04 07 10

Une belle performance !

Le Petit Larousse illustré 2011Le Petit Larousse illustré 2011 est un grand cru qui aligne des chiffres impressionnants : 150 000 définitions (dont
150 nouvelles, comprenant les très belges « brèle », « ket »,
« outre-Quiévrain » et « pelant(e) »), 28 000 noms propres (dont 50 font leur entrée, parmi lesquels Philippe Geluck, Daniel Cohn-Bendit, Sabine Azéma, Line Renaud, Guy Bedos, Pénélope Cruz, Sean Penn, François Cheng et Philippe Delerm), 5 000 illustrations, 300 cartes, 105 planches illustrées
(8 nouvelles sont consacrées aux coraux, aux plantes carnivores, aux habitats traditionnels, aux grands ponts du monde, aux animaux en voie de disparition, aux épices, aux prix Nobel de la paix et à la Coupe du monde de football), 40 dessins humoristiques (de Cabu, MissTic, Moebius, Soledad, Wolinski…) et… un micro-dictionnaire offert en cadeau,
Le Plus Petit Dictionnaire Larousse. Sans oublier, bien entendu, les fameuses pages roses où fleurissent citations, proverbes et phrases historiques à quoi s’ajoute une chronologie universelle illustrée recensant 1200 événements, et le tout pour une trentaine d’euro. Ce qui prouve au passage la véracité de l’adage selon lequel « Qui peut le plus peut le moins » !
Bernard DELCORD
Le Petit Larousse illustré 2011, Paris, Éditions Larousse, juin 2010, 1811 pp. en quadrichromie au format 15,5 x 23,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,90 € (prix France)

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13 06 10

Le Mauvais Usage…

Dictionnaire de l’argotEn rédigeant la nouvelle édition de son légendaire Dictionnaire de l’argot, parue récemment chez Robert Laffont dans la collection « Bouquins », Albert Doillon a produit une œuvre de bénédictin de la langue verte : des milliers d’entrées (dont la variété plonge ses racines dans une diachronie qui va du XVe siècle à 2010), 1792 pages, des exemples innombrables pour éclairer les définitions, des citations culturelles ou littéraires et des informations grammaticales ou étymologiques, une bibliographie de choc et de passionnantes annexes.
Dans sa préface, Claude Duneton rappelle que « l'argot, le vrai, le dur argot des temps jadis, c'est le langage codé créé par les tire-laine, les voleurs de tout acabit, les bandits de grands chemins… ». Sans oublier les prostituées et leurs souteneurs !
Ce langage est devenu, avec le temps, une sorte de langue parallèle, authentique et populaire, pleine de brio et de fantaisie, qui n'a cessé de se renouveler et de s'enrichir. Le Dictionnaire d'Albert Doillon en fournit la preuve : il y fait l'inventaire aussi bien des mots d'argot ancien que des néologismes les plus récents qu’il traite sous cinq rubriques illustrant les principales préoccupations actuelles : « L'argent », « La santé », « Le sexe », « Le sport » et « La violence ».
Si l’on sait, par exemple, qu’une doudou est une femme des Îles et que les doudounes fleurissent dans le corsage des femmes accortes, il est moins connu, sans doute, qu’une doudoute est un pédéraste et les douillettes des testicules, non ? Et qu’un « ressort de caleçon » est une préparation aphrodisiaque... Ou qu’on dit d’une personne à l’haleine fétide qu’elle a « avalé une chaise percée »... Que quand on recouvre la santé, on « remonte sur sa bête »... Qu’une femme à la poitrine opulente
« a une livraison de bois devant sa porte »... Que dans le langage du cirque, on appelait « typhus » le public non payant... Que « donner la bénédiction des pieds et des mains », c’est être pendu... Qu’un
« babouin » est un bouton d’herpès labial... Qu’une « rouillarde » est une épée... Et que « manger la feuille de match », c’est, au football, manquer un but normalement facile à marquer et qui pouvait décider de la victoire...
Une belle occasion de s’instruire, après s’être précipité chez son libraire, pas vrai ?
Bernard DELCORD

Dictionnaire de l’argot par Albert Doillon, préface de Claude Duneton, Paris, Éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », mars 2010, 1792 pp. en noir et blanc au format
13,2 x 19,8 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 35 € (prix France)

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30 04 10

Pour ne plus devoir prendre le buzz…

99 mots et expressions à foutre à la poubelleFaisant (apparemment seulement) la nique au cher Bernard Pivot qui s’évertue dans des ouvrages comme 100 mots à sauver (paru au Livre de poche) à préserver de la déchéance et de l’oubli moult vocables et locutions d’antan, le grammairien iconoclaste Jean-Loup Chiflet a recensé 99 mots et expressions à foutre à la poubelle, qui donnent un petit essai d’une belle drôlerie publié chez Points à Paris, où les vrais et faux « jeunes » sont appelés à réinvestir dans la langue française correcte. Foin donc des à plus et à très vite, des au jour d’aujourd’hui et des au niveau de, des c’est clair et des c’est classe, de la dangerosité et des effectivement, des Blacks et du jeunisme ou des seniors, des moi personnellement et de la globalisation, du microcosme et des erreurs de casting, des tout à fait et des t’es où, des y a pas de souci ou y a pas photo
Car, quelque part, il faut cesser de booster, de causer, de connoter, de décrypter, de demander après, de disjoncter, d’impacter, d’instrumentaliser, de nominer, d’optimiser, de percuter, de positiver, de rebondir, de sécuriser ou de solutionner à tout-va et en dépit du bon sens lexical. Telle est en tout cas la problématique de l’auteur, qui bien qu’il soit actuellement sur Paris (et non pas dans le 9-3), n’a aucune envie de surfer sur la mode ni de prendre le buzz en pleine poitrine, et le signal fort qu’il envoie au lecteur lambda est que, quelque part, bien parler la langue de l’hexagone n’est que du bonheur
Un bel opus donc, parfaitement jubilatoire, et qui s’inscrit en faux contre une quelconque dangerosité, pour l’usager de l’idiome franco-français, de causer d’une manière pas trop formatée par le sociétal, vous voyez ce que je veux dire... Faute de quoi, on ira dans le mur, et rien que d’y penser, ça m’interpelle et ça me gave
Par conséquent, une réaction citoyenne s’impose d’urgence : point barre et bisou à tous !
Bernard DELCORD

99 mots et expressions à foutre à la poubelle par Jean-Loup Chiflet, illustrations de Pascal Le Brun, Paris, Éditions Points, collection « Le goût des mots » dirigée par Philippe Delerm, novembre 2009, 128 pp. en noir et blanc au format 13 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleur, 10 € (prix France)

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29 04 10

Ce que bien parler veut dire…

Un mot pour un autreRecensant et illustrant les principales difficultés d’usage des paronymes français dans un amusant petit essai intitulé Un mot pour un autre paru récemment aux Éditions Points à Paris, le Carolorégien Rémi Bertrand établit avec verve et humour les distinguos utiles au bon usage de termes comme acception et acceptation, affection et affectation, agonir et agoniser, agréer et agréger, aïeuls et aïeux, armistice et amnistie (deux termes d’actualité politique en Belgique, soit dit en passant), blanchiment, blanchissement et blanchissage, collision et collusion, dédier et dédicacer, dénoter, détoner et détonner, effleurer et affleurer, empreint et emprunt, événement et avènement, fugitif et furtif, harde et horde, injonction et injection, intention et attention, mystifier et mythifier, notable et notoire, original, originel et originaire, perpétrer et perpétuer, personnifier et personnaliser, prodige et prodigue, rabattre et rebattre, ou encore suggestion et sujétion…
Recourant à un style certes fort éloigné de celui de nos maîtres Maurice Grevisse, André Goosse ou Joseph Hanse, mais ô combien vivant, spirituel et actuel, il donne à voir et à comprendre avec précision ce qui différencie ces mots apparemment proches et régulièrement intervertis. Un exemple de sa verve ? « Mystifier et mythifier : Il était une fois deux mots qui se ressemblaient comme deux gouttes d’eau… L’un était toujours à son S, l’autre fumait sans arrêt son H. Outre cette apparence débonnaire, ils partageaient une passion : raconter des histoires. Mais ils n’excellaient pas dans le même registre. Mystifier appréciait les mystères. Mythifier préférait les mythes… Et c’était là la seule manière de distinguer ces deux Grecs : l’un né de μυοτης, “initié aux… mystères”, l’autre de μυθος, “parole, fable”. Mystifier menait son public en bateau, tantôt par simple plaisir, tantôt pour se tirer d’affaire : un jour il s’amusait aux dépens de ses spectateurs en leur faisant avaler n’importe quoi, le lendemain il parvenait à embellir une réalité difficile pour regagner la confiance de son auditoire aveuglé. Mythifier enrobait le monde de superlatifs et de majuscules, statufiant à tout-va, transformant le particulier en universel, l’ordinaire en extraordinaire, lui donnant une dimension “mythique”, ne parlant plus de lui que par allégories, et finissant par croire lui-même à sa “mythologie”. Mythifier glorifiait ; mystifier manipulait. Mythifier se racontait des histoires ; mystifier “en” racontait ». Joli, non ?
Bernard DELCORD

Un mot pour un autre par Rémi Bertrand avec des dessins au trait de l’auteur, Paris, Éditions Points, collection « Le goût des mots » dirigée par Philippe Delerm, septembre 2009, 188 pp. en noir et blanc au format 13 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleur, 6,50 € (prix France)

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28 04 10

N’est pas breughelien qui veut…

Comment parler le belgeL'article ci-dessous a paru dans la livraisons du 28/04/10 de l'hebdomadaire satirique bruxellois PAN :

Avec Comment parler le belge et le comprendre (ce qui est moins simple) qu’il vient de faire paraître aux Éditions Points à Paris, le Carolorégien Philippe Genion se pique de vouloir présenter avec humour (?) et irrévérence (??) aux Parisiens de la rive gauche le vocabulaire et les tournures de phrases propres à la langue de Voltaire telle qu’elle se pratique dans Ce Pays. Le résultat est, bien entendu, à la mesure des attentes : pitoyable et lamentable. Outre que, on se demande pourquoi, il consacre force notices à des personnalités plus ou moins belges (il présente comme tel feu l’humoriste Édouard Caillau, en l’appelant « Cailleau », alors qu’il s’agit d’un Français qui fit carrière à la RTB pas encore « F » ; il parle de l’acteur Jacques Lip –au lieu de Jacques Lippe– et René Magritte est exclusivement décrit comme
« Peintre belge, grand amateur de pipes », KOLOSSALE FINESSE !), ses définitions de mots pourtant habilement choisis sont épaisses, régulièrement graveleuses, assez souvent imprécises (il laisse, par exemple, accroire que c’est en voyant Christiane Lenain, née en 1935, jouer dans Le mariage de Mlle Beulemans que Marcel Pagnol a eu l’idée de rédiger sa trilogie marseillaise, alors que Marius a été joué en 1929 ; c’est toutefois bien en voyant la pièce belge en 1926 que Pagnol a eu ce coup de génie, mais sans avoir applaudi Christiane Lenain, évidemment…), voire carrément fausses (« à se taper le cul par terre » n’est pas un belgicisme et on retrouve cette expression chez Georges Brassens, entre autres…) ainsi que constamment truffées d’appréciations personnelles de mauvais aloi (il distribue les bravos à ses copains comme Stéphane Steeman ou Jacques Careuil et vilipende ceux qu’il n’aime pas comme les frères Taloche ou Sandra Kim, vous voyez le niveau ?), de goût douteux –les attaques sur le physique des gens fusent, à prétexte que l’auteur, qui parle sans cesse de lui-même, est obèse– ou hors de propos (il consacre une notice à… son conjoint). Tout cela aurait cependant pu être compensé par de la zwanze ou de la gouaille, façon Coluche, Bob Dechamps ou Le Grand Jojo. Oui, en effet. Cela aurait pu…
PANTHOTAL

Comment parler le belge et le comprendre (ce qui est moins simple) par Philippe Genion, Paris, Éditions Points, collection « Le goût des mots » dirigée par Philippe Delerm, avril 2010, 176 pp. en noir et blanc au format 13 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleur, 10 € (prix France)

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17 04 10

À cheval sur les mots…

L'hippiphonieGrâce à L’hippiphonie, l’argot du turf qui vient de paraître chez Horay à Paris, vous saurez tout du vocabulaire si particulier des parieurs, des lads, des jockeys et des entraîneurs de chevaux. Car l’auteur, qui signe Léfanstouf et qui est visiblement un aficionado des champs de courses, s’y entend à merveille pour décoder en termes clairs un langage qui ne l’est pas.
Car si la Sainte-Trinité, par exemple, c’est – of course ! – le tiercé gagnant et si on appelle casserole le casque du cavalier, le quart d’heure de Rabelais désigne le temps d’attente du développement de la photo finish, ce qui n’est pas évident, et un crocodile est aussi bien un jockey malhonnête qu’un cheval imbattable. Quant à l’elephant juice, c’est un doping pour cheval, le startinge, c’est le départ d’une course, le turf, c’est la pelouse et donc l’hippodrome, un hold-up, c’est une victoire facile sans sollicitation du cheval par son jockey, mettre les ouistingouses, c’est tirer sur la bride pour retenir sa monture (du nom de la firme Westinghouse qui fit breveter un système de freins pour locomotives) et un falza, c’est un faux départ (ce mot dérivant de l’anglais false-start).
La langue de Shakespeare revue et corrigée par les titis de Ménilmuche ou de Pantin est, on le voit, loin d’être absente dans cet argot de la gagne. Il est vrai, comme l’écrit l’auteur, que « le système anglais d'organisation des courses de chevaux tel qu'on le connaît s'est implanté en France à la fin du XIXe siècle. Attirée par l'argent facile et le flambe, la faune des bas-fonds parisiens a rapidement investi la “Butte”, l'hippodrome d'Auteuil. Aux anglicismes techniques alors utilisés sur le turf se mélange la langue verte de la voyoucratie, pour donner cet argot spécifique aux courtines. »
Une langue verte comme la salade (c’est la chute de plusieurs jockeys sur un même obstacle) et un livre de belle allure (il est somptueusement illustré) qui se parcourt à bride abattue !
Bernard DELCORD

L’hippiphonie, l’argot du turf par Léfanstouf, Paris, Éditions Horay, collection « Cabinet de curiosités », avril 2010, 204 pp en quadrichromie au format 16 x 16 cm sous couverture brochée en couleur et à rabats, 17 €

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16 04 10

De Al (Crane) à Zep…

Dictionnaire mondial de la BDVéritable encyclopédie illustrée (l’ouvrage contient 1200 images) du 9e art, le Dictionnaire mondial de la BD par Patrick Gaumer, qui vient de paraître aux Éditions Larousse à Paris, aborde aussi bien les personnages que les dessinateurs, les scénaristes, les séries, les éditeurs et les revues qui ont fait ou font encore des « petits Mickeys » de jadis l’une des formes les plus vivaces, les plus riches et les plus créatives de la culture populaire à travers toute la planète. L’ouvrage s’organise autour de 2200 entrées qui vont du marin A. Babord au dessinateur et scénariste Jacques Hurtubise dit Zyx en passant par Raymond Briggs, Cabu, Cori le Moussaillon, Guido Crepax, Donald, Bob & Johan De Moor, Wil Eisner, André Franquin, René Goscinny, Kit Carson, Largo Winch, Gérard Lauzier, Nikita Mandryka, Max et Lili, Milo Manara, Petzi, Hugo Pratt, Spider-man, Spirou et Fantasio, Tardi, le magazine Tintin, le Vieux Nick, Kenji Yamamoto…
Toutes les formes de graphisme sont abordées, les nouvelles tendances sont examinées (la vague des « indépendants », le succès des mangas japonais et les effets de la mondialisation, par exemple), les termes techniques sont expliqués et la production de quelques pays et continents (États-Unis, Belgique, France, Japon, Argentine, Italie, Espagne, Québec, Corée du Sud, Chine, Afrique, Grande-Bretagne, Australie et Nouvelle-Zélande, Mexique, Brésil...) est présentée dans un beau cahier de 96 pages en couleur. Un livre magnifique, mille sabords !
Bernard DELCORD

Dictionnaire mondial de la BD par Patrick Gaumer, Paris, Éditions Larousse, mars 2010, 954 pp. en noir et blanc + 96 pp. en quadrichromie au format 19,5 x 27 cm sous couverture cartonnée en couleur, 45 €

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12 04 10

Le Who’s who d’Hollywood

501 acteursPrésentant la crème des interprètes du cinéma occidental (et assimilé : la Chine y est présente, mais pas l’Inde…) à travers les âges, le répertoire intitulé 501 acteurs qui vient de paraître chez Omnibus à Paris fournit, pour chacune des vedettes évoquées, une courte biographie commentée, une ou deux photographies et une filmographie express, de quoi susciter l’intérêt des amateurs ou raviver les souvenirs des cinéphiles. Car, si tout le monde (ou presque : tempus fugit…) situe encore aisément Marilyn Monroe, James Dean, Marlon Brando, Humphrey Bogart, Laurel & Hardy, David Niven, Gérard Philipe ou Fernandel et sait qui sont Nicole Kidman, Brad Pitt, Audrey Tautou, Sandrine Bonnaire, Leonardo DiCaprio, Julia Roberts ou Will Smith, il n’en va pas nécessairement de même pour des stars plus anciennes comme Mary Pickford, Mae West, W.C. Fields, Raimu, Erich von Stroheim, Joan Crawford, Jean Harlow, Bette Davis, Harold Lloyd, Vivien Leigh, Spencer Tracy, Gene Kelly,Yul Brinner, Ingrid Bergman, William Holden ou Virna Lisi qui eurent pourtant leurs (parfois nombreuses) heures de gloire. Sic transit gloria mundi… assuraient les Anciens. Heureusement qu’il y a de tels bouquins – et les cinémathèques !
Bernard DELCORD

501 acteurs, ouvrage collectif sous la direction de Steven Jay Scheider, Paris, Éditions Omnibus, avril 2010, 640 pp. en quadrichromie au format 16 x 21 cm sous couverture brochée en couleur et à rabats, 27 €

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31 03 10

Un dico pour Sarko

Dictionnaire de la racailleL'article ci-dessous a paru dans la livraison du 31/03/10 de l'hebdomadaire satirique bruxellois PAN :

Le hasard, on le sait, fait parfois bien les choses, et c’est le cas pour le manuscrit secret d’Adolphe Gronfier (1846-1893), ci-devant commissaire de police à Paris,
qui annota soigneusement les deux gros volumes de son exemplaire du très officiel Dictionnaire général de police administrative et judiciaire, un pavé daté de 1875, sorte de bible des flics de la République conservatrice. L’ouvrage a été retrouvé par hasard et par un écrivain, Hervé Jubert, dans une brocante en 1998, et montré par celui-ci à Bruno Fuligni, un historien spécialiste du monde politique, de la police et de l’insolite. Banco ! Ces notes proprement stupéfiantes viennent de paraître aux Éditions Horay à Paris sous le titre de Dictionnaire de la racaille, avec des illustrations d’époque habilement sélectionnées. « Dans le Paris d'Adolphe Gronfier, on mange du pain à la craie et des pâtisseries aux hydrocarbures. Le passant croise les rastaquouères pour femme, faux épileptiques, les robignoleurs. On joue au calot, à la ratière, à la bourguignotte ou à la boule orientale. On va se mesurer aux lutteurs de foire ou contempler la femme-torpille dans sa baraque. On confie son courrier secret à la femme boîte-aux-lettres, on boit du casse-poitrine avec Sacha de la Glacière, le Prince de la Villette et autres terreurs des bas-fonds. Dans le sillage du commissaire écrivain, qui se fait l'encyclopédiste de la racaille, on visite des lieux aussi mal famés que l'infirmerie du Dépôt, la fourrière, la morgue, la mystérieuse halle aux faits-divers ou les épouvantables fabriques de culs-de-jatte... », écrit Bruno Fuligni. Un ouvrage passionnant, surprenant, (d)éton(n)ant, hilarant, réjouissant, mais aussi indispensable à la (re)lecture des œuvres d’Émile Zola, de Victor Hugo, des frères Goncourt ou d’Eugène Sue !
PANTHOTAL

Dictionnaire de la racaille, par Adolphe Gronfier, présentation de Bruno Fuligni, Paris, Éditions Horay, mars 2010, collection « Cabinet de curiosité(s) », 336 pp. en noir et blanc au format 16 x 16 cm sous couverture brochée en quadrichromie et à rabats, 19 €

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14 03 10

Parce que lire a toujours été un plaisir…

Dictionnaire des personnages populaires de la littératureRédigé par une pléiade d’auteurs contemporains, le Dictionnaire des personnages populaires de la littérature qui vient de paraître au Seuil à Paris ne manque ni de sel ni de piment ! C’est qu’il forme des couples improbables valant le détour : Cosette par Amélie Nothomb, Lady Chatterley par Catherine Millet, Tarzan par Alain Mabanckou, Fifi Brindacier par Mo Yan, Vautrin par Jean Vautrin… Car une centaine d’écrivains (parmi lesquels Pierre Assouline, Denis Tillinac, Jean-Baptiste Baronian, Danielle Sallenave, Gilles Lapouge, Michel Quint, Patrick Grainville, François Rivière, Emmanuel Pierrat et autres Bob Garcia) s’y attachent à faire revivre un de leurs personnages préférés de la littérature romanesque, à rappeler sa genèse et ses aventures, à jauger sa postérité.
Du capitaine Achab de Moby Dick à Zorro en passant par Angélique, marquise des Anges, Belphégor, Nestor Burma, le Club des Cinq, Croc-Blanc, Harry Dickson, Emmanuelle, les Filles du docteur March, Flicka, Frankenstein, le Grand Meaulnes, Ivanhoé, Jacquou le Croquant, Lolita, le commissaire Maigret, Meursault, Bob Morane, le capitaine Nemo, Quasimodo, Rastignac, Sherlock Holmes, le Saint, Oliver Twist, Ubu, Zazie… le lecteur est invité à une redécouverte décoiffante des œuvres qui ont fait la joie de son enfance, les émois de son adolescence et la passion de son âge mûr. Des articles thématiques (Aventuriers, Bagnards, Femmes fatales, Policiers…) et un double système de renvois complètent l’ensemble de ce qui constitue indubitablement un événement littéraire de taille !
Bernard DELCORD

Dictionnaire des personnages populaires de la littérature sous la direction de Stéfanie Delestré & Hagar Desanti, Paris, Éditions du Seuil, mars 2010, 780 pp. en noir et blanc au format 15,5 x 22,5 cm sous couverture brochée en couleur, 29,50 €

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