10 04 07

Truman Capote always & everywhere

SACNDALEUSEMENTEst-ce le fait qu'il fut si mondain qui vaut à cet écrivain génial, Truman Capote, d'être de plus en plus souvent sujet/objet de fiction en littérature ou cinéma ? L'auteur de "Breakfast at Tiffany's" et de "In cold blood" retrouve son physique (qu'on croyait inimitable) incarné sur grand écran pour la seconde fois en quelques mois.
Le film, "Scandaleusement célèbre" (Infamous), actuellement sur les écrans, met en scène Truman Capote menant une enquête (ben tiens !) sous les traits de l'acteur Toby Jones. Il trouvera dans cette réalité la matière à son classique "De sang froid". Dans les seconds rôles, notons Sigourney Weaver et Sandra Bullock.

INFAMOUS Toby and Sigourney



TRUMAN CAPOTECi-dessous, vous pouvez visionner la bande-annonce de "Capote". Ce film de Bennett Miller (un des meilleurs de l'année 2005) est déjà disponible en DVD. La composition de Philip Seymour Hoffman va peut-être faire de l'ombre à celle de Toby Jones. Quoique ...
Ce film s'est inspiré de la biographie de référence écrite par Gérald Clarke, publiée il y a plus de quinze ans et qui a reparu (bien sûr) avec l'affiche du film en couverture.

Truman-capote Toby

breakfast at tiffanysEt en bonus, la bande annonce de "Breakfast at Tiffany's" (traduit bizarrement en français à l'époque par "Diamant sur canapé"), un des classiques de Truman Capote qui immortalisa la splendide Audrey Hepburn et le beau George Peppard et valut à Frank Sinatra et Henri Mancini un oscar pour "Moon river".
Probablement le meilleur film de Blake Edwards et sûrement un triomphe pour Truman Capote. A lire et à voir, si ce n'est déjà fait (comme Nicky, qui le connaît par coeur) dans tous les sens.

Breakfast at Tiffanys

CAPOTE SANG FROIDDeuxième et dernier bonus, la bande annonce du film de Richard Brooks, "In cold blood", "De sang froid" (bien traduit, cette fois), qui sortit en 1967.

CAPOTE COLD BLOODL'action des deux derniers films "Infamous" et "Truman Capote" mettent tous deux l'écrivain en situation durant les années de la rédaction de "In cold blood".


In Cold Blood 1967
envoyé par seidrik

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01 04 07

Soyons dignes; ils nous observent

WERBER FILMEnfin ! "Nos amis les Terriens", le premier long métrage de Bernard Werber sera sur les grands écrans le 18 avril prochain. Ce film atypique qui présente la race humaine, ses moeurs grégaires et personnels, incarnés par Pierre Arditi (l'extraterrestre commentateur-conteur), Audrey Dana et Boris Ventura Diaz, les sujets d'études, a été produit par Claude Lelouch. j'avais eu l'occasion de m'entretenir avec Beranrd Werber de ce film pendant son montage l'an dernier. Cliquez sur l'affiche pour écouter.

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01 04 07

Elizabeth Taylor n'est pas comédienne

ANGEL TAYLORNi américaine. Cette bibliothécaire anglaise, devenue madame Taylor après avoir épousé un homme d'affaires, fut une des grandes romancières du XX° siècle britannique. L'adaptation cinématographique d'un de ses romans par François Ozon lui apportera peut-être une notoriété posthume auprès du grand public francophone.
Brice Depasse
" Voici un roman dont le sujet est le don d'une vie à l'écriture, et cela conté d'une façon si romanesque que nous sommes pris dans une sorte de tourbillon circulaire et dramatique. L'extravagante enfant qui en est l'héroïne, Angel, qui est tout sauf angélique, nous apparaît tout de suite rétive, méprisant l'épicerie où travaille sa mère, absente de la vie quotidienne, volontairement aveugle au réel. "
Diane de Margelle

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28 03 07

DVD Poche : Casino royale

CASINO ROYALELe nouveau James Bond, nouvelle mouture, nouveau ton, "Casino Royale" va bientôt paraître en DVD. Outre la particularité d'offrir un nouveau visage à l'agent secret le moins secret de Sa Majesté, il s'inspire de la première aventure littéraire de James Bond, publiée par Ian Fleming en avril 1953, soit il y a 54 ans !
Ouvrir Casino Royale c'est effectuer un fascinant voyage dans le temps... Tant sur le plan contextuel, que sur le plan littéraire. Le contexte d'abord. 1953. La Seconde Guerre Mondiale est encore un souvenir vivace, l'Europe est déchirée entre les géants de l'Est et de l'Ouest, la guerre froide compte ses premières victimes et la planète entière devient une sorte d'échiquier géant où les Etats Unis et l'URSS, accompagnés de leurs alliés, avancent impitoyablement leurs pions.
La littérature ensuite. Là où Fleming marque des points c'est dans son envie de nous faire partager le quotidien de l'espion James Bond dans ce qu'il a de plus intime, de plus prosaïque. Dans ce premier roman, qui raconte simplement comme Bond tente de mettre en échec un mercenaire/espion au cours d'une partie de Baccara, Fleming est loin, très loin des adversaires plus grands que nature qui tenteront ensuite de dominer le monde dans Goldfinger, Operation Tonerre ou Dr No. James Bond est plutôt dépeint comme un fonctionnaire un peu particulier, affublé du permis de tuer, lancé sur les routes d'Europe pour mener une guerre secrète contre la toute puissance URSS. Il en devient par là même plus humain, faillible et torturé, retrouvant son statut de héros romanesque. Un statut que son alter-ego cinématographique - plus proche du super héros quasi invincible - lui ravira dès 1963.

CASINO LIVRE

Piquant aussi de voir à quel point le « politiquement correct » n'avait pas cours dans la littérature d'aventures de l'époque, où l'on retrouve des phrases comme cette réflexion concernant Vesper Lynn , personnage féminin principal de l'aventure : « Les femmes sont faites pour la récréation. Quand on travaille, elles se mettent dans vos pieds, elles embrouillent tout, avec la sexualité, les susceptibilités et tout le bagage d'émotions qui leur fait escorte. Il faut les surveiller, prendre soint d'elles ». Une autre manière de voir le monde, cela ne fait aucun doute !
Chris Corthouts

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25 03 07

Tout Gavalda

GAVALDAGAVALDA POCHEAh, il me faut l'avouer, le Dr Corthouts est un peu comme tout le monde ! En quoi ? Et bien, il lui arrive de passer complètement à côté d'un livre, puis d'ensuite y revenir à cause du battage médiatique que son adaptation cinématographique provoque aux quatre coins de nos journaux télévisés. Avouons aussi que le nez plongé dans mes meurtres en série, mes assassins de vielles femmes et mes policiers aux étranges manies, je n'ai pas toujours mes radars grands ouverts pour capter les tressaillements de la toile tissée par les romans dit « de littérature classique ». Dans ce cas précis, c'est une conversation avec une amie (si elle me lit, elle se reconnaîtra, je la remercie bien bas...) qui m'a lancé sur la piste d'Anna Gavalda et son « Ensemble c'est tout », adapté pour le grand écran par Claude Berri, avec Audrey Tautou et Guillaume Canet dans les premiers rôles.
Les responsables de la promo de J'ai Lu n'étant pas tombés de la dernière pluie, je n'eus aucune difficulté à dénicher la version poche du roman dans une grande chaîne de magasin spécialisé dans la consommation culturelle... Hein ? Oui, la FNAC. Si on ne peut plus s'offrir une petite figure de style de temps à autre...
Soit. Je m'installais confortablement, le livre serré entre mes pognes encore toutes tâchées du sang laissé part le dernier Stuart Mac Bride et je basculais rapidement dans un univers totalement fascinant.
Je crois que « liberté de ton et d'écriture » sont les mots qui me viennent en tête lorsque je repense à cette histoire, somme toute « classique », de quatre perdus de la vie dont le destin se télescope entre les murs d'un appartement parisien. Une liberté de ton et d'écriture qui transforme une aventure mille fois vécue en un moment de pur bonheur, un fil tendu sur lequel les acteurs du mélodrame jouent les funambules. Une liberté de ton et d'écriture qui offre aux dialogues une justesse, un naturel, une force, une véritable résonance. Une liberté de ton et d'écriture, enfin, qui emplit le roman d'un modernisme rafraîchissant, d'une foule de références que l'on ne pensait retrouver, justement, que dans les romans de genre.

GAVALDA QQunUn sourire béat sur le visage, je ne pouvais en rester là... Je remerciais donc une fois encore la machine promotionnelle de J'ai Lu d'avoir ajouté, aux piles du roman adapté, la réédition salutaire des deux premiers ouvrages de Miss Gavalda, « Je voulais que quelqu'un m'attende quelque part » et « Je l'aimais ».
Le premier est un recueil de nouvelles, petits écrins dans lequel s'alignent des essais, des expériences, des tentatives narratives aux fortunes diverses mais toujours intéressantes. Je retiendrais, (chassez le naturel, il revient au galop...) ce « Fait du Jour » dont la chute trouverait sans mal une place dans un épisode de la Quatrième Dimension, ou « Clic Clac » dont l'humour décalé et le style tout en finesse intrigue surprend. Ah oui, j'oublais l'hilarant « Junior » dont le côté burlesque et gore ne déplairait sans doute pas à un Tarantino !

GAVALDA AMAISLe second, roman, difficile, que l'on devine atrocement biographique, apporte déjà les prémices de ce que sera « Ensemble et c'est tout », mais tarde un peu à s'envoler, comme si, durant les cinquante premières page, Anna Gavalda s'était débattue à la fois avec un sujet trop « proche » et une forme encore complexe à appréhender. Mais ce sont là des détails à côté de la charge émotionnelle que dégage un récit puissant qui pilonne les clichés avec une sombre détermination.
Hé oui... Une longue chronique du Dr Corthouts, entièrement consacrée à trois ouvrages dans lesquels personne ne meurt... du moins pas de mort suspecte.
Mais trois romans où la vie triomphe... Non pas sans détour, mais par de tortueux chemins creusés de larmes... et de rire. Merci Mrs Gavalda, d'avoir ainsi distrait le Dr Corthouts de ses sombres lectures habituelles. A quand l'interview choc ?
Chris Corthouts

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25 03 07

Sortie DVD : "Je vais bien, ne t'en fais pas"

LIORET ADAMLa jeune Claire est caissière dans un Shopi parisien. Elle est belle et pourtant souffre d’un mal vivre profond.
Mal d’être ignorée par les amis universitaires de Nadia, une caissière jobiste qui étudie la sociologie. « Et toi, tu fais quoi comme cursus ? ». « Sup de caisse ! ». On ne lui parlera plus de la soirée.
Et puis mal de Loïc, le petit frère intello qui à l’âge de 18 ans a quitté le domicile familial du jour au lendemain suite à une dispute avec le père.
Loïc envoie parfois une carte postale à sa sœur avec juste une phrase : « Je vais bien, ne t’en fais pas. » Rien d’autre.Publié en 1999, ce roman d’Olivier Adam contient déjà ce qui fit la force de « Falaises », le livre qui lui valut l’an dernier de figurer dans le dernier carré des prétendants au prix Goncourt, face à Houellebecq et Weyergans. Grand oublié de cette saison des prix, le voilà récompensé par une très belle adaptation cinématographique de Philippe Lioret et deux César : meilleur espoir féminin pour Mélanie Laurent et meilleur second rôle masculin pour Kad Mérad. Le livre, lui, reparaît à point nommé chez Pocket.
Brice Depasse

ADAM



Regardez ce film, lisez ce livre et puis aussi "Falaises". Découvrez Olivier Adam.
Ci-dessous, le clip de la chanson du film qui devient culte.

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25 03 07

De Sin City à Sparte

Le livre illsutré de et par Frank Miller, le créateur de Sin City, a fait couler beaucoup d'encre outre-atlantique et outre-manche. Non seulement pour la violence des combats et l'idéologie sous-jacente mais surtout pour la qualité exceptionnelle du dessin, de la mise en page et des couleurs.
A BD hors-norme, adaptation cinématographique hors-norme. 300, le film de Zack Snyder, est excessif dans tous les domaines : tension, dialogues, images, violence, décors (numériques ahurissants), scénario, ... Il faut s'attendre à un succès populaire phénoménal.
Reste une question fondamentale : les héros de ce film ne vont-ils pas transmettre un (très) mauvais message au jeune public ?

300 film300



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22 03 07

Molière mauvais tragédien

MOLIERE Livre

Par Vincent Engel (visitez son site).

Il fallait oser… Refaire un film sur Molière après celui de Mnouchkine relevait de la gageure. Mais le parti pris de Laurent Tirard était à l’opposée de celui de son illustre prédécesseur : plutôt que de raconter la vie de Molière, il a opté pour une période peu connue de sa biographie et a choisi de renverser la perspective habituelle, qui cherche dans l’oeuvre de l’auteur les échos de sa vie.
Le Molière de Tirard raconte en effet l’histoire d’un Molière qui rêve d’être tragédien… Faisant faillite, il se retrouve en prison. L’en sort un bourgeois, M. Jourdain, qui en échange lui demande de lui apprendre à jouer la comédie pour dire devant elle une pièce qu’il a écrite en l’honneur d’une jeune veuve dont il est épris.
Partant des pièces les plus connues de Molière, Tirard s’amuse à inventer une histoire que Molière aurait vécue et qui lui aurait inspirée ces mêmes pièces.
Cela donne un film amusant, aux dialogues ciselés et à la photographie superbe, avec un Luchini magnifique de sobriété, ce qui n’était pas un petit défi pour cet acteur plutôt connu pour son cabotinage ! Un très beau travail de direction d’acteur…

De tout cela et du reste, Laurent Tirard s’est entretenu…


ÉCOUTEZ L'INTERVIEW DE L'AUTEUR









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17 03 07

Hommage à Mademoiselle

SPARKComme dans la chanson de Voulzy si ce n'est que Miss Brodie oeuvre dans une école très huppée d'Edimbourg dans les années trente.
Ce très beau classique de Muriel Spark nous plonge dans l'univers d'un professeur qui enseigne aux jeunes filles de façon peu conventionnelle pour l'époque mais tellement chatoyante. Une avant-gardiste qui leur parle de la Renaissance, de Mussolini ... et de sexe. Ce best-seller, publié en 1961, a été adapté au cinéma avec succès. Révélant Maggie Smith sur le grand écran, il fût même en compétition à Cannes à la fin des années soixante.
Muriel Spark, d'origine écossaise, nouvelliste, poétesse mais aussi biographe (notamment d'Emilie Brontë) fût une grande dame des lettres qu'on aurait tort d'oublier. Elle nous a quittés il y a presqu'un an, en avril 2006, en Toscane, où elle vivait.
Merci madame, pour vos mots qui nous enchanteront encore longtemps.
"Les belles années de Mademoiselle Brodie" est édité dans la collection Motifs, au Serpent à plumes.
Muriel Spark avait publié récemment "A cent lieues de Kensington" et "Portobello Road".
Nicky Depasse

MISS BRODIE AFFICHE

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17 03 07

Ecrire pour exister

Voilà un film qui va probablement susciter beaucoup de vocations parmi la jeunesse de ce début de siècle. Et c'est un film américain. Alléluia.
Sorti sur nos écrans mercredi.

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