24 08 12

Pour croire... ce que l'on voit !

Comprendre l'art des églises.gifDestiné aux amateurs éclairés comme aux néophytes soucieux de décoder, en vacances par exemple, l'architecture chrétienne et ses décors, le manuel très complet de l'historien américain Denis R. Mac Namara intitulé Comprendre l'art des églises, paru dans sa traduction française chez Larousse à Paris, dévoile le développement de l'architecture des églises depuis les premiers chrétiens jusqu'au néo-modernisme du XXIe siècle.

On y trouve, rédigée par un éminent spécialiste (l'auteur enseigne à Yale) mais parfaitement abordable par tout un chacun, une analyse de tous les types d'architectures chrétiennes : églises, basiliques, cathédrales, chapelles, monastères, abbayes ; une approche de leurs composants (portails, façades, absides, transept, piliers, contreforts, voûtes, toitures, lanternes, clochers, fenêtres, vitraux, rosaces, stalles, fonts baptismaux, tabernacles et reliquaires, retables, chaires, ornementation des jubés...) et de leurs matériaux de construction (bois, pierre, brique, béton, métal, verre...) ; une grammaire des styles (roman, gothique, Renaissance, baroque, néo-classique, romantique, palladien, moderniste...) pour mieux décoder un édifice ; la manière de repérer les indices (plan, matériaux, ornements...) et les traces de remaniements afin de situer les bâtiments dans leur contexte historique ; des éclaircissements à propos de ce que les bâtisseurs ont voulu exprimer.

Le tout est agrémenté de plus de 600 splendides illustrations, pour la plupart tirées de sources anciennes, qui constituent à elles seules une véritable bibliothèque visuelle.

Un manuel à placer dans la boîte à gants de sa voiture !

Bernard DELCORD

Comprendre l'art des églises par Denis R. Mac Namara, illustrations de J.C. Lanaway, traduction de Delphine Nègre, Paris, Éditions Larousse, février 2012, 256 pp. en bichromie au format 13,5 x 16,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 12,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce petit livre fort instructif les quelques lignes suivantes :

Enceintes et baldaquins

Dans les vastes églises qui furent édifiées après le IVe siècle, même les grands autels pouvaient disparaître dans l'immensité de l'espace inférieur. Les architectes conçurent donc diverses façons d'étirer le regard sur l'autel, utilisant notamment les baldaquins, les dais et autres types de tentures. Le tabernacle de Moïse, mentionné dans la Bible, était décrit comme surmonté de rideaux soutenus par quatre piliers, et les premières églises enfermaient leurs autels dans des constructions similaires, dont il reste encore des vestiges aujourd'hui.

Adaptation romaine

Dans la Rome antique. les baldaquins servaient à abriter les statues des divinités ou des magistrats. L'exemple de la basilique Saint-Ambroise de Milan montre comment le baldaquin en est venu à protéger l'autel.

Baldaquin gothique

Le petit autel de la cathédrale de Regensburg, en Allemagne, ne passe pas inaperçu grâce à son baldaquin à quatre colonnes. Celui-ci représente un édifice à taille réduite.

Colonnes de bronze

Le baldaquin du Bernin du XVIIe siècle, qui surmonte l'autel de la basilique Saint-Pierre de Rome, est fait de bronze moulé. Conçu pour mettre l'autel en valeur dans l'immense espace intérieur, il était l'un des plus imposants ouvrages en métal de son temps.

Ciborium

En France et en Angleterre en particulier, les colonnes étaient parfois retirées pour ne laisser que l'auvent, ou dais, aussi appelé ciborium, au-dessus de l'autel. Ce dais servait à le mettre en valeur tout en facilitant la circulation et la visibilité.

Rideaux d'autel

L'autel pouvait aussi être séparé du reste de l'église par des rideaux spécialement conçus à cet effet. S'inspirant des descriptions bibliques, ils créaient un espace s'apparentant à une chapelle au sein de l'église.

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22 08 12

Au pays du vent

Les 100 mots de la Bretagne.gifLe journaliste bien connu Patrick Poivre d'Arvor vient de publier à Paris, aux Éditions des Presses universitaires de France dans la célèbre collection « Que sais-je ? », un remarquable petit ouvrage intitulé Les 100 mots de la Bretagne dans lequel il mène le lecteur à la découverte de l'une des plus attachantes régions de l'Hexagone.

Par petites touches impressionnistes, il en détaille la nature et les paysages (ajonc, Armor et Argoat, bocage, dolmens et menhirs, granit), il en esquisse les horizons lointains ou bouchés (île, marais, mer, phares, pluie), il en restitue les odeurs, les saveurs et les sons (beurre, biniou et bombardes, chouchen, cidre, curé de Camaret, fraises de Plougastel, galettes, goémon, langues gallo et bretonne), il en explique les coutumes (calvaires, coiffes et chapeau rond, Fest-noz, matriarcat breton) et la culture (Festival interceltique de Lorient), il en dévoile l’imaginaire et les croyances (Ankou, ex-voto, Brocéliande), il en raconte l’histoire (Compagnie des Indes et de l’Orient, Parlement de Bretagne), ses héros (Du Guesclin, Marion de Faoüet, Bernard Hinault, les résistants de l’île de Sein, Éric Tabarly), ses grandes figures (Anne de Bretagne, Chateaubriand, Gauguin), ses luttes (Chouans) et ses drames (traite des Noirs, Amoco Cadiz, lisier...).

Un bel hommage à la terre de ses pères !

Bernard DELCORD

Les 100 mots de la Bretagne par Patrick Poivre d'Arvor, Paris, Éditions des Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », juin 2012, 126 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,6 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 9,20 € (prix France)

Liste des 100 mots :

Ajonc – Amoco Cadiz – Ankou – Anne de Bretagne – Armor et argoat – Artichaut – Astérix – Bécassine – Beurre – Biniou et Bombarde – Bocage – Bonnets rouges – Breiz Atao – Brocéliande – Calvaire – Canal de Nantes à Brest – Cancale – Carnac – CELIB (Comité d’études et de liaisons des intérêts bretons) – Celtomanie – Chantiers de l’Atlantique – Chasse-Marée – Chateaubriand – Chouans – Chouchen – Cidre – Cochon – Coiffe et chapeau rond – Compagnie des Indes et de l’Orient – Coquillages – Curé de Camaret – Diwan (école) – Dolmen et Menhir – Du Guesclin – Duguay-Trouin – EMSAV – Enclos paroissial – Ex-voto – Faouët Marion du – Far – Festival interceltique de Lorient – Fest-noz – Fraise de Plougastel – Galette – Gauguin – Goémon – Grande Troménie – Granit – Gwenn ha du – Hinault – IFREMER – Île de Sein – Îles – JAC (Jeunesse agricole catholique) – Jubé – Lande – Langues – Lisier – Lit-clot – Lu – Malouinières – Manoirs – Marais – Marinière – Matriarcat breton – Missions (terre de) – Montfort – Montparnasse – Mont-Saint-Michel – Muscadet – Ouest-France – Pardon – Parlement de Bretagne – Pâté Henaff – Pêcheur – Phare – Pluie – Pomme de terre – Pont-Aven – Pontcallec – Rase cailloux – Renan – Rue de la Soif – Saints – Salaün (Salomon) – Sardinerie – Ségalen – Sel – Sévigné – Stivell Alan – Succession (Guerre de) – Tabarly (Éric) – Tonnerre de Brest – Traite des Noirs – Traou Mad – Triskell – Usine marémotrice de La Rance – Vénètes.

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22 08 12

Des îles au trésor !

Petites îles de la Méditerranée 2.gifFort justement sous-titré Les sentinelles de la diversité, le bel album de photos commentées intitulé Petites îles de la Méditerranée qui a paru aux Éditions Gallimard à Paris sous la plume de Sébastien Renou, chargé de mission au sein du Conservatoire français du littoral, et qui rassemble des prises de vue de Louis-Marie Préau et Laurent Bellesta, deux très grands professionnels de la capture d'images, présente les joyaux naturels et les sanctuaires naturels que sont Porquerolles, If, Frioul, Port-Cros, l'Île d'Or et Grand Rouveau pour la France continentale, Giraglia, Finocchiarola, Cerbicales et Lavezzi pour la Corse, Tavolara et Molara pour la Sardaigne, Stromboli et Comino au large de la Sicile, Gozo et Filfla près de Malte, Sazani pour la Croatie, Milos et Santorin pour la Grèce, Galite, Zembra, Zembretta, Kuriat, Kerkennah pour la Tunisie, Garah pour la Libye, Dragonera et Cabrera devant Majorque, les Habibas pour l'Algérie ou les îlots d'Essaouira pour le Maroc, entre autres...

Un merveilleux festival de ciels, de plages, de paysages, de panoramas, de fonds marins, de roches, de plantes, de fleurs, d'arbres, d'oiseaux, de poissons, de crustacés, de cétacés...

De paradis terrestres !

Bernard DELCORD

Petites îles de la Méditerranée Les sentinelles de la diversité par Sébastien Renou, photographies de Louis-Marie Préau & Laurent Ballesta, préface de Daniel Rondeau, Paris, Éditions Gallimard, mars 2012, 173 pp. en quadrichromie au format 25,5 x 27 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 29 € (prix France)

Pour vous, nous avons repris dans ce somptueux album la très belle photo suivante :

Petites îles de la Méditerranée 3.jpg

 L'îlot de la Cathédrale, sur l'archipel de Zembra, est un gros bloc de calcaire cristallin du Crétacé supérieur.

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21 08 12

« La femme est l'avenir de l'homme » (Louis Aragon)

The New Yorker, l'humour des femmes.gifLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 21/08/2012 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

Homme-orchestre de l'humour livresque, Jean-Loup Chiflet a récemment rassemblé et traduit, dans The New Yorker, l'humour des femmes publié aux Éditions Les Arènes à Paris, 300 dessins de presse parus dans le journal yankee sur le thème de l'éternel féminin, et le résultat en est pour le moins décapant !

Par exemple, quand une dame plus très fraîche paraphrase la sorcière de la Belle au bois dormant en s'exclamant : « Miroir, miroir, va te faire foutre ! ».

Quand deux dames plantureuses, à un cocktail où les hommes sont agglutinés autour d'une pin-up, se font condescendantes : « D'accord, elle a du charme ; encore faut-il aimer le charme ».

Quand une femme au foyer, sur le divan de son psychanalyste, lui explique : « ... Et puis je mets la farine et la margarine, avec une pincée de sel. Bien sûr,, il y en a qui préfèrent le faire cuire pendant une heure dans un four très chaud, mais... ».

Quand une autre se confie à une amie : « Ce que je préfère dans ma situation de mère au foyer, c'est quand les enfants sont à l'école ».

Quand une autre encore, habillée pour sortir, dit à son époux : « Je me sens d'humeur amoureuse. Je reviens dans quelques heures ».

Quand une autre enfin, couchée dans le lit conjugal, exprime ses fantasmes à son mari : « J'ai une envie folle de t'arracher les vêtements et de les mettre dans la machine à laver ».

Quand une femme au physique et à l'âge incertains, se faisant enlacer pas son époux de retour du bureau, lui demande : « Qu'est-ce qui se passe ? Tu t'es drogué, ou quoi ? ».

Quand une quadra distinguée, au restaurant, jauge le mari d'une amie à qui elle assure : « D'après ce que tu me dis, pour un premier mari, il est parfait ».

Quand deux manifestantes se croisent, panonceau revendicatif à la main, et que l'une dit à l'autre : « J'adore votre chapeau ! ».

Bien entendu, les hommes ne sont pas en reste, s'agissant du beau sexe.

Par exemple, quand deux cadres devisent après leur partie de tennis : « La patronne est enceinte, mais cela ne veut pas dire qu'il ne faut plus s'en méfier ».

Quand un homme plus très jeune et bedonnant, sur la plage, pour photographier son épouse qui lui ressemble et afin de lui faire prendre la pose, lui dit à la manière d'un shooter professionnel : « Tu es une femme. Je suis un homme. Je suis sexy. Tu me désires. Voilà. C'est ça. Super ! ».

Quand un dragueur, sur le ton de la confidence désabusée, dit à celle qu'il voudrait séduire : « Je suis marié, mais ce n'est pas sérieux ».

Quand, dans un supermarché, un autre don Juan aborde une jeune femme au rayon des savons à lessive en constatant : « Je vois que nous avons les mêmes goûts en ce qui concerne les détergents ».

Quand un bourgeois, assis au salon avec sa bourgeoise, lui demande quelque peu interloqué : « Est-ce que je t'aime ? Que veux-tu dire par là ? ».

On se le demande !

PÉTRONE

The New Yorker, l'humour des femmes par Jean-Loup Chiflet, Paris, Éditions Les Arènes, novembre 2011, 191 pp. en noir et blanc au format 22,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,80 €

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21 08 12

Le pays de Popold...

Congo.gifLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 21/08/2012 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

Se penchant, dans un récit grinçant intitulé Congo paru chez Actes Sud à Arles, sur la conférence de Berlin qui accorda en novembre 1884 à Léopold II la souveraineté sur le territoire de l'État indépendant du Congo et abordant certaines de ses conséquences (l'application aux Indigènes d'un régime de travail forcé pour la récolte du caoutchouc débouchant sur le système infâme des mains coupées instauré par le lieutenant Léon Fiévez et dénoncé à partir de 1900 au Royaume-Uni et aux États-Unis – deux États protestants furieux du quasi monopole des missionnaires catholiques au Congo, ce que l'auteur ne dit pas – mais aussi les critiques émises sur le tard par le lieutenant Charles Lemaire), l'écrivain français Éric Vuillard, né à Lyon en 1968, fait à la fois preuve d'un beau talent stylistique (la satire est bien tournée, le parti-pris volontairement simpliste, les portraits-charges très réussis et les philippiques assassines à souhait) et d'une ignorance ingénue des détails qui prête à sourire  selon lui, l'EIC était 8 fois plus grand que le Belgique (au lieu de 80...), Lemaire était originaire de Cuesme (au lieu de Cuesmes), la route Moanda-Boma passe par la ville (et non le village de quelques maisons) de Banane (qui n'est pas entre Moanda et Boma) et ainsi de suite...

Il est vrai que le Canard enchaîné, que l'on a connu mieux inspiré, écrit quant à lui dans sa recension de l'ouvrage en date du 14 août 2012 qu'« il ne faut pas oublier que le Congo était la propriété privée du roi des Belges, Léopold Ier »...

On regrettera enfin le sous-titre de «Récit » accolé par l'auteur à son texte, dans la mesure où il se livre (avec brio, répétons-le), de manière purement conjecturale, à l'exposé des états d'âme supposés des protagonistes.

Les mots «Fable » ou «Fiction » auraient mieux fait l'affaire...

PÉTRONE

Congo par Éric Vuillard, Arles, Éditions Actes Sud, collection « Un endroit où aller » créée par Françoise et Hubert Nyssen, mars 2012, 99 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en couleur, 15 €

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21 08 12

Arts majeurs...

L'art d'être grand-mère.gifÊtre grands-parents aujourd'hui, si ce n'est plus une sinécure (elle est loin l'époque des grands-mères d'autrefois tricotant au coin du feu et des grands-pères de jadis posant un regard distrait sur des petits-enfants silencieux et respectueux), s'avère au contraire une condition passionnante tout en partages et en complicité.

C'est ce que confirment, si besoin en était, deux élégants beaux livres parus aux Éditions Horay à Paris, L'art d'être grand-mère et L'art d'âtre grand-père, grâce auxquels les grands-mamans dans le vent apprendront à fabriquer des souvenirs pour une vie avec des activités variées (de dessin, de maquillage et de déguisement, de préparations culinaires ou de confitures...) pour les matins de pluie, des jeux de plein air pour les après-midi de soleil (billes, chaises musicales, chat perché, colin-maillard, foulard...), des propositions diverses (arc-en-ciel dans la maison, constructions en morceaux de sucre, fresque sur le réfrigérateur, ombres chinoises, puzzles maison, scoubidous...) pour les soirées et dans lesquels les grands-papas up-to-date trouveront des idées de bricolage, de jeux, de randonnées, de réunions sportives, de construction d'une cabane ou d'un radeau, d'activités de jardinage, de cueillette des champignons, de montage d'une pièce de théâtre ou de tournage d'un film, de concours de rimes, d'organisation de courses (à califourchon, à pied, à vélo, de cerceaux, d'escargots...) ou encore d'une chasse au trésor...

 Agréablement illustrés, ces deux ouvrages proposent chacun plus de 200 entrées qui feront à coup sûr de leurs utilisateurs des super mamies et des super papies.

L'art d'être grand-père.gifDes héros inoubliables !

Bernard DELCORD

L'art d'être grand-mère par Claude Aubry et Claire Laroche & L'art d'être grand-père par Claude Aubry, illustrations d'Eugène Collilieux, Paris, Éditions Horay, mai 2012, 152 et 143 pp. en quadrichromie au format 21,5 x 28,8 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 23 € chacun (prix France)

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21 08 12

Quand il n'était pas encore interdit d'interdire...

Buck Danny, l’intégrale 6.gifLa compilation Buck Danny, l’intégrale 6 parue aux Éditions Dupuis à Marcinelle rassemble quatre titres supplémentaires des aventures du célèbre pilote de chasse yankee et de ses coéquipiers Tumbler et Tuckson, Alerte en Malaisie, Le Tigre de Malaisie, S.O.S. Soucoupes volantes ! et Un prototype a disparu, des narrations publiées d'abord en feuilleton dans l'hebdomadaire Spirou entre 1957 et 1958 puis en albums entre 1958 et 1960, dans lesquelles nos héros affrontent des pirates malais puis, à nouveau, l'inoxydable Lady X.

Les récits sont toujours aussi haletants, les dessins sont de plus en plus perfectionnés et la documentation de plus en plus présente (sur le porte-avions Forrestal, les systèmes d'appontage, la combinaison anti-G...) pour le plus grand plaisir des amateurs de « militaria » superbement dessinées.

Le dossier qui accompagne l'ouvrage restitue le contexte de la création de ces BD et rappelle leurs démêlés avec la Commission française de surveillance et de contrôle des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence (autrement dit la censure), et plus particulièrement avec l'abbé Jannot qui y représentait le personnel de l'enseignement privé, un cuistre coriace (probablement gaulliste et certainement anti-américain comme le Grand Charles) qui fit interdire Le Tigre de Malaisie... sous le prétexte fallacieux qu'il avait été déposé auprès des services chargés de l'information de la Commission pendant les vacances !

Ce que bien évidemment rien n'interdisait, et qui ne devrait pas vous empêcher de lire cette passionnante histoire durant vos vacances...

Comme les trois autres !

Bernard DELCORD

Buck Danny, l’intégrale 6 par Vic Hubinon et Jean-Michel Charlier, Marcinelle, Éditions Dupuis, juin 2012, 241 pp. en quadrichromie au format 22 x 30 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24 €

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17 08 12

Démêlés chez les Yankees...

Saint-Tin en amères loques.jpgAnimée et dirigée par le pittoresque et courageux Gordon Zola – il soutint longuement et victorieusement les foudres judiciaires des héritiers de Hergé –, la collection des aventures de Saint-Tin et son ami Lou s'est encore enrichie d'un nouvel opus hilarant, signé Pauline Bonnefoi, Saint-Tin en amères loques, publié à Paris aux Éditions du Léopard Démasqué, comme ses prédécesseurs (Train-train au Congo, L'oreille qui sait, Les six gardes du phare Amon, La Lotus bleue, Les poils mystérieux, Le crado pince fort, L'ire noire, Coq en toc, L'affaire tourne au sale, Saint-Tin au gibet, Le secret d'Eulalie Corne, Le "Treize heures" réclame le rouge, Objet qui fume, On a fait un marché sur la Lune, Les pies jouent de la castagnette, Le vol des 714 porcineys...), des romans pastiches très réussis dans lesquels l'intrépide reporter Saint-Tin et son perroquet appelé Lou, mais aussi le capitaine Aiglefin –un éclusier à la retraite – le professeur Margarine, – un éminent cryptozoologue – et les agents secrets Yin et Yang vivent des aventures plus palpitantes les unes que les autres, aux quatre coins du monde.

Cette fois-ci, comme l'écrit l'auteure, « le professeur Margarine affronte les fanatiques de l'huile : la réserve américaine de Yleatrow Stone, abritant l'un des derniers Bigfoot, est menacée par les compagnies pétrolières. Lorsque Saint-Tin, Lou et le capitaine Aiglefin débarquent à leur tour à Chicago, le rêve américain tourne au cauchemar. Venus soutenir le professeur Margarine, ils se retrouvent pourchassés par le FBI, pourchasseurs de Bigfoot, piégés par des Indiens devenus forains, coincés dans une ruée vers l'or noir qui tourne au vinaigre... »

Une collection amie des zygomatiques !

Bernard DELCORD

Saint-Tin en amères loques par Pauline Bonnefoi, Paris, Éditions du Léopard masqué, janvier 2012, 159 pp. en noir et blanc au format 12 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 11 € (prix France)

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17 08 12

Miam miam...

Goûters rigolos.gifDans Goûters rigolos paru aux Éditions Larousse à Paris dans la collection « Albums Larousse », Aline Caron a réuni une trentaine de recettes qui feront à coup sûr le bonheur des gastronomes en herbe : oursons moelleux au cœur de Nutella, lollipops à la myrtille, cerises d'amour, cookies à la banane, macarons au Carambar, nuages surprises, tuiles de bonbons, gâteau de princesse, sucettes au caramel au beurre salé, bonshommes de neige, bâtonnets de sorbet à l'abricot et au kiwi, jus de pommes vertes à la vanille...

Faciles à réaliser, elles occuperont les bouts de choux durant les après-midi de vacances ou pour un anniversaire.

Comme l'écrit l'auteure : « C'est trop bon d'être un enfant ! »

Bernard DELCORD

Goûters rigolos par Aline Caron, photographies d'Amélie Roche, Paris, Éditions Larousse, collection « Albums Larousse », février 2012, 64 pp. en quadrichromie au format 18,5 x 24 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 7,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage créatif la recette suivante :

Sucettes à la framboise

Vous allez adorer ces sucettes à la framboise mais rien ne vous empêche de les confectionner avec des fraises, des mûres ou des myrtilles. Et, pour les fans de fleurs, faites infuser de la lavande dans le sirop ou versez-y de l'eau de rose...

Pour 14 sucettes

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 10 minutes

Repos : 2 heures

Ingrédients :

80 g de framboises

80 g de sucre en poudre

20 g de sirop de glucose (en pharmacie ou sur Internet)

1 cuiller à café de jus de citron

1 cuiller à café de sirop de fraise des bois

Recette :

Mixez les framboises au robot, puis filtrez la purée à travers une passoire à maille fine pour retirer les pépins et ne garder que le jus.

Dans une casserole, faites chauffer le sucre, le sirop de glucose et le jus de citron jusqu'à ce que la température atteigne 145°C (utilisez un thermomètre de cuisine).

Incorporez le sirop de fraise des bois et le jus de framboise.

Répartissez le sirop parfumé dans des moules à sucettes, disposez des bâtonnets en bois et laissez refroidir 2 heures à température ambiante.

Démoulez les sucettes à la framboise et dégustez-les.

Conseil :

Pour conserver les sucettes, enveloppez-les de papier à bonbons ou mettez-les dans des petits sacs à confiserie disponibles en magasin spécialisé ou sur Internet.

16 08 12

¡Hasta la revolucion!

Instruments de design management 2.pngBien que s'opérant à l'insu de la plupart des gens, une révolution industrielle est en marche depuis un petit nombre d'années, qui met le design non plus en finale et non pas au cœur mais bien à l'initiale de la production industrielle de biens, avec toutes les conséquence que l'on devine sur les modifications de l'approche technologique et des rapports entre designers  et ingénieurs, ces derniers étant désormais au service de la créativité des premiers.

Cette révolution a nécessité la mise en place de nouvelles formes de prise de décision dans les entreprises, concrétisées par une approche dite du design management – aux frontières et aux attributions parfois encore floues dans certains esprits conservateurs – entièrement tournée vers les processus d'innovation à travers des pratiques nouvelles en interaction, le project management, le design stratégique et la gestion du méta-projet.

Or, il n'est pas de design sans appréhension émotionnelle du réel, tant il est vrai, comme le souligne le professeur Norman [1], que doit être pris en compte le fait « que les objets que nous utilisons tous les jours nous apportent ou non du plaisir et que la personnalité de chacun de nous est également déterminée par les objets qu'il utilise : nous les choisissons, les apprécions, non seulement pour le rôle qu'ils jouent pour nous, mais aussi pour les sensations qu'ils nous donnent ».

Il en résulte un chambardement généralisé non seulement dans les pratiques de production industrielle mais aussi de commercialisation à tous les niveaux, y compris de communication publicitaire, des pratiques que l'on désigne désormais sous le vocable de design thinking et qui doivent être abordées avec des méthodologies nouvelles.

 

Instruments de design management 3.pngC'est ce que démontrent avec autant de clarté que de brio les auteurs de deux ouvrages parus récemment aux Éditions De Boeck à Louvain-la-Neuve, intitulés respectivement Instruments de design management (par Cabirio Cautela [2], Francesco Zurlo [3], Kamel Ben Youssef [4] et Stéphane Magne [5]) et Design émotionnel (par Donald A. Norman), dans lesquels la théorie est illustrée de nombreux cas pratiques qui permettront aux lecteurs intéressés par ces questions (étudiants, managers ou curieux de modernité) de mesurer l'ampleur des bouleversements en cours.

Sans qu'il faille pour autant leur faire un dessin !

Bernard DELCORD

Instruments de design management par Cabirio Cautela, Francesco Zurlo, Kamel Ben Youssef & Stéphane Magne et Design émotionnel par Donald A. Norman, traduction et adaptation française de Kamel Ben Youssef, Cyril de Charentenay & Saverio Sbalchiero, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck Université, collection « Design & Innovation », février et mai 2012, 312 et 251 pp. en noir et blanc au format 17,5 x 24 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 27,50 € et 29,00 €



[1] Il a été professeur de sciences cognitives à l'Université de Californie (San Diego) et professeur de sciences informatiques et de design à l'Université Northwestern dans l'Illinois et au KAIST, en Corée. Il a également été vice-président des technologies de pointe chez Apple.

[2] Docteur en management, Cabirio Cautela enseigne à l’École Polytechnique de Milan.

[3] Francesco Zurlo est docteur en design industriel et professeur agrégé de design industriel à l’École Polytechnique de Milan.

[4] Kamel Ben Youssef est professeur certifié d’économie et gestion à l'IUT de Ville d'Avray (Université de Paris X-Nanterre).

[5] Stéphane Magne est maître de conférences en marketing à l’Institut d'Administration des Entreprises de Toulouse (Université Toulouse-Capitole) et docteur en sciences de gestion, diplômé de l'École supérieure de Commerce à Montpellier.

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