22 12 12

Un livre qui décoiffe…

Spa Francorchamps.gifParu aux Éditions Graton/Dupuis dans la collection « Les Dossiers Michel Vaillant », le bel album intitulé Spa Francorchamps mêle réalité historique et fiction dessinée pour raconter l'histoire de ce circuit mythique belge, haut lieu de la course automobile internationale qui apparaît dans de nombreuses aventures de Michel Vaillant entre 1958 et 1982.

Le récit très informé du journaliste spécialisé Alain van den Abeele, illustré de planches du dessinateur Jean Graton et rehaussé de photographies d'archives ainsi que d'images de presse, y retrace les grands moments de ce lieu légendaire, maintes fois qualifié par les professionnels de « plus beau circuit du monde », qui fut depuis 1924 le théâtre de nombreux exploits – de Juan Manuel Fangio, de Jackie Stewart, de Jacky Ickx, de Henri Pescarolo, d'Ayrton Senna, de Fernando Alonso, de Sebastian Vettel ou de Michael Schumacher notamment...

L'ouvrage se clôt, comme tous ceux de cette belle collection, sur une magnifique galerie de dessins d'automobiles de course, allant de la FN « Prince Baudouin » (1933) et la Maserati 8 CM (1934) à la Red Bull RB7 (2011) en passant notamment par la Lotus-Climax 25 (1962), la Ferrari 250 GTO (1963), la Ford Capri II (1979), la Porsche 956 (1982) ou la Benetton B192-Ford (1992).

Souvenirs, souvenirs...

Bernard DELCORD

Spa-Francorchamps par Alain van den Abeele et Jean Graton, préface de Jacky Ickx, Éditions Graton/Dupuis, collection « Les Dossiers Michel Vaillant », août 2012, 124 pp. en quadrichromie au format 22 x 29,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 20,50 €

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20 12 12

Résurrections artistiques

Le musée impossible.gif

Le texte ci-joint a été expédié dans la newsletter de décembre 2012 des guides gastronomiques belges DELTA (www.deltaweb.be) puis mis en ligne sur leur site (http://www.deltaweb.be/restaurants-hotels-Resurrections-artistiques+1982+f).

Faisant admirer à ses lecteurs, dans Le musée impossible paru aux Éditions de la Renaissance du Livre à Waterloo, 40 œuvres d'art de grande valeur et de toutes provenances qu'on ne peut plus voir aujourd'hui parce qu'elles ont malheureusement été volées [1], cachées [2], perdues [3], détruites [4] ou transformées [5], la corédactrice en chef de la revue Cassandre Céline Delavaux a produit un travail époustouflant qui ne pourra qu'enthousiasmer les esthètes et les amoureux de l'art sous toutes ses formes.

Car, au-delà de l'originalité du projet, il faut aussi rendre hommage à la clarté du propos, à la simplicité de l'exposé, à la justesse des informations, à la sagacité des commentaires et à la qualité des reproductions photographiques qui font de l'ouvrage – eh oui – une authentique œuvre d'art !

Bernard DELCORD

Le musée impossible par Céline Delavaux,  Waterloo, Éditions de la Renaissance du Livre, octobre 2012, 191 pp. en quadrichromie au format 21 x 26 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 22 €



[1]  La Tapisserie de la Vie du Christ et de la Vierge (atelier d'Arras, 1511), le Portrait d'un jeune homme (ca 1511) par Raphaël, la Nativité avec Saint Laurent et Saint François d'Assise (1609) par Le Caravage, Le Concert (1664) de Johannes Vermeer, le Stradivarius Davidoff-Morini, un violon de légende fabriqué par Antonio Stradivari en 1727, l'épée du sacre de Charles X, incrustée de 1576 diamants et fabriquée en 1825 par l'orfèvre Jacques-Évrard Bapst, Le Garçon au gilet rouge (1889) de Paul Cézanne, Winter in springs (1949) de Jackson Pollock, la Figure étendue (1969-1970) de Henry Moore.

[2]  Les peintures de Lascaux datant du paléolithique, les fresques d'Akrotiri (1600 avant Jésus-Christ) à Santorin, la maison de Marcus Lucretus Fronto (Ier siècle de notre ère) à Pompéi, les peintures murales du monastère du mont Athos, l'Allégorie de la fécondité (1640) par Francesco Albani, Les vieilles (1808-1812) de Francisco Goya, l'Autoportrait avec le portrait du docteur Farill (1951) par Frida Kahlo, L'homme qui marche (1960) d'Alberto Giacometti.

[3]  Le Dyscophore (ca 390 avant Jésus-Christ) de Naucydès d'Argos, les Avertissements de la préceptrice aux dames de cour (VIe siècle de notre ère) de Gu Kaïzhi, Léda et le cygne (1510-1515) de Léonard de Vinci, L'Excision de la pierre de la folie (XVIe siècle) de Pierre Bruegel l'Ancien d'après Jérôme Bosch, le collier de la reine Marie-Antoinette (ca 1773) par les bijoutiers Boehmer et Bassenge, les joyaux (XVIIe-XXe siècles) des Romanov, tsars de Russie, Surrounded Islands (1980-1983) par Christo et Jeanne-Claude, l'Encerclement à dix (1999) de Felice Varini.

[4]  Les Bouddhas de Bâmiyân (Ve siècle de notre ère) en Afghanistan détruits en 2001 par des talibans aussi sauvages qu'incultes sous les ordres du sinistre mollah Omar, La Danse macabre de Berne (1516-) de Niklaus Manuel, L'Adoration des mages (1620) de Gerrit van Honthorst, La Bacchanale (XVIIe siècle) de Pierre-Paul Rubens, Le Berger endormi (XVIIIe siècle) de François Boucher, La Philosophie (1899) de Gustav Klimt, L'Homme à la croisée des chemins (1932) de Diego Rivera, House (1993) de Rachel Whiteread, la collection Saatchi d'œuvres britanniques de la fin du XXe siècle détruite par un incendie en 2004.

[5]  Le Shâh Nâmeh, un splendide manuscrit persan du XVIe siècle, Les Ménines (1656) de Diego Vélasquez, le Régent, un somptueux diamant trouvé en 1698 et qu'arbora Napoléon, la Maison (1969-1992) en céramique blanche de Jean-Pierre Raynaud, Spiral Jetty (1970) de Robert Smithson, The Sphere (1971) de Fritz Koenig, endommagée par les attentats du11 septembre 2001.

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20 12 12

Un livre à scandale…

Ni droite ni gauche.jpgTrès attendue, la quatrième édition augmentée de Ni droite ni gauche. L'idéologie fasciste en France vient de paraître chez Gallimard à Paris dans la collection « Folio histoire », un essai dont la parution initiale en 1983 fit l'effet d'une bombe dans le monde des historiens à la pensée tout imprégnée – à tort – des mythes communistes et gaullistes relatifs à la collaboration de (nombreux) Français avec l'occupant nazi durant la Seconde Guerre mondiale.

Né en 1935, Zeev Sternhell est un universitaire israélien connu pour avoir été le seul historien institutionnel à considérer que le fascisme a existé en France. Il estime même que l'idéologie fasciste est née en France dans la seconde moitié du XIXe siècle, avant d'être adoptée dans d'autres pays, notamment en Italie. [1]

Il affirme que « si l'Allemagne est la patrie de l'orthodoxie marxiste, la France est le laboratoire où se forgent les synthèses originales du XXe siècle. C'est là que se livrent les premières batailles qui mettent aux prises le système libéral avec ses adversaires; c'est en France que se fait cette première suture de nationalisme et de radicalisme social que fut le boulangisme; c'est la France qui engendre aussi bien les premiers mouvements de masse de droite que ce premier gauchisme que représentent Hervé ou Lagardelle, gauchisme qui conduira finalement ses adeptes aux portes du fascisme ». [2]

Pour Sternhell en effet, le fascisme est le fruit d'un refus du marxisme par une partie de la gauche française. À la fin du XIXe siècle, le courant syndicaliste révolutionnaire est très puissant en France, il domine la CGT et s'oppose à la social-démocratie. Rejetant le marxisme qu'ils assimilent au réformisme social-démocrate, les syndicalistes révolutionnaires vont chercher d'autres voies.

Est alors élaboré par Georges Sorel (1847-1922) le principe de la « grève générale » qui sert de mythe mobilisateur, avec la « violence créatrice » des masses organisées en syndicats. « Le syndicat : tout l'avenir du socialisme réside dans le développement autonome des syndicats ouvriers. » (Matériaux pour une théorie du prolétariat). Mais les masses restant rétives au projet syndicaliste révolutionnaire, la déception amène l'adhésion massive à l'idéologie nationaliste.

C'est en quelque sorte un retour à l'idéologie de Proudhon soutenu par Napoléon III, et la mise en avant du corporatisme : la société est divisée en corporations, le tout chapeauté par l'État.

Les royalistes de l'Action française s'empresseront de reprendre cette idée en expliquant que le royalisme, c'est « l'anarchie plus un » : le roi au milieu des corporations maintient la cohésion sociale.

Et cela explique aussi pourquoi en 1914, les syndicalistes révolutionnaires s'engageront massivement dans l'Union sacrée, jusqu'à Émile Pouget qui expliquait avant celle-ci les valeurs du sabotage contre le capitalisme. [3]

Mais revenons-en à Ni droite ni gauche :

Rarement livre aura à ce point été au cœur de tous les grands débats historiographiques, intellectuels et politiques depuis sa première parution en 1983. Il n'empêche : malgré la virulence du front du refus opposé dès l'origine par certains historiens, il s'est imposé comme une des références majeures pour l'histoire du fascisme et de la catastrophe européenne du XXe siècle. De quoi s'agit-il ? Enfermés dans le schéma des trois droites (légitimiste, orléaniste, bonapartiste), nombre d'historiens soutenaient que la France avait été, par sa culture républicaine, rationaliste, universaliste et humaniste, immunisée contre le fascisme ; en sorte que le régime de Pétain, appuyé sur l'Action française, était un ultime sursaut de la droite légitimiste.

Zeev Sternhell fait exploser littéralement ce mur de l'oubli. D'abord, en révélant l'existence en France dès le XIXe siècle d'une droite révolutionnaire, organiciste, particulariste, irrationaliste, antidémocratique et antihumaniste. [4] Puis, avec cet ouvrage, en mesurant l'ampleur, dans l'entre-deux-guerres, de la contamination des intellectuels - quand bien même l'occupation nazie en fera basculer plus d'un dans la Résistance – par cette droite révolutionnaire et sa révolte contre la République et la démocratie.

Vichy, régime à beaucoup d'égards plus brutal et sanguinaire que le fascisme italien, est un pur produit de l'histoire nationale ; son essence se trouve dans cette droite révolutionnaire qui réussit à légitimer chez les meilleurs esprits l'idée qu'il fallait inventer une autre forme de communauté nationale autour du Chef et des chevaleries d'experts. La guerre froide et l'enrôlement des intellectuels dans les deux camps effaceront chez les uns le souvenir des ces textes, voire blanchiront d'authentiques collaborateurs en penseurs libéraux.

« Il convient de mentionner le niveau intellectuel tout à fait exceptionnel de la littérature et de la pensée fascistes [en France]. L'œuvre de Gentile mise à part, il n'existe nulle part en Europe d'idéologie fasciste de qualité comparable. Il importe ensuite de souligner que, parallèlement à l'aspect mystique et irrationnel, romantique et émotionnel, le fascisme français s'est donné aussi une dimension planiste, technocratique et "managériale", serait-on tenté de dire.

Cet aspect essentiel, et souvent méconnu, du fascisme provient de la crise du socialisme d'alors, elle-même résultat de l'impuissance de la pensée marxiste à répondre au défi que présente la crise du capitalisme. Plus qu'ailleurs, c'est en France que fleurissent toutes les chapelles du fascisme, tous les clans et groupuscules possibles et imaginables. Ce foisonnement de tendances et d'écoles est certes pour beaucoup dans l'impuissance politique du fascisme français.

Mais il atteste aussi de sa richesse idéologique et de son potentiel. L'imprégnation fasciste dans ce pays fut bien plus profonde et les milieux touchés bien plus nombreux qu'on ne l'imagine ou qu'on ne le reconnaît d'ordinaire. » [5]

Un essai salutaire, n'en déplaise aux esprits simplistes et au politiquement correct…

Bernard DELCORD

Ni droite ni gauche. L'idéologie fasciste en France par Zeev Sternhell, quatrième édition augmentée, Paris, Éditions Gallimard, collection « Folio histoire n°203 », décembre 2012, 1075 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,50 € (prix France)


[1] http://actionantifasciste.fr/documents/analyses/15.html

[2] In Zeev Sternhell, La droite révolutionnaire : les origines françaises du fascisme 1885-1914, Folio histoire n°85.

[3] http://actionantifasciste.fr/documents/analyses/15.html

[4] La Droite révolutionnaire 1885-1914. Les origines françaises du fascisme, Folio histoire n°85.

[5] Ni droite ni gauche: l'idéologie fasciste en France.

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19 12 12

« Il n'y a rien d'immoral dans mes livres, seulement des meurtres… » (Agatha Christie)

Agatha Christie. La romance du crime.gifLe texte ci-joint a été expédié dans la newsletter de décembre 2012 des guides gastronomiques belges DELTA (www.deltaweb.be) puis mis en ligne sur leur site (http://www.deltaweb.be/restaurants-hotels-Il-n-y-a-rien-d...).

Grand spécialiste d'Agatha Christie, romancier de talent et journaliste littéraire avisé, François Rivière est le concepteur prolixe et habile de scénarios de bandes dessinées (Le Privé d'Hollywood, Victor Sackville, Maître Berger), notamment avec Jean-Claude Floc'h ou Edgar P Jacobs. Il est aussi l'auteur de récits policiers très enlevés et de biographies fort averties de Patricia Highsmith, d'Edgar P Jacobs ou d'Enid Blyton.

Il a fait paraître récemment à Paris aux Éditions de La Martinière, sous le titre Agatha Christie. La romance du crime, un passionnant ouvrage fort bellement illustré dans lequel il évoque la vie de la célèbre créatrice d'Hercule Poirot et de Miss Marple, une romancière anglaise adorée par le public français qui la découvrit en 1927 et universellement connue par le biais de ses novels – avec ses 2,5 milliards de livres écoulés à travers le monde, Agatha Christie (1890-1976), dont les écrits ont été maintes fois adaptés au cinéma et à la télévision, est l'écrivain le plus lu après Shakespeare, et seule la Bible dépasse son œuvre en nombre d'exemplaires vendus ! –, mais dans le privé une femme secrète, pétrie de morale et experte en poisons (elle en connaissait tous les secrets, un savoir acquis durant la Première Guerre mondiale quand elle fut infirmière volontaire au White Cliff Hospital de Torquay dans le Devon, une station balnéaire où vinrent se réfugier de nombreux Belges – ce fait étant à l'origine de l'invention du détective venu du Plat Pays).

Car son public ignore généralement que, née Agatha Miller, elle tomba follement amoureuse en 1912 d'Archibald Christie, un pilote de la Royal Air Force qu'elle épousa le 25 décembre 1914 et avec qui elle parcourut le monde, qu'en décembre 1926 elle mit en émoi toute l'Angleterre en disparaissant lorsque son mariage battit de l'aile, et qu'en 1930 elle épousa en secondes noces un archéologue, Sir Max Mallowan, qu'elle suivit sur ses chantiers de fouilles, en Syrie et en Irak notamment.

Et beaucoup de ses lecteurs se demandent « où elle allait chercher tout ça », s'agissant des solutions de ses histoires policières.

Nous ne saurions trop leur conseiller la lecture de l'excellent ouvrage de François Rivière : il y donne la clé de l'énigme...

Bernard DELCORD

Agatha Christie. La romance du crime par François Rivière, Paris, Éditions de La Martinière, octobre 2012, 216 pp. en quadrichromie au format 20 x 26,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 32 € (prix France)

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19 12 12

« La télévision, c'est le chewing-gum de l'œil… » (Anonyme)

Les 500 émissions mythiques de la télévision française.gifLe texte ci-joint a été expédié dans la newsletter de décembre 2012 des guides gastronomiques belges DELTA (www.deltaweb.be) puis mis en ligne sur leur site (http://www.deltaweb.be/restaurants-hotels-La-television-c...).

Au travers de cinquante ans de souvenirs et d'anecdotes souvent souriantes et parfois vachardes, dans Les 500 émissions mythiques de la télévision française qu'il a fait paraître à Paris aux Éditions Flammarion avec l'aide de Gilles Verlant et le soutien de l'INA qui lui a ouvert ses archives photographiques, Michel Drucker recense chronologiquement les émissions emblématiques du petit écran de l'Hexagone, depuis 1949 jusqu'à 2010.

L'occasion de se remémorer bien des choses, depuis les pionnières « 5 colonnes à la une » des trois Pierre (Lazareff, Desgraupes et Dumayet) jusqu'à l'actuel « Touche pas à mon poste » avec Cyril Hanouna en passant, notamment, par « 36 chandelles » de Jean Nohain, « La tête et les jambes » de Jacques Antoine et Pierre Bellemare, « Âge tendre et tête de bois » d'Albert Raisner, « Intervilles » puis « Jeux sans frontières » animés par Guy Lux et Léon Zitrone, « Au théâtre ce soir » proposé par Pierre Sabbagh, « Stade 2 » puis « Téléfoot » (depuis 1977), «L'École des fans » de Jacques Martin, « Apostrophes » de Bernard Pivot, « Thalassa » de Georges Pernoud (depuis 1975), « La Marche du siècle » de Jean-Marie Cavada, « Ciel, mon mardi ! » de Christophe Dechavanne, « Nulle Part Ailleurs » de Philippe Gildas et Antoine de Caunes, « Ça se discute » de Jean-Luc Delarue, « Fort Boyard » (depuis 1990), « Un gars, une fille » avec et, cocorico belge, « Strip-tease » (sur France 3 depuis 1992)...

Et de se rappeler bien des visages que l'on ne voit plus à l'écran, le temps ayant passé et le Grande Faucheuse étant parfois passée par là, celui de Jacqueline Caurat, d'Anne-Marie Peysson et de Denise Glaser par exemple, ou de Pierre Tchernia, François Chalais, Jean-Christophe Averty, Thierry Roland, Thierry Le Luron, Yves Mourousi, François-Henri de Virieu, Maître Capello, Véronique et Davina, Coluche, Maïté, Bernard Montiel, Stéphane Collaro, Jean Amadou, Frédéric Mitterrand, Eddy Mitchell, Fabrice, Bruno Masure...

Sans oublier des choses – ce mot nous semble particulièrement adéquat – comme « Le Loft », « Nice People », « La ferme célébrités », « Greg le millionnaire », « L'Île de la tentation » ou « Secret Story »...

Bernard DELCORD

Les 500 émissions mythiques de la télévision française par Michel Drucker et Gilles Verlant, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2012, 528 pp. en quadrichromie au format 20 x 25,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 29,90 € (prix France)

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19 12 12

« Le cheval est un cadeau de Dieu à l’homme » (proverbe arabe)

Larousse de l'équitation.gif

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Titulaire d'une licence d'entraîneur en Allemagne et d'un Passeport d'entraîneur international, reconnus par la Fédération équestre internationale (FEI), Hollie McNeil est propriétaire et entraîneuse à la Riding Right Farm, aux États-Unis, une infrastructure qui donne plus de 3 000 leçons d'équitation par an et anime de nombreux salons vétérinaires ainsi que des spectacles.

Elle était donc la personne idéale pour rédiger le Larousse de l'équitation paru récemment à Paris, un magnifique ouvrage abondamment illustré qui, en 40 leçons reprises dans un DVD fourni en annexe, accompagnera les novices dès les débuts de leur apprentissage et aidera les cavaliers accomplis à améliorer l'une ou l'autre de leurs performances.

Commençant par la manière de contrôler son cheval, l'auteure aborde successivement les aides à utiliser (de jambe, de main, diagonales...), les allures à adopter (pas, trot, galop, arrêt, recul, transitions...), une échelle de progression, les principales techniques équestres, les figures de manège, le travail latéral et l'équitation intuitive.

La pédagogie mise en œuvre est d'une belle limpidité et les explications, d'une grande clarté, permettront à chacun(e) de progresser à la vitesse d'un pur-sang concourant pour le Prix de l'Arc de Triomphe ou pour le Derby d'Epsom !

Bernard DELCORD

Larousse de l'équitation avec un DVD de 40 exercices par Hollie H. McNeil, traduction française de Claire Charles, Paris, Éditions Larousse, octobre 2012, 256 pp. en quadrichromie au format 22,5 x 28,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

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09 12 12

Un récit haletant !

Un jour je serai Roi.gifLe texte ci-joint a été expédié dans la newsletter de décembre 2012 des guides gastronomiques belges DELTA (www.deltaweb.be) puis mis en ligne sur leur site (http://www.deltaweb.be/restaurants-hotels-Un-recit-haleta...).

Auteur de plusieurs romans historiques à succès, dont Le secret de Champollion et L'insoumise du Roi-Soleil, l'écrivain français Jean-Michel Riou s'est lancé dans la rédaction de la saga Versailles, le palais de toutes les promesses, dont le premier opus, Un jour je serai Roi, vient de sortir en version de poche aux Éditions J'ai Lu à Paris.

L'histoire de ce premier tome, qui va de 1638 à 1664, se passe à l'époque où Louis XIV a décidé d'édifier le plus grand palais du monde dans un marais insalubre. Cette nouvelle déclenche l'arrivée d'une armée humaine décidée à tirer de l'événement la fortune et la gloire. Maçons, artisans, aventuriers, filles de mauvaise vie affluent alors par milliers sur le chantier titanesque. Parmi eux, Toussaint Delaforge, un bâtard et enfant de la misère. Pour découvrir le secret de ses origines, il s'est enfui du collège de Montcler et a été recueilli par Pontgallet, bâtisseur du roi, qui lui a proposé une place sur le chantier du château de Versailles. C'est le début d'une nouvelle vie dans laquelle notre héros vise un double objectif : prouver que le marquis de La Place est son père et se façonner un avenir, quitte à faire couler le sang. Trompant les hommes autant que les femmes, son ambition transcende tout afin de le venger de ceux qui ont trahi sa vie.

Troussé dans une fort belle langue et particulièrement bien informé de la grande comme de la petite histoire d'alors, ce texte qui n'est pas sans rappeler d'autres chefs-d'œuvre de la fiction historique – comme Le parfum de Patrick Süskind ou Louis XIV et son siècle d'Alexandre Dumas – se lit d'une traite et laisse véritablement pantois.

 Signalons que la version princeps du deuxième volume de ce roman-fleuve, Le Roi noir de Versailles, dont l'intrigue se noue entre 1668 et 1670, est quant à elle parue en novembre 2012 aux Éditions Flammarion. Nous y reviendrons.

Bernard DELCORD

Un jour je serai Roi par Jean-Michel Riou, Paris, Éditions J'ai Lu, novembre 2012, 703 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 7,80 € (prix France)

Le Roi noir de Versailles.gif

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07 12 12

« Jeunesse : temps des échecs » (Henry de Montherlant)

 

Sex Toy.gifConnu plutôt comme le comique de service (on lui doit les fameuses Brèves de comptoir, des recueils de blagues à l'accent populaire qui se sont vendus comme des croissants-crèmes), Jean-Marie Gourio, qui fut jadis rédacteur en chef de Charlie Hebdo, est aussi un romancier puissant capable d'œuvres originales et dérangeantes où la noirceur le dispute à la profondeur.

Nous en voulons pour preuve son dernier opus, Sex Toy, paru chez Julliard à Paris, qui raconte les affres vécues par une gamine à la dérive découvrant la pornographie dont les images obscènes prennent rapidement le pouvoir dans son esprit et polluent ses émotions.

En voici le pitch :

Didrie est une adolescente de treize ans. Elle sèche le lycée et préfère traîner avec une bande de garçons de son âge qui passent leur temps à se saouler et à surfer de façon compulsive sur des sites pornos. Obsédée par cette sexualité malsaine qu’elle a le sentiment de voir dans les yeux de tous les hommes, y compris dans ceux de son propre père, Didrie s’enlise dans l’alcool. L’effroi et le dégoût que lui inspirent le viol, la prostitution et la pédophilie empêchent son corps de se développer. Romantique sous ses allures de rebelle, elle voue un amour chaste et absolu à son amoureux, Frankie, qui lui permet tout juste d’échapper à une existence de plus en plus sordide. Mais à force de perdre pied avec la réalité, ses pires cauchemars vont prendre le dessus, jusqu’à faire d’elle à la fois la victime et l’instigatrice d’un drame effroyable.

Et l'argument :

Écrit selon le point de vue de la jeune fille, Sex Toy prend les apparences d'un monologue ininterrompu. Dès la première page, le lecteur est happé, emporté par un flot qui emprunte ses mots au registre des adolescents d’aujourd’hui. Avec une sensibilité époustouflante, Jean-Marie Gourio réussit à épouser les pensées d’une gamine de treize ans, rendant compte des difficultés de la puberté et d’un rapport ambivalent, entre fascination et répulsion, au corps et au sexe. Le ton est suffocant, les mots sont crus, d’une violence presque insoutenable. Mais comment restituer autrement la commotion intérieure suscitée par ces images pornographiques sur des jeunes gens fragiles, entièrement livrés à eux-mêmes ?

En s’emparant de phénomènes récents tels que la consommation pathologique d’alcool chez les jeunes, l’invasion incontrôlée du porno dans leur quotidien, le danger des réseaux sociaux sur Internet, Jean-Marie Gourio décrit des ados fracassés par la vie, incapables de distinguer ni le bien du mal ni la réalité de la fiction, et qui souffrent d’une perte complète de repères. Sans porter aucun jugement sur ses personnages, il exhibe froidement les mécanismes de la tragédie qui va se dérouler sous nos yeux. Roman noir au suspense infernal, Sex Toy est aussi un livre sans concession qui suscite une réflexion sociale. Un livre coup de poing qui questionne la société sur son incapacité à protéger la jeunesse ; un réquisitoire puissant et troublant contre la démission des adultes face au désarroi des adolescents.

Une véritable bombe sexuelle !

Bernard DELCORD

Sex Toy par Jean-Marie Gourio, Paris, Éditions Julliard, août 2012, 210 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 17 € (prix France)

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29 11 12

Trahison, exil et grenouillages...

Moi, Führer des Wallons.jpgLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 29/11/2012 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) à l'adresse suivante : http://www.satiricon.be/?p=6277.

Après s'être penché avec succès en 2010, après plus de 25 ans de recherches intenses, sur le cas de Léon Degrelle et la Légion Wallonie [1], l'historien Eddy De Bruyne aborde ces jours-ci, dans Moi, Führer des Wallons ! (un ouvrage édité comme le premier par votre serviteur et paru récemment chez Luc Pire à Liège), les soubresauts de la collaboration outre-Rhin, entre septembre 1944 et mai 1945, des Belges francophones qui avaient choisi avec le « Beau Léon » le camp de l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

 Car, en septembre 1944, après la retraite de l’occupant, tous ceux qui avaient quelque raison de craindre la Justice ou la colère de la population cherchèrent refuge et sécurité sur le sol allemand jusqu'à la débâcle du IIIe Reich.

 Sur quels appuis ces exilés pouvaient-ils compter ? Quels furent leurs espoirs, leurs déceptions ?

 Pourquoi et comment nombre de ces fascistes vaincus s'étripèrent-ils littéralement pour s'accaparer des bribes d'un pouvoir illusoire ?

 Comment au contraire certains lucides du sort qui leur serait réservé lors du retour au pays réussirent-ils à effacer à jamais leurs traces ?

Comment de très jeunes membres des Jeunesses Légionnaires se retrouvèrent-ils embrigadés dans la Division Wallonie au même titre que leurs pères ?

 Et, que penser de tous ces « débrouillards », prêts à tout sauf à monter au front et qui, tant bien que mal, d’aucuns dans les services du Bureau Central d’Évacuation dans le Hanovre, d’autres dans les services policiers allemands, voire d’espionnage ou de presse, essayèrent de tirer leur épingle du jeu ?

 Qu'en fut-il au juste des actes et des crimes de l’inévitable SS-Obersturmbannführer-Volksführer der Wallonen, Léon Degrelle ?

 Au passage, quid des traîtres flamingants de la SS-Vlaanderen et de leurs « leiders » ?

 Et, après la débâcle… ?

 Quelles relations le Chef entretenait-il depuis Madrid avec ses anciens compagnons d’armes réunis dans une très discrète fraternelle d’ex-combattants wallons du Front de l’Est ?

 Autant de questions auxquelles répond, avec force preuves, détails et précisions, et pour la première fois – le sujet n'avait jamais été abordé en profondeur auparavant – cet ouvrage passionnant qui ne manquera pas de déplaire fortement à Bart De Wever et à ses séides...

 Une raison supplémentaire de vous précipiter chez votre libraire !

 PÉTRONE

 

Moi, Führer des Wallons ! par Eddy De Bruyne, Liège, Éditions Luc Pire, novembre 2012, 400 pp. en noir et blanc dont 16 pp. de photographies inédites) au format 14 x 21,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 27 €



[1] Léon Degrelle et la légion Wallonie, la fin d’une légende par Eddy De Bruyne, Liège, Éditions Luc Pire, avril 2011, 268 pp. en noir et blanc (dont 16 pp. de photographies) au format 14 x 21,7 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 25 €

 

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28 11 12

De grandes dames

La saga des reines.jpgHistorien disert et talentueux des têtes couronnées – remarquablement informé, il s'exprime avec une passion contagieuse dans une langue admirable –, Jean des Cars à qui l'on doit déjà Eugénie, la dernière impératrice ; Sissi ou la Fatalité ; La Saga des Romanov ; La Saga des Habsbourg et La Saga des Windsor, tous ouvrages à succès et dont nous pensons le plus grand bien, résume cette fois dans La saga des reines (chez Perrin à Paris), un fort volume aux illustrations superbes, la destinée de 12 monarques européennes dont la caractéristique commune est d'avoir été chacune à sa façon une personnalité d'exception : Catherine de Médicis, Elizabeth 1re d’Angleterre, Christine de Suède, Marie-Thérèse d’Autriche, Catherine II de Russie, Marie-Antoinette, Victoria de Grande-Bretagne, l’impératrice Eugénie, Elisabeth d’Autriche-Hongrie, Zita de Habsbourg-Lorraine, Astrid de Belgique et Elizabeth II (dont l'auteur assure qu'elle est la femme la mieux informée du monde).

L'ouvrage, qui fourmille d'anecdotes et de précisions de toutes sortes, ouvre à la compréhension de l'histoire de notre continent en montrant comment ces maîtresses femmes ont influé sur les destinées de leur pays et de leurs peuples, parfois en dépit de l'opinion de leurs contemporains, et ont pu agir sur la politique des nations, à l'instar de  Sissi qui fut adulée en Hongrie et froidement considérée en Autriche.

Un essai passionnant, propre à réconcilier traditions ancestrales et féminisme contemporain...

Bernard DELCORD

La saga des reines par Jean des Cars, Paris, Éditions Perrin, novembre 2012, 442 pp. en quadrichromie au format 16,5 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 25 € (prix France)

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