12 10 07

Miller tourne Grimberg

GRIMBERG Secret 1Voilà un livre qui a fait l'unanimité. Prix goncourt des Lycéens, Prix des lectrices de Elle, il reparaît aujourd'hui tant chez Grasset qu'au Livre de Poche pour cause d'adaptation cinématographique.

GRIMBERT Secret 2
Et quelle adaptation ! Claude Miller a joué la carte de la fidélité au roman de Philippe Grimbert. L'histoire de ce jeune homme qui en invente une autre : un frère qui n'existe pas mais qui est plus beau, plus fort, plus talentueux, plus intelligent. Mais tout l'univers familial que ce jeune homme s'invente auprès des copains de passage s'écroule le jour il apprend que ce grand frère a réellement existé. A existé.
L'auteur de "La petite robe de Paul" a touché les lecteurs et réuni la critique avec son histoire. Claude Miller, le réalisateur de "La meilleure façon de marcher" et de "Garde à vue" en traduisant les mots en images en a transcendé l'émotion.
Merveilleuse réussite servie par Cécile de France et Patrick Bruel.
En salles.


Un secret
envoyé par caro8049

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12 10 07

Le manuscrit oublié de Jean-Paul Sartre

SARTRE TYPHUSWaouw ! Un inédit de Jean-Paul Sartre. Plus d’un quart de siècle après la disparition du philosophe-écrivain-activiste, l’œuvre de Sartre se vend encore à plus d’un million de volumes par an. C’est donc avec beaucoup d’intérêt et (surtout) une grande émotion que nous avons découvert cet été : « Typhus ».
Ce n’est pas un roman mais un scénario, celui d’un film qui ne fut jamais tourné. Bien accueilli par la production (nous sommes en 1943), cette dernière reviendra sur son enthousiasme par après. Sartre, alors accaparé par de nouveaux projets et par l’écriture de sa trilogie, n’insistera pas, abandonnant le scénario à Jean Delaunnoy. En 1953, Yves Allégret tournera « Les orgueilleux » avec Gérard Philippe et Michèle Morgan, un film inspiré par « Typhus » mais dont Sartre refusera d’endosser la paternité.
Qu’on soit rassuré rayon « Fonds de tiroir », « Typhus » n’est pas le premier scénario de Jean-Paul Sartre à être publié ; « Les jeux sont faits » avaient été édités de son vivant, une vingtaine d’années après la sortie du film.
Exhumé de la Bibliothèque Nationale où il s’ennuyait d’une seconde vie, cet inédit de Sartre est avant tout une joie, celle de parcourir une œuvre de fiction inconnue, comme si nous étions encore des contemporains du père de l’existentialisme.
J’en oubliais le pitch, que ceux qui ont vu l’excellent « Les orgueilleux » connaissent. La Malaisie en pleine épidémie de typhus. Un car d’Européens quitte précipitamment une ville ravagée par la maladie. A son bord, un homme et une femme, artistes de Music Hall à qui rien n’a réussi, même pas la vie commune. Leur odyssée va croiser le chemin d’un autre Français, ancien médecin devenu alcoolique, une épave échouée au bout du monde et qui n’espère plus un jour reprendre la mer.
Brice Depasse

SARTRE années40


«Typhus», Jean-Paul Sartre, Préface d'Arlette Elkaïm-Sartre, Gallimard, 198p, 17,50€

Acheter Typhus

Ci-dessous un extrait du très beau film d'Yves Allégret, probablement celui qui reproduit le plus fidèlement une scène écrite par Sartre dans "Typhus", scène dans laquelle Gérard Philippe, incarnant l'ex-médecin, alcoolique, danse pour le prix d'une bouteille d'alcool.

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11 10 07

Fantasy d'hiver

PULLMANDepuis la sortie plus que lucrative de Harry Potter dans les salles de cinéma et le raz-de-marée provoqué par le succès tant critique que public de la trilogie du Seigneur des Anneaux, les studios hollywoodiens – bien aidés par les évolutions fantastiques des technologies digitales – essaient les uns après les autres d’accrocher à leur tableau d’honneur des sagas de fantasy inspirées de romans populaires. Après Narnia ou Eragon, et avant Les Chroniques de Spiderwick, cet hiver c’est New Line (les producteurs qui avaient pariés sur Peter Jackson et un certain anneau unique) qui nous proposent une excursion dans les Royaumes du Nord.
La Boussole d'or est adaptée du premier tome de « A la Croisée des Mondes » de Philip Pullman, une excellente saga fantastique qui prend racine dans un monde qui ressemble à l’Angleterre victorienne… Mais y mêle dirigeables géants, créatures mythiques, sorcières, ours polaires en armures et décors baroques. Le tout au service d’une histoire vieille comme le monde, une lutte entre le Bien et Mal au cœur de laquelle la jeune héroïne, Lyra, devra grandir et trouver ses repères.
Pour cette adaptation luxueuse, New Line a mis les petits plats dans les grands et convoqué une liste d’acteurs solides (Nicole Kidman, Daniel Craig, Sam Eliott…). La bande annonce, pleine de mystère, de souffle et de moments épiques promet un hiver magique. En salles le 5 décembre.
Chris Corthouts

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04 10 07

1408 : La chambre des morts

140873. C’est au dernier recensement, le nombre d’adaptations officielles des œuvres de Stephen King produites pour le grand ou le petit écran. Evidemment, avec un tel éventail, la qualité fait le grand écart. Cela va de l’excellent Misery, au totalement risible Children of The Corn 4, en passant par de bonnes adaptations télévisuelles de romans incontournables (The Stand, It…). Depuis quelque temps, pourtant, le maître de Bangor semblait avoir perdu un peu de son attrait pour les producteurs de long métrages… Mais le renouveau de la terreur pure, portée par quelques série B joliment secouées, a de nouveau ouvert les portes – et surtout les tiroirs caisses ! – des studios hollywoodiens.
Premier long à sortir, « 1408 » adapte une nouvelle parue à la fois dans un recueil audio lu par le maître himself (pour les anglophiles, un véritable régal !) et dans Tout est Fatal, paru chez Albin Michel en 2003.
« 1408 » c’est du Stephen King horrifique de la plus pure veine. Mike Enslin, auteur de bouquins de pseudo-épouvante, ne croit pas une seule seconde au surnaturel. Lorsqu’il apprend, par hasard, que la chambre 1408 du Dolphin Hotel est soi-disant hantée, il décide pour les besoins d’un nouveau « guide spectral » d’y passer la nuit. Evidemment, pas besoin d’être grand clerc, ni médium (désolé, je ne l’ai pas fait exprès…) pour deviner que le pauvre Mike va passer une sale nuit ! Jouant habillement sur la surprise et la brisure avec la réalité, base essentielle de tout récit fantastique que se respecte, King se livre, dans 1408, à un exercice de style proche d’un « Shinning », réduisant la hantise à une seule chambre… pour mieux distiller la terreur, mais également le doute dans l’esprit d’un héros qui ne sait plus très bien s’il perd les pédales ou s’il doit faire appel à SOS Fantômes !
Avec John Cusak, excellent acteur trop souvent oublié et Samuel Jackson dans le rôle archétypal de « celui qui sait et met en garde », cette adaptation augure du meilleur pour le retour de Stephen King sur le grand écran. En fin d’année, c’est Frank Darabont, impérial avec son adaptation de La Rédemption de Shawshank, qui nous proposera son adaptation de l’étouffant Brume. Les amateurs n’ont pas fini de trembler…
Dr Corthouts


VO 1408 Bande annonce
envoyé par Saku399

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29 09 07

Deux fils de pub pour 99 F

BEIGBEDER 99FLe "99 francs" de Frédéric Beigbeder est un livre très controversé, culte. Il suffit pour vous en convaincre de lire les 70 (!) commentaires de lecteurs sur Fnac.com. On adore ou on déteste. Je ne parlerai pas de l'image de l'auteur. Aucune influence sur moi. Je ne regarde pas la télévision. Je ne l'y ai jamais vu.
Et donc, j'ai vraiment beaucoup aimé "99 francs". Je ne comprends pas ceux qui prétendent que Beigbeder n'a aucun style. Ils auraient peut-être été de ceux qui, leurs contemporains, vilipendèrent Zola, Céline, Camus. Pour le reste, nous verrons si tout cela vieillira aussi bien. Ce n'est pas à nous d'en décider.
Et le film ? Avec Jan Kounen à la réalisation, les producteurs ont fait un pari : un écrivain controversé + un metteur en scène très controversé = un grand film ou un désastre.
Courez voir "99 francs", soyez smart, quoi !
Brice Depasse

  FREDERIC BEGBEIDER - Brice Depasse


BEIGBEDER Le manuel
Si vous avez apprécié le film, les éditions Télémaque publient "99 francs, le manuel d'utilisation de la société d'hyperconsommation". Dans ce livre, Frédéric Beigbeder (l'auteur - comédien) et Jan Kounen (le réalisateur) ont glissé "tout ce qu’ils n’ont pas pu écrire dans le roman ou montrer dans le film «99 F» : textes et témoignages inédits, fausses publicités, chiffres effarants, dessins exclusifs… "
En couverture, l'affiche du film voulue par Beigbeder et refusée par les producteurs.

Acheter 99 francs, le manuel d'utilisation de la société d'hyperconsommation de Beigbeder et Kounen

Acheter « 99 francs », le roman original de Fréféric Beigbeder en Folio

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13 09 07

On tourne sur Bute street

LEVY AMIS AMOURSLe tournage de « Mes amis, mes amours » occupera Vincent Lindon, Florence Forresti, Virginie Ledoyen, Pascal Elbé (qui incarne le personnage pour lequel Patrick Timsit était pressenti) et la réalisatrice Lorraine Lévy les neuf semaines à venir sur Londres et Paris.
On connaît Lorraine Lévy pour son travail de réalisateur (« La première fois que j’ai eu 20 ans), de scénariste mais aussi de conseillère puisque c’est elle qui, il y a huit ans, à poussé son frère à écrire son « Et si c’était vrai ».
« Mes amis, mes amours » est encore et toujours dans le peloton de tête des meilleures ventes en livre de poche depuis une kyrielle de semaines.
Entretien avec Marc Lévy autour des amis et des amours en cliquant sur la couverture.



"Mes amis, mes amours", Marc Lévy, Pocket, 237p, 6,70€.

Acheter Mes amis, mes amours

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25 08 07

Le peintre et le jardinier

CUECO jardinierAprès avoir adapté avec brio les effroyables jardins de Michel Quint (écoutez-le en parler en cliquant sur la couverture), Jean Becker (L'été meurtrier) s'intéresse de près au "Dialogue avec mon jardinier" d'Henri Cueco qui venait de paraître au Seuil. Il pense immédiatement à son ami Jacques Villeret (qui vient de donner vie à l'admirable clown triste de Michel Quint) et se met à l'écriture du scénario. Gardant la majorité des (nombreux) dialogues du roman, Becker réinvente le personnage du peintre qu'incarnera Daniel Auteuil. La disparition de Jacques Villeret faillit entraîner l'abandon du projet. Daniel Darroussin a repris avec tout le génie de retenue qu'on lui connaît le rôle du jardinier, l'ami d'enfance du célèbre peintre revenu sur ses terres et avec lequel il va partager sa vision de la vie.
Si vous avez aimé "Effroyables jardins", vous serez conquis par ce film, ode à la gentilesse, la simplicité et la naïveté.
Brice Depasse



Achetez Dialogue avec mon jardinier

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18 08 07

Christian Jacq au cinéma

JACQ La reine soleilAlors que nombre de ses livres ont été acheté pour le cinéma, "La reine Soleil" est le premier des best sellers de Christian Jacq a être porté à l'écran. L'auteur de "Ramsès" confesse avoir été étonné d'apprendre qu'il s'agirait d'un dessin animé. Publié à la fin des années 80, ce roman en deux parties met en scène le destin d'une des filles de Nefertiti et Akhénaton, le pharaon réformateur. LA REINE SOLEIL

On attend beaucoup du 7ème art qui pourrait trouver dans l'oeuvre de Christian Jacq matière à quelques très grands films si les producteurs confiaient ses livres à des scénaristes et réalisateurs ambitieux.
"La reine soleil" qui vient de sortir en salles, aura pour premier public les enfants, ce qui est loin d'être une mauvaise chose. Il y a tant à leur apprendre.
Nicky Depasse

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15 08 07

L'esprit teenager

DESPENTES TEEN SPIRITAprès "Baise-moi", un livre et un film qui ne passèrent pas inaperçus médiatiquement, c'est au tour de "Teen spirit" d'être porté à l'écran. Le roman de Virginie Despentes devient "Tel père, telle fille" dans la mise en scène d'Olivier De Plas. Si le film est beaucoup plus léger que le livre, il en respecte la trame (c'est bien le minimum qu'on attende d'un cinéaste, sinon quel est encore l'intérêt de l'adaptation) : un trentenaire apprend subitement de son ex qu'il a une fille de treize ans, une ado qui va débouler dans sa vie en panne.
TEL PERE afficheLe héros incarné par Vincent Elbaz vit reclus dans le roman, est un rocker has been dans le film.
C'est de loin le livre le moins dramatique de Virginie Despentes, d'où cette inattendue comédie de moeurs, même si l'auteure (aujourd'hui en Espagne) n'a pas participé à son adaptation.
Brice Depasse

TEL PERE

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05 08 07

Phénoménal Ratatouille

RATATOUILLEIl était une fois un rat de banlieue qui rêvait de Paris. Mais pas pour ses égouts, non, pour les cuisines de ses restaurants. Depuis qu'il est tombé amoureux du livre de cuisine du chef Gusteaud, "Tout le monde peut cuisiner", Rémi a compris que manger peut être une fin en soi, un plaisir qui ouvre une porte sur une autre vie. Ce rat pas comme les autres a appris les saveurs, découvert le goût et refuse de faire les poubelles.Chassé de la maison de campagne qu'il occupe avec sa colonie, il se retrouve, au coeur de Paris, entraîné par le fantôme de Gusteaud hantant le livre qui lui a servi de radeau dans les égouts. Après avoir squatté la cuisine du grand restaurant, il va, par accident, former un duo avec le commis des poubelles et devenir le chef cuistot le plus petit du monde.
Ratatouille des studios Pixar est une merveille de beauté, d'intelligence et de mise en scène. Le scénario admirable est servi par une brochette de personnages extrêmement riches, une esthétique soignée, des décors fouillés, des dialogues savoureux et une foule de références cinématographiques et culinaires. Les clichés américains du Paris cuisine-Tour Eiffel-accordéon sont à prendre au second degré. Les gags durent rarement plus d'une seconde et se succèdent à un train d'enfer. Mention spéciale au personnage du critique culinaire (aux traits de Louis Jouvet) et à Remi, le plus beau rat de l'histoire de l'animation. Ratatouille est un ovni, un morceau de 7°art, un pur chef d'oeuvre.
Je vous parle des livres pour enfants et du livre de recettes Ratatouille dès qu'ils nous parviennent. En attendant, voici un long extrait du film présenté par son réalisteur. Du bonheur !
Nicky Depasse

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