07 06 13

Un classique indémodable...

Gastronomie pratique (Ali Bab).gifPubliée pour la première fois en 1907 chez Flammarion et rééditée en 1928 et en 1950, à chaque fois après une refonte totale et en incluant des développements considérables, la fameuse Gastronomie pratique d'Ali-Bab (1855-1931) constitue, avec le Guide culinaire d'Auguste Escoffier paru en 1903, l'essence même de l'art de la table à la française.

Né Henri Joseph Babinski, Ali-Bab était ingénieur des mines, ce qui l'amena à voyager en Europe et en Guyane notamment, et à découvrir les cuisines des pays qu'il visitait avec une curiosité et une ouverture d'esprit dignes de tous les éloges.

Car son ouvrage, dont les Éditions Flammarion ressortent ces jours-ci un fac-similé très vintage de la version de 1928, réunit non seulement non seulement des recettes de cuisine dont certaines sont devenues de grands classiques, mais aussi des textes sur l'histoire culinaire, de même que sur les produits et les boissons employés.

Une référence incontournable !

Bernard DELCORD

Gastronomie pratique  par Ali Bab, Paris, Éditions Flammarion, mai 2013, 1281 pp. en noir et blanc au format 19 x 26 cm sous couverture cartonnée en couleurs et reliure toilée, 39,90 € (prix France)

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07 06 13

Feux intérieurs...

Georges de La Tour.jpgS'inscrivant dans le sillage du Caravage (1571-1610) pour ce qui concerne la maîtrise du clair-obscur et les thèmes véristes, l'œuvre du peintre lorrain Georges de La Tour (1593-1652) connut le succès sous Louis XIII avant de sombrer dans le purgatoire et renaître au XXe siècle.

Ses compositions picturales (Le Tricheur à l'as de carreau, Rixe de musiciens, La Diseuse de bonne aventure, Job raillé par sa femme, Le Reniement de Saint-Pierre, L'Apparition de l'ange à Joseph, Le Nouveau-né, La Femme à la puce...) se jouent de la lumière avec une dextérité qui laisse pantois, dans des scènes nocturnes et des portraits où le réalisme de la figuration est transcendé par une aspiration à représenter ce qui est invisible pour les yeux mais accessible par l'esprit.

Professeur au Collège de France et immense spécialiste de ce poète des pinceaux, l'historien d'art Jacques Thuillier (1928-2011), Lorrain lui aussi, a consacré au maître des illuminations une magnifique monographie parue cette année chez Flammarion – avec plus de 200 superbes illustrations –, benoîtement intitulée Georges de La Tour, pour la rédaction de laquelle il s'est appuyé sur une documentation considérable (des correspondances, des archives, des figures de comparaison...) afin de livrer au lecteur les clés du plus fascinant artiste français de son siècle.

Cet ouvrage magistral est en outre accompagné d'un catalogue raisonné et d'une bibliographie mise à jour.

Une merveille !

Bernard DELCORD

Georges de La Tour par Jacques Thuillier, Paris, Éditions Flammarion, collection « Les grandes monographies », janvier 2013, 320 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 25,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 35 € (prix France)

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06 06 13

« Les majuscules sont des coups de chapeau calligraphiques. » (Louis Jouvet)

Majuscules, abréviations et symboles.jpgTitulaire d'un doctorat sur la ponctuation dans l'œuvre de Samuel Beckett, Karine Germoni est professeure agrégée à l'Université d'Aix-Marseille où elle dispense des cours de langue (grammaire et stylistique) et de littérature françaises (moderne et contemporaine, théâtre et roman).

Se fondant sur Le Bon usage, la grammaire fameuse de Maurice Grevisse, elle a fait paraître chez De Boeck/Duculot à Louvain-la-Neuve un vade-mecum aussi pédagogique que pratique consacré aux Majuscules, abréviations et symboles permettant de s'y retrouver dans la jungle orthographique des majuscules distinctives et démarcatives, des sigles et des symboles d'origine lexicale.

Basé sur des explications simples et claires des règles et des exceptions à travers une démarche progressive où abondent ouvertures culturelles, exemples nombreux, classiques et actuels, exercices de difficulté croissante avec leurs corrigés, tests, mémos et même un examen final pour évaluer ses compétences, l'ouvrage se conclut par un index détaillé des auteurs cités en exemple.

Avec lui, foin des erreurs et des tâtonnements dans la graphie des mots marquant la nationalité, dans la façon d'écrire l'intitulé d'une fonction officielle, dans la manière d'abréger les heures et les minutes ou dans la rédaction des formules de politesse d'une lettre de motivation !

Bernard DELCORD

Majuscules, abréviations et symboles par Karine Germoni, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck/Duculot, collection « Grevisse langue française » n°8, février 2013, 272 pp. en bichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en bichromie et à rabats, 14,50 €

06 06 13

La vie du temps jadis...

Des hommes dans l'Antiquité.jpg

Historienne et égyptologue, Florence Maruéjol a fait paraître récemment chez Casterman, sous le titre Des hommes dans l'Antiquité, un bien bel album traitant à coups de photographies (d'objets, d'œuvres d'art, de monuments...) commentées dont elle est l'auteure, mais aussi de planches dessinées extraites de l'œuvre du regretté Jacques Martin, de la vie quotidienne des paysans, des soldats, des artisans, des artistes et des esclaves durant les trois civilisations de l'Antiquité occidentale : l'égyptienne, la grecque et la romaine.

En une dizaine de chapitres par civilisation, structurés en doubles pages thématiques explorant chacune un angle particulier de la région et de l’époque traitée, on y découvre les métiers, les croyances religieuses, la vie politique, les loisirs et les vestiges restés célèbres.

Une fort agréable façon de revisiter nos racines culturelles !

Bernard DELCORD

Des hommes dans l'Antiquité par Florence Maruéjol et Jacques Martin, Bruxelles, Éditions Casterman, octobre 2012, 72 pp. en quadrichromie au format 29,4 x 22,9 cm à l'italienne sous couverture cartonnée en couleurs, 16,75 €

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04 06 13

« J'ai toujours rencontré si peu d'esprit autour de moi qu'il a bien fallu que j'utilise le mien. » (Paul Léautaud)

Journal littéraire de Paul Léautaud.jpgDiariste plus talentueux – et plus venimeux – que les frères Goncourt ainsi que le montre le choix de pages de son Journal littéraire qui vient de reparaître en poche chez Gallimard dans la collection « Folio » (l'édition princeps, réalisée sous la direction du grand Pascal Pia, date de 1969), le romancier, chroniqueur littéraire et critique dramatique Paul Léautaud (1872-1956) fut durant trente-trois ans secrétaire général du Mercure de France, sans doute la revue littéraire parisienne la plus prestigieuse de l'entre-deux-guerres.

Misanthrope anarchiste et réactionnaire, sceptique et cynique, vachard et tendre (surtout envers les animaux – il en a recueilli des dizaines à la fois, chats, chiens, oie, singe...), animé d'un grand respect de l'ordre établi, d'une horreur du désordre et de la nouveauté, d'un dégoût du peuple qui tranchaient avec son mépris pour le patriotisme, la violence, la guerre, l'esprit de sacrifice et l'esprit grégaire, il fut un aristocrate des lettres comme il y en eut sous Louis XIV, s'exprimant sans ambages dans une langue belle et claire qui n'a pas pris une ride.

Il tint toute sa vie un journal littéraire dont le manuscrit, fort de plus de 10 000 pages, relate les grands événements et les petites choses de sa vie quotidienne, mais aussi ses rencontres et ses entretiens avec beaucoup de ce qui compta dans le monde arts et des lettres, Guillaume Apollinaire, Maurice Barrès, Julien Benda, Paul Claudel, François Coppée, Léon Daudet, Lucien Descaves, Pierre Drieu la Rochelle, Georges Duhamel, Gaston Gallimard, André Gide, Remy de Gourmont, Alfred Jarry, Ernst Jünger, Stéphane Mallarmé, Maurice et Roger Martin du Gard, François Mauriac, Octave Mirbeau, Marguerite Moreno, Jean Paulhan, Pablo Picasso, Mme Rachilde, Jules Renard, Jules Romains, Marcel Schwob, Paul Valéry... et même Stendhal qu'il avait connu dans sa jeunesse.

Son mépris du temps qu'il vivait, celui à ses yeux d'une décadence de l'esprit, s'exprima tous azimuts, si bien que tout le monde politique (ou presque, l'engagement de Charles de Gaulle à Londres durant la Seconde Guerre mondiale constitue une notable exception) en prit pour son grade : les antidreyfusards, le Front populaire, les francs-maçons, les Juifs, les résistants, les collaborateurs, les vichystes...

On se souvient surtout de lui en raison des 38 entretiens radiophoniques qu'il accorda à Robert Mallet en 1950-51, dans lesquels ils se révèle comme une sorte de Voltaire moqueur et sans pitié, à la voix éraillée et aux prises de position tranchées et passionnées, tout l'inverse d'un vieux monsieur aux idées d'un autre temps.

Ses dernières paroles avant de mourir auraient été : « Maintenant, foutez-moi la paix », et il a fait don des droits sur son œuvre à la Société Protectrice des Animaux qui en dispose jusqu'en 2035.

À la manière des jeunes, on peut dire que ce Journal, « c'est de la bombe ! ».

Bernard DELCORD

Journal littéraire par Paul Léautaud, Paris, Éditions Gallimard, collection « Folio » n°5580, juin 2013, 1 305 pp. en noir et blanc au format 10,7 x 17,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,50 € (prix France)

03 06 13

Un aristocrate des lettres

Jean Lartéguy.jpgLozérien aux pieds dans la glèbe, ancien officier de commandos qui combattit dans l’Armée française de libération durant la Seconde Guerre mondiale et en Corée avant de devenir correspondant de guerre du Paris Match de la grande époque, Prix Albert Londres 1955, Jean Lartéguy, le dernier centurion, à qui Hubert Le Roux a consacré sous ce titre une biographie publiée chez Tallandier à Paris, couvrit, de la Palestine à l’Indochine et au Viêt Nam, de l’Algérie aux différentes révolutions d'Amérique latine en passant par les soubresauts de la décolonisation en Afrique noire, la plupart des conflits qui secouèrent la planète et forgèrent ses opinions désenchantées sur l'âme humaine et l'avenir de l'Occident.

Remarquable narrateur, il connut la célébrité mondiale en 1966 quand Mark Robson adapta – fort librement – son roman Les Centurions (1960) dans un film à la distribution prestigieuse : Anthony Quinn, Alain Delon, George Segal, Michèle Morgan, Maurice Ronet, Claudia Cardinale, Maurice Sarfati, Grégoire Aslan, une œuvre cinématographique à succès qui connut une pérennité inattendue puisqu’elle est encore décortiquée aujourd’hui dans la plupart des académies militaires de la planète…

On lui doit aussi Les Mercenaires (1960), Les Prétoriens (1961) et Le Mal jaune (1962) faisant suite aux Centurions, ainsi qu'un grand nombre d'ouvrages passionnants parmi lesquels on épinglera notamment Les Chimères noires (1963), Enquête sur un crucifié (1973), L'Adieu à Saigon (1975), La Guerre nue (1976), Marco Polo espion de Venise (1984) ou encore Mourir pour Jérusalem (1995).

En 1972, sa Lettre ouverte aux bonnes femmes, dans laquelle il s'en prenait aux féministes, lui valut une solide réputation de machiste, tandis que sa profonde réserve cachée sous une grande faconde et son esprit véritablement aristocratique, celui de l'honneur, du courage et de l'aventure des armes, le firent traiter de hautain voire de mégalomane, quand ce n'était pas de fasciste, injure alors à la mode pour qualifier ceux qui n'étaient pas des « idiots utiles », comme disait Lénine s'agissant des alliés objectifs (pacifistes, libéraux de gauche, centristes, gauchistes...) du parti communiste.

C'est que notre homme, qui avait tout vu des maux du XXe siècle qu'il décrivit si bien... ne s'en laissait pas conter !

Bernard DELCORD

Jean Lartéguy, le dernier centurion par Hubert Le Roux, préface de Jacques Chancel, Paris, Éditions Tallandier, collection « Biographies », mars 2013, 347 pp. en noir et blanc (+ un cahier photo de 8 pp. en quadrichromie) au format 14,5 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 23,50 € (prix France)

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01 06 13

« En commerce, l'occasion est tout. » (Honoré de Balzac)

Merchandising management.jpg« Merchandising » est probablement, avec « marketing », l'un des termes les plus employés dans les entreprises à caractère commercial. Toutefois, en France et en Belgique, il souffre d'un déficit d'image par rapport au marketing, dû essentiellement à une approche traditionnellement réductrice : le merchandising ne serait que de simples techniques destinées à vendre plus en magasin. Cette situation est très préjudiciable à l'efficacité des entreprises.

C'est pourquoi le professeur du CNAM et de HEC à Paris Jacques Dioux s'est fixé comme objectif dans Merchandising Management (aux Éditions De Boeck à Louvain-la-Neuve) de présenter les nouveaux territoires d'action du merchandising, en synergie avec le marketing, et d'analyser les nouvelles technologies interactives qui ont métamorphosé le commerce physique et ont permis le commerce virtuel.

Les 21 chapitres de son ouvrage montrent toute l'étendue du merchandising management. Y sont analysées, et illustrées par de nombreux exemples physiques et virtuels, les stratégies et les actions spécifiques à mener.

Celles-ci dépassent de loin le cadre étroit du linéaire traditionnel. Il s'agit des acteurs, des technologies interactives, des potentialités des produits dérivés, du processus de l'offre commerciale, de la "supply chain", du cross canal, du "retailtainment", des univers, de la nouvelle fidélisation client... La dernière action proposée est le repositionnement, car la vie étant l'essence même du merchandising , il doit s'adapter en permanence aux nouvelles conditions du mode de vie des clients.

Enrichi de nombreux compléments en ligne, ce guide pédagogique et opérationnel, qui inclut des contributions de professionnels et d'universitaires reconnus, est complété par des exercices pédagogiques numérisés et interactifs de trois niveaux de difficulté.

Soulignons au passage que cette « brique » complète avantageusement l'ouvrage de Paul Baines & alii intitulé Le Marketing, ainsi que La Marque dans le produit de Philip Kotler et Waldemar Pfoertsch parus chez le même éditeur dans la même collection.

Bernard DELCORD

Merchandising management par Jacques Dioux, introduction de Philippe Moati, cahier central de Gérard Gallo, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck, mars 2013, 701 pp. en bichromie au format 11 x 17,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 55 €

01 06 13

La Wallonie fan de Mao Tsé-toung ?

Le sourire de Mao.jpgLe texte ci-dessous a paru dans l'édition belge de l'hebdomadaire Marianne datée du 1er juin 2013 :

Imaginant la Wallonie de l'après Belgique comme une république populaire dirigée par un fan de Mao Tsé-toung givré au point de racheter sa dépouille à la Chine pour l'exposer dans un musée-prison, la BD intitulée Le sourire de Mao est une petite merveille d'intelligence, de subtilité et de prescience pour qui sait lire entre les cases.

Ainsi, sous son air bonhomme et derrière ses discours humanistes, le président wallon Delcominette cache un dictateur cynique s'appuyant sur une jeunesse embrigadée dans un mouvement façon Jeunes Gardes socialistes d'antan, mâtinées d'Hitlerjugend – les Jeunes Fauves de Hesbaye pour les filles et les Combattants de Liège pour les garçons –, et sur une police d'État dont la vocation est d'étouffer toute opposition dans l'œuf au sein de l'administration.

Le scénario est fort bien ficelé, le dessin très agréable et les clins d'œil amusants : l'aéroport de Charleroi s'appelle Namur Ouest, la devise du pays est Ludus pro patria , la RTBF est devenue Walinfo, il y a un hôpital universitaire Salvatore-Adamo, le président se fait acclamer aux cris de « capitaine » (n'est pas « Grand Timonier » qui veut...) et les nids de poules sur les routes sont plus nombreux que jamais.

Quant à la presse libre et subventionnée, elle est toujours à la botte du pouvoir.

Comme au temps de la Belgique fédérale...

Bernard DELCORD

Le sourire de Mao par Jean-Luc Cornette & Michel Constant, Paris, Éditions Futuropolis, mai 2013, 72 pages en quadrichromie au format 22 x 29,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 16 €

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01 06 13

Le Stendhal belge

Tempo di Roma.jpgLe texte ci-dessous a paru dans l'édition belge de l'hebdomadaire Marianne datée du 1er juin 2013 :

Auteur (avec Jean Hubaux) en 1937 de Bourg-le-Rond, une sorte de Chaminadour en Wallonie, Alexis Curvers (Liège 1906-1992) est l'un de nos plus grands écrivains, à qui l'on doit Printemps chez des ombres paru en1939, mais surtout le remarquable et célébrissime Tempo di Roma qui obtint le prix Sainte-Beuve en 1957, fut adapté au cinéma en 1963, a été traduit dans nombre de langues et est sans cesse réimprimé depuis 1991 dans la collection « Espace Nord » rassemblant les fleurons du patrimoine littéraire belge francophone (la dernière date de décembre 2012).

Ce roman, rédigé dans une langue magnifique, est une sorte de city-movie entraînant le lecteur à travers les méandres de la Cité éternelle, tout en contrastes de pauvreté et de richesse, dans un tourbillon de fêtes et d'aventures façon Dolce vita de Fellini mâtinée de Mamma Roma de Pasolini.

En voici le pitch : au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Jimmy, un jeune homme sans fortune et sans relations arrive à Rome. Vivant d'expédients, il découvre peu à peu la ville tout en ayant des démêlés avec les milieux louches, les cercles mondains et le monde ecclésiastique. Il connaît en même temps une histoire d'amour avec une femme et une amitié à la fois intellectuelle, passionnée et ambigüe avec un homme brillant et mystérieux, Sir Craven.

Un bijou littéraire !

Bernard DELCORD

Tempo di Roma par Alexis Curvers, Bruxelles, Fédération Wallonie Bruxelles, collection « Espace Nord », décembre 2012, 509 pp en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 12,50 €

29 05 13

La culture, c'est comme la confiture...

Brèves de copies du Bac.jpgLes copies d'élèves recèlent, tous les enseignants le savent, de petits bijoux d'ignorance et d'incompréhension relevant parfois du surréalisme le plus pur.

Une nouvelle preuve vient d'en être administrée par les Éditions Chiflet & Cie à Paris qui mettent ces jours-ci sur le marché un hilarant Brèves de copies du Bac rassemblant des perles particulièrement remarquables (et authentiques).

Florilège :

« Exemples de mots-valises : malle, bagage, coffre, sac, sac à dos. »

« Dante est un humoriste italien qui est célèbre pour avoir écrit une comédie. »

« Une année-lumière est l'énergie que dépense un humain en une année pour s'éclairer. »

« L'atome a été découvert en Savoie. »

« Citez des couples d'homophones :

Jean Marais et Cocteau, Rimbaud et Verlaine, Delanoë mais je sais pas avec qui. »

« La Corée est une dictature avec son cruel président King Kong. »

« Maupassant a eu son premier succès en librairie avec Boule de snif. »

« Pythagore inventa la formule d'un triangle rectangle, le carré de la longueur de l'hippopotamus est égal à la somme des carrés des longueurs des côtés de l'angle droit. »

« Freud a beaucoup écrit sur son sexe. »

« On a coupé la tête de la reine Marie-Antoinette parce qu'elle n'avait rien dedans. »

« Le kilomette est une unité de longueur qui vaut 100 mettes. »

« Le principe d'Archimerde... »

« Le cheval-vapeur est la quantité d'eau que perd un cheval par kilomètre. »

Et, last but not least : « Avoir une bone ortograf est indispansable dans la vie professionnel ».

Voilà des jeunes qui ont à l'évidence, comme l'assurait ma grand-mère, plus d'appétit que d'instruction !

Bernard DELCORD

Brèves de copies du Bac, ouvrage collectif, Paris, Éditions Chiflet & Cie, mai 2013, 126 pp en noir et blanc au format 12,5 x 17,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 € (prix France)

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