21 01 08

Rééditions de mémoires olympiques

DRUON ZEUSMaurice Druon, prix Goncourt en 1948, auteur de la célèbre saga historique « Les Rois Maudits », adaptée à la télévision, ancien Ministre des Affaires Culturelles, membre de l’Académie française, n’a pas le profil de l’écrivain de science-fiction classique. Ses prises de position conservatrices en matière culturelle sont de surcroît de nature à échauder l’amateur de mondes imaginaires.
Pourtant, force est de constater que cet ouvrage ne lésine pas sur l’inventivité. Il s’agit certes d’un récit qui s’inscrit dans un corpus mythologique préexistant qu’il ne cherche pas fondamentalement à bouleverser. Les quelques libertés qui sont prises ici résultent plus du flou qui entoure certains mythes que d’une réelle volonté de tout chambouler. Pourtant le souffle créatif n’est pas absent de cette œuvre, loin de là. Il s’intègre simplement à l’univers déjà largement échafaudé qu’il choisit de décrire.
De quoi s’agit-il ?
Tout simplement d’une sorte de carnet de route tenu par le souverain de l’Olympe qui nous permet de revisiter en l’espace d’un peu plus de quatre cent pages l’intégralité des personnages et des thèmes essentiels de la mythologie grecque. Un inventaire complet de l’ensemble des divinités, lieux, héros, demi-dieux ou créatures terrifiantes passés en revue serait trop long. Citons en vrac : Dionysos, Artémis, les Titans, Chronos, Pandore, Europe, Gaïa, Dédale, Prudence, Hadès, Delphes, Héraclès, Minos, Tantale, Athéna, Ouranos, Héphaïstos, Alexandre et bien d’autres. Tous sont resitués et dépeints comme des personnages vivants, interagissant avec cette Grèce antique qu’on dit être le berceau de notre civilisation. L’ensemble se lit comme un roman « d’heroic-fantasy » et non comme un recueil de mythes épars.
C’est peut-être là l’intérêt principal de ce livre : il parvient à lier ces légendes souvent disparates en un tout cohérent progressant de façon chronologique en parallèle au processus de « vieillissement » de l’auteur de ces mémoires, l’incontournable Zeus. Druon a réussi là un tour de force qui mérite d’être salué (le livre a été écrit en 1967), car il est parfois ardu de replacer historiquement les aventures des uns et des autres au sein de cette vaste saga mythologique. Le fait d’avoir tiré cette ligne temporelle permet d’effectuer plus aisément la mise en résonance de tel ou tel événement avec tel autre. On comprend mieux qu’Ouranos vient avant Chronos et Zeus, qui n’engendre à son tour le reste des divinités qu’au fur et à mesure de son règne, dans une progression qui se révèle sinon logique, du moins cohérente avec ses aspirations.
Il est donc bien agréable de joindre l’utile à l’agréable en parcourant les pages de ce très bon roman. Sa lecture, qui n’a rien de rébarbative, permet de réviser sans se forcer ses connaissances en matière de mythologie grecque, tout en ayant le sentiment de plonger au sein d’une saga médiévo-fantastique traditionnelle.Alors saisissez votre coupe d’ambroisie et trinquons ensemble à la santé de Zeus et de ses compagnons olympiens !
Franck Boulègue

Druon Maurice, Les Mémoires de Zeus, Illustration : Stéphane Collignon, Bragelonne, 2007, 430p, 22€.

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16 12 07

La Moïra II

LOEVENBRUCKNous avons déjà dit tout le bien que nous pensions du premier volume de cette belle saga. Nous ne pouvons que nous répéter avec ce deuxième opus, La Fille de la Terre.
Nous y suivons les mêmes personnages. Aléa part sur les routes de Gaelia pour faire face à son destin. Les guerres déchirent le pays, mais elle est bien décidée à comprendre le pouvoir étrange dont elle a hérité. La réponse, elle le sait, elle devra la trouver dans la forêt de Borcelia. Là-bas, elle devra compter sur les Silves, ces créatures dont la peau est couleur de bois, pour l’aider.
On suivra également le parcours de la louve Imala, et des compagnons d’Aléa.
Une histoire qui prend de plus en plus forme et dont les personnages deviennent plus consistants. Une histoire qui s’étoffe un peu et qui nous montre à quel point l’ami Loevenbruck est un conteur né.
LOEVENBRUCK PhotoJe vais rapidement me plonger dans le troisième tome de cet univers magique et merveilleux qui va encore me faire rêver, j’en suis certain.
Marc Bailly

«La Moïra, Tome 2 : La fille de la terre», de Henri Loevenbruck, Livre de Poche, 2007, 218p, 6€90

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Photo : Alain Trellu

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16 12 07

Philip Le Roy au service de Van Helsing

LEVIATOWNIl fallait le faire et Philip Le Roy l’a fait. Dans l’intéressante collection « Le Club Van Helsing », Philip Le Roy imagine que le célèbre Léviathan, créature apocalyptique et démoniaque, s’est matérialisé sous la forme d’un building édifié sur les ruines du World Trade Center.
Tout commence lorsqu’un pompier, sur les décombres du World Trade Center en 2001, entend que la sonnerie d’un GSM reprend un tube de Marilyn Manson datant de… 2003 !
Sept ans plus tard, le Léviathan, à partir de la Freedom Tower construite sur les ruines du WTC, menace la Terre et incarne le nouveau pouvoir économique.
Le Club Van Helsing veut neutraliser le Léviathan sans le détruire. Van Helsing fait appel à Kathy Khan, une descendante de Gengis Khan, rompue aux techniques des ninjas.
Kathy Khan s’entoure d’une équipe de spécialistes hors norme et part à l’assaut de la Freedom Tower.De l’action du début à la fin. Philip Le Roy, après ces géniaux Le Dernier Testament et La Dernière Arme s’amuse ici avec son cinquième livre. Bon, ce bouquin-ci n’a pas les portées politiques, philosophiques et humaines de ces deux opus au Diable Vauvert, mais ce n’est pas ici le but. On y retrouve des relents de films de Tarantino, des bagarres à la Matrix et de l’humour plein pot. Une bonne récréation pour passer deux heures de jubilation intense.
Marc Bailly

«Leviatown : Club Van Helsing», de Philip Le Roy, Baleine, 2007, 237p, 9€90

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27 10 07

Chefs-d’œuvre du Fantastique

FANTASTIQUEVoici l’équivalent ‘fantastique’ de La Grande Anthologie de la Fantasy de Marc Duveau, publiée dans la même collection Omnibus en 2003. Tout aussi fiable, tout aussi exhaustif. Après une préface signée Joël Malrieu, s’attaquant à la définition du genre, ni plus ou moins définitive que les autres, mais bien cadrée, l’ouvrage survole le Fantastique en 33 textes excellemment choisis. La thématique est articulée en sept axes : Le Diable et les sorcières, L’Ange de la Mort, Ni morts ni vivants, Bêtes et monstres, Clans et villages, Labyrinthes de la modernité, et Rêves et délires.
En ce qui concerne le fonds historique, nous avons de grands ‘tubes’ tels Viy de Gogol, Peter Rugg le disparu de William Austin, Le signaleur de Dickens, Chute de la maison Usher de Poe, Morte amoureuse bon Théophile Gautier, Le Horla de Maupassant, Lokis de Mérimée, L’étonnante histoire de Peter Schlemihl de Chamisso, La métamorphose de Kafka ou Le marchand de sable d’Hoffmann.
Il est bon de se retremper dans ces classiques incontournables. On en a tant entendu parler : les voici enfin offerts. Certains récits frôlent la science-fiction comme la célèbre et terrifiante Faux de Bradbury, Le cauchemar d’Innsmouth de Lovecraft, la curieuse Loterie de Shirley Jackson, L’œil et le doigt de Donald Wandrei, ou l’inoubliable Escamotage de Richard Matheson. Parmi les textes un peu oubliés mais remarquables d’évocation atmosphériques, j’épingle avant tout l’éblouissante Gradiva de Wilhelm Jensen, fantasmagorie pompéienne des plus troublantes, ou l’acerbe Comment l’amour s’imposa au professeur Guildea de Robert Hitchens. Côté horreur, La bête à cinq doigts de William Harvey ou, surtout, Le radeau de Stephen King, raviront les amateurs. Quant aux Belges, ils seront heureux de l’inclusion du chef-d’œuvre de leur grand auteur Jean Ray, avec son immortelle Ruelle ténébreuse. En résumé, une anthologie quasi idéale (j’aurais préféré La Vénus d’Ille à Lokis, de Mérimée, par exemple) pour appréhender un genre littéraire capital.
Le Fantastique pur est en effet, à l’heure actuelle, un peu occulté par la Fantasy. Il était bon de remettre les pendules à l’heure, et de republier des textes essentiels, enfin resoumis à l’admiration de lecteurs peut-être un peu oublieux d’une tradition exemplaire.
Bruno Peeters

"Chefs-d’œuvre du Fantastique, de E.T.A. Hoffmann à Stephen King", réunis par Jacques Goimard, Omnibus 2007, 1124 p., 25€

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25 08 07

Massacre à la tronche haineuse

GUNZIGAh, encore un auteur, belge qui plus est, que je n’avais pas encore eu le temps de découvrir ! Mais avec un titre pareil et une intro qui s’avère en phase totale avec mon expérience d’accro à la VHS, je ne pouvais pas passer à côté de cette petite perle d’humour noir bourrée de références.
Le décor est donc vite planté : un groupe de potes, délicieusement stéréotypés, prend quelques jours de vacances dans un bungalow situé au bord d’un lac. Lors du voyage aller, l’arrêt inévitable dans une petite épicerie pourrave, tenue par un type pas net habillé d’une chemise à carreaux et d’une paire de jeans sales suffit à éclairer, pour l’amateur, le tableau des milles feux… de l’enfer !
De fait, une fois la nuit venue, les choses vont s’enchaîner à une vitesse du train de la mort. Le passé d’un des personnages s’avérera lié aux horreur du présent et le rideau retombera, au lever du jour, sur une scène constellée d’éclaboussures sanglantes, de restes humains et d’illusions perdues.
Il ne fait aucun doute qu’avec ce roman ludique totalement maîtrisé, Thomas Gunzig rend un hommage solide et rafraîchissant aux films d’exploitations qui ont baigné les années quatre-vingts. Ici, pas une once de cynisme, pas de relecture post-moderne et ironique, ni même de parodie assortie des habituelles pirouettes. Il faut parler plus sûrement de pastiche et d’hommage dans un récit à la structure implacable, qui demande aux lecteurs un petit effort de crédulité (la logique géographique des lieux est quelques fois rudement mise à l’épreuve…) mais qui, en retour, offre un divertissement d’une générosité rare.
GUNZIG portraitEvidemment, j’entends déjà d’ici les hurlements des critiques qui ne manqueront pas de s’étonner qu’un auteur « reconnu » se perde dans ce genre d’exercice « puéril ». Remarque qu'il suffira de rectifier d'un bon coup de tronçonneuse.
En attendant, si vous faites partie de la génération Gunzig, née dans les années 70 et si la vision d’une galerie commerçante vous rappelle de grands coups de machettes dans la tête des morts vivants, plongez-vous dans cette contribution à une « sur-culture » décomplexée.
Dr Cortouts

Thomas Gunzig, "10.000 Litres d’Horreur Pure, modeste contribution à une sous-culture", ed Diable Vauvert, 15€.

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25 08 07

Van Helsing & sons Ltd

BIZIEN MasticationVan Helsing. Un nom qui va dire quelque chose à certains d’entre-vous. Si, si, réfléchissez. Souvenez-vous. Van Helsing, Dracula. Dracula, Van Helsing. Ca y est, ça vous revient ? Van Helsing est donc celui qui chasse le monstre dans le roman Dracula. Ah vous voyez que ça vous revient… La collection « Club Van Helsing » met en scène Hugo Van Helsing, descendant du héros de Bram Stocker. Il est à la tête du Club Van Helsing, un club de chasseurs de « monstres » : loups-garous, vampires, golems, sphinx…
Quatre titres sont parus à ce jour, dont celui-ci dû à la plume de Jean-Luc Bizien. Né au Cambodge en 1963, il a beaucoup voyagé avant de créer des jeux de rôles. Il a publié aussi bien des romans jeunesse, que de la littérature générale ou de la littérature de l’Imaginaire. Il a obtenu le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer pour WonderlandZ.
Dans Mastication, ce sont les loups-garous qui sont mis à l’honneur. Les loups-garous ne sont plus ces monstres qui se cachent une fois que la pleine lune apparaît. Ils sont mis ici à la sauce moderne. Indestructibles ou presque, éternels, intelligents et puissants, ils forment des castes et vivent « tranquillement » parmi les hommes. Les nuits parisiennes sont entachées de morts atroces. Plusieurs jeunes Goths sont retrouvés complètement déchiquetés.
Vuk, ex-légionnaire et vétéran serbe de la guerre des Balkans est chargé d’enquêter sur cette série de meurtres. Vuk est une vraie tête brûlée, il se lance corps et âme dans la bagarre et descend tout ce qui bouge avec dextérité et acharnement.
Mastication est une véritable petite bombe d’action nerveuse et violente, baignée de rock’n’roll enfiévré. Pas de temps morts ici. Le héros est un dur à cuire bourré d’humour. Roman fameusement efficace en tous les cas, une véritable récréation pour les lecteurs.
Marc Bailly

Jean-Luc Bizien, Mastication, Illustration : www.2visudesign.com, 210 p. Editions Baleine, collection Club Van Helsing

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25 07 07

Harry Potter 7 : le dr Corthouts l'a lu pour vous

H POTTERBon cette fois, ça y est! Le dernier volume des aventures du petitmagicien à lunettes est dans toutes les librairies – je crois que jen’ai jamais vu un roman en anglais en tête de gondole dans un aussigrand nombre de librairies francophones – ; les fans se sont rués sur lessix cents dernières pages de la saga avec l’avidité d’un chercheur d’orlâché en pleine Sierra Madre et les médias ont parfaitement joué leurrôle de caisse de résonance, surmultipliant l’effet Potter, montant enépingle la moindre petite information sur le roman le mieux protégé dumonde. Mais nonobstant le fait que je viens de rédiger une phrase dontla longueur me surprend tout autant que vous, qu’en est-il réellement decette septième aventure du sorcier le plus connus après MerlinL’Enchanteur ?
Dans le respect d’une ligne éditoriale évoquée il y a quelques jours parnotre Dumbledore à nous, alias Brice Depasse, pas question pour moi dejouer les spoilers enragés en vous détaillant, page par page, lespersonnages « principaux » qui mordent la poussière lors de ce baroudd’honneur contre Voldemort le Maléfique. Quant à l’histoire, si vousavez lu les six autres volumes, vous en connaissez les grandes lignes :à l’aube de son dix-septième anniversaire, Harry Potter est des plusvulnérables. Lord Voldemort a regagné la quasi-totalité de ses pouvoirset les multiples sorts qui protégeaient le jeune adolescent perdronttout effet lors du fatidique passage à l’âge adulte. Pour vaincre lemaître des ténèbres, Harry, Ron et Hermione n’ont qu’une seule solution: retrouver les horcruxes dans lesquels Voldemort a enfermé lesparcelles de son âme afin de les détruire … et ainsi anéantir le Malincarné. Mais les choses ne seront pas aisées, dans un monde où lesténèbres gagnent chaque jour en puissance et où les Mangemorts se fontde plus en plus nombreux…
Alors que me reste-t-il à aborder ? L’essentiel. Le talent avec lequelJ.K. Rowling mène son immense saga, débutée il y a dix ans, vers uneconclusion non seulement passionnante, mais taillée dans une prose quitémoigne de l’évolution, de la maturation de son style.
H POTTER ROWLINGCertes, comme à son habitude, Rowling laisse, durant les deux centspages centrales du roman, ralentir le rythme de l’intrigue jusqu’à ceque pointe un soupçon d’ennui… Mais c’est pour mieux repartir dans unfinal de près de deux cents pages également, sans doute lesmeilleures de toute la saga. Avec assurance, une connaissance jamaisdémentie de l’univers qu’elle a mis sur pied –en refermant ce septièmetome, il n’y a plus aucun doute, Rowling savait exactement où elle allait– doublée d’une incroyable maturité, miss J.K. remporte la mise sansjamais la jouer « petit bras ».
A la différence d’autres héros récurents, Harry Potter a vieilli au fildu temps. Comme ses lecteurs, il affronte dans ce dernier volume, defaçon atrocement réaliste et évidement métaphorique, l’entrée dans l’âgeadulte. Un âge adulte où aucune concession à la réalité ne peut êtreconsentie. Etrange de parler de « réalité » dans un univers où la magieprend une place aussi importante ? Non. Car si la magie est une vraietoile de fond sur laquelle Rowling peint les diverses nuances de sasaga, les thèmes abordés sont ceux de notre quotidien. La mort, l’amour,le racisme, la corruption, les manipulations, l’amitié, la peur… Il estd’ailleurs très intéressant de constater, au final, que Voldemort et saclique ne sont pas à la recherche d’un anneau magique, d’une arched’alliance ou d’un sceptre lumineux. Non. Seul le pouvoir absolu lesintéresse. Un pouvoir qui ne peut être détenu que par des sorciers desang pur. Un sous-texte profondément humaniste, antiraciste, courageuxmême, qui s’éloigne des visées parfois élitistes d’autres grandes sagasde fantasy.
La première fois que j’ai rencontré Harry Potter, c’était un petitgarçon étrange, enfermé entre les pages d’un roman pas très épais, dontpeu de gens avaient entendu parler. Le petit garçon a grandi, pourdevenir un phénomène planétaire, une machine à dollars portée par lamagie du cinéma… Mais en refermant « Les Reliques de la Mort » j’étaistrès heureux de constater que J.K. Rowling, loin de laisser l’enfant depellicule dévorer son double de papier, avait tranquillement mené sonaventure à bon port… et écrit sept romans qui marqueront pour longtempsla littérature de l’imaginaire.
Chris Corthouts

POTTER DICO
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Le suicide de Harry Potter
La (dernière) nuit Harry Potter
C'est pas sorcier, Harry : le septième livre n'aura pas lieu

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25 07 07

C'est pas sorcier, Harry : le septième livre n'aura pas lieu

GORDON ZOLADans la dernière aventure du commissaire Guillaume Suitaume, digne héritier de l'inspecteur Clouseau et de San Antonio, il est question de retrouver le manuscrit du septième tome des aventures de celui-dont-on-ne-cite-pas-le-nom que les vrais sorciers ont volé à J.K. Bowling pour créer le chaos.
Chris Corthouts a rencontré Gordon Zola, l'auteur de ce roman humoristique joyeusement "Dacien".

GORDON ZOLA - Chris Corthouts

GORDON ZOLA [2] - Chris Corthouts
zola

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21 07 07

La (dernière) nuit Harry Potter

POTTERµNon seulement des millions de fans de la série ont fait la file la nuit pour acheter cet "Harry Potter et les Reliques de la mort" (Harry Potter and the Deathly Hallows) dès sa mise en vente, mais de plus, ils ont dévoré cette brique de 607 pages dans la foulée. Histoire de combler ces deux ans d'attente. (Mais où se trouve le plaisir de la dégustation ?)
Aucun chiffre de vente au Royaume-Uni n'était disponible samedi mais Bloomsbury, éditeur britannique de la saga, tablait sur trois millions de livres vendus au cours des premières 24 heures. Deux millions du tome six, «Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé», avaient été écoulés en ce laps de temps lors de la publication en anglais en juillet 2005.
Mais les chiffres communiqués par plusieurs distributeurs laissaient augurer de nouveaux records: la chaîne WH Smith a vendu 15 ouvrages par seconde pendant la nuit et les supermarchés Asda 250.000 livres, le groupe Waterstone's 100.000 en deux heures seulement.
Quant aux réactions laissées par les fans, elles sont de deux ordres. On va du meilleur livre de tous les temps à la déception profonde.
J.K. Rowling a, quant à elle, fait la lecture des premières pages à 500 privilégiés tirés au sort en juin, au musée d'Histoire naturelle de Londres.
Cette lecture, qui sera disponible en podcast durant deux semaines sur www.bloomsbury.com, a été suivie d'une séance de dédicaces ouverte à 1700 fans. La "signature" a duré jusqu'au petit matin.Ce matin, plusieurs journaux britanniques ont livré leur premières critiques.
Nous noterons que la presse britannique s'abstient de révéler la fin, marquée par l'affrontement attendu de Harry Potter contre Voldemort.

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20 07 07

Le suicide de Harry Potter

Potter7Cette nuit, à 0 heure 1, l’édition en langue originale du dernier tome de la saga d’Harry Potter sera mis en vente. Plus de deux millions d’exemplaires pré-commandés sur internet et douze millions de livres diffusés en magasin aux Etats-Unis, des chiffres qui incitent de nombreux libraires à rester ouvert toute la nuit. Pourtant, quand on sait le temps que prend la lecture d’un roman aussi volumineux, il y a de quoi sourire face à l’empressement des lecteurs.
La pression du public ayant entraîné celle des médias, le monde économique s’y est mis aussi puisque deux distributeurs ont brisé l’embargo en livrant 1.200 livres avant la date imposée.
Malgré l’action en justice intentée par les éditeurs et diffuseurs de J.K. Rowling, certains exemplaires ont pu être achetés comme celui dont le New York Times a fait l’acquisition. Le journal américain a donc déjà publié une critique du livre révélant la mort d’une demi-douzaine de personnages sans préciser leur identité.
Mais quid d’Harry Potter ? Survivra-t-il à la série ? J.K. Rowling a-t-elle résisté à la tentation de nombreux écrivains de tuer leur héros récurent ? (On se souvient récemment de Dérib qui a fait mourir Buddy Longway).
Aurait-on imaginé Ian Flemming tuant 007 ou Georges Simenon son Maigret ? POTTER 7 Gallimard
En Grande-Bretagne, les paris vont bon train sur la mort d’Harry Potter mais depuis la fuite des 1.200 exemplaires, les mises d’argent sur son suicide ont augmenté spectaculairement, amenant les bookmakers à suspendre la cote ou à la clôture du pari. La question posée par la presse britannique est donc : Harry Potter se suicide-t-il dans "Harry Potter and the Deathly Hallows", (Harry Potter et les reliques de la mort, traduction française) ?
C’est peu probable mais qui sait ? Il faudra attendre samedi matin pour le savoir, dans la langue de Shakespeare, et le 26 octobre pour le lire dans celle de Molière. Nous ne publierons aucune information d’ici là sur le déroulement final pour ne pas gâcher votre plaisir (même si une critique du livre lu par nos soins sera mise en ligne prochainement).
Mais en définitive, beaucoup de tapage pour rien, car une fois l’information du sort réservé à Harry Potter par sa maman révélée, elle n’intéressera plus personne.
Pour lire le compte rendu de la folle et première nuit de mise en vente du livre, cliquez sur la couverture ci-contre.
Brice Depasse

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