédaction des notices de divers inventaires du patrimoine monumental.

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord, Histoire | Commentaires (0) |  Facebook | |

13 09 16

Un artiste inclassable…

Henri Fantin-Latour (cover).jpgÀ l’occasion de l’exposition Fantin-Latour. À fleur de peau [1] organisée à Paris entre le 14 septembre 2016 et le 12 février 2017 au Musée du Luxembourg par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et le musée de Grenoble, en collaboration avec le musée d’Orsay, les Éditions Gallimard ont fait paraître sous la plume de Leïla Jarbouai [2], dans leur fameuse collection « Découvertes », un magnifique petit opus sobrement intitulé Henri Fantin-Latour.

Écoutons l’auteure :

« Peintre ayant cherché pendant toute sa vie à concilier réalisme et idéal, Henri Fantin-Latour (Grenoble,1836-Buré, 1904) s’essaie à l’autoportrait dès l’âge de 17 ans – une cinquantaine suivront.

Il renouvelle le portrait de groupe avec ses grands tableaux-manifestes Hommage à Delacroix (1864), Un Atelier aux Batignolles (1870) ou Un coin de table (hommage aux poètes parnassiens, 1872).

Véritable portraitiste de fleurs, genre dans lequel il est très prolifique, Fantin-Latour excelle dans l’art de traduire la subtilité des couleurs et des matières.

Ce grand mélomane puise également dans les opéras de Wagner et dans la musique de Schumann, Brahms et Berlioz une partie de son inspiration.

À partir de 1890, il n’expose plus au Salon que des œuvres d’imagination, proches du symbolisme.

Henri Fantin-Latour (Un coin de table).jpg

Un coin de table, 1872, Paris, Musée d'Orsay.

Artiste à fleur de peau, Henri Fantin-Latour s’impose, malgré sa discrétion, comme une figure marquante de son siècle. »

Un événement à ne pas manquer !

Bernard DELCORD

Henri Fantin-Latour par Leïla Jarbouai, Paris, Éditions Gallimard et Réunion des Musées nationaux-Grand Palis, hors-série de la collection « Découvertes Gallimard », septembre 2016, 48 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture Intégra en couleurs, 8,90 € (prix France)

Informations pratiques :

Adresse :

Musée du Luxembourg

19 rue de Vaugirard

F-75006 Paris

Tél. : 00 33 1 40 13 62 00

Horaires :

Ouverture tous les jours de 10h30 à 19h (il n’y a aucun jour de fermeture hebdomadaire).

Nocturne les vendredis jusqu’à 22h.

Ouverture de 10h30 à 18h les 24, 31 décembre.

Fermé le 25 décembre.

Dernière entrée 45 minutes avant l’heure de fermeture.

Début d’évacuation des salles 15 minutes avant l’heure de fermeture du musée.

Tarifs :

Plein : 12 €.

Réduit : 8,5 € (16-25 ans, demandeurs d'emploi et familles nombreuses).

Spécial Jeune : 8,5 € pour deux entrées (du lundi au vendredi à partir de 17h)

Gratuit pour les moins de 16 ans et les bénéficiaires des minima sociaux.

Des audioguides (en 4 langues : français, anglais, espagnol et allemand) sont proposés sur place à la location au tarif de 5 € par appareil.

Suite à la mise en place de l’état d’urgence et au renforcement des mesures de sécurité dans le cadre du plan Vigipirate, un seul sac par personne (type sac à main format A3 maximum) sera autorisé dans l’enceinte du Musée du Luxembourg. Aucun sac, cabas, bagage ou objet encombrant ne sera admis, y compris au vestiaire.

 

[1] Première rétrospective de l’œuvre de Henri Fantin-Latour à Paris depuis l’exposition de référence consacrée au peintre dans les galeries nationales du Grand Palais en 1982.

[2] Elle est conservatrice au musée d'Orsay.

Écrit par Brice dans Arts, Bernard Delcord, Expositions | Commentaires (0) |  Facebook | |

13 09 16

« L'heure de la fin des découvertes ne sonne jamais. » (Colette)

Claudine à Paris.jpgAuteure d’un essai (paru en 2004) intitulé Colette et la Belgique coédité par les Éditions Racine à Bruxelles et l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, Jeanne Augier a fait paraître chez Avant-Propos à Waterloo le texte d’une pièce inédite, Claudine à Paris, adaptée par Willy (Henry Gauthier-Villars, 1859-1931) et Luvey (pseudonyme d'Aurélien Lugné-Poe, 1869-1940 et Charles Vayre, 1873-1941) du roman de Willy et Colette (Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, alors épouse de Willy – jusqu’en 1910) paru en mars 1901.

Cette comédie en trois actes (avec un prologue, Claudine à l'école) fut créée au Théâtre des Bouffes-Parisiens en 1902, avec, dans le rôle-titre, une légendaire vedette·du café-concert, Polaire (Émélie Marie Bouchaud, 1874-1939). Colette interprétera elle-même Claudine sur des scènes à partir de 1908.

Voici l’argument de Claudine à Paris :

« Claudine et son père ont quitté leur village de Montigny pour s’installer à Paris, où la jeune fille se remet d’une maladie qui lui a coûté ses beaux cheveux longs. Lorsqu’elle reprend des forces, c’est pour relater dans son journal les exploits de sa chatte Fanchette, ses explorations dans la capitale et, surtout, ses nouvelles rencontres. Elle fait ainsi la connaissance de son neveu Marcel, dont elle se fait rapidement un ami, et du jeune père de ce dernier, Renaud, qui ne la laisse pas indifférente. » [1]

Ce texte « qui avait mystérieusement disparu », est complété d'un dossier rassemblé par Jeanne Augier qui retrace le parcours des romans et de la pièce jusqu'à ses adaptations pour l'écran, notamment les téléfilms réalisés en 1978 par Édouard Molinaro.

Rappelons au passage que les liens de Colette avec la Belgique furent nombreux, puisqu’elle fit éditer en 1923 un texte du jeune Georges Simenon (La petite idole) qui le lança en France, qu’elle a été une amie intime de la reine Elisabeth qu'elle avait rencontrée en 1931 et qu’elle fut membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique de 1935 jusqu’à son décès.

C’était une immense styliste littéraire.

Bernard DELCORD

Claudine à Paris par Willy et Luvey (d'après Willy et Colette), dossier réuni par Jeanne Augier, Waterloo, Éditions Avant-Propos, mai 2016, 176 pp. en quadrichromie au format 17 x 23,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 22 €

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Claudine_%C3%A0_Paris

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Théâtre | Commentaires (0) |  Facebook | |

09 09 16

Prophète de malheur…

L'Accusateur ou La Comédie étranglée.jpgHomme de radio et de télévision, professeur, artiste plasticien, Pascal Vrebos est tout cela, mais il est aussi dramaturge (il a rédigé une trentaine de pièces de théâtre [1] dont certaines ont été jouées en Belgique, en France, en Allemagne, au Congo et aux États-Unis et ont été traduites en néerlandais, en allemand, en anglais et même en roumain).

Il a fait paraître à Marcinelle, aux Éditions du CEP, le texte de L'Accusateur ou La Comédie étranglée, un « soliloque menaçant » (c’est le sous-titre de la pièce) qui a été joué au Théâtre de Poche à Bruxelles en mai dernier.

On y voit une sorte de prophète apocalyptique prénommé Jean et qui prétend parler au nom du Créateur éternellement silencieux lancer des imprécations contre l’espèce humaine, ses fourberies, ses bassesses, son égoïsme, sa bêtise, sa méchanceté, son hypocrisie, ses fausses croyances, sa morale étriquée, ses idéologies dévastatrices, son inertie, sa haine de l’autre, sa finitude, sa crasse physique et morale, mais aussi contre l’univers tout entier, en proclamant avec force que la fin est proche, à la manière du professeur Philippulus de Tintin et l’étoile mystérieuse.

Mais si ce frère de Bardamu, l’imprécateur du Voyage au bout de la nuit, casse joyeusement la baraque, c’est malgré tout avec l’espoir ténu que le jour puisse se lever, car sa dernière phrase lancée au public est : « À vous de jouer maintenant ».

À qui perd, perd, comme disait Coluche…

Bernard DELCORD

L'Accusateur ou La Comédie étranglée par Pascal Vrebos, Marcinelle, Les Éditions du CEP, collection « Signatures et Théâtre », mai 2016, 58 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 8 €

 

[1] 23 d’entre elles ont notamment été réunies dans un ouvrage paru en 2009 aux Éditions Le Cri à Bruxelles sous le titre Œuvre théâtrale complète et nous en avions vanté les mérites à l’époque : (http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/tag/vrebos...)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Théâtre | Commentaires (1) |  Facebook | |

22 08 16

« Comprimé d'aspirine, dans la force de l'âge, cherche bonne migraine avec qui se mesurer. » (Pierre Dac)

La méthode anti migraine.jpgLe Dr Elizabeth Leroux est neurologue spécialisée en médecine des céphalées. Elle dirige la Clinique de la migraine et des céphalées à Montréal où elle est également chercheuse et enseignante.

Elle a fait paraître chez Flammarion à Paris, préfacé par le Dr Dominique Valade, ancien chef de service du Centre Urgences Céphalées de l’hôpital Lariboisière, La méthode anti migraine, un beau guide abondamment illustré destiné à prévenir et combattre cette maladie neurologique qui touche près de 15% de la population mondiale.

Écoutons-la :

« Invisible mais bien réelle, la migraine n'est pas “un petit mal de tête ordinaire”. Elle est douloureuse et invalidante. Les avancées de la science permettent aujourd'hui de mieux en comprendre les causes et de déconstruire les idées reçues. Si le traitement miracle n'existe pas, la prise en charge globale et l'autogestion de la migraine sont possibles. »

Son livre répond aux questions fréquentes sur la définition de la migraine, ses déclencheurs, ses différentes catégories et ses mécanismes.

Les conseils et traitements qu’elle y fournit s'articulent autour de trois axes :

– la modification des habitudes de vie ;

– les traitements de crise ;

– les traitements de fond et de prévention.

Destiné aux personnes atteintes de migraines, à leurs proches et aux professionnels de la santé, cet ouvrage insiste sur l'importance de la collaboration patient-médecin. Il vise à donner des outils pratiques aux migraineux et à redonner espoir à ceux d'entre eux qui souffrent sans oser le dire.

Bernard DELCORD

La méthode anti migraine par le Dr Elizabeth Leroux, préface du Dr Dominique Valade, Paris, Éditions Flammarion, janvier 2016, 191 pp. en quadrichromie au format 17,6 x 21,6 cm sous couverture Intégra en couleurs, 19,90 € (prix France) 

Sommaire : 

INTRODUCTION - Comprendre pour mieux vivre

CHAPITRE 1 -Migraine ou mal de tête ?

Le diagnostic des maux de tête

Le diagnostic de la migraine

Les autres diagnostics

CHAPITRE 2 -Histoire de 1a migraine et épidémiologie

La migraine dans 1a société

Pourquoi ne prend-on pas 1a migraine au sérieux ?

CHAPITRE 3 -Les symptômes et la biologie de la crise migraineuse

Les techniques de recherche

À l'échelle macroscopique : les structures cérébrales

À l'échelle microscopique : l'électricité et la communication chimique

Les phases de la crise migraineuse

CHAPITRE 4 -Les catégories migraineuses et les liens avec d'autres maladies

La migraine selon la fréquence des crises

Les facteurs de chronicisation

La migraine et les autres maladies

CHAPITRE 5 -Des choix thérapeutiques complexes

La communication médecin-patient : un défi de taille !

Comment choisir la bonne approche thérapeutique ?

L'approche globale de la migraine : les trois axes de traitement

Quelques concepts de base sur les médicaments

L'efficacité des traitements : les études scientifiques, l'effet placebo et l'effet nocebo

Les médicaments et les produits naturels

Les interventions difficiles à étudier scientifiquement

S'ouvrir l'esprit et collaborer

CHAPITRE 6 -Les habitudes de vie anti migraine

Les déclencheurs des crises

Les habitudes de vie antimigraineuses

CHAPITRE 7 -Casser la crise

L’objectif du traitement de crise

Les traitements disponibles

Les autres techniques : optimiser le traitement

Quelques réflexions sur le traitement de crise

Le status migrainosus : une crise qui n'en finit plus

CHAPITRE 8 -Prévenir les crises

Les traitements disponibles

Comment utiliser 1es traitements préventifs ?

La neuromodulation, une nouvelle approche

Le parcours du combattant

CONCLUSION - Éducation, collaboration, structures et recherche !

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Vie pratique | Commentaires (0) |  Facebook | |

22 08 16

Le roi de la comédie musicale...

Mr Gershwin – Les gratte-ciel de la musique.jpegIntitulé Mr Gershwin – Les gratte-ciels de la musique, le conte musical de Susie Morgenstern illustré par Sébastien Mourrain publié à Paris aux Éditions Didier Jeunesse est une belle réussite, propre à faire découvrir par les jeunes et les moins jeunes l’univers créatif de l’un des plus grands compositeurs américains du XXe siècle, né et 1898 et mort en 1937 des suites d'une désastreuse intervention chirurgicale au cerveau.

En voici l’argument :

« La famille Gershwin fait l’acquisition d’un piano. La mère, Rose, veut faire de son fils aîné Israël, dit Ira, un grand musicien. Mais voilà que George, le fils cadet, s’installe devant l’instrument et se met à jouer…

Et le piano sentimental de relater la vie du jeune George Gershwin, enfant dissipé de Brooklyn, qui devint un immense musicien. Un destin extraordinaire porté par la voix chaude et facétieuse de Susie Morgenstern, et une occasion unique de découvrir les plus belles comédies musicales de Broadway ! De Rhapsody in Blue à Un américain à Paris, en passant par Porgy and Bess, sans oublier les débuts déjà prometteurs et moins connus de Gershwin.

À travers le regard bienveillant d'un piano complice et admirateur, Susie Morgenstern qui, avec son accent américain aux teintes chaudes, campe avec brio une mère drolatique, redonne vie à ce musicien touche-à-tout, de ses débuts à Tin Pan Alley jusqu'aux grands chemins de la comédie musicale. Gershwin vit, compose et expérimente sans cesse, ne veut pas perdre de temps et fait sonner son piano comme personne, nous portant au-delà des flèches des gratte-ciels. »

Les illustrations de Sébastien Mourrain reconstituent à merveille l'univers du New York des années 1920 et 1930.

Une belle œuvre initiatique !

Liste des chansons :

1 - LE PIANO * Girl Crazy (ouverture) * Sweet and Low-Down 2 – IRA * Prélude pour piano n°3 3 – GEORGE * Prélude pour piano n°1 * Sweet and Low-Down 4 – MORRIS * When Do We Dance? 5 – ROSE Humoresque de Dvorak * When You Want ‘em, You Can’t Get ‘em * Tra-la-la 6 - LE PROFESSEUR * Tra-la-la (instrumental) * I Got Rhythm 7 – BROADWAY * I Got Rhythm (variations) Mazel tov, Malcolm Laws, Nainita Desai * Hello Good Mornin’ 8 – FRANCES Freylekhs, Robin Jeffrey, Roddy Skeaping * ’S Wonderful 9 - TIN PAN ALLEY * The Supreme Court Judges * Street Exhibit 10 – HARLEM * The Real American Folk Song * Fascinating Rhythm 11 - NEW YORK * Swanee * Rhapsody in Blue * I’ll Build a Stairway to Paradise 12 – PARIS * An American in Paris

Titres en versions intégrales :

13– * Rhapsody in Blue (16’27) 14 – * Summertime (4’49) 15 – * I got plenty o ’ Nuttin ’ (2’52) 16 – * I got rhythm (3’46) 17 – * Heaven on Earth (2’11)

Bernard DELCORD

Mr Gershwin – Les gratte-ciels de la musique, un conte musical de Susie Morgenstern illustré par Sébastien Mourrain, Paris, Éditions Didier Jeunesse, collection « Un livre, un CD », septembre 2015, 48 pp. en quadrichromie au format 27,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 23,80 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Musique | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 08 16

Le monde comme il fut et comme il va...

Bescherelle Chronologie de l'histoire du monde contemporain .jpgParu sous la direction de Marielle Chevallier et rédigé par une équipe d’agrégés d’histoire comme elle [1], le Bescherelle Chronologie de l'histoire du monde contemporain – De 1914 à nos jours, abondamment illustré, aborde son sujet à travers 142 dates clés particulièrement emblématiques pour mieux en comprendre les enjeux.

Le récit démarre le 28 juin 1914, avec l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand pour se clore le 27 janvier 2015, quand l’organisation État islamique est chassée de Kobané.

C’est un Bescherelle : l’organisation en est donc claire, et la mise en page efficace.

Au début de chacune des six parties (1914-1920 : la Première Guerre mondiale ; 1920-1939 : la montée des totalitarismes ; 1939-1946 : la Seconde Guerre mondiale ; 1947-1972 : la guerre froide et l’émergence du tiers- monde ; 1973-1991 : les « années grises » ; 1992-2015 : vers un nouvel ordre mondial ?), une grande frise chronologique permet de repérer visuellement les dates clés de la période.

Puis, au fil des doubles pages, chaque événement est exposé avec précision, en textes et en images, avec des encadrés pour restituer le contexte et expliquer la portée des faits.

À intervalles réguliers, des dossiers approfondissent des moments ou des tendances clés de la période.

À la fin de l’ouvrage, on trouve une chronologie détaillée, déroulant 800 dates significatives, et un index pour faciliter la recherche d’un événement, d’un personnage ou d’un lieu marquant.

L’histoire pour tous !

Bernard DELCORD

Bescherelle Chronologie de l'histoire du monde contemporain – De 1914 à nos jours, ouvrage collectif sous la direction de Marielle Chevallier, Paris, Éditions Hatier, collection « Bescherelle », août 2015, 434 pp. en couleurs au format 15 x 22,5 cm sous couverture Integra en quadrichromie, 15,99 € (prix France). Existe en version e-book au prix de 10,99 €

 

[1] Axelle Guillausseau, Jean-Philippe Renaud & André Robert.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Histoire | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 08 16

Déesse du stade...

Riefenstahl Qui suis-je.jpgSculpteur et photographe, écrivain et formateur dans les arts du dessin, fervent pratiquant de danse, d'arts martiaux et de sports de montagne, Gérard Leroy a, de son propre aveu, subi l’influence artistique de Leni Riefenstahl (1902-2003) et d’Arno Breker (1900-1991) [1], deux artistes aujourd’hui traités en pestiférés pour avoir été associés aux menées et à la propagande du nazisme.

Il a fait paraître chez Pardès à Grez-sur-Loing un essai fort intéressant et très documenté intitulé Riefenstahl – Qui suis-je ? dont nous ne saurions trop conseiller la lecture en cette période de Jeux olympiques.

Écoutons-le :

« Leni Riefenstahl demeure la cinéaste la plus controversée de l'histoire du cinéma parce qu'elle côtoya en amie Adolf Hitler et que ses monuments filmiques furent bâtis au temps du IIIe Reich.

Née au sein d'une famille bourgeoise, jeune fille sportive, elle devient une danseuse expressionniste célèbre avant de devoir renoncer à une brillante carrière à la suite d'un accident au genou. En 1926, Arnold Fanck lui confie son premier rôle d'actrice (dans La Montagne sacrée), faisant rapidement d’elle une égérie du cinéma muet [2].

En 1932, elle réalise son premier film : La Lumière bleue, appel à la tolérance et au respect d'autrui (Lion d'argent à la Mostra de Venise). Sous le régime national-socialiste, elle connaît une immense renommée en tournant l'un des plus grands films de propagande, Le Triomphe de la volonté (1935) [3], sur le congrès du Parti à Nuremberg en 1934 – il sera récompensé par la médaille d'or du cinéma, à Paris, en 1937 –, ainsi que Les Dieux du stade (Olympia, 1938) [4], sur les Olympiades de Berlin, certainement le plus grand film sportif jamais réalisé [5].

Après la guerre, poursuivant toujours sa quête du Beau, elle devient la photographe émerveillée du peuple africain des Nouba et la cinéaste des fonds sous-marins (elle passe son brevet de plongée sous-marine en 1973, à 71 ans). Femme pionnière, elle a suscité admiration, haine et jalousie. Son dernier film, Impressions sous-marines, date de 2002, quelques mois avant son décès à 101 ans. »

Ajoutons que l’ouvrage de Gérard Leroy contient de nombreuses illustrations inédites (dont quelques dessins de l’auteur) tout en fournissant une bibliographie et une filmographie très complètes.

Bernard DELCORD

Riefenstahl Qui suis-je ? par Gérard Leroy, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », novembre 2015, 127 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)

 

[1] Auquel il a consacré un essai biographique chez le même éditeur, dans la même collection.

[2] C’est le début d’une carrière relativement prolifique d’actrice de films de montagne. Elle acquiert une grande popularité auprès du public en jouant les personnages principaux de films comme Le Grand Saut, L'Enfer blanc du Piz Palü, Tempête sur le mont Blanc et L'Ivresse blanche, pour lesquels elle doit apprendre l’alpinisme et le ski. (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Leni_Riefenstahl)

[3] Après La Victoire de la Foi (Sieg des Glaubens, 1933). Pour Le Triomphe de la volonté, elle mobilise 16 équipes de tournage (plus de 100 personnes) et récolte plus de 60 heures de documents.

[4] Pour le réaliser, elle met en œuvre une pratique jusqu’alors inédite, puisqu’elle filme les différentes épreuves. L'équipe du film comprend plus de 300 personnes, dont 40 cameramen. Ces derniers travaillent plusieurs mois avant les débuts des compétitions afin de mettre au point des techniques inédites, comme l’utilisation de la caméra catapulte pour les épreuves de saut et de caméras sous-marines pour celles de natation, ou la mise en place de rails de travelling le long des pistes d'athlétisme. Le budget du film est de 1,8 million de Reichsmarks, entièrement couvert par le régime nazi. Le travail de montage, qui durera 18 mois, donnera naissance à deux parties distinctes du film Olympia : Fête des peuples (Fest der Völker) et Fête de la beauté (Fest der Schönheit). Les images sportives y exaltent la virilité et la force martiale, notamment à travers l'esthétique du corps masculin athlétique et par le recours à différentes techniques de cadrage innovantes. La première projection du film (les deux parties durant en tout près de quatre heures) aura lieu le 20 avril 1938, en hommage à l’anniversaire du Führer.

[5] Le film a reçu le Deutschen Filmpreis 1937-38, le prix suédois Polar-Preis 1938, une médaille d'Or olympique du Comité international olympique en 1938 et un diplôme olympique en 1948 au Festival de Lausanne. Après la Seconde Guerre mondiale, Olympia est avant tout considéré comme une œuvre de propagande du IIIe Reich. Plus tard, dans les trois dernières décennies du XXe siècle, les qualités techniques et esthétiques du film trouvent davantage d'écho, marquant la réhabilitation de Leni Riefenstahl en tant que cinéaste. La revue Les Cahiers du cinéma lui accorde une interview dès septembre 1965. Plusieurs auteurs soutiennent cette évolution, notamment Jonas Mekas, qui écrit en 1974 : « Et voici ma dernière déclaration à propos des films de Riefenstahl : si vous êtes un idéaliste, vous y verrez de l'idéalisme ; si vous êtes un classique, vous verrez dans ses films une ode au classicisme ; si vous êtes un nazi, vous y verrez du nazisme ». Les droits du film ont été rachetés en 2003 par le Comité international olympique et en 2005 Time.com a classé Olympia parmi les 100 meilleurs films de tous les temps. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Dieux_du_stade_(film)...

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Biographies | Commentaires (0) |  Facebook | |