22 02 16

Balavoine, le rebelle !

_balavoine.jpgTrente ans déjà depuis la disparition tragique de Daniel Balavoine. Fabien Lecoeuvre, spécialiste de la chanson française, propose un portrait court et profond de l'artiste rebelle et engagé. Daniel est le symbole des années 80. Je l'ai rencontré de nombreuses fois et ai pu à la fois mesurer sa richesse de caractère et sa fidélité en amitié. Un jour, qu'il avait promis de rejoindre mon émission radio en direct au Midem, entre 20 et 24 heures ; et qu'il se produisait à Nice. Il a tenu à prendre la voiture jusqu'à Cannes pour réaliser avec moi la dernière heure !

L'auteur nous propose aussi une interview réalisée en 1978 et restée inédite. On trouve bien sûr, bio et discographie.

Daniel Balavoine était proche de chez nous, ayant eu une amie belge, que nous connaissions bien dans le métier.

Daniel déclarait en 1985 : "Il est toujours trop tôt pour mourir" !

Jacques Mercier

"Balavoine", la véritable histoire, Fabien Lecoeuvre, Ed du Rocher, 194 pp. 17,50 euros.

12 02 16

« J’avais foi en la possibilité d’une chose de ce genre ! » (Friedrich Nietzsche à propos de Carmen)

Georges Bizet.jpgNé en 1970, le polytechnicien, haut fonctionnaire, critique musical et biographe français Jérôme Bastianelli a participé aux dictionnaires Tout Mozart de A à Z, Tout Bach et Tout Verdi (Robert Laffont, collection « Bouquins », 2006, 2009 et 2013) et édité les textes de Proust sur Ruskin. Il écrit régulièrement dans le magazine Diapason et est également l'auteur de biographies de Federico Mompou (Payot, Lausanne, 2003), Félix Mendelssohn (Actes Sud, 2008) et Piotr Ilitch Tchaïkovski (Actes Sud, 2012). Il occupe actuellement les fonctions de directeur général délégué au musée du quai Branly.

Il a fait paraître récemment chez Actes Sud, dans la fameuse collection « Classica », un épatant Georges Bizet dans lequel il se penche sur la destinée et l’œuvre du compositeur né le 25 octobre 1838 à Paris et mort d’un infarctus le 3 juin 1875 à Bougival (Seine-et-Oise) à l’âge de 36 ans, surtout connu pour l’opéra Les Pêcheurs de perles (1863), la musique de scène L’Arlésienne et l’opéra-comique Carmen (1875), adapté de la nouvelle de Prosper Mérimée.

Voici ce que l’auteur nous dit de son ouvrage :

« Pour le biographe, Bizet représente un cas un peu particulier. Durant sa vie, hélas trop courte, on ne note rien de très aventureux. Ce qui fait l'intérêt de son parcours, ce sont les doutes, les renoncements, pour ne pas dire les compromissions qui le parsèment, jusqu'au chef-d'œuvre final qu'est Carmen.

Malgré ses facilités artistiques, il passa son existence à chercher la clé de la réussite, écartant plus ou moins inconsciemment celles que la vie lui tendait.

Articulé en quatre chapitres, notre portrait· reprend, avant d'analyser l'avènement de L'Arlésienne et de Carmen, chacune de ces possibilités avortées, classées par genre musical : symphoniste de génie, pianiste virtuose, compositeur lyrique indécis.

À chaque étape de ce parcours, on verra apparaître des signes semblant annoncer Carmen. Méfions-nous pourtant d'une lecture a posteriori, qui ne verrait dans la vie de Bizet qu'un tortueux cheminement vers le chef-d'œuvre. Cherchons-y au contraire les traces de ce qu'auraient été les œuvres géniales qui seraient venues après Carmen si Bizet n'était pas mort si tôt. »

Hélas…

À l'instar de tous les volumes de la collection « Classica », cette biographie à rebondissements est en outre enrichie d'un double index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

Bernard DELCORD

Georges Bizet par Jérôme Bastianelli, Arles, Actes Sud, collection « Classica », septembre 2015, 167 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 17,80 € (prix France)

Catalogue des œuvres de Georges Bizet

Œuvres lyriques :

Le Docteur Miracle, opérette (1856)

Don Procopio, opéra-bouffe (1858-59), créé en 1906

La Prêtresse, opérette inachevée

Les Pêcheurs de perles, opéra (1863)

Ivan IV, (1862-65) créé en 1946

La Jolie Fille de Perth, opéra (1866)

Noé, opéra de Fromental Halévy achevé par Georges Bizet (1869)

Djamileh, opéra en un acte (1871)

L'Arlésienne, musique de scène (1872) (il a ensuite fait une suite de l'arlésienne pour la pièce d'Alphonse Daudet)

Carmen, opéra-comique (1875)

Musique pour orchestre :

Symphonie en ut majeur (1855)

Ouverture (1855)

Suite d'orchestre : Scherzo et Andante, Marche funèbre (1860-1861)

Six Chants du Rhin (1865)

Marche funèbre (1868-69)

Symphonie « Roma » ou Souvenirs de Rome (1860-68, révisée en 1871)

Jeux d'enfants, suite orchestrale tirée des n°2, 3, 6, 11 et 12 de la Suite pour piano à quatre mains (1872)

L'Arlésienne, suite n°1 (1872) – La suite n°2 a été orchestrée après la mort du compositeur par Ernest Guiraud.

Patrie, ouverture symphonique (1873)

Musique pour piano :

Grande valse de concert en mi bémol (1854)

Nocturne en fa majeur (1854)

Trois esquisses musicales (1858)

Chants du Rhin (1865)

Variations chromatiques de concert (1868)

Nocturne en ré majeur (1868)

Jeux d'enfants, douze pièces pour duo ou piano à quatre mains (1871)

Musique chorale :

Valse en sol majeur, pour chœur mixte et orchestre (1855)

La Chanson du Rouet, pour voix solo et chœur mixte (1857)

Clovis et Clotilde, cantate (1857)

Te Deum, pour soprano, ténor, chœur mixte et orchestre (1858)

Vasco de Gama, ode-symphonie (1859-60)

La mort s'avance, pour chœur mixte et orchestre (1869)

Mélodies :

Vieille Chanson (1865)

Après l'hiver (1866)

Feuilles d'album, six chansons (1866)

Chants des Pyrénées, six chansons folkloriques (1867)

Berceuse (1868)

La Coccinelle (1868)

Sérénade : Ô, quand je dors (1870)

Absence (1872)

Chant d'amour (1872)

Écrits :

Lettres à un ami, 1865-1872 [1]

 

[1] Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bizet

05 02 16

Passeuse pour notre temps

téléchargement.jpgCartographe- géographe universitaire, Joëlle Désiré-Marchand  contacte Marie-Madeleine Peyronnet,  la secrétaire perpétuelle d'Alexandra David-Néel , en 1987,  pour opérer le tracé précis de l’expédition au Tibet de la célèbre exploratrice

Marie-Madeleine Peyronnet lui laisse accès aux documents originaux d' Alexandra David- Néél , décédée en 1969 ; une amitié naît entre les deux femmes. Joëlle Désiré-Marchand  écrit  alors une biographie   de la "femme aux semelles de vent"  et quelques ouvrages traçant ses itinéraires géographiques et spirituels.

Elle aurait pu en rester là.

Fort heureusement pour nous, la biographe est contactée par les éditions "Le Passeur" et accepte  commande et  cahier de charges d’une collection qui s’intéresse à l'héritage, aux messages délivrés par les grands personnages.

"La série des « passeurs pour notre temps» ayant pour objectif de montrer en quoi la vie ou l'œuvre d'une personnalité remarquable reste éclairante pour les lecteurs
d'aujourd'hui, Alexandra David-Néel méritait assurément d'y figurer. Son cas apparaît même exemplaire car l'incroyable audace de ses voyages se mêla toujours avec sa recherche intérieure. Et son talent d'écrivaine lui permit d'associer les anecdotes vécues sur les pistes risquées du Toit du monde à l'évocation toujours claire des religions orientales."

L'éclairage est donc des plus intéressants. Assurément,  la vie d'Alexandra David-Néel est éloquente, inspiratrice, aujourd'hui toujours, d'expéditions - pensons à celle de Priscilla Telmon. Alerte d'esprit, la vieille  dame écrit encore à l'âge de 95 ans. Sa mémoire et son sanctuaire de Samten-Dzong sont depuis lors entretenus par Marie-Madeleine Peyronnet, dans le pur respect de ses volontés. Notons à cet égard que cette dernière fut la seule, avec Alphur Yongden, fils adoptif d'Alexandra David-Néel à partager sa vie ... et son caractère haut en couleurs...!

Avec son focus géographique, l'analyse des expéditions, de leurs risques et empreintes sur la mentalité de cette féministe éclairée, de sa spiritualité mâtinée de bouddhisme... l'ouvrage offre le meilleur des arguments pour la perpétuation de son rayonnement.

En annexe, la publication de quelques articles, révélateurs de l'écriture maîtrisée et de la casquette de journaliste que revêtit, entre autres, l'écrivain ADN...

Une lecture conseillée

Alexandra David-Néel, passeur pour notre temps, Joëlle Désiré-Marchand, essai, Ed. Le Passeur, janvier 2016, 272 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Biographies | Commentaires (0) |  Facebook | |

02 02 16

Prodigieuse H.J.Lim

411nxZ9dhbL._AA160_.jpg" Ce qui compte, c'est le silence intérieur. Le piano est seulement le passeur."

"H.J. Lim" (Hieon Jeong Lim) naît à Anyang, près de Séoul, en Corée du Sud, le 26 octobre  1986.  Un taemong - " rêve prémonitoire de naissance" - révèle à sa mère que le destin de sa cadette se fera hors de Corée. Dès lors cette maman aimante mettra tout en oeuvre - et en confiance- pour que s'exprime en sa fille le langage de la musique qui la saisit dès la prime enfance.

" J'ai dans mon coeur la clarté indigo du courage"

Débarquée à Compiègne à l'âge de douze ans,  seule et sans bagage linguistique - elle ne parle pas  un mot de français-  l'enfant se heurte d'emblée à l'hostilité jalouse d'une "tante",  mère d'accueil bien mal nommée. Sa passion pour la musique, son don inné, rapidement remarqué et des rencontres bienveillantes  la mènent bientôt à Rouen, Paris, Waterloo- en la prestigieuse chapelle musicale Reine Elisabeth -  et Neuchâtel, en Suisse, où elle réside désormais, au coeur de l'Europe mélomane.

Une rencontre fortuite, dans le métro bruxellois, avec le compositeur, interprète russe, Alexandre  Rabinovitch-Barakovsky, le "Maestro Céleste" va se révéler fondamentale, orienter drastiquement sa pratique pianistique, l'allégeant de l'insidieux embourgeoisement dans lequel s'enfoncent ses vingt ans pour  une quête toujours en cours de - lumineuse - liberté intérieure.

La "radicalité" de son rapport à la musique et son indissociable spiritualité nous évoque à plus d'un point celle d'Hélène Grimaud.  Il serait intéressant de comparer les parcours, soif d'absolu des deux prodiges, cette "communication d'âme à âme" que représente un art, porté par toutes deux au nirvana de l'interprétation.

Un témoignage merveilleux - une lecture que je vous conseille vivement, assortie de l'écoute de l'intégrale des Sonates pour piano de Beethoven, interprétées par l'artiste... (EMI, 2012)

Le son du silence, Hieon Jeong Lim, témoignage rédigé avec la collaboration de Laurence Nobécourt, Ed. Albin Michel, février 2016, 186 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Biographies | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 01 16

Une icône de la pop belge…

Le Grand Jojo – Tout va très bien.jpgIncarnation et idole de la belgitude à la brusseleir dans Ce Pays aussi bien qu’au-delà des frontières, Jules Jean Vanobbergen est né le 6 juillet 1936 à Ixelles et, à la veille de ses 80 ans, notre ami Brice Depasse, chroniqueur d’histoire de la musique et de la chanson sur Radio Nostalgie, a eu l’excellente idée de rédiger sa biographie parue aux Éditions de la Renaissance du Livre et chez Universal Music Books à Bruxelles sous le titre Le Grand Jojo – Tout va très bien, un ouvrage empathique complété d’un cahier de photographies en couleurs dans lequel l’auteur s’est montré digne de son sujet par la fluidité du récit mais aussi, et surtout, par des grâces d’écriture et des intertitres qui valent leur pesant de pralines, de caricoles et de gueuze lambic…

En découvrant la vie et la carrière de l’inoubliable auteur-interprète de « tubes planétaires surréalistes » comme Jules César – qui n’a pas vu la mine éberluée de Michel Drucker interviewant notre homme après qu’il eut chanté ce tube historique dans une émission dominicale a raté un grand moment d’histoire de la télévision française –, du Sergent Flagada, du Tango du Congo, d’Éléonore, de Victor le footballiste, d’E viva Mexico, de Sitting Bull, d’Ookie Pookie, de Valencia, d’Angelina, d’On a soif ! et autres Gina Stromboli ou Happy bière day, on mesure à quel point, en dépit des vicissitudes de l’existence, l’humour et la dérision font partie de l’ADN de notre peuple[1], divisé en tribus et en factions certes, mais toujours prêt à bien rigoler, une fois !

Signalons aux puristes que le texte se clôt par la discographie complète de l’artiste et par le texte intégral de nombreuses chansons.

Un ouvrage qui réveille bien des souvenirs amusants liés aux destinées d’une Patrie des Arts et des Lettres qui ne l’est pas moins…

Bernard DELCORD

Le Grand Jojo – Tout va très bien par Brice Depasse, préface de Jacques Mercier, Bruxelles, Éditions de la Renaissance du Livre & Universal Music Books, novembre 2015, 192 pp. en noir et blanc + un cahier de 32 pp. en quadrichromie au format 15 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,90 €.

 

[1] dont on sait pertinemment qu’il n’existe pas, ce qui ne change rien…

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Biographies | Commentaires (0) |  Facebook | |

03 01 16

Guerres et steppes...

Nicolas II et Alexandra de Russie – Une tragédie impériale.jpgNicolas II : coupable ou martyr ? Coupable et martyr ? Longtemps, l’histoire officielle, d’inspiration marxiste, l’a accablé, chargé de tous les crimes, accusé de toutes les erreurs. Depuis 1998, la spectaculaire révision de son rôle, de son attitude, de son influence, les drames personnels qu’il a subis, l’engrenage de la Première Guerre mondiale, nous montrent un autre souverain et un homme différent de celui qu’on présentait, dépassé par les événements, miné par la fatalité et finalement broyé par une histoire particulièrement tragique.

Dans une passionnante biographie illustrée intitulée Nicolas II et Alexandra de Russie – Une tragédie impériale (Paris, Éditions Perrin), l’historiographe français Jean des Cars, spécialiste averti et faisant autorité de la noblesse européenne et des familles régnantes [1], dresse le portrait du couple formé par Nicolas II et Alexandra Fedorovna et celui de leurs enfants : les grandes duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexis, qui naîtra hémophile, un calvaire pour son entourage, une menace sur la dynastie.

Écoutons-le :

 « Il y a près d'un siècle, le massacre de la famille impériale de Russie, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, a horrifié le monde. Aujourd'hui, le dernier tsar, Nicolas II, son épouse Alexandra, leurs filles, les quatre grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, et leur fils le tsarévitch Alexis, que l'Église orthodoxe a canonisés en 2003 en raison de leur “comportement chrétien”, font l'objet d'un culte et d'une vénération populaires.

On oublie souvent que les membres du couple impérial, très amoureux, avaient vécu, dans leur jeunesse respective, des traumatismes familiaux les ayant marqués à vie. Même leur mariage, maladroitement célébré en plein deuil de la Cour après le décès prématuré d'Alexandre II, fait coïncider leur bonheur avec la lourde charge de l'Empire russe. Dans leur intimité, la tsarine vit dans la terreur des crises menaçant la vie de son petit garçon hémophile et la culpabilité d'être la responsable de sa maladie.

Dès son avènement, le nouveau tsar déçoit. Après l'autoritarisme affirmé de son père, on espérait de cet homme de 26 ans un certain libéralisme, un intérêt envers les souffrances du peuple. La déception sera grande. Nicolas II est un autocrate, fidèle à la rigueur politique d'Alexandre III, pour le meilleur et pour le pire. Le pire arrive bientôt : en 1904, la catastrophique guerre contre le Japon est suivie de la “première Révolution” de 1905 qui l'oblige à des concessions.

Nicolas II et Alexandra de Russie – Une tragédie impériale (photo du bal costumé).jpg

Le 13 février 1903, au palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg, un grandiose bal costumé commémore le bicentenaire de la fondation de la ville par Pierre le Grand. Dans leurs costumes de Cour du XVIIe siècle, le tsar et la tsarine sont méconnaissables.

Le meilleur est sa vie personnelle et familiale, n'était la santé du tsarévitch qui permettra à Raspoutine de gagner la confiance des souverains jusqu'à exercer une influence désastreuse. Au même moment, la Russie se modernise et hisse l'Empire au rang des grandes puissances mondiales. Malheureusement, le déclenchement de la guerre à l'été 1914 conduit l'Europe dans une hécatombe dont personne n'avait mesuré l'ampleur ni la durée et qui pousse le tsar à abdiquer.

Pour la famille impériale, le calvaire commence : de la résidence surveillée de Tsarskoïe Selo jusqu'au transfert en Sibérie, de Tobolsk à Ekaterinbourg, la fin des Romanov est programmée. Leur exécution sonne le glas définitif de l'Empire. Mais nul, alors, ne pouvait supposer que cette fin elle-même serait la condition de leur future réhabilitation. »

Une histoire palpitante, d’amour, de guerre, de révolution, d’injustice et de mort, comparable à celle du magnifique Docteur Jivago de Boris Pasternak et tout aussi formidablement racontée, mais bien réelle, hélas !

Bernard DELCORD

Nicolas II et Alexandra de Russie – Une tragédie impériale par Jean des Cars, Paris, Éditions Perrin, octobre 2015, 462 pp. en quadrichromie au format 16 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 28,40 € (prix Belgique)

 

[1] Journaliste et écrivain, Jean Marie de Pérusse des Cars, dit Jean des Cars, né en 1943, est l’historien des grandes dynasties européennes et de leurs plus illustres représentants. Parmi ses grands succès : Louis II de Bavière ou le Roi foudroyé, Sissi ou la Fatalité, La Saga des Romanov, La Saga des Habsbourg, La Saga des Windsor, La Saga des reines, La Saga des favorites et Le Sceptre et le sang. Ses ouvrages font l’objet de traductions, notamment en Europe centrale.

19 12 15

Qui ne badine avec l'amitié

" La fidélité en amitié est une des plus belles qualités de Benoît Poelvoorde."

téléchargement (2).jpg

Fort d'une complicité - sans complaisance, il insiste - de quelque vingt ans avec l'acteur belge Benoît Poelvoorde, Hugues Dayez aurait certainement pu esquisser sa biographie. Il ne l'a pas voulu, préférant nous restituer les entretiens significatifs  menés depuis 1922, à Cannes-  année de sortie du film-culte, Ca s'est passé près de chez vous, jusqu'à ces derniers mois, à l'occasion de la sortie conjointe du Tout nouveau Testament et d' Une famille à louer.

Une façon de laisser libre et intéressante parole à l'acteur, sans effaroucher sa pudeur, ni s'égarer dans les méandres de sa vie privée.

Les rencontres réalisées lors de L'Intime Festival - dont le Namurois Bernard Poelvoorde est l'instigateur - nous avaient déjà révélé un être sensé, sensible,  lecteur éclectique et pointu, sous sa carapace encombrante de joyeux luron; les entretiens, finement menés par notre Monsieur Cinéma belge,  révèlent l'être généreux et l'authenticité de ses choix de vie. Des réponses franches, sans tabou qui transpercent les entretiens de régulières remises en question.

" Benoît se pose beaucoup de questions mais n'a pas de plan de carrière. C'est ce qui fait son charmer...et son talon d'Achille."

Le  portrait  subtil d'un acteur qui a su rendre le Belge "tendance" à Paris sans perte d'identité, ni fusion dans un moule.

Poelvoorde, L'inclassable, Entretiens (1992-2015), Hugues Dayez, Ed. La Renaissance du Livre, nov. 2015, 274 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Biographies | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 12 15

L'idée de Dieu, l'idée de l'âme

_vieilliard baron tourpê.jpgCe n'est pas un livre facile, mais quel bonheur de suivre ce dialogue entre le docteur en philosophie, Emmanuel Tourpe, et le professeur émérite de philosophie, en particulier la philosophie de la religion, connu pour ses travaux sur l'idéalisme allemand (Novalis, Hördelin), sur Bergson et Lavelle, qu'est Jean-Louis Vieillard-Baron. « L'idée de Dieu, l'idée de l'âme » passe en revue sa vie, ses études, ses oeuvres, ses idées.

Voici ce qu'il dit de la religion : « La religion chrétienne a joué un rôle dans ma vocation philosophique ; car elle avait deux atouts à mes yeux, sa doctrine, intellectuellement très attrayante, très axée sur les mystères de l'existence, et très spéculative aussi avec la prodigieuse élaboration de la Trinité, et la prière comme exercice spirituel, dépouillement de l'âme devant Dieu. J'étais beaucoup moins sensible, à tort certainement, à l'aspect communautaire, à l’Église comme union institutionnelle des croyants, à l'aspect sacramentel aussi. »

Il est intéressant de suivre et de comprendre aussi sa manière d'étudier. Il dit « Concentrer son attention, c'est cela qui est une vraie décision philosophique. » Et ceci qui est superbe : « Très tôt j'ai eu la chance de me jeter à l'eau pour apprendre à nager, tant bien que mal, souvent mal, mais parfois bien. Au moins, j'ai eu la satisfaction, comme Montaigne, de me faire une vérité à moi. Je pressentais que je ne pouvais être sage que par moi-même. Il a fallu beaucoup de temps pour y parvenir. »

A propos du temps : « Mais, entre le temps physique des choses et le temps vécu de la conscience, il y a deux intermédiaires instructifs : le temps biologique, qui est le temps de la croissance et du vieillissement, et le temps social, qui est le temps de la vie en commun. Le premier nous ouvre vers le temps cosmique ; le second nous oriente vers l'histoire des hommes. »

« C'est le passé qui, s'il est évoqué, et quand nous le rappelons, devient présent. »

Bien sûr à propos de l'âme : « Nous avons à faire une essence de l’existence qui nous est donnée. »

Et surtout : « En fait, c'est tout au cours de notre vie qui nous constituons notre âme et l'éternisons. Plus nous sommes engagés dans les affaires du monde et plus nous nous éloignons de notre âme. Il faut une certaine sagesse pour savoir prendre sa place dans l’éternité. »

Tout ce qui concerne l'art et les artistes m'a particulièrement intéressé, voici, par exemple : « Je ne suis pas certain que les artistes soient bien conscients de tout ce qu'ils mettent dans leur art. Mais je suis certain d'une chose : c'est que les artistes médiocres n'attachent d'importance qu'à la technique de leur art, alors que les vrais artistes ont une pensée personnelle vigoureuse et profonde. »

Et : « L'appréciation des oeuvres d'art est difficile et exigeante ; certains n'aiment ni les musées ni les salles de concert. »

Et : « Dans ce domaine, la connaissance ne nuit pas à l'émotion, heureusement. »

Et surtout : « Dans notre univers médiatique, la culture reste l'élément le plus déterminant de l’émancipation individuelle et collective. »

Cette phrase de Rainer Maria Rilke dans « Lettres à un jeune poète », que vous connaissez peut-être, devrait nous apparaître à tout moment de doute dans nos métiers de création : « La critique est la pire ennemie de l'art, car ce qui convient aux œuvres d'art, ce n'est pas la critique, mais l'amour. »

Bonne découverte ! Je ne vous donne encore qu'une phrase essentielle :

« C'est à nous qu'il appartient d'avoir une âme en réalisant notre vocation personnelle. »

 

Jacques MERCIER

 

« L'idée de Dieu, l'idée de l'âme », Essai, Jean-Louis Vieillard-Baron et Emmanuel Tourpe. 192 pp. Les dialogues des petits Platons 2014. 18 euros.

01 11 15

Saisons d’enfer…

Verlaine en Belgique (cover).jpgIllustré de nombreux documents, pour la plupart inédits ou peu connus et publié dans le cadre des activités de Mons 2015, capitale européenne de la culture, le livre de Bernard Bousmanne [1] intitulé Verlaine en Belgique et paru aux Éditions Mardaga à Bruxelles sert de catalogue à l’exposition Verlaine Cellule 252 Turbulences poétiques qui se tient jusqu’au 24 janvier 2016 au BAM (Musée des Beaux-Arts de Mons).

En voici l’excellente présentation par l’éditeur, en tout point conforme au contenu du livre :

« Véritable roman épique, cet ouvrage d’histoire littéraire débute par la dispute à Bruxelles entre Arthur Rimbaud (1854-1891) et Paul Verlaine (1844-1896), amants passionnels, et le coup de feu à l’origine du procès judiciaire à l’encontre de l’auteur des superbes Romances sans paroles. Le récit se déplace ensuite vers la prison de Mons où Verlaine, condamné à deux ans d’emprisonnement (1873-1875), termine plusieurs de ses chefs-d’œuvre. Truffé d’anecdotes historiques, le livre relate longuement ces années sous les verrous en les replaçant dans l’univers carcéral de l’époque. Au “régime de la pistole”, orphelin de Rimbaud, Verlaine vit alors sa propre Saison en enfer derrière les barreaux.

En 1893, on retrouve le poète lors de son retour en Belgique pour une série de conférences. Il a 49 ans mais en paraît vingt de plus. Il passe alors d’hôpitaux en garnis provisoires, s’abîme dans l’alcool et l’absinthe. Se traînant en clochard ténébreux, il est tiraillé entre les deux harpies qui partagent ses dernières années d’existence : Eugénie Krantz, une fielleuse sournoise et irascible, et Philomène Boudin, une vague prostituée. Pourtant, beaucoup voient dans ce vieux faune taciturne le plus grand écrivain français depuis la mort de Victor Hugo. Toute la Belgique littéraire et artistique se presse pour l’écouter.

Grâce à cet ouvrage, le lecteur est plongé pour la première fois au cœur même de cet épisode tumultueux de la vie du poète. Il accompagne ce dernier, pas à pas, à travers plus de 200 documents, pour la plupart peu connus, retrouvés après cinq ans de recherches dans les réserves des principales bibliothèques européennes ou conservés en collections privées.

En filigrane de ce destin d’écriture, se cachent les différents acteurs de cette « aventure Verlaine » : sa mère, Élisa Dehée, Mathilde Mauté, l’épouse bafouée, son fils Georges, le juge Théodore t’Serstevens, mais aussi Félicien Rops, Oscar Wilde, Victor Hugo, Stéphane Mallarmé, témoins essentiels de cette errance magnifique, d’autres encore…

Et, bien sûr, dans l’ombre, Rimbaud, le “Satan adolescent”… » 

Verlaine en Belgique (Lettre de Rimbaud à Verlaine).jpg

Lettre de Rimbaud à Verlaine écrite à Londres le 7 juillet 1873.

Bruxelles, KBR, Cabinet des manuscrits, ms. II 6368, fol. 23r.

Bernard DELCORD

Verlaine en Belgiquepar Bernard Bousmanne, Bruxelles, Éditions Mardaga, collection « Histoire », octobre 2015, 352 pp. en quadrichromie au format 30 x 23 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 45 €

 

Informations pratiques :

Verlaine. Cellule 252 Turbulences poétiques

Cette exposition vous plonge dans un « cheminement Verlaine » à travers l’homme et ses textes, à partir de nombreux documents originaux et exceptionnels.

Adresse :

BAM

Rue Neuve, 8

B-7000 Mons

Horaires :

Du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00 jusqu’au 24/01/2016

Tarifs :

12€ / 9€ (ticket combiné avec l’exposition Parade Sauvage)

Réservations individuelles par téléphone au 00 32(0)65 39 59 39 ou sur le site www.mons2015.eu

Réservations pour les  groupes et visites guidées par téléphone au 00 32(0)65 35 34 88 ou sur le site groupes@ville.mons.be

Une coproduction de la Fondation Mons 2015, du Pôle muséal de la Ville de Mons et de la Bibliothèque royale de Belgique.


[1] Docteur en histoire de la civilisation médiévale et président du Centre international de Codicologie, Bernard Bousmanne dirige depuis près de vingt ans le Département des Manuscrits de la Bibliothèque royale de Belgique où sont conservés la plupart des documents de « l’Affaire Rimbaud-Verlaine ». Membre du comité scientifique de la Revue Verlaine, il est notamment l’auteur d’une monographie intitulée Reviens, reviens, cher ami. Rimbaud-Verlaine. L’Affaire de Bruxelles (Calmann-Lévy) consacrée aux relations entre les deux poètes.

17 10 15

Autant en a emporté le vent…

Robert Lee Qui suis-je.jpgIl y a 150 ans s’achevait la guerre de Sécession survenue entre 1861 et 1865 et impliquant les États-Unis d'Amérique (« l'Union »), dirigés par Abraham Lincoln, et les États confédérés d'Amérique (« la Confédération »), dirigés par Jefferson Davis et qui rassemblaient onze États du Sud qui avaient fait sécession des États-Unis.

L'Union comprenait tous les États abolitionnistes et cinq États « frontaliers » esclavagistes. Elle était dirigée par Abraham Lincoln et le Parti républicain. Lincoln était profondément opposé à l'esclavage et souhaitait son abolition dans les territoires détenus par les États-Unis. Sa victoire à l'élection présidentielle de 1860 entraîna une première sécession de sept États du Sud, avant même que Lincoln ne prenne ses fonctions.

Les combats commencèrent le 12 avril 1861, lorsque les forces confédérées attaquèrent une installation militaire de l'Union à Fort Sumter, dans la baie de Charleston en Caroline du Sud, parce que les soldats nordistes avaient refusé de l'évacuer malgré les menaces des sudistes.

Lincoln répondit en mobilisant une armée de volontaires dans chaque État, ce qui conduisit à la sécession de quatre États esclavagistes sudistes supplémentaires. Durant la première année de la guerre, l'Union s'assura du contrôle de la frontière des États sécessionnistes et établit un blocus naval alors que les deux camps renforçaient leur armée et leurs ressources.

En 1862, des batailles comme celles de Shiloh et d'Antietam causèrent des pertes comme jamais dans l'histoire militaire américaine.

Dans l'Est, le chef militaire de la Confédération, Robert E. Lee (1807-1870), remporta une série de victoires sur les armées de l'Union, mais il perdit la bataille de Gettysburg au début de juillet 1863, ce qui constitua un tournant de la guerre.

Les victoires de Vicksburg et de Port Hudson remportées par Ulysses Grant achevèrent la prise de contrôle du fleuve Mississippi par les troupes de l'Union.

Grant mena de sanglantes batailles d'usure contre Lee en 1864, l'obligeant à défendre Richmond en Virginie, la capitale des Confédérés. Le général de l'Union William Sherman prit Atlanta en Géorgie, et commença sa marche vers la mer, dévastant une large partie du territoire de la Géorgie. Puis la résistance des Confédérés s'effondra après la reddition du général Lee au général Grant à Appomattox, le 9 avril 1865.

Pour l’anecdote, notons que la plantation d'Arlington de Robert Lee a été saisie par les troupes nordistes et ses terres transformées en cimetière militaire (Cimetière national d'Arlington).

Outre un nombre indéterminé de victimes civiles, cette guerre provoqua la mort de 620 000 soldats, dont 360 000 nordistes et 260 000 sudistes.

Considéré par les historiens comme la charnière technique entre les guerres napoléoniennes et les guerres plus modernes qui suivirent, c’est le conflit le plus meurtrier qu'aient connu les USA à ce jour.

Il mit fin à l'esclavage aux États-Unis, restaura l'Union et renforça le rôle du gouvernement fédéral.

Les conséquences économiques, politiques et sociales de cette guerre continuent d'influer sur la pensée américaine contemporaine [1].

Fait peu connu du grand public, on a recensé environ 26 000 engagés français, dont environ 40% combattirent avec le Nord, et 60% environ avec le Sud. Les données étant très imprécises, on ne sait si ces chiffres comprennent ou pas les 3 000 citoyens français de la Légion française (French Brigade) de La Nouvelle-Orléans, sous le commandement d’officiers comme Philippe de Marigny de Mandeville, Albin Rochereau, Félix Ferrier, Brogniet et Charles Janvier.

Le triple cinquantenaire de la chute de la Confédération sudiste a été l’occasion de diverses publications nostalgiques [2] aux États-Unis, mais aussi en France où le journaliste d’extrême droite Alain Sanders [3] a donné aux Éditions Pardès à Grez-sur-Loing une biographie intitulée Robert Lee Qui suis-je ? qui, si elle donne clairement dans l’hagiographie politico-militaire sudiste, n’en constitue pas moins l’une des deux seules biographies du général disponibles en langue française [4] et une intéressante source documentaire (bibliographique et photographique, notamment) pour les historiens.

Voici ce qu’il en dit :

« Considéré comme l’un des meilleurs stratèges de l’armée des États-Unis, Robert Edward Lee était tout désigné – le poste lui fut proposé – pour diriger les forces unionistes nordistes pendant la guerre de Sécession. Sa loyauté sans failles à la Virginie de ses ancêtres lui fit choisir, tout au contraire, de prendre le commandement en chef des forces confédérées sudistes. Il est ainsi passé à la postérité comme le héros symbolique de ce que les Sudistes d’hier et d’aujourd’hui ont appelé “la Cause”.

Nous proposons le portrait d’un homme qui ne sollicita jamais aucun mandat politique et qui n’approuvait pas, en tant qu’institution [5], l’esclavage, “mal moral et politique”.

Seule figure de l’histoire des États-Unis capable de contrebalancer celle d’Abraham Lincoln [6], il fut l’incarnation même du gentleman sudiste, dans la lignée des Cavaliers de Charles Ier opposés aux Têtes Rondes du dictateur Cromwell.

Un soldat chrétien, mais pas un puritain.

Après la défaite, il revint à la vie civile et contribua, sans jamais rien renier, à la difficile réconciliation du Nord yankee et du Dixieland.

La popularité de Lee, surnommé “l’homme de marbre”, jamais démentie malgré les coups du sort, s’accrut encore après sa disparition, jusqu’à atteindre et dépasser la “frontière” entre le Nord et le Sud, la célèbre Mason-Dixon Line. »

Nous ajouterons pour notre part qu’après la guerre, il devint président de l'université de Washington (à Lexington, en Virginie), qui fut rebaptisée Washington and Lee University après sa mort et est aujourd’hui l’une des plus vieilles et des plus prestigieuses universités des États-Unis.

Lee soutint le programme du président Andrew Johnson prônant la reconstruction, tout en s'opposant aux propositions des Républicains radicaux visant à donner aux esclaves libérés le droit de vote et à retirer le droit de vote aux ex-Confédérés [7].

Ce fut peut-être un assez honnête homme, mais englué dans une cause indéfendable…

Car la réduction en esclavage d’un être humain par un autre est, a été et sera toujours une abomination !

SOMMAIRE :

Introduction

I Un gentleman exemplaire

II Un héros tragique

III Les Lee, une élite virginienne

IV Les Custis d’Arlington

V La guerre mexicaine

VI L’affaire de Harpers Ferry

VII Général en chef de Virginie

VII L’effort de guerre

IX Sur les champs de bataille

X Terres sanglantes

XI La mort au bout de tous les chemins

XII Gettysburg

XII Sur la défensive

XIII Le début de la fin

XIV Le Sud à genoux

XV Le tombeau du général Lee

Annexes

Bernard DELCORD

Robert Lee Qui suis-je ? par Alain Sanders, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection « Qui suis-je ? », septembre 2015, 128 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 € (prix France)


[2] Voire racistes…

[3] Voici la présentation que son livre donne de lui : « Journaliste au quotidien Présent, spécialiste de l'Amérique française, Alain Sanders est l'auteur de quelque 80 ouvrages : recueils de poésies, pièces de théâtre, romans, essais, bandes dessinées, reportages. Il est l'auteur, avec Bernard Lugan, de l'adaptation et des paroles des Partisans blancs. Animateur de l'association Country Music attitude, membre de la SACEM, il est parolier de nombreuses chansons country ».

[4] Celle de Vincent Bernard, Robert E. Lee, la légende sudiste, parue chez Perrin en 2014 et qui compte 450 pages, est exhaustive et très documentée, mais d’un abord complexe.

[5] C’est nous qui soulignons…

[6] À l’époque seulement, bien entendu…