25 02 07

Entretien exclusif (et public) avec Jacques Salomé

SALOMEIl y a quinze jours, j'ai eu le plaisir d'animer avec Jacques Salomé un Forum de la Fnac Bruxelles autour de "Contes d'errances, contes d'espérance", son nouveau livre qui paraît chez Albin Michel.
L'écoute de cet écrivain vous prouvera que, comme le dit si bien Luc Ferry, la philosophie (comme la psychologie), c'est une question de survie. Il y a tant d'amour dans cet homme, tant de leçon à prendre chez lui, pour aimer sa femme, ses enfants, ses amis. Il y a tant à apprendre pour vivre sa vie.
«Il est des contes pour rire et pleurer, et d'autres pour entendre au-delà des maux le silence des mots. Des contes pour nous permettre d'apprivoiser la part d'ombre et de secret qui habite nos histoires visibles. Des contes pour entendre l'indicible et nous réconcilier avec notre passé et l'emprise de notre histoire.Leurs mots peuvent être comme des coups qui frappent le tambour de l'imaginaire. Poursuivant le chemin des Contes à guérir, contes à grandir et de Contes à aimer, contes à s'aimer, ces Contes d'errances, contes d'espérance représentent pour moi l'essentiel de mes découvertes et de mes enthousiasmes.»
Jacques Salomé

JACQUES SALOME - Brice Depasse 1
JACQUES SALOME - Brice Depasse 2
JACQUES SALOME - Brice Depasse 3


02Photos : Caroline Arts03

24 02 07

Le syndrôme de Bagdad

FUMAROLIQuelle mouche a bien donc pu piquer le cerveau des plus grands leaders d'opinion américains pour qu'ils n'aient pas pu anticiper le durcissement des relations avec le Moyen-Orient suite à l'occupation de l'Irak !
Sébastien Fumaroli tente au travers de ses entretiens outre-Atlantique de donner des éléments de réponse aux Européens. Edifiant, plus nourrissant que mille heures de journaux télévisés, ce livre vous ouvrira toutes les portes. Génial.

SEBASTIEN FUMAROLI - Brice Depasse

24 02 07

L'éloge des Belges

ECOLE DES BELGESRencontre avec Francis Dannemark, initiateur et directeur de ce petit livre destiné à faire connaître des jeunes les auteurs belges (tout belgicisme idiomatique volontaire).

FRANCIS DANNEMARK - Brice Depasse 1

15 02 07

Nouvelles révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb

1491"1491" de Charles C Mann a été l'un des grands best sellers américains de ces dernières années. Et comment ne l'aurait-il pas été ! Dans cet essai, l'auteur fait la synthèse (immense) des recherches sur l'ensemble des civilisations précolombiennes de la Terre du Feu jusqu'à l'Alaska.
Ces découvertes battent en brèche le contenu de tous les manuels scolaires américains. Vous y apprendrez ainsi que les premiers colons ne sont pas arrivés par le détroit de Bering il y a 13.000 ans mais qu'il y eut cinq vagues de migration dont la première remonte au cinquantième millénaire avant JC. Mais la plus étonnante révélation est celle concernant l'importance et le haut degré de civilisation des peuplades de l'ensemble des Amériques. Entretien avec Charles C. Mann avec l'aimable complicité de son éditeur, Francis Geffard.

CHARLES C MANN - Brice Depasse

08 02 07

La guerre du tabac aura-t-elle lieu ?

fournierAprès l'adieu à son dernier cheveu noir, Jean-Louis Fournier, notre Daninos contemporain, adresse une lettre ouverte à sa dernière cigarette ... qu'il n'est pas près de rencontrer car, petit fumeur, il n'a pas l'intention d'arrêter. Si son nouveau livre a pour objectif de dissauder les gens de fumer trop (mais qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire), il porte aussi (et surtout) des coup de sabre dans les campagnes anti-tabac qui ont transformé la lutte anti-cigarette en combat contre les fumeurs.
Fournier a raison : il faut freiner cette nouvelle manie de notre société de tout interdire. Mais de là à faire du droit de fumer le symbole de la liberté ...

JEAN-LOUIS FOURNIER - Brice Depasse

04 02 07

La guerre est quotidienne

WUILMARTPar Vincent Engel

Ce journal intime, présenté comme celui qu’une jeune Berlinoise (dont on n’a jamais révélé l’identité) aurait tenu, en 1945, pendant l’effondrement du Reich nazi et l’arrivée des Russes, pose autant de questions qu’il émeut le lecteur. Car c’est un récit bouleversant, indubitablement. Pudique, aussi. Elle raconte sa vie avant l’arrivée des Russes, sous les bombardements, puis pendant. Les viols, les exactions. Les méchants et les gentils. Et aussi, le quotidien qui reprend le dessus dès qu’il le peut. Les femmes parlent des viols subis comme une conséquence inévitable de la guerre provoquée par les leurs. Et elles cherchent à manger, à survivre. L’honneur, on verra ça après. D’abord vivre.
Mais c’est la préface du livre qui me dérange. L’éditeur du livre, d’abord, est connu pour ses publications sous pseudo; Et il défend trop l’idée d’un journal authentique. Le doute est renforcé par l’insistance, ici, sur la souffrance des Allemands – alors que, dans le Journal, tout est mesuré et mis à l’aune des souffrances infligées par les Nazis au reste de l’Europe. Quand elle doit aller travailler pour les Russes, elle précise bien que c’est pour avoir à manger et que, même si c’est pénible, elle peut rentrer chez elle tous les soirs.
Vrai ou faux, un texte qui ne vaudra vraiment que par les (remises en) questions qu’il suscitera, particulièrement sur la position de victime, tellement recherchée de nos jours.



L’interview de Françoise Wuilmart, la traductrice, précise beaucoup de points, notamment sur cette ambiguïté.


ÉCOUTEZ L'INTERVIEW DE L'AUTEUR


27 01 07

Nos livres nous tuent

DANTZIGNotre sang est de l'encre et la littérature le pompe. Vampire de lui-même, l'écrivain nourrit sa littérature de sa substance vitale, et elle le suce, le suce et l'empêche de vivre pendant qu'il écrit. On ne peut vivre que quand on cesse d'écrire. Voyez Racine. Il arrête d'écrire après la chute de Phèdre, en février 1677, et se marie le 1er juin. Si ce n'était que le mariage ! Les grands monstres de la création meurent une fois qu'ils ont achevé leur oeuvre : elle les achève. La gloutonne presse Balzac, elle en veut toujours plus, du sang, du sang ! de la volupté ! et de la mort : "La comédie humaine" terminée, il meurt, âgé de cinquante et un ans. Proust, Hercule autant que lui, quoiqu'on le remarque moins, pompé de même, meurt au même âge, ayant mis le mot fin à "La recherche du temps perdu". Molière, cinquante et un ans lui aussi, est pris d'un malaise pendant "Le malade imaginaire" et meurt chez lui, rue de Richelieu, près de la jolie fontaine qui lui est dédiée, je détourne souvent les taxis, la nuit, pour la voir. Joyce meurt à cinquante-huit ans après avoir fini "Finnegans wake". Ce que nous créons nous détruit."
Charles Dantzig

24 01 07

Les coups de coeur de Philippe Besson

FERNANDEZ Philippe Besson est un ami de Lire est un plaisir; un affamé de lecture. Il vous présente les trois derniers livres qui ont squatté sa table de chevet dont cet "Art de raconter" de Dominique Fernandez.

PHILIPPE BESSON - Sélection 1

08 01 07

Le regard du père

LAURUL’image de Charles Chaplin tenant sa fille dans les bras, le regard qu’il porte sur elle en couverture du livre de Didier Lauru résume la problématique qu’il aborde dans son essai sur la part du père dans le devenir de femme de sa fille.
Philippe Cantamessa rencontre Didier Lauru, psychiatre et psy, auteur des Folies d’amour et de la folies adolescente.

DIDIER LAURU - Philippe Cantamessa

25 12 06

Les confessions de Guy Gilbert

guy gilbertGuy Gilbert est venu parler de son dernier livre dans le Grand Morning mercredi dernier. Cliquez sur la couverture pour écouter son interview.