20 03 07

My fair ladies

FIRST LADIESEleanor Roosevelt, Mamie Eisenhower, Jackie Kennedy, Barbara Bush, Hillary Clinton, toutes ont été les first ladies de l'Amérique. Une situation enviée mais est-elle enviable ?
Régine Torrent nous fait le récit de la vie ou de l'action de toutes les premières dames des Etats-Unis depuis les années trente. Un vaste tableau dans lequel évoluent toutes les locataires de la Maison Blanche. Edifiant.
Nicky Depasse

REGINE TORRENT - Nicky Depasse

20 03 07

Sauf votre respect, Monsieur le Président !

CARLIERActualité brûlante et commerce oblige, une multitude de livres déferle dans les rayons des libraires sur le thème des élections présidentielles. Parmi les auteurs, journalistes, essayistes et autres historiens, l'inattendu Guy Carlier propose une bonne récréation chez Michel Lafon en tirant (sic !) le portrait des présidentiables (et de certains ex-présidentiables, la situation est mouvante). Podcast de son entretien avec Bruno et Max dans le Grand Morning de Nostalgie.

GUY CARLIER 2003

17 03 07

Un pouvoir nommé désir

CATHERINE NAYVingt-deux ans après avoir dressé le portrait de François Mitterrand dans un livre aujourd'hui considéré comme une référence parmi les centaines qui ont été publiés sur ce sujet, Catherine Nay nous propose une biographie de l'homme politique français le plus "clivant" (sic) de la V° république depuis (et pour d'autres raisons) son fondateur.
Entretien dans les salons de l'hôtel Méridien (non, nous ne sommes pas sponsorisés mais, avouons-le, le lieu est très sympa !) :

  CATHERINE NAY - Brice Depasse


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15 03 07

L’amour de la littérature

TZVETAN


”Si je me demande aujourd’hui pourquoi j’aime la littérature, la réponse qui me vient spontanément à l’esprit est: parce qu’elle m’aide à vivre. Je ne lui demande plus tant, comme dans l’adolescence, de m’épargner les blessures que je pourrais subir lors des rencontres avec des personnes réelles; plutôt que d’évincer les expériences vécues, elle me fait découvrir des mondes qui se placent en continuité avec elles et me permet de mieux les comprendre. Je ne crois pas être le seul à la voir ainsi. Plus dense, plus éloquente que la vie quotidienne mais non radicalement différente, la littérature élargit notre univers, nous incite à imaginer d’autres manières de le concevoir et de l’organiser. Nous sommes tous faits de ce que nous donnent les autres êtres humains: nos parents d’abord, ceux qui nous entourent ensuite; la littérature ouvre à l’infini cette possibilité d’interaction avec les autres et nous enrichit donc infiniment. Elle nous procure des sensations irremplaçables qui font que le monde réel devient plus chargé de sens et plus beau. Loin d’être un simple agrément, une distraction réservée aux personnes éduquées, elle permet à chacun de mieux répondre à sa vocation d’être humain.”
Nous avons tous connu Todorov le structuraliste, compagnon de Genette et de ceux qui ont développé certains des outils de la critique littéraire les plus performants en terme de connaissance du fonctionnement textuel. Mais les êtres d’exception sont ceux qui s’ingénient à ne pas se scléroser. De la mécanique du texte, où tant d’autres sont demeurés, Todorov est venu là où le structuralisme bien pensé doit conduire : au sens. La littérature ouvre à l’humain, elle est un moyen plus qu’un objet d’études.
Si, aujourd’hui, la littérature est “en péril”, c’est qu’elle est mal enseignée, particulièrement dans le secondaire. Mal enseignée parce que, justement, y prévalent encore des conceptions strictement formalistes, qui n’envisagent les études littéraires que comme le moyen de confirmer les théories des critiques. Or, Todorov le rappelle, ces critiques sont “des nains sur des épaules de géants”.
Un essai généreux et salutaire, qui a débouché sur un entretien passionnant.


ÉCOUTEZ L'INTERVIEW DE L'AUTEUR



Et si Vincent me le permet, j'aimerais ajouter une citation lue dans ce court mais étonnant (juste) ouvrage : "À l'école, on n'apprend pas de quoi parlent les œuvres mais de quoi parlent leurs critiques".
Voilà qui m'a rappelé des souvenirs.
Brice

14 03 07

Decaux, Néron et les chrétiens

DECAUXOui pour Néron et les vérités que l'académicien-conteur nous rapporte. Oui et non pour l'histoire des premiers chrétiens qui fait trop l'impasse sur les dernières extrapolations que permettent la mise à jour des mauscrits de Qumran et une lecture attentive des évangiles et des textes contemporains de ces théolgiens du Ier siècle (même s'il reconnaît en Jacques le frère de Jésus, ce que je salue).
Il n'en demeure pas moins qu'Alain Decaux raconte encore et toujours animé par la même passion de l'Histoire. Je vous livre notre entretien tronqué par le retard cumulé d'une journée de promotion, un TGV en partance (et un journaliste envahissant qui me précédait).

ALAIN DECAUX - Brice Depasse


Photo : Edouard Smekens / Writer pictures

ALAIN DECAUX - Brice Depasse

25 02 07

Entretien exclusif (et public) avec Jacques Salomé

SALOMEIl y a quinze jours, j'ai eu le plaisir d'animer avec Jacques Salomé un Forum de la Fnac Bruxelles autour de "Contes d'errances, contes d'espérance", son nouveau livre qui paraît chez Albin Michel.
L'écoute de cet écrivain vous prouvera que, comme le dit si bien Luc Ferry, la philosophie (comme la psychologie), c'est une question de survie. Il y a tant d'amour dans cet homme, tant de leçon à prendre chez lui, pour aimer sa femme, ses enfants, ses amis. Il y a tant à apprendre pour vivre sa vie.
«Il est des contes pour rire et pleurer, et d'autres pour entendre au-delà des maux le silence des mots. Des contes pour nous permettre d'apprivoiser la part d'ombre et de secret qui habite nos histoires visibles. Des contes pour entendre l'indicible et nous réconcilier avec notre passé et l'emprise de notre histoire.Leurs mots peuvent être comme des coups qui frappent le tambour de l'imaginaire. Poursuivant le chemin des Contes à guérir, contes à grandir et de Contes à aimer, contes à s'aimer, ces Contes d'errances, contes d'espérance représentent pour moi l'essentiel de mes découvertes et de mes enthousiasmes.»
Jacques Salomé

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JACQUES SALOME - Brice Depasse 3


02Photos : Caroline Arts03

24 02 07

Le syndrôme de Bagdad

FUMAROLIQuelle mouche a bien donc pu piquer le cerveau des plus grands leaders d'opinion américains pour qu'ils n'aient pas pu anticiper le durcissement des relations avec le Moyen-Orient suite à l'occupation de l'Irak !
Sébastien Fumaroli tente au travers de ses entretiens outre-Atlantique de donner des éléments de réponse aux Européens. Edifiant, plus nourrissant que mille heures de journaux télévisés, ce livre vous ouvrira toutes les portes. Génial.

SEBASTIEN FUMAROLI - Brice Depasse

24 02 07

L'éloge des Belges

ECOLE DES BELGESRencontre avec Francis Dannemark, initiateur et directeur de ce petit livre destiné à faire connaître des jeunes les auteurs belges (tout belgicisme idiomatique volontaire).

FRANCIS DANNEMARK - Brice Depasse 1

15 02 07

Nouvelles révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb

1491"1491" de Charles C Mann a été l'un des grands best sellers américains de ces dernières années. Et comment ne l'aurait-il pas été ! Dans cet essai, l'auteur fait la synthèse (immense) des recherches sur l'ensemble des civilisations précolombiennes de la Terre du Feu jusqu'à l'Alaska.
Ces découvertes battent en brèche le contenu de tous les manuels scolaires américains. Vous y apprendrez ainsi que les premiers colons ne sont pas arrivés par le détroit de Bering il y a 13.000 ans mais qu'il y eut cinq vagues de migration dont la première remonte au cinquantième millénaire avant JC. Mais la plus étonnante révélation est celle concernant l'importance et le haut degré de civilisation des peuplades de l'ensemble des Amériques. Entretien avec Charles C. Mann avec l'aimable complicité de son éditeur, Francis Geffard.

CHARLES C MANN - Brice Depasse

08 02 07

La guerre du tabac aura-t-elle lieu ?

fournierAprès l'adieu à son dernier cheveu noir, Jean-Louis Fournier, notre Daninos contemporain, adresse une lettre ouverte à sa dernière cigarette ... qu'il n'est pas près de rencontrer car, petit fumeur, il n'a pas l'intention d'arrêter. Si son nouveau livre a pour objectif de dissauder les gens de fumer trop (mais qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire), il porte aussi (et surtout) des coup de sabre dans les campagnes anti-tabac qui ont transformé la lutte anti-cigarette en combat contre les fumeurs.
Fournier a raison : il faut freiner cette nouvelle manie de notre société de tout interdire. Mais de là à faire du droit de fumer le symbole de la liberté ...

JEAN-LOUIS FOURNIER - Brice Depasse