04 09 08

Terres indiennes

GERONIMONous vous invitons dans les grands espaces de l'Amérique du Nord mais aussi dans l'Histoire avec ce livre atypique publié en Français chez Albin Michel. Voyage dans le temps et dans l'espace, ce livre est le récit de Corine Sombrun, une Française passionnée d'ethnologie, et d'Harlyn Geronimo, l'arrière petit-fils du défenseur du peuple apache.
Outre le portrait croisé des deux Geronimo que plus d'un siècle sépare,ce road-book met en miroir la vie d'un Amérindien d'aujourd'hui avec celle de son aïeul, le dernier à avoir combattu l'armée et l'usurpation des colons blancs.
LE document à lire cet automne.
Francis Geffard, l'infatigable traducteur et éditeur de la grande Amérique vous en parle :

   FRANCIS GEFFARD – Brice Depasse

Sur les pas de Geronimo, de Corine Sombrun et Harlyn Geronimo, Albin Michel, Terres indiennes, 2008, 311p., 22€00.

01 09 08

Horum omnium…

Ces BelgesTraduit du néerlandais, le passionnant essai d’Ugo Janssens consacré à l’Histoire de la Belgique gauloise vient de paraître aux Éditions Racine à Bruxelles sous le titre Ces Belges « les plus braves ». Il connaît un succès considérable non seulement auprès des passionnés de l’Antiquité occidentale mais aussi chez nombre de nos compatriotes désireux de connaître les causes lointaines du poto-poto sociopolitique et linguistique dans lequel s’embourbe chaque jour davantage le pays où firent souche les Ménapiens, les Éburons, les Nerviens, les Trévires et les Morins. On y apprend que leurs ancêtres celtes étaient venus d’Asie centrale pour s’établir sur les rives de la mer du Nord et de la Manche et on découvre comment des Belges fondèrent Londres (avant de créer New York, bien plus tard, sous la houlette de l’Anversois Peter Stuyvesant !), abordèrent aux côtes occidentales de l’Irlande et prirent possession de la région qui s’étend de la Seine au Rhin. La Guerre des Gaules de César y est passée au crible, et la figure d’Ambiorix restaurée, la condition de la femme exposée, le rôle des druides et druidesses décrypté et les inventions belges d’alors mises en lumière : le savon et les cosmétiques, les fûts en bois et la cotte de maille, le tissu écossais à carreaux... Leur religion y est décrite, mais pas les origines de la frontière linguistique, dont certains spécialistes se demandent doctement si elle résulte de la fière résistance des Belges à l’envahisseur romain ou si elle est la conséquence de la géographie marécageuse de ce qui serait un jour le Flandre, géographie qui n’aurait guère incité les Romains à marquer de leur empreinte linguistique, économique et culturelle des régions aussi peu attrayantes et aussi misérables. Dans les deux cas, la « bravitude » de nos ancêtres ne saurait être mise en doute ! On ne peut, hélas, pas en dire autant de leurs descendants actuels…
Bernard DELCORD

Ces Belges « les plus braves » par Ugo Janssens, Bruxelles, Éditions Racine, 2008, 262 pp., 24,95 €

01 09 08

Une somme mémorable

CONGOCodirigée par l’universitaire congolaise Bibiane Tshibola Kalengayi et par Marc Quaghebeur, l’éminent patron des « Archives et Musée de la Littérature » regroupées au sein de la Bibliothèque royale Albert Ier à Bruxelles, la revue Congo-Meuse s’attache avec passion à croiser, sous un même label d’investigation, les corpus africain et belge. Elle vient de faire paraître coup sur coup, en collaboration avec les Éditions de l’Harmattan à Paris, quatre passionnants essais collectivement intitulés Aspects de la culture à l’époque coloniale en Afrique centrale, essentiellement au Congo. Le premier livre fait le point sur la formation et l’éducation prodiguées à l’époque et reproduit un texte de celui que nous tenons pour le plus grand auteur vivant de langue française, Valentin-Yves Mudimbe, tandis que le deuxième traite de la littérature et du théâtre, tant des Africains que des « Mundélés » ; le troisième inventorie la presse et reproduit des archives (comme le décoiffant témoignage du jeune étudiant bruxellois Roger Lallemand, futur président du Sénat belge, à son retour d’un long voyage au Congo en 1956) et le quatrième s’intéresse à la perception du corps (à travers le sport et la rumba, par exemple), de l’image (qu’il s’agisse de peinture, avec Auguste Mambour, de publicité ou de films en Super 8) et de l’espace architectural (tel qu’il se concrétisa notamment lors l’Exposition Internationale d’Élisabethville en 1931). Rehaussés de nombreuses photographies en noir et blanc ainsi que de dessins au trait et de documents divers, ces ouvrages ont été rédigés pour moitié par des contributeurs africains et belges.
Ils constituent un corpus passionnant, vivant et actuel, indispensable à qui veut jeter un regard lucide et exempt de parti pris sur l’un des composants les plus controversés de l’histoire de notre pays.
Bernard DELCORD

Aspects de la culture à l’époque coloniale en Afrique centrale, (I. Formation – Réinvention, II. Littérature – Théâtre Archives, III. Presse – Archives IV. Le corps – L’image – L’espace), Paris, L’Harmattan, 2008, 296 pp., 293 pp., 295 pp. ,273 pp., 25,50 € chacun.

31 08 08

Le prix de la Liberté

BELHASSINELe phénomène des grands patrons d'entreprise publiant leurs mémoires est moins présent en Europe qu'aux États-Unis où il fait recette. Raison de plus pour épingler ceux de Lotfi Belhassine qui fut le premier actionnaire privé du Club Med et patron d'Air Liberté, deuxième compagnie d'aviation civile française dont la fin brutale a fait les gros titres de la presse nationale.
Aujourd'hui à la tête de plusieurs chaînes de télévision dont celle du voyage Liberty TV, bien connue des Belges, Lotfi Belhassine se retourne sur une carrière qui fut avant tout celle d'un enfant gâté, d'un homme qui a été marqué par la réussite.
À souligner la passion de cet ancien organisateur de festivals pour Dante Alighieri et la littérature en général, une passion qui l'a poussé à apprendre l'italien pour lire l'auteur de la Divine comédie dans le texte original. Écoutez plutôt.

   LOTFI BELHASSINE - Brice Depasse 1
   LOTFI BELHASSINE - Brice Depasse 2

Chère Liberté : Tunis, Paris, Bruxelles, Lotfi Belhassine, Hugo et Compagnie, 2008, 195p., 19€00.

23 08 08

Les 62 salopards

GUIDE_supremeEn ces temps de chinoiseries contestées, une petite remise en perspective s'imposait, et c'est précisément ce que les Éditions Gingko à Paris ont fait en publiant « Le Guide suprême » de Patrick Boman, Bruno Fuligni, & consorts. Sous-titré « Petit dictionnaire des dictateurs », cet essai règle une fois pour toutes, sur un ton allègre et en quelques coups de cuiller à pot, leur compte à 62 truands de l'Histoire, à commencer par les gros calibres, Hitler, Staline, Lénine, Mao, Franco, Brejnev, Pétain, Mussolini, Pol Pot et Pinochet, mais aussi de plus petits poissons comme les Duvalier père et fils (Haïti), Amin Dada (Uganda), Khomeiny (Iran), Bokassa (Centrafrique), Stroessner (Paraguay), Salazar (Portugal), Niazov (Turkménistan) ou Mobutu (Zaïre). Quelques apprentis sont même évoqués, comme le beau Léon de Bouillon, l’ineffable Degrelle… Chacun se voit tailler le costume qu'il mérite, en deux ou trois pages bien envoyées, où tout est dit, même la sottise des intellectuels de gauche qui s'évertuèrent à chanter le los de crapules façon Staline et Mao, c'est bien connu, ainsi que des tyrans Sékou Touré (Guinée), Tito (Yougoslavie), Ceausescu (Roumanie), Saddam Hussein (Irak) ou Enver Hoxha (Albanie). Plus fort encore, l'ouvrage s'en prend à quelques potentats encore en vie, Castro (Cuba) en tête, suivi de Kérékou (Bénin), Kadhafi (Libye), Kim Jong-il (Corée du Nord), Loukachenko (Biélorussie), Mengistu (Éthiopie), Mugabe (Zimbabwe) ou Noriega (Panama). Pour chacun, on rappelle les différents surnoms et titres dont-ils se sont affublés (« Führer »,
« Grand Timonier », « Duce », « Caudillo », certes, et puisque le ridicule ne tue – hélas ! – pas les tueurs, « Le Moïse de notre époque », « Le seul Miracle » voire « Le Seigneur de toutes les Bêtes de la terre et de tous les Poissons de la Mer »), de même que l’on fait état de leurs prétentions intellectuelles ou scientifiques et, cerise sur le gâteau, on fournit un petit florilège de citations. Sans oublier les anecdotes, comme la mésaventure d'un général centrafricain, arrêté pour complot et engraissé en prison en vue de servir de ragoût impérial à Bokassa, ou la fin très morale du tyran tchèque Klement Gottwald qui mourut des suites d'une mauvaise grippe contractée aux funérailles de Staline ! De quoi rire (jaune), non ?
Bernard DELCORD

Le Guide suprême
par Patrick Boman, Bruno Fuligni, Dr Lichic, Stéphane Mahieu & Pascal Varejka, Gingko éditeur, Paris, 2008, 235 pp., 12 €

23 08 08

De la belle ouvrage !

LITTERATURE_FRANCOPHONIESaluons la parution à Paris chez CLE International (une filiale des Éditions Nathan), une fois n’est pas coutume, d’un ouvrage à vocation pédagogique – dont, de surcroît, nous avons eu l’occasion de relire les épreuves. Intitulé Littérature progressive de la Francophonie, il a été rédigé par deux éminentes spécialistes, Nicole Blondeau qui professe à l’université de Paris 8 et Ferroudja Allouche qui enseigne en lycée les lettres françaises et le français langue étrangère. Leur ouvrage, une anthologie à la portée d’un très vaste public (y compris non scolaire), donne l’occasion de (re)découvrir l’œuvre d’auteurs aussi différents que, entre autres, Arthur Adamov, Christine Arnothy, Samuel Beckett, Tahar Ben Jelloun, Jacques Brel, Blaise Cendrars, Aimé Césaire, Andrée Chédid, Raphaël Confiant, Bernard Dadié, Fatou Diome, Chahdortt Djavann, Mouloud Feraoun, Bertina Henrichs, Nancy Huston, Eugène Ionesco, Panaït Istrati, Julia Kristeva, Camara Laye, Henri Michaux, Anna Moï, Irène Némirovsky, Shan Sa, Jorge Semprun, Léopold Sedar Senghor, Georges Simenon, Henri Verneuil, Élie Wiesel, Marguerite Yourcenar… Soixante-six auteurs d’hier et d’aujourd’hui sont abordés à travers autant d’extraits regroupés par thèmes divers (Hospitalité, Femmes, S’exiler/passer la frontière, Enfances/école, Absurde, Dire l’indicible, S’aimer, Voyager) ou par genre (Enquêtes policières). Tous ont en commun la langue française, et le fait qu’aucun d’entre eux n’est né en France hexagonale. Chaque texte, présenté avec une biographie succincte et l’explication du vocabulaire (l’ouvrage s’adresse, rappelons-le, aussi à des non francophones) est particulièrement représentatif de la production littéraire de son auteur et constitue une véritable et passionnante invitation à la lecture, au voyage et à la découverte. Pour notre part, celle du Sud Oranais de la Russo-helvète Isabelle Eberhardt fut une véritable révélation !
Bernard DELCORD

Littérature progressive de la Francophonie par Nicole Blondeau et Ferroudja Allouche, Paris, CLE International, 2008, 147 pp., 16,50 €

05 08 08

L’honneur d’une génération perdue

schollLes Éditions Tallandier à Paris ont pris la magnifique initiative
de publier à la rentrée prochaine, sous le titre Correspondance, la traduction française des lettres et carnets rédigés entre 1937 et 1943 par Hans et Sophie Scholl. Ces deux étudiants, nés respectivement en 1918 et en 1921 dans le Bade-Wurtemberg, périrent sous la guillotine nazie le 22 février 1943, en compagnie d’un de leurs camarades du groupe résistant de la « Rose blanche », quelques semaines avant leur mentor, le professeur Kurt Huber. Après un bref passage chez les Jeunesses hitlériennes, histoire de s’ouvrir les yeux, Hans, étudiant en médecine, et sa sœur Sophie, étudiante en philosophie, avaient orné les murs de Munich de « Vive la liberté ! » et distribué à l’université de cette ville infâme (n’a-t-elle pas déféqué le nazisme ?) des tracts appelant à la résistance contre la bête immonde et protestant contre le fait que depuis septembre 1939 « trois cent mille Juifs [polonais] avaient été abattus comme des bêtes ». Leurs écrits mêlent description de la vie quotidienne sous la botte, réflexions voilées sur le cours d’une guerre injuste et aspirations à la fraternité universelle. Idéalistes, certes, et attendrissants par leur foi dans les idées de Schiller, de Fichte et de Goethe, mais aussi de saint Augustin et de Pascal, ces jeunes Allemands furent l’honneur de leur génération perdue
– et sont la honte de celle de leurs aînés, violente et aveugle, bâtarde et servile, veule et sans âme. Boche, quoi…
Bernard Delcord

Correspondance par Hans et Sophie Scholl, Paris, Éditions Tallandier, 2008, 368 pp., 23,00 €

20 06 08

Hasta Ernestito !

CHEGUEVARALe grand reporter français Jean Cormier a fait paraître, il y a douze ans déjà, un remarquable Che Guevara Compagnon de la Révolution que, succès pérenne aidant, les Éditions Gallimard ressortent sans discontinuer dans des versions régulièrement mises à jour, comme cela fut le cas encore tout récemment, en mars 2008. Superbement illustrée, cette biographie (pas trop) hagiographique du médecin révolutionnaire argentin, asthmatique et fumeur de havane, condottiere du XXe siècle à la D’Annunzio, marxiste romantique et stratège habile, guerrier courageux et joli brin de plume, anticlérical beau comme un dieu et martyr comme un Jésus fruit des entrailles de la révolte, se lit d’une traite, l’œil rivé sur la détente des fusils pointés contre l’impérialisme, le colonialisme ou le titisme et la tête pleine de « hasta la victoria siempre », jusqu’au récit de ce fatal
9 octobre 1967 en Bolivie, quand le cœur d’Ernesto Guevara cessa de battre pour renaître dans celui du « Che » qui cogne depuis dans les poitrines de la jeunesse mondiale…
Bernard Delcord

Jean Cormier, Che Guevara Compagnon de la Révolution [1996], Paris, Éditions Gallimard, nouvelle édition 2008, coll. « Découvertes Histoire », 144 pp., 13,50 €

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20 06 08

Un livre (de) pratique

CAHIERSL’été approche, et les vacances, chouette alors ! Oui, mais s’il pleut à Blankenberge ou à Torremolinos en juillet ? Et s’il neige en août à Saint-Tropez ou à Ibiza, on fait quoi ? Pour parer à ces éventualités calamiteuses bien dans l’air du temps, les Éditions de la Musardine à Paris ont trouvé un moyen particulièrement efficace et rapide de réorganiser le réchauffement climatique : de désopilants – quoiqu’un peu raides, si l’on ose dire… – Cahiers de vacances érotiques qui permettront aux lecteurs de tous les sexes de réviser la théorie avant de passer peut-être à quelques exercices pratiques susceptibles de « mettre le feu, ah que oui ! », comme dirait notre Johnny (pas tout à fait) national. Bien entendu, la pédagogie de ces cahiers d’entraînement a été soigneusement adaptée : approche en spirale, tests oraux ou d’endurance, psychomotricité, appel à la créativité et au don de soi, travaux manuels et d’équipe, appropriation et approfondissement des connaissances : tout y est ! Regroupé en quatre grandes sections (littérature, histoire, anatomie, mathématiques), le gai savoir qu’ils proposent – aux adultes exclusivement, indeed, et qui n’ont pas froid aux yeux… – de mettre en branle sous la couette fera, à l’unisson, jaillir de leurs poitrines d’airain un vibrant :
« Vive l’été pourri ! »
Bernard Delcord

Cahiers de vacances érotiques, Paris, Éditions de la Musardine, 2008, 48 pp., 9,90 €

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09 06 08

Un sacré monstre !

STALINELe journaliste français Nicolas Tandler a brossé, sous le titre Staline, qui suis-je ?, paru aux Éditions Pardès à Grez-sur-Loing, un portrait saisissant du recordman toutes catégories (avec Hitler) des despotes sanguinaires que notre planète a jamais portés. Rédigé sous des chapitres titrés à la première personne, ce petit livre de 128 pages, intelligent, passionnant et fort bien illustré en noir et blanc détaille avec une objectivité presque clinique la vie, la stratégie et aussi les massacres perpétrés par celui qui, en 1939, avait cru sincèrement (contrairement à la légende tenace colportée après 1945 par les communistes d’Europe occidentale qui ont brodé sur une attitude purement tactique) à l’alliance germano-soviétique, « si avantageuse et si rationnelle », tout en commettant « l’erreur de croire que le Führer était aussi intelligent que lui » (dixit l’historien Alain Besançon). À commencer par les crimes qu’il commit à l’encontre de sa propre famille : il laisse mourir sa vieille mère en 1937 (quand il est au sommet de l’État, donc) dans un dénuement complet. Sa première épouse, Catherine, qui, à l’été de 1907, lui avait donné un fils, Yakov, était morte de tuberculose en novembre de la même année. Il abandonna l’enfant à sa belle-famille. En 1910, une jeune femme prénommée Maria lui donna un autre fils. Il les abandonna également. En 1913, il a encore un garçon… avec une gamine de 14 ans qu’il se voit contraint d’épouser. Par la suite, il fit annuler la procédure et ne se préoccupa plus de la mère ni de l’enfant. En 1917, le voilà amoureux de Nadège (elle a 16 ans et lui 38). Il l’épouse en 1919 et elle lui donne un fils, Vassili, en 1921 et une fille, Svetlana, en 1926. Nadège s’est suicidée en 1932 (d’une balle dans la tête…), Vassili, enfant gâté et voyou, est mort en 1962 d’une cirrhose et Svetlana a trouvé refuge… aux États-Unis. Quant à Yakov, prisonnier des Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, il se suicida en 1943, au grand soulagement de son père, en s’ouvrant les veines sur les barbelés du camp où il était interné. Auparavant, en novembre 1938, le frère de Nadège avait été exécuté et son épouse accusée de l’assassinat avant de disparaître en déportation, tandis que l’époux de la sœur de Nadège était liquidé au même moment. Vous me suivez ? C’était après qu’en décembre 1937 le frère de Catherine et son épouse avaient été arrêtés et exécutés… Charmant, non ? Et je ne vous ai résumé que les quatre premières pages du livre ! Plusieurs millions d’autres cadavres suivront…
Bernard Delcord

Nicolas TANDLER, Staline, qui suis-je ?, Éditions Pardès, Grez-sur-Loing, 2007, 128 pp., 12,00 €

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