10 11 08

Les autres bagatelles

FR HARDYOù il est question de Bob Dylan, des Beatles, Jean-Marie Perier, des tournées en Italie, du trac, du retour de Belgique avec Dutronc, de l'AB, ...

  FRANCOISE HARDY - Brice Depasse 3

Où Françoise parle de Mick Jagger, mai '68, Jacques Cancel, la solitude, le mariage, Jacques Dutronc, l'Amour, la littérature et des plus belles femmes du monde.

  FRANCOISE HARDY - Brice Depasse 4

Le Desespoir des Singes et Autres Bagatelles, Françoise Hardy, Robert Laffont, 21€, 416p.

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09 06 08

Grand entretien avec Michel Drucker

DRUCKERAlors que le Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? flirte avec le demi-million d'exemplaires vendus, je retrouve Michel Drucker au Studio Gabriel où il m'a invitée pour prolonger un entretien écourté par la Foire du Livre et la préparation du Tenue de soirée consacré à Bruxelles.
Pour votre plus grand plaisir, car à domicile, l'interviewer interviewé s'est révélé.

  MICHEL DRUCKER - Nicky Depasse 1
  MICHEL DRUCKER - Nicky Depasse 2
  MICHEL DRUCKER - Nicky Depasse 3
  MICHEL DRUCKER - Nicky Depasse 4
  MICHEL DRUCKER - Nicky Depasse 5

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Photo : Alain Trellu

Michel Drucker07

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01 05 08

Pop model

SANTUCCISurfant hâtivement sur la vague du succès qui remet Kate Moss devant les projecteurs, aidée en cela par des montagnes de poudre, des amours tumultueuses avec le chanteur des Babyshambles Pete Doherty (et sa bouche éternellement entrouverte comme s’il venait de recevoir le pot aux rosess sur la tête), ou un réconfort qu’elle vient de trouver dans les bras de Jamie Hince du groupe de rock The Kills ; ce livre sent évidemment la commande à plein nez (c’est le cas de le dire). Si Doherty a prouvé à la face du travail que l’art du scandale était dorénavant mieux rétribué que quinze ans de solfège, Kate Moss n’a finalement pas procédé différemment. La preuve ? Cette biographie de la « reine du cool », signe de son intronisation au panthéon des « gens qui comptent », arrive au moment où, pour la toute jeune génération, Moss est plus synonyme de scandales et de chambres d’hôtel détruites que de glamour sur les catwalks du monde entier.
Ce livre constitue donc finalement l’occasion de rendre à Kate ce qui lui appartient, à savoir en priorité un statut d’icône absolue des magazines de mode. Qu’elle a aujourd’hui un peu perdu, apparaissant plutôt dans la rubrique people ou pop culture que sur la double centrale dévolue aux plus grands créateurs. Pour coller au mieux à l’actualité, ce livre à la durée de vie forcément très limitée se devait donc de paraître très vite. Il en sort donc une pièce un brin hybride, très documentée (la journaliste de Libération qui signe ces 306 pages connaît visiblement bien son affaire et possède un carnet d’adresses bien rempli) mais parfois écrite avec des dés à coudre au bout des doigts et pas top au niveau de sa construction. Donc, à défaut de réelles qualités littéraires, on retiendra donc surtout de ce livre sa valeur de témoignage d’une époque. Mais demande-t-on finalement autre chose à ce genre de littérature ?
FVDC

Kate Moss, Françoise-Marie Santucci, Flammarion, mars 2008, 319p, 18€00

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19 03 08

Le french policeman

PADOVANIAlors que les biographies de musiciens plus ou moins autorisés et généralement moins que plus pertinentes continuent à envahir les étagères, voici un livre qui sort du lot. Sans doute et avant tout parce qu’on le doit à l’un des acteurs au centre de la tornade dont il est question. Fondateur du groupe Police avec Sting et Stewart Copeland, Padovani ne restera au commissariat que quelques années, le temps de se voir mis aux arrêts et remplacé par Andy Summers. Et ce qui aurait pu être un plaidoyer plein d’aigreur sortant du cerveau hargneux d’un hibernatus post-punk passé à côté du succès se révèle en fait être un livre passionnant et décomplexé, qui va bien au-delà des simples anecdotes vécues par le narrateur au sein de l’un des groupes de rock les plus excitants du monde. Car l’individu qui se définit lui-même comme « dernier homme libre du monde » n’est pas du style à faire du sur-place dans ses souvenirs, mais est plutôt tenté par l’action et le futur. Après sa courte carrière avec Sting et ses potes, ce Corse de souche et britannique d’adoption montera d’autres groupes, jouera le musicien-mercenaire de luxe pour, entre autres, Kim Wilde ; passe par la firme des disques de REM et des Crammps ; et devient manager de Zucchero, lequel vendra plus de dix millions d’albums durant les cinq ans de leur association. C’est cette succession de petits hasards qui ont fait naître une grande carrière qui donne cette saveur particulière à ce livre riche, dense et jamais égocentrique. Astre le plus ténébreux de la galaxie Police mais pas le moins brillant, Padovani signe un « Secret Police Man » éblouissant.
FVDC

Henry Padovani, Secret Police Man, Flammarion, 366p., avril 2006, 19€90.

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04 03 08

Une vie, la vie de Simone Veil

VEILPour ses quatre-vingts ans, fêtés le 13 juillet 2007, Simone Veil, née Simone Jacob, raconte sa vie politique, ses engagements à la lueur des circonstances tragiques qui ont mis fin à une enfance familiale sereine et affectueuse : la déportation à Birkenau (Auschwitz).
Le récit de l'enfer est sobre, pudique.
"La logique des camps est implacable" (p 74 )Quelques - rares -adjuvants atténuent la cruauté de la tragédie, mais si peu. La Libération en 1945 ne signe pas la fin du calvaire : les anciens détenus sont mis en quarantaine - isole ment dû notamment à l'épidémie de typhus qui emportera la maman de Simone Veil, à la veille de la Libération - et puis ils suscitent une injuste méfiance qui n'est peut-être que le reflet d'une mauvaise conscience latente:
"Pendant longtemps, ils ont dérangé. Beaucoup de nos compatriotes voulaient à tout prix oublier ce à quoi nous ne pouvions nous arracher; ce qui, en nous, est gravé à vie. Nous souhaitions en parler, et on ne voulait pas nous écouter." (p 99)
Désormais, Simone Veil a une vie à construire.
Elle fera Sciences-Po, se mariera, à l'automne 1946, avec Antoine Veil dont elle aura trois fils, Jean, Nicolas (décédé il y a peu) et Pierre-François.
Après un passage dans la magistrature (1954), elle est propulsée conseiller technique au cabinet de René Pelven, Ministre de la Justice sous le gouvernement Pompidou. C'est alors que commence la carrière politique de cette grande dame, centriste, laïque, rendue célèbre par son combat en faveur de l'IVG, ses engagements pour la construction de l' Europe - illustrés par treize années de présence au Parlement européen dont trente mois de présidence - son bail de neuf ans au sein du Conseil constitutionnel, sa réticence à s'inféoder à un parti précis - à l'exception d'un récent et court passage au sein de l'UDF. Un leit-motiv : la loyauté et le refus de la langue de bois.
C'est ainsi qu'à travers les quelque 250 pages consacrées à sa longue vie - plutôt que carrière - politique, Simone Veil nous donne tout de go, sans ambages ni précautions oratoires, son interprétation des faits, sa vision des personnes qui ont émaillé la vie politique de ces cinquante dernières années. Nous lui savons gré de cette fresque hautement instructive.
Une vie. Une vie loyale. Une vie au service du bien public.
Apolline Elter

Une vie, Simone Veil, Stock, Paris, novembre 2007 400pp (annexes comprises).

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26 02 08

Victor Hugo 2/2

GALLO HUGO« Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. »
Les Contemplations

En ce jour anniversaire de la naissance de Victor Hugo (1802) - ce n'était pas hier, je vous le concède - voici la deuxième partie de notre feuilleton-blog, inspiré de l'ouvrage de Max Gallo (cliquez sur la couverture pour lire la première partie).

Victor Hugo se sent vulnérable depuis le décès de Léopoldine. C’est un fardeau qu’il portera toute sa vie, s’adonnant même à une époque (exil à Jersey) à des séances de spiritisme dans le but d’entrer en contact avec elle.
Il poursuit cependant ses vies affectives – une nouvelle maîtresse, Léonie d’Aunet – de plume et politique. En 1846, Claire, la fille de Juliette Drouet meurt et c’est le deuil de Léopoldine qui lui revient de plein fouet.
1848, ce sont les émeutes, Paris est en ébullition – la Place royale est baptisée la Place des Vosges. Victor Hugo déménage vers un lieu plus sûr. Louis Napoléon Bonaparte est élu Président de la République à la fin de l’année.
Les relations entre Victor Hugo et celui qui deviendra trois ans plus tard l’empereur Louis Napoléon Bonaparte se distendent pour devenir franchement hostiles. Déçu, Victor Hugo invite le peuple à se rebeller contre lui. Cela lui vaudra un exil de 19 ans.
Exil
Exil qui le conduit d’abord à Bruxelles. Victor Hugo habitera sur la Grand-Place de Bruxelles tandis que Juliette Drouet à qui il doit la vie et la sauvegarde de sa malle de manuscrits, s’installe dans la Galerie Saint-Hubert. Il écrit Napoléon le Petit, entièrement dirigé contre l’Empereur. Cela lui vaut un deuxième exil – La Belgique ne peut / ne veut plus le garder en ses frontières – « l’exil dans l’exil » qui le mène à l’île de Jersey. Il rassemble les siens, Adèle et ses enfants, autour de lui. Le livre fera fureur. Il s’attelle à la rédaction des Châtiments,, guère plus amène envers son ennemi. L’exil convient à son inspiration, à son combat et aux aventures charnelles de plus en plus nombreuses qu’il s’offre.
Le ciel se gâte bientôt - dû à un rapprochement entre la Reine d’Angleterre et L’Empereur honni - et VH reçoit un ordre d’expulsion. Exit Jersey, direction Guernesey, l’île voisine.
Il y passera des années très heureuses mais beaucoup trop recluses pour le reste de sa famille, Adèle, son épouse, ses deux fils et surtout, Adèle H, sa fille, follement éprise d’un lieutenant Pinson, passion qui la mènera à la folie. Sans compter Juliette maintenue en captivité constante mais consentie.
Le 16 mai 1856, il achète Hauteville House, produit des deux premières éditions des Contemplations.
En 1860, il se replonge dans la rédaction des « Misérables », commencé douze années plus tôt. C’est une œuvre majeure de la bibliographie de Victor Hugo. Elle sonne comme l’expression de sa philosophie, son testament politique et religieux « Je crois en Dieu. Je crois à l’âme. Je crois à la responsabilité des actions. Je me recommande au père universel. Comme les religions en ce moment sont au-dessous de leur devoir envers l’humanité et envers Dieu, aucun prêtre n’assistera à mon enterrement et je laisse mon cœur aux doux êtres que j’aime. » (p275) L’œuvre, achevée fin juin 1861, à Waterloo et publiée l’année suivante, l’année de ses soixante ans : « Ma conviction est que ce livre sera un des principaux sommets, sinon le principal de mon œuvre » (p 295) La vente des premiers exemplaires a des allures de vente Harry Potter. (cfr p 301).
Les années passent. Son épouse Adèle meurt en 1868 d’une attaque d’apoplexie. Il découvre avec bonheur la joie d’être grand-père, attentif et attendri par George et Jeanne, les enfants de son fils Charles. Il consignera cette expérience dans L’art d’être grand-père. Le 5 septembre 1870 sonne la fin de l’Empire (4 septembre) et de 19 années d’exil. Cette date consacre son retour à Paris, entrecoupé, en 1871, de quelques séjours belges et luxembourgeois lors des batailles civiles de 1871.
Victor Hugo vieillit et sent l’imminence de la fin depuis de longues années. Seuls l’appel de la chair, l’attrait des jeunes servantes qu’il rétribue pour leurs services et dont il consigne toutes les rencontres dans ses carnets et sous des noms de code, lui procurent inspiration et sentiment de jeunesse. A ses côtés, depuis toujours Juliette Drouet l’observe avec une jalousie qui a pour corolaire la générosité sans faille de sa passion. Elle s’éteint le 11 mai 1883 au terme d’un demi-siècle d’amour absolu.
Victor Hugo meurt le 22 mai 1885, à l’âge de 83 ans. Enterrement en grandes pompes. Sa dépouille sera placée au Panthéon.
Apolline Elter

Victor Hugo. 2. Je serai celui-là, Max Gallo. En édition de poche (Pocket) Paris, juin 2005, 607 pp, 20€00.

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29 01 08

Je suis une force qui va !

GALLO HUGO ILa célèbre phrase d'Hernani est le titre du premier tome de la biographie de Victor Hugo magistralement tracée par Max Gallo.
Quelque 500 pages écrites au présent, de cette écriture élégante aux formules fortes, parfois lapidaires qui sont la signature de l'historien, tracent l'exacte moitié de la vie du poète, de sa naissance en 1802 "Ce siècle avait deux ans…" à la mort tragique, en 1843, à Villequier, de sa fille chérie, Léopoldine.
Le récit de son ascension s'illustre par deux formules: la première, célèbre, est consignée, le 10 juillet 1816 en son journal: "Je veux être Chateaubriand ou rien" ; la seconde jaillit, en 1830, de la bouche du célèbre écrivain: "Je m'en vais, Monsieur, et vous venez."
Max Gallo nous livre un récit vivant, étonnamment actuel - il suffit de constater l'indépendance d'esprit peu commune dont sa Maman faisait part - de l'enfance du grand homme,au sein de sa fratrie et du couple parental séparé, de sa jeunesse, ses amours, amitiés, ambitions, évolution politique, ...sans oublier la genèse de ses oeuvres.
Magistral, de lecture vivante, vibrante, captivante.
Apolline Elter

Victor Hugo. I. Je suis une force qui va!, Max Gallo, Paris, Editions XO, 2001, 494 pp, 20€.

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22 01 08

Quelque chose et lui

LENORMANAprès l'excellentissime autobiographie de Michel Fugain, c'est au tour de Gérard Lenorman de publier non pas sa biographie mais des souvenirs qui en étonnent plus d'un, vu qu'on le voit partout actuellement. Le lecteur découvre un enfant meurtri par une carrence d'amour maternel causé par l'absence d'un père, coupable d'avoir été un occupant, un boche des années 40-45. Bien que Lenorman ait évoqué cette meurtrissure dans une de ses chansons, la révélation reste entière et le personnage n'en apparaît que plus attachant. Car il n'est pas question que de cela, loin s'en faut dans Je suis né à vingt ans .

  GERARD LENORMAN - Joel Habay 1
  GERARD LENORMAN - Joel Habay 2
  GERARD LENORMAN - Joel Habay 3

« Je suis né à vingt ans » de Gérard Lenorman, Calmann-Lévy, 250p, novembre 2007, 18€00

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05 01 08

Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ?

DRUCKERQuelqu'un de bien. De très bien.
Voilà la réponse que vous pouvez adresser, en toute sérénité, Michel Drucker, à votre père, Abraham Drucker, généraliste, pneumologue dévoué à sa normande patientèle, père intransigeant dont l'ombre et le regard surplombent le récit de votre vie.
" On ne peut pas comprendre l'homme que je suis ni mon parcours professionnel sans ce leitmotiv qui va hanter ma vie après avoir bousillé mon enfance: réussir, ne plus jamais connaître l'échec" (p 44)
Rédigée avec la plume complice de Jean-François Kervéan, l'autobiographie que Michel Drucker offre à ses lecteurs est une mine de lucidité, de sincérité - la fausse modestie nous est épargnée - et d'enseignement sur le métier public que l'animateur exerce.
Quarante années de sacerdoce auprès de la télévision du Service public - seules quatre années passées auprès d'une chaîne privée interrompront cet engagement choisi - l'influence magistrale de grandes pointures à la Zitrone, Michèle Arnaud, les "murs épais des (studios de) Cognacq-Jay" , les événements de mai 68, leurs conséquences, les relations cordiales, le plus souvent amicales et tellement respectueuses avec les plus grandes personnalités des mondes politique et de la Variété rendent le récit particulièrement riche.
Et puis, il y a cette façon si attachante de parler des siens, son épouse, Dany, ses frères, surtout Jean Drucker, d'un an son aîné dont le décès le marque tant, ses parents - pour qui il a toujours cette attitude d'enfant prêt à se repentir - ses nombreux amis, qu'on se dit qu'il y a une réelle grandeur d'âme à considérer de façon si aimable les membres de son entourage.
De rares coups de griffe, une majorité de coups de chapeau, des chapitres émouvants, tel celui où il évoque le couple présidentiel Chirac avec une respectueuse tendresse, telle est la marque imprimée par l'animateur dont la courtoisie n'a d'égale que le professionnalisme et l'anxiété répétée de ne pas y arriver.
Quelques pages consacrées à son hypocondrie notoire, ce "job à plein temps" qu'il évoque avec une pudique jubilation et le sujet est clos.
"Ma carrière commence chaque matin. Il n'y a pas d'âge pour avoir le goût des autres".( p 270).
Cette carrière-passion, Michel Drucker, "médecin des âmes" entend la mener jusqu'à son dernier souffle, à l'instar , une fois encore, de son médecin de père.
C'est tout le bien que l'on peut souhaiter à ses innombrables fans, aux millions de spectateurs de "Vivement dimanche".
Apolline Elter

Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi?, Michel Drucker et Jean-François Kervéan, Paris, Robert Laffont, novembre 2007, 316 pp, 21€

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02 01 08

Les 330 printemps d’Antonio Vivaldi

VIVALDI MARNATVous le savez, je le sais: Antonio Vivaldi fête, le 4 mars 2008, son 330ème anniversaire.
Voici que depuis deux jours, à la faveur des vacances et de la trêve de Noël, je me replonge dans l'écoute assidue de certaines de ses oeuvres, l'étude passionnée de sa biographie.
A ce sujet, Wikipédia, l'encyclopédie libre, lui consacre un article remarquable, long de 34 pages. Quant à Marcel Marnat, il a publié une série de réflexions averties, au format de poche, chez Fayard/ Mirare, en janvier 2003. Le bien-fondé de cette érudition ne s'éclaire cependant qu'à la lueur de repères biographiques solidement ancrés; en d'autres termes, l'ouvrage a des allures de conversation réservée aux initiés.
Violoniste virtuose, prêtre roux, aussi bigot que peu porté à célébrer la messe - il arrête de la dire trois ans après son ordination en 1703 - génial architecte du concerto à l'italienne dont il structure la forme en trois mouvements (vif-lent-vif) sans s'y laisser enfermer, vantard invétéré, imprésario d'opéra, Vivaldi exploite avec une rare richesse chromatique la palette de tous les instruments de musique disponibles à l'époque. Sa santé déficiente - il devait être asthmatique ou angoissé de l'être - exige la compagnie constante de femmes autour de lui, infirmières potentielles, ce qui lui vaudra bien des contreverses.
Marcel Marnat explique impute au calme massif qui règne à Venise, sitôt que l'on quitte les trajets touristiques balisés, l'éclosion d'oeuvres musicales de génie : "...un besoin ressenti depuis toujours de tirer parti de ce calme pour communiquer autrement que par la parole. Ainsi meuble-ton par le chant et la musique. L'oreille impolluée des Vénitiens allait permettre aux musiciens du cru de conquérir plus d'espace, de magnifier, même en plein air, non seulement les timbre les plus ténus (guitare, harpe, luth, mandoline) mais encore d'être possédés par un souci constant d'exploiter les instruments courants selon leurs ressources les plus subtiles." (p 29)
Puisqu'il le dit.
A suivre.
Apolline E

«Antonio Vivaldi», de Marcel Marnat, Fayard, Mirare, 106p, 2003, 6€50

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