20 01 13

Un régal aussi pour les yeux...

Le Paris des gourmets.jpgPrésentant, dans Le Paris des gourmets (publié chez Flammarion), de belles et bonnes adresses de la capitale française regroupées en trois catégories – Paris Splendeur, Paris Nostalgique et Paris Audacieux – le chroniqueur Pierre Rival et le photographe Christian Sarramon proposent au lecteur un parcours gourmand croisant des décors historiques ou conçus par les plus grands architectes d'aujourd'hui avec des boutiques rétro ou design.

Dans Paris Splendeur, on part à la découverte d'adresses de brasseries anciennes et d'adresses constituant de véritables petits musées de la gastronomie ou offrant des produits d'exception.

Paris Nostalgique recense des bistrots, des tables incontournables, des épiceries fines, des torréfacteurs et des maisons où l'on retrouve le goût de l'enfance.

Quant à Paris Audacieux, il réunit des maisons de bouche dont le décor a été conçu par de grands décorateurs contemporains, des restaurants où l'on revisite la tradition et d'autres où l'on propose des saveurs et des parfumes venus d'ailleurs.

Un must pour les amateurs de bonne chère, habitants ou visiteurs de la Ville-Lumière !

Bernard DELCORD

Le Paris des gourmets Belles et bonnes adresses par Pierre Rival, photographies de Christian Sarramon, Paris, Éditions Flammarion, septembre 2012, 304 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 24,5 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 26 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce bel ouvrage la présentation suivante :

BRASSERIE GALLOPIN

Gallopin a été le rendez-vous des boursicoteurs jusque dans les années quatre-vingt-dix, quand la Bourse de Paris a opté pour le tout-électronique. Ils échangeaient les bons tuyaux dans les coursives du bar anglais ou dans la salle du fond avec sa jolie verrière 1900. Les vitres sont gravées à l'acide des initiales du nom du propriétaire et de « devises » en anglais, of course...

Le bar anglais est un concept typiquement français, reflet de l'anglomanie qui saisit périodiquement la société parisienne depuis le XVIIIe siècle.

Les années 1880, en dépit de la rivalité coloniale entre les deux puissances, voient ce sentiment atteindre des sommets, se manifester dans de nombreux domaines, de l'élégance masculine à l'adoption du « tea time ». Les bars anglais fleurissent à partir de cette époque, et l'un des premiers à s'ouvrir à Paris, en 1878, ne se situe pas par hasard dans le quartier de la Bourse.

Les Golden Boys de l'époque vont prendre très vite leurs habitudes chez Gallopin, imités en cela par le petit personnel des courtiers et des crieurs de la corbeille. Les inscriptions à l'acide sur les verres qui ornent la devanture, intitulées « American drinks », « Luncheon bar » ou encore le bandeau en lettres dorées qui les surmonte et où l'on peut lire « Stock Exchange Luncheon Bar », ne laissent d'ailleurs subsister aucune équivoque sur la destination de l'établissement.

Gustave Gallopin, marié à une Anglaise héritière de la riche famille des Wyborn qui a fait fortune dans le commerce à succursales multiples, y lance la mode des cocktails et propose des bocks de bière servis dans des chopes en argent qu'il baptise de son nom, tradition encore en honneur aujourd'hui.

Une grande baignoire en zinc remplie d'eau et de glace abritera longtemps une collection de bouteilles de champagne prêtes à l'usage pour célébrer les coups de Bourse réussis.

La décoration actuelle est mise en place à partir de 1886, date peinte au plafond. Le grand bar, ainsi que les boiseries de style victorien qui lambrissent les différentes pièces de l'établissement sont réalisés dans un seul bois précieux, l'acajou de Cuba, et proviennent directement de Londres. Les chapelières, les lustres aux tulipes de verre, façonnés en cuivre par des artisans parisiens, achèvent cependant de donner la touche britannique à cet ensemble très cohérent.

En 1900, pour célébrer l'Exposition universelle, Gustave Gallopin met la touche finale à son œuvre en fermant la salle du fond d'un grand mur verrière d'opaline, à fleurs et branches en émaux translucides, dont le motif Art nouveau se répète à l'infini dans un astucieux jeu de miroirs. En été, cette verrière coulisse, découvrant un petit jardin.

Malgré les nombreux propriétaires qui se sont succédé au fil des décennies, le Gallopin est resté dans son jus. Même si la Bourse a quitté depuis longtemps le palais Brongniart, une clientèle d'hommes d'affaires reste sensible à sa carte traditionnelle, avec les plateaux de fruits de mer, l'andouillette de Troyes à la ficelle « cinq A » ou le chateaubriand, haricots verts frais et surtout ce décor immuable qui rappelle que Paname avait aussi sa City.

Brasserie Gallopin – 40, rue Notre-Dame-des-Victoires - 75002 Paris

Tél. : 00 33 1 42 36 45 38

www.brasseriegallopin.com

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18 01 13

À la redécouverte du temps perdu…

Le grand livre des marques cultes.gifCompilation de 500 recettes à cuisiner avec des produits d'enseignes bien connues (jambon cru Aoste, moutarde Amora, boisson cacaotée Banania, confiture Bonne-Maman, caramel Carambar, petit ourson en guimauve Cémoi, Chamallows Haribo, crème de marrons Clément Faugier, spécialités laitières Fjord, ketchup Heinz, saucisses Knacki, conserves de poisson La Belle-iloise, fromage fondu La Vache qui rit, spéculoos Lotus, barre chocolatée Mars, bonbons Michoko, chocolat Milka, lait concentré sucré Nestlé, pâte à tartiner Nutella, roquefort Papillon, biscuits Petit Lu, boisson Ricoré, galettes Saint-Michel, fromage Saint-Môret, bonbons Smarties, barres Twix...), Le grand livre des marques cultes, un bel ouvrage collectif paru aux Éditions Marabout à Paris, ravira non seulement les amateurs de produits agro-alimentaires pérennes et typiquement français, mais aussi tous ceux qui, à la façon de Marcel Proust, aiment à ressusciter leur enfance ou leur jeunesse par les papilles !

Un recueil d'excellentes recettes pour la mémoire...

Bernard DELCORD

Le grand livre des marques cultes, ouvrage collectif, Paris, Éditions Marabout, octobre 2012, 312 pp. en quadrichromie au format 25,5 x 29 cm sous couverture cartonnée en couleur, 19,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons repris dans cet ouvrage aux accents nostalgiques la recette suivante :

PAPILLOTES DE CABILLAUD AU ROQUEFORT PAPILLON

Pour 4 personnes

Préparation : 15 minutes

Cuisson : 20 minutes

Ingrédients :

2 bulbes de fenouil (ou 4 petits poireaux)

800 g de filets de cabillaud

1 petit bouquet de coriandre

100 g de roquefort Papillon

Huile d'olive

1 citron vert

Sel et poivre

Recette :

Préchauffer le four à 200°C.

Laver les fenouils et les couper en deux.

Retirer la partie dure située à la base du fenouil.

Les couper en quartiers.

Essuyer le poisson avec du papier absorbant puis saler et poivrer.

Couper 4 grands rectangles de papier sulfurisé.

Déposer au milieu de chaque rectangle 2 quartiers de fenouil puis disposer par-dessus un filet de cabillaud, 3 tiges de coriandre et 1/4 de roquefort.

Arroser d'un filet d'huile d'olive.

Replier les bords du rectangle et former une papillote.

Disposer les papillotes sur la plaque du four.

Enfourner et laisser cuire 20 minutes.

Servir, accompagné de 1/4 de citron vert et de riz.

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15 01 13

Il y en a pour tous les goûts !


RENDEZ-VOUS VITE SUR LE SITE DES GUIDES DELTA (www.deltaweb.be) ET GAGNEZ L'UN DES 10 GUIDES MIS EN JEU POUR LES LECTEURS DE LIRE EST UN PLAISIR !

Guide Delta Belgique 2013.jpgL'édition 2013 du Guide Delta des hôtels et des restaurants de Belgique & du Luxembourg disponible depuis peu en librairie, recense par provinces et pour un prix inchangé, 2060 restaurants, hôtels et salles de séminaire du Royaume et de son voisin tout en permettant, par un système ingénieux de huit index placés en fin d’ouvrage, de sélectionner aussi les restaurants par ordre alphabétique en général et par ordre alphabétique dans chaque province, par type de cuisine (africaine, américaine, arabe, australienne, bangladeshi, belge, brésilienne, cambodgienne, caribéenne, chinoise, congolaise, espagnole, éthiopienne, flamande, française, grecque, indienne, italienne, japonaise, juive, latino-américaine, libanaise, luxembourgeoise, maghrébine, marocaine, mauricienne, méditerranéenne, mexicaine, du Monde, provençale, russe, sarde, scandinave, thaïe, tunisienne, vietnamienne… mais aussi à la bière, bio, bistronomique, de bistrot, bourgeoise, de brasserie, contemporaine, créative, familiale, de fusion, gastronomique, internationale, du marché, de la mer, orientale, de petite restauration, de saison, de terroir, végétarienne…), et en fonction des coups de cœur de la rédaction, de la présence de salons particuliers VIP ou de salles de séminaire, mais aussi de la quiétude ou de la beauté des lieux.

Pour chaque établissement, l’ouvrage fournit une quantité considérable d’informations objectives (coordonnées diverses, nom du propriétaire, date de fondation, type de cuisine, gamme de prix, exemples de propositions à la carte, origine des vins, nombre de couverts, types de cartes de crédit acceptées, facilités pour les personnes handicapées, jeux pour les enfants à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement, présence d'un bar, d’un fumoir, d’une terrasse, d'une piscine en plein air ou couverte, d'un garage, d’un parking ou d’un service voiturier…) complétées, quand l’entreprise les mérite, d’appréciations sous forme de logos (nombre de toques, beau cadre, belle cave, bon rapport qualité-prix, coup de cœur Delta…) et de commentaires rédigés par les chroniqueurs de la maison – qui ont opéré en toute indépendance, nous pouvons l’attester !

 Comme le veut la tradition, le guide mentionne en ouverture les lauréats annuels de la profession [1].

 Enfin, et l’initiative doit être vivement soulignée, ce guide renferme un « Passeport Delta » permettant à son utilisateur de bénéficier (sans qu’il doive l’annoncer au moment de réserver, ce qui est très bien…) d’une remise de 30% (hors boissons et pour un montant maximum de 50 euros de réduction) dans 65 restaurants de qualité, ce qui représente pour lui une économie potentielle de… 3 250 euros !

 Une seule utilisation de ce Passeport rembourse donc le prix d’achat du Guide !

 Formidable, non ?

 Bernard DELCORD

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Belgique & du Luxembourg 2013, Bruxelles, Les Guides Delta, décembre 2012, 656 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 24,75 €



[1] Delta d’Or : Philippe Meyers à Braine-l'Alleud et De Jonkman à Sint-Kruis ; Delta d’Argent : Le Cyrano à Waimes et Jer à Hasselt ; Delta de Bronze : Les Trois P'tits Bouchons  à Mont-sur-Marchienne et Kommilfoo à Anvers. Lauréats par type de cuisine : À la truite argentée à Malmedy (cuisine de terroir) ; La Cité Impériale à Mettet (cuisine chinoise) ; Momo la Crevette à Waterloo (cuisine de la mer) ; Taverne de la Fermette à Rochehaut-sur-Semois (cuisine régionale belge) ; Tom's Dinner à Bruges (cuisine bistronomique) et Il Trionfo à Knokke-Heist (cuisine italienne). À ces noms, il convient d'adjoindre les lauréats des prix des internautes plébiscités par les visiteurs du site www.deltaweb.be, à savoir Les Sœurs Grises à Huy (cuisine française) et L'Île d'Anvers à Anvers (cuisine française et belge).

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13 01 13

Le Proust letton...

Œuvres choisies (von Kaiserling).gifL'éditeur présente en termes fort justes les Œuvres choisies Histoires de château parues récemment en Arles chez Actes Sud dans leur traduction française : « Considéré comme un maître par Thomas Mann, le comte Eduard von Keyserling (1855-1918) est incontestablement l'écrivain le plus représentatif de l'impressionnisme allemand et l'exemple parfait de l'esprit "fin de siècle". Issu d'une lignée de barons baltes de langue allemande, installés aux confins de la Prusse-Orientale dont dépendait la Courlande (actuelle Lettonie) jusqu'au début du XXe siècle, il dépeint, dans une langue élégante et subtilement ironique, le crépuscule d'une société encore somptueuse mais irrévocablement poussée vers sa fin ».

L'ouvrage rassemble treize textes exemplaires de l'auteur, intitulés respectivement Beate et Mareile, Été brûlant, Harmonie, Son expérience de l'amour, Dumala, Cœurs bigarrés, Versant sud (adapté au cinéma en 1989 par Daniel Vigne sous le titre Comédie d'été), Le Murmure des vagues, Maisons du soir, Nicky, Altesses, Dans un coin tranquille et Les Enfants des beaux jours, de véritables petits bijoux de subtilité dans lesquels l'auteur se sert de la lumière et des subtiles variations de la nature pour peindre les derniers beaux jours de l'aristocratie balte, ses châteaux, ses chasses, ses rituels, tout un art de vivre raffiné qui illustre l'impossibilité de l'amour et l'impuissance à contenir les passions exacerbées d'une société encore fastueuse mais déjà consciente d'un déclin irréversible. [1]

 Un classique à (re)découvrir absolument.

Bernard DELCORD

Œuvres choisies Histoires de château par Eduard von Kaiserling, Arles, Éditions Actes Sud, collection « Thesaurus », octobre 2012, 893 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 29 € (prix France)



[1]  Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Eduard_von_Keyserling

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12 01 13

L'Ibérie gourmande...

Le Livre de la cuisine espagnole.gifAprès avoir fait paraître de la même auteure Le Livre de la cuisine juive, les Éditions Flammarion à Paris ont publié récemment Le Livre de la cuisine espagnole par Claudia Roden, un ouvrage qui, dans sa version originale américaine, a été couronné du Prix du meilleur livre de cuisine étrangère au Cookbook Awards 2012.

Ainsi que l'atteste l'ouvrage, la cuisine espagnole est à elle seule un livre d'histoire. On y retrouve les racines celtes et wisigothes, les invasions romaines, les influences mauresques et juives et l'attrait pour les produits du Nouveau Monde ou la gastronomie française qui ont façonné le pays et enrichi de mille saveurs les recettes du terroir ibérique.

Et Claudia Roden transmet avec enthousiasme dans sa compilation savoureuse, au travers des 250 recettes qu'elle y a rassemblées, des petits trésors amassés pendant près de cinq ans au fil de ses voyages dans toute la péninsule, en goûtant, observant et recueillant l'histoire de chacune des préparations.

Qui constituent 250 rayons de soleil éclatant dans les assiettes !

Bernard DELCORD

Le livre de la cuisine espagnole  par Claudia Roden, traduction française d'Aurélie Tronchet, Paris, Éditions Flammarion, novembre 2012, 511 pp. en quadrichromie au format 21,5 x 25,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 35,00 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage de caractère la recette suivante :

Ragout d'agneau au lait à la mode des bergers

(Cordero a la pastora)

Dans Don Quichotte, Cervantès décrit Andrés, un jeune homme de quinze ans qui garde les moutons de Juan Haldudo, el rico (le riche). Son maître le bat et lui retient son salaire parce que, comme il l'explique à Don Quichotte, les moutons disparaissent et il est certain que c'est le garçon qui les vend ou les mange. Don Quichotte croit Andrés innocent et intervient en sa faveur, ce qui ne fait qu'empirer sa situation

Les bergers se nourrissaient en effet d'agneau quand ils passaient de longs mois loin de chez eux avec leurs troupeaux. Ils cuisaient la viande dans le lait de brebis, mais auraient-ils ajouté du vin, comme dans cette recette ? Ils auraient pu échanger quelques fromages pour s'en procurer J'ai cuisiné ce plat avec du filet de collet d'agneau. Il est devenu très tendre, et le vin, le lait et les herbes ont apporté un délicieux goût aux pommes de terre.

Pour 4 à 6 personnes

Ingrédients :

750 g de collet d'agneau, découpé en gros morceaux (environ 6-7 cm)

3 cuillerées à soupe d'huile d'olive

4 gousses d'ail hachées

250 ml de vin blanc sec

7 clous de girofle

2 brindilles de thym

2 feuilles de laurier

500 g de pommes de terre nouvelles de taille moyenne, épluchées et coupées en deux

1 cuillerée à café de sucre (optionnel)

250 ml de lait entier

Sel et poivre

Recette :

Faites chauffer l'huile dans une grande cocotte.

Mettez les morceaux d'agneau et faites-les dorer légèrement sur toute leur surface sur feu vif.

Baissez le feu, ajoutez l'ail en remuant et laissez-le tout juste colorer.

Ajoutez le vin, les clous de girofle, le thym et les feuilles de laurier.

Portez à ébullition puis ajoutez les pommes de terre, salez et poivrez.

Laissez mijoter, en couvrant. sur feu doux pendant environ 1 h 15 jusqu'à ce que la viande soit tendre et que le liquide ait été absorbé.

Ajoutez un peu de sucre si le vin est trop sec et s'il est nécessaire d'adoucir la sauce.

Incorporez le lait.

Salez encore si nécessaire, et laissez cuire pendant 5 minutes pour réchauffer.

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09 01 13

« Dessert : une pêche si on est seul, un péché si on est deux » (Aurélien Scholl)

Encyclopédie des desserts.gifDécrivant 300 gestes et tours de mains expliqués pas à pas ainsi que toutes les techniques indispensables (feuilletage, glaçage, pochage, cuisson en papillote, marbrage, découpes...) en sus de 150 recettes (dont certaines de grands pâtissiers et de Meilleurs Ouvriers de France), l'Encyclopédie des desserts parue récemment chez Flammarion à Paris sous la plume de Vincent Boué, Hubert Delorme &Didier Stéphan se complète d'un cours de pâtisserie de 1h30 en vidéo pour expliquer les techniques les plus délicates.

Parmi les préparations proposées, on retrouve les grands classiques : tarte au citron, Paris-brest, clafoutis, pêche Melba, poire Belle-Hélène, Pithiviers, bûche de Noël, profiteroles, crème brûlée... ; les plus sophistiquées : croquembouche, omelette norvégienne, miroir au chocolat, ruban, macaron, croissant... ; les plus ludiques : guimauve, berlingot, sucette glacée...

Une montagne de douceurs !

Bernard DELCORD

Encyclopédie des desserts par Vincent Boué, Hubert Delorme &Didier Stéphan, préface de Christophe Michalak, photographies de Clay McLachlan, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2012, 480 pp. en quadrichromie au format 25 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 35,00 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage délicieusement sucré la recette suivante :

Blanc-manger au nougat et à la poire

Pour 8 personnes

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 30 minutes

Ingrédients :

Pour la base :

18g de gélatine en feuilles

1 litre de lait entier

180g de sucre

80g de pâte de nougat blanc

1 gousse de vanille

Pour le coulis de poire :

300g de poires

15g de jus de citron

25g de sucre

Du coulis de fruits (fraise, mangue, cassis...)

Des chips de fruits (poires, oranges...)

Recette :

Réalisez la base.

Mettez à ramollir les feuilles de gélatine dans l'eau froide.

Faites chauffer le lait, le sucre, la pâte de nougat et la gousse de vanille fendue en deux et grattée.

Hors du feu, ajoutez la gélatine pressée et coulez aussitôt en moules.

Préparez le coulis.

Épluchez les poires puis citronnez-les.

Coupez-les en deux et retirez les pépins et les parties filandreuses.

Ensuite, coupez les demi-poires en petits dés.

Dans une casserole, portez sur feu doux avec le sucre et laissez compoter.

Une fois cuite, mixez jusqu'à obtention d'un coulis.

Procédez au montage.

Laissez refroidir, démoulez et décorez selon votre goût avec des chips de poire et du coulis de poire.

Bon à savoir :

L'origine du blanc-manger remonte au Moyen Âge, où il était confectionné avec du blanc de volaille.

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07 01 13

Pour semer la petite graine...

Graines & fruits.gifSous-titré Une histoire botanique, poétique et gourmande, le très intéressant ouvrage de la journaliste scientifique Emmanuelle Grundmann paru en Arles aux Éditions du Rouergue sous le titre Graines et fruits recèle une belle quantité d'informations et d'anecdotes – ainsi que de magnifiques photographies prises par Muriel Hazan, une grande spécialiste des clichés de plantes – sur les graines-aliments et les graines-épices qui constituent la base de notre nourriture.

Elles sont un trésor si précieux que l'homme s'est lancé à leur recherche tout autour de la planète et qu'elles ont, pour certaines (le poivre, la noix muscade...), suscité des guerres et fait vaciller des empires.

Depuis l'aube de l'humanité, elles sont également connues pour leurs vertus médicales et cosmétiques.

Par le biais d'un texte très riche, l'auteure fait partager sa connaissance à la fois biologique, historique et ethnologique des graines (d'amour en cage, d'arbre cornichon, de bambou, de cacaoyer, de caféier, de griffe du diable, de lotus, de mangoustan, de perle de Zanzibar, de piment, de pissenlit, de pivoine officinale, de pois, de quinoa, de riz, de roucou, de soja, de tamarinier, de vanille, de vigne vierge...) et des fruits (du bananier, du coco-fesse, du dattier, du figuier, du jacquier, du manguier, du noisetier, du noyer, de l'olivier, du palmier, du pistachier...), tandis que les images font état de leur multiplicité : bardées d'écailles ou de pics, charnues, rugueuses ou dentelées, parfois effarantes de beauté.

Seize recettes clôturent le livre pour (re)découvrir certaines plantes oubliées ou méconnues.

Bernard DELCORD

Graines & fruits. Une histoire botanique, poétique et gourmande par Emmanuelle Grundmann, photographies de Muriel Hazan, Arles, Éditions du Rouergue, octobre 2012, 252 pp. en quadrichromie au format 28,5 x 26,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 35 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage aux multiples senteurs la recette suivante :

Le poisson à la vanille de Madagascar

Pour 4 personnes

Ingrédients :

4 morceaux de dos de cabillaud

40 g de beurre

Quelques brins de coriandre

1 cuiller à café de sucre

4 cuillers à soupe rases de farine

1 gousse de vanille de Madagascar

25 cl de crème fraîche épaisse

Sel et poivre du moulin

Recette :

Salez, poivrez et farinez légèrement les morceaux de poisson.

Puis faites- les revenir sur chaque face dans une poêle avec le beurre, de sorte qu'ils croustillent à l'extérieur tout en cachant un cœur moelleux.

Incisez la gousse de vanille dans le sens de la longueur puis incorporez l'enveloppe et les graines récupérées à l'aide de la pointe d'un couteau dans une petite casserole avec la crème, le sucre, du poivre et une pincée de sel.

Laissez cuire à feu doux pendant 10 minutes et rectifiez l'assaisonnement si besoin.

Avant de servir, parsemez de coriandre ciselée le poisson surmonté de la demi-gousse de vanille et accompagnez-le d'un riz safrané cuit dans du lait de coco ou d'un gratin de patates douces.

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05 01 13

L’as des as du volant…

Michael Schumacher.gifNé le 3 janvier 1969 à Hürth-Hermülheim, près de Cologne, le célèbre pilote automobile allemand Michael Schumacher est l'un des coureurs les plus capés de la compétition internationale : avec ses 7 titres de champion du monde et ses 91  victoires en Grand Prix, il détient la plupart des records de Formule 1

Les Éditions Graton/Dupuis lui ont consacré un bel album biographique dans la collection « Les Dossiers Michel Vaillant », rédigé par le journaliste Xavier Chimits (bien connu des lecteurs de Grand Prix international, Auto-Plus, Le Sport ou encore L'Automobile) et illustré de dessins, d'images de presse et de photos personnelles ainsi que de 20 pages de BD et de la galerie dessinée de ses voitures emblématiques.

On y découvre donc la vie, la carrière et la personnalité de cette figure mythique des circuits, qui fit les grandes heures des marques Jordan, Benetton, Ferrari et Mercedes – et prit sa retraite à la fin de la saison 2012, tout en poursuivant son engagement dans d'autres combats : celui de la recherche médicale avec l'ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle épinière à Paris) et celui de la sécurité routière avec l'ONU et la FIA (Fédération internationale de l'Automobile à Paris également).

Un grand Monsieur !

Bernard DELCORD

Michael Schumacher par Xavier Chimits, Éditions Graton/Dupuis, collection « Les Dossiers Michel Vaillant », novembre 2011, 100 pp. en quadrichromie au format 22 x 29,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 20,50 €

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04 01 13

« Le rugbyman est talonneur… » (Jean-Paul Grousset)

Anthologie mondiale du rugby.gif« Le rugby est un monde », assure Jean Lacouture, tandis que Pierre Mac Orlan s'est exclamé : « Il fallait être Anglais pour inventer le rugby. Qui d'autre aurait pu penser à un ballon ovale ? »

Il n'en demeure pas moins que ce sport viril compte d'innombrables inconditionnels, et que l'Ovalie ne se limite pas, loin s'en faut, aux territoires relevant de la Perfide Albion et de la France du Sud-Ouest, puisqu'elle s'étend aussi à des pays comme l'Italie, la Roumanie, la Géorgie, la Russie, les États-Unis, le Canada, l'Argentine, les îles Fidji, les Samoa, les Tonga et le Japon – - sans oublier l'Australie, la Nouvelle-Zélande ou l'Afrique du Sud, bien entendu.

Cette réalité est patente à la lecture de l'Anthologie mondiale du rugby que Pierre Verdier a fait paraître ces temps-ci chez Flammarion à Paris, un ouvrage monumental illustré de plus de 700 photographies qui aborde son sujet sous toutes ses facettes :

« J'ai choisi de composer ce livre en cinq parties : l'histoire, pour tenter de comprendre d'où vient le rugby et quel fut son cheminement de sa naissance à nos jours ; la philosophie, pour mettre en exergue les valeurs et les singularités d'un sport résolument frondeur ; les grandes nations pour cerner les influences les plus remarquables de ce jeu, de sa technique, de ses écoles, de son évolution à travers les âges ; les grands joueurs, ceux d'hier et d'aujourd'hui, ces héros modernes auxquels va toute mon admiration ; les grands matchs enfin, ceux qui restent dans la mémoire des aficionados et donnent du crédit à ce sport de "voyous pratiqué par des gentlemen" », assure l'auteur.

Un jeu costaud pratiqué par de robustes gaillards (façon Serge Blanco, Sean Fitzpatrick, Jonah Lomu, Walther Spanghero ou Jonny Wilkinson...) qui, à l'inverse de bien des footballeurs, ne se roulent pas au sol en grimaçant pour le moindre bobo – réel ou imaginaire...

Bernard DELCORD

Anthologie mondiale du rugby par Jacques Verdier, Paris, Éditions Flammarion, novembre 2012, 490 pp. en quadrichromie au format 23,5 x 35 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 49,90 € (prix France)

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30 12 12

Rideau !

Correspondance de Michel de Ghelderode 1960-1962.jpgLe dixième (et dernier) tome de la monumentale Correspondance de Michel de Ghelderode établie et annotée par le professeur honoraire de la KUL Roland Beyen, par ailleurs membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, vient de paraître à Bruxelles, édité par les Archives & Musée de la Littérature dans la collection « Archives du Futur » dirigée par Marc Quaghebeur et diffusée par La Renaissance du Livre à Waterloo.

Voici ce qu'en dit Roland Beyen :

« L'ouvrage couvre la période entre 1961 et 1962, c'est-à-dire les quinze derniers mois de la vie du dramaturge, qui écrit sa dernière lettre le 5 mars 1962 et meurt le 1er avril.

Pendant cette période, entouré de troublants mannequins et de choses qui l'aident à vivre, Ghelderode ne quitte plus sa "chambre à songes". Il n'est presque plus joué en Belgique, ce qui lui inspire une série de diatribes paranoïdes contre les théâtres de son pays.

En revanche, il commence à avoir quelque succès aux États-Unis depuis la fondation en 1960 de l'association The American Friends of Michel de Ghelderode, la publication à New York d'un volume de Seven Plays et la représentation contestée d'Escurial au Gate Theatre. En 1961 s'y ajoutent quelques représentations, dans de petits théâtres, des Femmes au Tombeau, de Christophe Colomb et de deux versions différentes de Barabbas.

Ces demi-succès causent au dramaturge plus de soucis que de satisfactions. Il perd beaucoup de temps à essayer de réconcilier son ami anglais Georges Hauger, désigné en 1959 comme son "unique traducteur en langue anglaise", avec son ami Samuel Draper, le président-fondateur des American Friends qui fait tout pour obtenir l'autorisation de publier et de représenter aux États-Unis ses propres traductions et celles de ses compatriotes.

Correspondance de Michel de Ghelderode Index.jpgCes disputes sont d'autant plus pénibles que la santé de Ghelderode décline rapidement, malgré le dévouement de ses trois médecins et de sa femme, et malgré l'affection de l'Américaine Renée Claire Fox, dont "la rayonnante amitié éclaire [ses] dernières années"

Le dramaturge rédige encore quelques articles et une vingtaine de chroniques destinées au Courrier du Littoral d'Ostende, la ville mythique où il fut "toujours heureux", mais ne trouve plus la force de s'occuper des tomes VI et VII de son Théâtre chez Gallimard.

Sa plus grande joie pendant cette dernière période est l'édition en janvier 1962, aux Éditions "Marabout", de Sortilèges et autres contes crépusculaires, grâce à son ami Jean Ray, qu'il considère comme un des meilleurs conteurs du monde. »

Avec cet essai complété d'un bel Index illustré des tomes I à X paru chez le même éditeur et dans la même collection, s'achève l'une des entreprises les plus remarquables de l'historiographie des lettres françaises de Belgique du XXe siècle, un travail de bénédictin mené avec patience et intelligence dans lequel on croise, sous le regard illuminé de Ghelderode, l'œuvre et le nom de bien des artistes et écrivains ayant brillé sur la scène intellectuelle. [1]

Une contribution essentielle à l'histoire de la littérature contemporaine !

Bernard DELCORD

Correspondance de Michel de Ghelderode 1960-1962 établie et annotée par Roland Beyen, Bruxelles, Archives & Musée de la Littérature, décembre 2012, collection « Archives du futur », 623 pp. en noir et blanc au format 15 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 40 € (prix Belgique)

Index illustré des tomes I à X de la Correspondance de Michel de Ghelderode établi et annoté par Roland Beyen, Bruxelles, Archives & Musée de la Littérature, décembre 2012, collection « Archives du futur », 344 pp. dont 224 en noir et blanc et 120 en couleurs au format 15 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 45 € (prix Belgique)



[1] Parmi lesquels nous avons pioché ceux de Marcel Achard, Arthur Adamov, Pierre Alechinsky, Jean Anouilh, Louis Aragon, Antonin Artaud, Albert Ayguesparse, Jacques Audiberti, André Baillon, René Barjavel, Jean-Baptiste Baronian, Jean-Louis Barrault, Samuel Beckett, Maurice Béjart, Maurice Carême, Marc Chagall, Paul Claudel, Jean Cocteau, Jacques Copeau, Fernand Crommelynck, Paul Delvaux, Pierre-Louis Flouquet, Marie Gevers, Frans Hellens, José-André Lacour, Jean Le Poulain, René Magritte, Félicien Marceau, Paul Neuhuys, Robert Poulet, Marcel Thiry, Henri Vernes, Paul Willems... et même ceux de comiques plus ou moins volontaires comme Fernandel, le mime Marceau et Jean-Paul Sartre !