24 05 13

Un événement à ne pas manquer !

Signac Les couleurs de l'eau.gifCoédité par Gallimard à Paris, le Musée des impressionnistes à Giverny et le Musée Fabre à Montpellier, le fort beau livre intitulé Signac Les couleurs de l'eau constitue le catalogue de la magnifique exposition présentée à Giverny jusqu'au 2 juillet 2013 puis à Montpellier du 13 juillet au 27 octobre.

On peut y admirer des œuvres venues non seulement de France, mais aussi prêtées  par des musées allemands, chypriotes, américains, finlandais, irlandais, japonais, néerlandais, anglais, russes et suisses, c'est dire si l'événement est d'importance pour les admirateurs de la production picturale de Paul Signac (1863-1935), le grand paysagiste français qui donna naissance au pointillisme avec le peintre Seurat et qui mit par ailleurs au point la technique du divisionnisme.

Avec Seurat et Pissarro, il formera aussi le groupe des « impressionnistes dits scientifiques » avant de devenir l’ami de Van Gogh peu de temps avant le suicide de ce dernier, et il sympathisera avec le symbolisme littéraire, surtout en Belgique.

Il fut en outre nommé peintre officiel de la Marine en 1915, ce qui explique la thématique de l'exposition de 2013.

Car, comme l'explique sa commissaire générale, Marina Ferretti Bocquillon :

« Depuis les premières marines peintes avec une vigueur et une liberté impressionnistes jusqu'aux amples architectures portuaires aux couleurs quasi fluorescentes d'après-guerre, la description de l'eau et du ciel offrirent à Paul Signac un inépuisable prétexte à multiplier les variations chromatiques. Comme Monet, Signac a en effet trouvé une source d'inspiration constante dans l'évocation de l'eau et de ses couleurs.

La réflexion de la lumière à la surface du fleuve et de la mer y fragmente le réel, et l'artiste, ardent défenseur de la couleur pure, trouva dans ce motif une illustration naturelle de la théorie néo-impressionniste de la division des tons. Épris de plein air, Signac fut aussi un marin averti. Il sut conférer au genre de la marine une rigoureuse modernité formelle sans renoncer à sa force d'évocation.

Car, au-delà de l'exigeante technique de la division des couleurs qui tend naturellement à l'abstraction, son œuvre véhicule une puissante poétique du voyage et de l'évasion ».

L'ouvrage qu'elle a dirigé contient bien entendu de somptueuses reproductions de tableaux, d'aquarelles et de dessins (environ 120), mais aussi de lettres, de photographies et de documents divers ainsi qu'un appareil documentaire et critique fourmillant d'informations passionnantes.

Un régal pour les yeux !

Bernard DELCORD

Signac Les couleurs de l'eau, ouvrage collectif sous la direction de Marina Ferretti Bocquillon, Paris, Éditions Gallimard, collection « Les grandes monographies », mars 2013, 237 pp. en quadrichromie au format 23 x 28,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 35 € (prix France)

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11 03 13

Peintures sonores...

Watteau (La Leçon de musique).gifCoédité par les Éditions Skira à Milan et Flammarion à Paris, le splendide catalogue de l'exposition « Antoine Watteau. La Leçon de musique » qui se tient au Palais des Beaux Arts de Bruxelles jusqu'au 12 mai 2013 et a été organisée en collaboration avec le Palais des Beaux-Arts de Lille, après un entretien entre William Christie (chef d’orchestre, claveciniste, directeur musical des Arts Florissants et membre de l'Académie des Beaux-Arts à Paris) et Pierre Rosenberg (de l'Académie française, président-directeur honoraire du musée du Louvre et auteur du catalogue raisonné des dessins de Watteau), expose avec brio la part de l'œuvre (un bon tiers de sa production) du peintre français – il est né à Valenciennes le 10 octobre 1684 et mort à Nogent-sur-Marne le 18 juillet 1721 – consacrée à la représentation de musiciens, d'instruments, de bals ou de scènes théâtrales, mais aussi de fantaisies galantes et de tableaux champêtres.

Publié sous la direction de Florence Raymond (attachée de conservation en charge du département XVIIIe siècle au Palais des Beaux-Arts de Lille) presque trente ans après la rétrospective qui lui avait été consacrée au Grand Palais en 1984 et présentant de manière inédite des peintures, des dessins et des gravures de Watteau mais aussi des instruments de musique, des partitions et des traités musicaux du début du XVIIIe siècle, cet ouvrage en tout point admirable comprend à la fois des essais dont les rapports entre la peinture et la musique constituent le fil conducteur et des notices rédigées par des spécialistes de disciplines aussi variées que l’art, la musique ou la neurobiologie.

Un beau – très beau– modèle de synesthésie [1]...

Bernard DELCORD

Antoine Watteau (1684-1721) La Leçon de musique, ouvrage collectif sous la direction de Florence Raymond, Milan, Éditions Skira et Paris, Éditions Flammarion, février 2013, 272 pp. en quadrichromie au format 24 ,6x 32,2 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 45 € (prix France)



[1] Que le Petit Larousse définit comme « une expérience subjective dans laquelle des perceptions relevant d'une modalité sensorielle sont régulièrement accompagnées de sensations relevant d'une autre modalité, en l'absence de stimulation de cette dernière (par exemple : audition colorée) ».

28 11 12

C'est du joli !

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16 08 12

Pour mener grand train...

Roulez carrosses 2.gifÉdité à l'occasion de l'exposition éponyme organisée par l'Établissement public du château de Versailles en partenariat avec la région Nord-Pas-de-Calais et la Ville d'Arras (et présentée au musée des Beaux-Arts d'Arras du 17 mars 2012 au 10 novembre 2013), le fort bel ouvrage intitulé Roulez carrosses ! paru chez Skira Flammarion à Paris ravira, comme l'indiquent les auteurs, les passionnés « de voitures hippomobiles et, en l'occurrence, de voitures historiques, toutes du plus grand luxe et toutes différentes : voitures de promenade des enfants de Louis XVI, berlines du mariage de Napoléon Ier, char funèbre de Louis XVIII, carrosse du sacre de Charles X... »

« D'autres chefs-d'œuvre, fleurons des collections versaillaises, les accompagnent : un ensemble de peintures de Van der Meulen dont la célèbre Entrée de Louis XIV à Arras, de grands portraits royaux, ou des pièces uniques comme ces traîneaux de fantaisie dans lesquels Louis XV puis Marie-Antoinette sillonnaient en hiver les allées enneigées du parc de Versailles. Ce rassemblement est l'occasion d'un discours où s'enchevêtrent épisodes de la grande histoire, entrées des souverains dans la capitale artésienne, événements dynastiques et usages de cour, rapportés et commentés par d'éminents historiens. »

« Grâce à la contribution des meilleurs spécialistes des voitures hippomobiles, les amateurs de belles voitures, quant à eux, découvriront ce qu'étaient les grands carrosses d'apparat – du "carrosse moderne" inventé sous Louis XIV jusqu'aux voitures de gala de la présidence de la République –, quels en étaient les innovations techniques, le raffinement de leurs accessoires et l'extrême richesse de leur ornementation, en un temps où l'art de la carrosserie française connaissait son apogée. »

Cette première exposition hippomobile française qui rassemble aussi des tableaux, des sculptures, des chaises à porteurs et des harnachements de chevaux, grâce aux véhicules méconnus qu'elle présente, permet à ses visiteurs –et aux lecteurs de son catalogue – de parcourir l'Histoire de France de Louis XIV à la IIIRépublique... à bride abattue !

Bernard DELCORD

« Roulez carrosses ! », ouvrage collectif, Paris, Éditions Skira Flammarion, mars 2012, 256 pp. en quadrichromie au format 26 x 26 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 39,90 € (prix France)

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Coupé de ville de forme boule par Aubry, carrossier à Paris, vers 1805

(Compiègne, Musée national de la voiture et du tourisme)

 

Informations pratiques :

ARRAS MUSÉE DES BEAUX-ARTS

22, rue Paul-Doumer - 62000 Arras (France)

Tél. + 33 (0)3 21 71 26 43

www.versaillesarras.com

Tarifs :

Tarif plein : 7 euros

Tarif réduit : 4 euros (plus de 65 ans, étudiants, enseignants, détenteurs d'une carte d'invalidité ou d'une carte famille nombreuse et détenteurs d'un billet du château de Versailles)

31 05 12

Les Grandes Cases du Jeune Albert

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Après Freddy Lombard (2010), la Galerie Champaka accueille une importante exposition dédiée au Jeune Albert, le personnage le plus proche de la personnalité d’Yves Chaland. 27 planches originales en noir et blanc (dont 10 destinés à la vente), 8 agrandissements couleurs et 3 fac similis grands formats de planches mythiques composent un hymne graphique à l’héritier postmoderne des écoles de Bruxelles et de Marcinelle.

Yves Chaland

Auteur hors norme, Yves Chaland (1957-1990) reste le maître absolu de la nouvelle ligne claire, sans doute parce qu’il sut allier la rigueur du style initié par Hergé (et Jacobs) avec le dynamisme de Franquin (et Jijé). À travers une œuvre magistrale (Bob Fish, Freddy Lombard et Le Jeune Albert), l’artiste français a développé un univers imaginaire : celui de la bande dessinée belge des années cinquante revisitée par son incroyable fantaisie. Sans nostalgie. Il s’y frotta par goût alors que tant d’autres s’y engouffraient par manque d’imagination.

Le Jeune Albert

Le jeune Albert voit le jour, en janvier 1982, dans les pages du mensuel Métal Hurlant. Cousin acide de Quick et Flupke, l’odieux garnement arpente le quartier bruxellois des Marolles. Chaland choisit l’épure et resserre la mécanique narrative sur deux strips. Comme Gaston pour Franquin, le Jeune Albert lui permet d’explorer toutes les tonalités de l’humour. Pour Jean-Luc Fromental, « hargneux, cruel, raisonneur, lucide et belge, Albert réunit d’emblée toutes les qualités propres à en faire un pilier central de la basilique de Chaland ». À Freddy Lombard, la grande aventure exotique (même s’il sortira parfois de ce canevas), tandis que le Jeune Albert arpentera des chemins plus intimes. Quitte à parfois observer la face sombre de l’âme humaine.

Les Grande Cases

Les vingt-quatre planches originales, provenant de collections privées, sont autant d’occasions de (re)découvrir un travail « à part » dans l’histoire de la bande dessinée. Chaque case isolée peut devenir non seulement une merveille graphique, mais contient aussi une narration autonome. Le sens de la composition de Chaland fait de chaque case une œuvre d’art à part entière. La précision du trait au pinceau résiste à un agrandissement exponentiel et rejoint la très grande maitrise de Franquin, Hergé et Jacobs, comme en témoignent les 8 agrandissements couleurs de cases « magiques » issues des pages du Jeune Albert. En noir et blanc ou en couleurs, en petit ou grand formats, l’art de Chaland est éternel.

Galerie Champaka

27, rue Ernest Allard

B-1000 Bruxelles

Belgique

Tel : + 32 2 514 91 52

Fax : + 32 2 346 16 09

sablon@galeriechampaka.com

www.galeriechampaka.com

 

Lundi et mardi : sur rendez-vous

Mercredi à samedi : 11h00 à 18h30

Dimanche : 10h30 à 13h30

GSM. + 32 472 31 55 37

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24 06 11

« C’est nous, les gars de la marine... » (air connu)

 

Bob de Moor & La Mer 1.jpgLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 24/06/2011 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

Bras droit et intime d’Hergé durant de très longues années, le dessinateur anversois Bob de Moor (1925-1992) – par ailleurs auteur des jours de notre ami Johan – participa notamment à l’élaboration et à la concrétisation de plusieurs albums des aventures de Tintin (Coke en stock, On a marché sur la lune, la deuxième version de L’Île noire…) tout en s’occupant pour les « Studios Hergé » du merchandising, de la publicité et des dessins animés.

 

Il fut aussi le continuateur de l’œuvre d’autres grandes pointures de la bande dessinée, comme Jacques Martin (avec Le Repaire du Loup) et Edgar P. Jacobs (après la mort duquel il termina Les 3 Formules du professeur Satō).

 

Parallèlement, il alimenta une importante production personnelle autour de personnages sympathiques (Johan et Stephan – inspirés par ses propres fils –, Monsieur Tric, Barelli, Cori le Moussaillon…) ou de récits historiques (Thyl et Lamme, Conrad le Hardi, Le Lion de Flandres, Les Gars de Flandre, La Révolte des Gueux, Jean-Baptiste de la Salle…).

 

Il fut également un dessinateur maritime hors normes, ainsi que le révèle avec éclat l’extraordinaire exposition qui se tient en ce moment au Centre belge de la bande dessinée à Bruxelles, admirablement mise en scène par cette institution prestigieuse (dont Bob de Moor présida le conseil d’administration de 1989 jusqu’à son décès).

 

Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

PÉTRONE

 

Exposition « Bob de Moor & la Mer. La grande passion d’un dessinateur légendaire » au Centre belge de la bande dessinée (20 rue des Sables à 1000 Bruxelles, www.cbbd.be) jusqu’au 15 janvier 2012.

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24 06 11

Croisements de regards sur la capitale francophone de l’Europe, de la Belgique et de la Flandre…

 

Bruxelles – Brussel – Brussels.jpgLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 24/06/2011 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

Il est des photographes qui portent leurs clichés – et ceci n'en est pas un – au rang des œuvres d'art. Promenant sa lentille dans ce Bruxelles qu'il découvre, il y a une petite dizaine d'années, Alain Trellu, photographe, cameraman, réalisateur de documentaires pour la télévision, Français de son état, se prend de passion pour la capitale belge, son patrimoine architectural et l'éclectisme de son paysage urbain.

 

Il en arpente dès lors les rues ensoleillées, enneigées, saisissant les bâtisses, monuments et quartiers fièrement dressés sous des cieux lumineux ou électriquement orageux, orchestrant 90 clichés en un album d'atmosphère à ce point éloquent que quelques-uns de nos écrivains – Alain Berenboom, Vincent Engel, Caroline Lamarche, Jacques Mercier, Pierre Mertens, Patrick Roegiers, Patrick Weber –ou venus d’autres horizons – Dick Annegarn, Bert Kruismans, Michel Quint… – ont résolu d'apposer des textes d'impressions en regard des photos qui leur parlent.

 

« Des étangs moirés du souvenir, préservé par miracle dans cette cité de saccage, livrée corps et âme à la démolition, surgit tel un vaisseau fantôme ce vestige ressuscité, admirablement rénové, qui porte le nom de Flagey, où résonne à jamais l'écho inoubliable des voix de la radio. » (Les voix de l'INR – Patrick Roegiers).

 

Bruxelles a une âme. Alain Trellu nous la révèle.

 

Bruxelles Urbanitude.jpgAPOLLINIA

 

Bruxelles – Brussel – Brussels par Alain Trellu, Bruxelles, Éditions Racine, juin 2011, 96 p en quadrichromie au format 21 x 24 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 19,95 €

 

 

À voir du 3 au 29 juin 2011 (et en cave jusqu'au 31 juillet), aux Halles Saint-Géry à Bruxelles, l'exposition des photos d'Alain Trellu « Bruxelles Urbanitude – Bruxelles Autrement » (www.trellu.com)

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15 06 11

Le Baroque dévoilé : un nouveau regard sur la sculpture baroque à Bruxelles et en Belgique

 

Le texte ci-dessous a été mis en ligne le 15/06/2011 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

Reçue des commissaires de cette belle manifestation, nous recopions bien volontiers à l’attention de nos lecteurs l’annonce suivante :

 

Mathieu van Beveren, Monument funéraire (détail) de Claude-François Lamoral de Thurn und Taxis, 1678, église Notre-Dame du Sablon, Bruxelles © Corentin Cuvelier-INRACI.jpg

 

Mathieu van Beveren, Monument funéraire (détail) de Claude-François Lamoral de Thurn und Taxis, 1678,

église  Notre-Dame du Sablon, Bruxelles

© Corentin Cuvelier-INRACI

 

« L’exposition intitulée Le Baroque dévoilé visible en ce moment à l’Hôtel de ville de Bruxelles montre de nombreuses sculptures en terre cuite, matériau dont les artistes baroques surent se servir avec un rare bonheur et une dextérité confondante. Bruxelles peut s’enorgueillir d’en conserver un nombre exceptionnel. Plusieurs des modelli et bozzetti présents à l’exposition appartiennent en effet aux collections des Musée royaux des Beaux-Arts qui possèdent un vrai trésor en la matière. Ces œuvres n’étant que très rarement visibles [1], il était important et utile de rappeler leur existence au public et de lui permettre d’en éprouver les étonnantes qualités. Ces terres cuites dont on apprécie tant la spontanéité servaient d’études préparatoires à la réalisation d’œuvres monumentales. Quelques exemples de ces réalisations de grande taille sont également présentés, de manière à illustrer les différentes étapes du travail de création.

 

Le panorama offert au visiteur et au lecteur du catalogue, sans être complet, évidemment, est important et de qualité. En sont la preuve, par exemple, la présence à l’exposition d’œuvres capitales de Luc Faydherbe, Jean Del Cour et Laurent Delvaux, trois figures emblématiques de la sculpture baroque et illustres enfants des villes de Malines, Liège et Nivelles dont les musées ont généreusement apporté leur concours au projet. Le même accueil positif a par ailleurs été réservé par la Fondation Roi Baudouin ainsi que diverses fabriques d’église bruxelloises et celle de Wouw (Pays-Bas). Le musée de Saint-Amand-les-Eaux (France) prête également deux œuvres capitales de Laurent Delvaux et de Guillaume Van Baurscheit. Pour répondre complètement aux objectifs de l’exposition, on n’a pas oublié les dessins de ces sculpteurs baroques dont l’imagination et la créativité paraissent encore plus libres quand ils peuvent laisser courir leur crayon ou leur plume sur une feuille.

 

Jérôme Duquesnoy le Jeune, La Renommée, église Notre-Dame du Sablon, Bruxelles, © Lisa Etienne-INRACI.jpg

 

Jérôme Duquesnoy le Jeune, La Renommée, église Notre-Dame du Sablon, Bruxelles

© Lisa Étienne-INRACI

 

À cette sélection opérée dans le domaine public s’est ajouté le fruit d’une démarche analogue auprès des collectionneurs privés. Cette fois, la plupart des œuvres prêtées sont des découvertes dont certaines s’avèrent fort importantes : elles apportent une appréciable contribution à la connaissance de la sculpture baroque. L’intérêt porté par les collectionneurs dans ce domaine laisse augurer d’autres réapparitions et de nouveaux progrès dans la connaissance.

 

Pierre-Denis Plumier, détail de la chaire de la vérité, Notre-Dame de la Chapelle, © Mallaury Vastesaeger-INRACI.jpg

 

Pierre-Denis Plumier, détail de la chaire de la vérité, église Notre-Dame de la Chapelle, Bruxelles

© Mallaury Vastesaeger-INRACI

 

En complément à l’exposition, les visiteurs sont invités à suivre un parcours dans Bruxelles qui les conduit en différents lieux où des ensembles baroques monumentaux sont visibles dans les endroits pour lesquels ils ont été conçus. Est ainsi notamment proposée une visite de la chapelle funéraire de la famille de Thurn und Taxis, exceptionnellement ouverte pour l’occasion, en l’église Notre-Dame du Sablon. L’ensemble, entièrement conçu entre 1650 et 1678 en harmonie de marbre noir et blanc sous la direction de Luc Faydherbe, réunit des sculptures des plus grands maîtres de l’époque : Jean Van Delen, Jérôme Duquesnoy, Gabriel de Grupello ainsi que Mathieu Van Berveren. Ce dernier est l’auteur du spectaculaire monument funéraire du comte Lamoral de Thurn und Taxis dont les superbes terres cuites préparatoires sont présentées à l’exposition.

 

Mathieu van Beveren, Monument funéraire (détail) de Claude-François Lamoral de Thurn und Taxis, 1678, église Notre-Dame du Sablon, Bruxelles © Sophie Lefebvre-INRACI.JPG

 

Mathieu van Beveren, Monument funéraire (détail) de Claude-François Lamoral de Thurn und Taxis,

1678, église Notre-Dame du Sablon, Bruxelles

© Sophie Lefebvre-INRACI

 

Celle-ci est accompagnée d’un catalogue [2] complètement illustré, comprenant 57 notices qui apportent une information considérablement renouvelée. Ce beau-livre, que les amateurs aussi bien que les spécialistes apprécieront, est appelé à devenir un ouvrage de référence sur une période florissante de l’histoire de l’art qui est restée très injustement méconnue. »

 

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Couverture du catalogue de l’exposition

 

Exposition à l’Hôtel de ville de Bruxelles, du 8 juin au 25 septembre 2011.

De 10,30 heures à 18 heures, tous les jours sauf les lundis et jours fériés.

 

PÉTRONE



[1] Cela ne semble pas déranger – ou guère – l’actuel directeur général des Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles pour qui seuls comptent dirait-on les « vedettes » et autres attrape-mouches à la mode... (C’est nous qui commentons, et pas les commissaires, bien entendu !)

[2] Le Baroque dévoilé/Barok onthuld, Bruxelles & Tielt, Éditions Racine/Lannoo, un ouvrage bilingue français-néerlandais  de 192 pp. en quadrichromie au format 23 x 28 cm sous couverture brochée en couleurs, 24,99 €, également disponible en librairie et chez les éditeurs.

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26 05 11

Bob et Johan ou le talent de père en fils…

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15 05 11

Littérature et peinture s'invitent à l'hôtel Amigo


Making of "Les mots bleus" Wado & Nicky Depasse par nickydepasse

 

Une exposition dans le plus célèbre hôtel de Bruxelles, c'est une première. Des toiles et des textes que vous proposent Dominik Wauthy dit Wado et Nicky Depasse dans un cadre mythique jusqu'au 2 juin.

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