30 08 13

Big Apple autrement...

Shopping insolite à New York.jpgDans Shopping insolite à New York paru chez Marabout à Paris, l'Australienne Sibella Court qui a vécu dix ans au cœur de la Grosse Pomme entraîne ses lectrices – et ses lecteurs intéressés par le sujet – à pérégriner dans les quartiers de la ville pour y faire la découverte, à travers une trentaine de promenades, de plus de 200 adresses dont les guides classiques de tourisme ne parlent pas, celles de petites boutiques et d'adresses secrètes seulement connues des New-yorkais avertis.

L'occasion de faire son shopping d'articles de mode ou de décoration (bijoux, fleurs, mercerie et fait-main, draperies, tapisseries, linge de maison, papeterie, objets et fournitures d'art, curiosités, ustensiles de cuisine, mobilier et design d'intérieur...) tout en mixant brunch, librairies, musique à écouter en flânant, pauses café et petits hôtels de caractère.

Une autre façon de faire du tourisme !

Bernard DELCORD

Shopping insolite à New York par Sibella Court, Paris, Éditions Marabout, mai 2013, 288 pp. en quadrichromie au format 14,8 x 21,7 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 16,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce guide branché la recension suivante :

COMPLEAT SCULPTOR

Tous les outils de sculpture et de gravure possibles et imaginables, mais aussi des pièces de bois brut, pierres à tailler, etc.

Passez les argiles et les cires de moulage, avancez vers le fond du magasin, traversez les grands rideaux en plastique et descendez au sous-sol. Vous allez tomber des nues : on se croirait dans une carrière de pierre.

J'adore !

Les vendeurs vous guideront, et le panneau d'affichage à l'entrée fourmille de bonnes adresses  pour prendre des cours, trouver des artistes ou dénicher des fournisseurs.

90 Vandam St.

NYC 10013

212.243.6074

www.scul pt.com

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25 05 13

Les tables de Bruxelles

Guide Delta Bruxelles 2013.jpgLa 36édition (celle de 2013-2014) du Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles vient de paraître, en même temps qu'une nouveauté, la Delta Box, un coffret cadeau permettant d'offrir, parmi une sélection de 38 [1] restaurants gastronomiques établis en Belgique, un menu 4 services pour 2 personnes au prix de lancement de 99,90 € (au lieu de 129 €).

L'ouvrage recense par ordre alphabétique et pour un prix inchangé les 1100 restaurants, hôtels et salles de séminaire de la capitale de l’Europe et de ses environs proches tout en permettant, par un système très pratique de onze index placés en fin d’ouvrage, de sélectionner aussi les restaurants par commune d’implantation, par types de cuisine (allemande, argentine, autrichienne, belge, brésilienne, caribéenne, chinoise, congolaise, croate, espagnole, française, grecque, indienne, iranienne, italienne, japonaise, latino-américaine, marocaine, mexicaine, pakistanaise, portugaise, russe, scandinave, serbe, suisse, thaïe, tunisienne, vietnamienne… mais aussi à la bière, de bistrot, bio, bourgeoise, bruxelloise, familiale, de fusion, de terroir, végétarienne…), par catégories de prix, en fonction de leur ouverture (non-stop, tard le soir ou le dimanche), disposant de salons particuliers VIP, proposant un service banquets, un chef à domicile, des tables de plein air ou des animations.

Pour chaque établissement, l’ouvrage fournit une quantité considérable d’informations objectives (coordonnées diverses, nom du propriétaire, date de fondation, type de cuisine, gamme de prix, exemples de propositions à la carte, origine des vins, nombre de couverts, types de cartes de crédit acceptées, facilités pour les personnes handicapées, jeux pour les enfants à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement, présence d'un bar, d’un fumoir, d’une terrasse, d'une piscine en plein air ou couverte, d'un garage, d’un parking ou d’un service voiturier…) complétées, quand l’entreprise les mérite, d’appréciations sous forme de logos (nombre de toques, beau cadre, belle cave, bon rapport qualité-prix, coup de cœur Delta…) et de commentaires rédigés par les chroniqueurs de la maison – dont votre serviteur – qui ont opéré en toute indépendance, nous pouvons l’attester !

Comme le veut la tradition, le guide mentionne les lauréats annuels de la profession [2], mais il met aussi l'accent sur le travail de chefs qui ont titillé les papilles des Bruxellois depuis plus de 25 ans [3].

Enfin, et l’initiative doit être vivement soulignée, ce guide renferme un « Passeport Delta » permettant à son utilisateur de bénéficier (sans qu’il doive l’annoncer au moment de réserver…) d’une remise de 30% (hors boissons et pour un montant maximum de 50 euros de réduction) dans 54 restaurants de qualité, ce qui représente pour lui une économie potentielle de… 2 700 euros !

Une seule utilisation de ce Passeport rembourse donc le prix d’achat du Guide !

Qui dit mieux ?

Bernard DELCORD

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles 2013, Bruxelles, Les Guides Delta, mai 2013, 372 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 22,75 €



[1] À Bruxelles : Aux Beaumes de Venise, Les Brigittines « Aux Marches de la Chapelle », ER PU.RE, Leonor, La Fontaine de Jade, Le Coriandre. Dans le Brabant wallon : L’Avenue, Brasserie 135, Philippe Meyers, Le Pivert, Une Autre Histoire, Le Vert d’Eau. Dans la province de Liège : Les Sœurs Grises, Le Cyrano, L’Auberge de Spa, Le Coin des Saveurs, Carpe Diem, La Ferme Damzai, Le Shanghai, Chez Silvano – Le Bergerue, Le Vieux Cellier. Dans la province de Namur : Château de Namur, Le Moulin de l’Escaille, Hostellerie les Grisons, Les Jardins de mon Père, L’Espièglerie, Le Vin100. Dans la province du Luxembourg : L’Auberge de la Ferme, Château d’Hassonville, Le Cor de Chasse, La Régalade. Dans la province de Hainaut : La Part des Anges, Le Bouchon et l’Assiette, Pouic Pouic, Les Trois P’tits Bouchons, Maxens. En Flandre : Aneth, Le Manoir des Quatre Saisons.

[2] Delta d’Or : La Villa Lorraine à Uccle ; Delta d’Argent : Le Vintage à Watermael-Boitsfort ; Delta de Bronze : Wy à Bruxelles (Sablon). Lauréats par type de cuisine : Chez Max à Ixelles (cuisine bistronomique) ; La Cueva de Castilla à Schaerbeek (cuisine espagnole) ; Le Nénuphar à Woluwe-Saint-Lambert (cuisine vietnamienne) ; Coïmbra à Saint-Gilles (cuisine portugaise) ; Le Saint-Georges à Schaerbeek (cuisine de brasserie), Les Rives du Gange à Watermael-Boitsfort (cuisine indienne) et Madou's Provence à Bruxelles (cuisine méditerranéenne). À ces noms, il convient d'adjoindre les lauréats au titre du Guide Delta 2013 des hôtels et des restaurants de Belgique et du Grand-duché de Luxembourg, à savoir : Deltas d’Or : Philippe Meyers à Braine-l'Alleud et De Jonkman à Sint-Kruis ; Deltas d’Argent : Le Cyrano à Waimes et Jer à Hasselt ; Deltas de Bronze : Les Trois P'tits Bouchons  à Mont-sur-Marchienne et Kommilfoo à Anvers.

[3] Americo Serfilippi (L'Opéra à Waterloo), Abdellatif Bouassab (Aux Beaumes de Venise à Ixelles), Albert Michiels (Brasserie RN à Jette), Pierrino Pace (I Trulli à Saint-Gilles) et Roberto Ristuccia (New Epsom di Roberto à Schaerbeek).

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21 02 13

Un sésame universel

Passeport pour le monde.gifLe texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter des guides gastronomiques DELTA puis mise en ligne sur leur site Internet (www.deltaweb.be) :

Sous-titré Manuel de savoir-vivre à l'usage des jeunes, le sympathique Passeport pour le monde de Patricia de Prelle et Eleonora Balsano paru aux Éditions Soliflor à Bruxelles devrait figurer non seulement dans la bibliothèque des grands adolescents (et de leurs parents), mais aussi dans celle de toutes les écoles secondaires ou supérieures et de toutes les universités de la francophonie !

Sans oublier celle des hommes d'affaires et des touristes qui sillonnent la planète, bien entendu...

Car si ce livre traite son sujet avec humour et légèreté (en recourant aux notions de top et de flop, par exemple), il n'en décrit pas moins par le menu les bons usages et la politesse d'ici et d'ailleurs, permettant ainsi au lecteur d'évoluer correctement dans un monde où le savoir-vivre, parce qu'il est de plus en plus galvaudé, constitue une valeur appréciée ouvrant toutes grandes les portes de l'ensemble des sociétés humaines.

Pour ce faire, les auteures se sont inscrites, en l'actualisant, dans le droit fil du De civilitate morum puerilium, un traité sur la civilité des mœurs destiné à la jeunesse qu'Érasme rédigea en 1529.

Composé en cinq parties reposant sur les cinq sens (la vue, le goût, l'odorat, l'ouïe et le tact), ce vade-mecum explique donc quel look adopter en fonction des circonstances, la façon de se présenter, les salutations, les attitudes positives, les manières à table selon que l'on partage un repas entre copains, que l'on est invité à un dîner plus formel ou que l'on mange au restaurant, le contrôle des effluves corporels, des parfums d'ambiance et des odeurs de tabac, la façon d'écouter, de parler (au téléphone ou en public) et d'être entendu, les règles de courtoisie linguistique, la façon de faire montre de tact au sein de la famille, envers la personne que l'on aime, avec ses hôtes, ses amis (y compris sportifs ou artistes), ses voisins, ses colocataires, ses professeurs et ses condisciples, ses collègues ou ses supérieurs, envers les usagers de la route, le médecin (ou le patient), les personnes qui vous servent... et même la famille royale !

À l'heure où l'on dénonce les incivilités dans tous les azimuts, nous ne saurions quant à nous trop recommander l'acquisition, la lecture et l'application des préceptes de cet ouvrage ô combien destiné aux citoyens du monde !

Bernard DELCORD

Passeport pour le monde par Patricia de Prelle et Eleonora Balsano, Bruxelles, Éditions Soliflor, novembre 2012, 167 pp. en quadrichromie au format 15 x 15 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 15 €

Pour vous, nous avons extrait de cet ouvrage bien utile les quelques conseils suivants :

À table à l'étranger

De par le monde, reste discret lorsque tu reconnais quelqu'un au restaurant. Un signe de la main fera l'affaire. Pas de présentations ni d'effusions.

Invite tes copains étrangers dans des restos en accord avec leurs convictions alimentaires.

En Espagne, dans les bars à tapas, tu « tapes » tout par terre.

Aux Pays-Bas, la tartine se déguste comme un plat cuisiné, avec couteau et fourchette.

En Russie, jeune femme, tu ne paies jamais l'addition, même dans un contexte professionnel. Si tu le fais, cela peut être interprété comme une avance.

Flop : de retour d'un voyage aux États-Unis, demander son doggy bag dans un restaurant étoilé.

Aux États-Unis, même dans un troquet, ne te précipite pas sur la première table libre, mais attends que le préposé aux places te mène à la table qu'il t'a choisie.

Aux États-Unis ou au Moyen-Orient, laisse toujours un pourboire au serveur. Il n'y a qu'au Japon et en Chine que tu feras des économies sur le pourboire, car il ne s'y pratique absolument pas.

Dans les pays musulmans, assure-toi que tes convives ne voient pas d'inconvénient à ce que tu boives de l'alcool.

Au Maghreb, tu dînes sur un pouf et tu peux te servir avec les doigts de la main droite, mais uniquement les trois premiers, dont le pouce pour faire pince.

En Inde, tu peux, en tant que femme, payer l'addition seulement s'il s'agit d'un rendez-vous professionnel.

En Chine, l'invité principal est toujours assis à la droite de l'hôte et, si tel était ton cas, c'est à toi qu'incomberait le choix du menu. Suivant la place qui te sera attribuée, tu comprendras aisément où tu te situes dans la hiérarchie. Si tu as la chance d'être placé face à la porte d'entrée, c'est de très bon augure.

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12 02 13

Liste des gagnants du concours des guides Delta

Guide Delta Belgique 2013.jpgVoici la liste de nos lecteurs qui ont gagné un Guide Delta des hôtels et des restaurants de Belgique 2013 :

Anne-Marie HENNUY

Vinod ARGUESO

Gaëtan VEEVAETE

Éric MERKEN

Auriane GOFFAUX

Christel MASSART

Stéphane DIMITRIOU

Alain SCHOOVAERTS

Jeremy DUBART

Natacha MORDANG

Ils recevront prochainement leur exemplaire par courrier postal.

Toutes nos félicitations !

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15 01 13

Il y en a pour tous les goûts !


RENDEZ-VOUS VITE SUR LE SITE DES GUIDES DELTA (www.deltaweb.be) ET GAGNEZ L'UN DES 10 GUIDES MIS EN JEU POUR LES LECTEURS DE LIRE EST UN PLAISIR !

Guide Delta Belgique 2013.jpgL'édition 2013 du Guide Delta des hôtels et des restaurants de Belgique & du Luxembourg disponible depuis peu en librairie, recense par provinces et pour un prix inchangé, 2060 restaurants, hôtels et salles de séminaire du Royaume et de son voisin tout en permettant, par un système ingénieux de huit index placés en fin d’ouvrage, de sélectionner aussi les restaurants par ordre alphabétique en général et par ordre alphabétique dans chaque province, par type de cuisine (africaine, américaine, arabe, australienne, bangladeshi, belge, brésilienne, cambodgienne, caribéenne, chinoise, congolaise, espagnole, éthiopienne, flamande, française, grecque, indienne, italienne, japonaise, juive, latino-américaine, libanaise, luxembourgeoise, maghrébine, marocaine, mauricienne, méditerranéenne, mexicaine, du Monde, provençale, russe, sarde, scandinave, thaïe, tunisienne, vietnamienne… mais aussi à la bière, bio, bistronomique, de bistrot, bourgeoise, de brasserie, contemporaine, créative, familiale, de fusion, gastronomique, internationale, du marché, de la mer, orientale, de petite restauration, de saison, de terroir, végétarienne…), et en fonction des coups de cœur de la rédaction, de la présence de salons particuliers VIP ou de salles de séminaire, mais aussi de la quiétude ou de la beauté des lieux.

Pour chaque établissement, l’ouvrage fournit une quantité considérable d’informations objectives (coordonnées diverses, nom du propriétaire, date de fondation, type de cuisine, gamme de prix, exemples de propositions à la carte, origine des vins, nombre de couverts, types de cartes de crédit acceptées, facilités pour les personnes handicapées, jeux pour les enfants à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement, présence d'un bar, d’un fumoir, d’une terrasse, d'une piscine en plein air ou couverte, d'un garage, d’un parking ou d’un service voiturier…) complétées, quand l’entreprise les mérite, d’appréciations sous forme de logos (nombre de toques, beau cadre, belle cave, bon rapport qualité-prix, coup de cœur Delta…) et de commentaires rédigés par les chroniqueurs de la maison – qui ont opéré en toute indépendance, nous pouvons l’attester !

 Comme le veut la tradition, le guide mentionne en ouverture les lauréats annuels de la profession [1].

 Enfin, et l’initiative doit être vivement soulignée, ce guide renferme un « Passeport Delta » permettant à son utilisateur de bénéficier (sans qu’il doive l’annoncer au moment de réserver, ce qui est très bien…) d’une remise de 30% (hors boissons et pour un montant maximum de 50 euros de réduction) dans 65 restaurants de qualité, ce qui représente pour lui une économie potentielle de… 3 250 euros !

 Une seule utilisation de ce Passeport rembourse donc le prix d’achat du Guide !

 Formidable, non ?

 Bernard DELCORD

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Belgique & du Luxembourg 2013, Bruxelles, Les Guides Delta, décembre 2012, 656 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 24,75 €



[1] Delta d’Or : Philippe Meyers à Braine-l'Alleud et De Jonkman à Sint-Kruis ; Delta d’Argent : Le Cyrano à Waimes et Jer à Hasselt ; Delta de Bronze : Les Trois P'tits Bouchons  à Mont-sur-Marchienne et Kommilfoo à Anvers. Lauréats par type de cuisine : À la truite argentée à Malmedy (cuisine de terroir) ; La Cité Impériale à Mettet (cuisine chinoise) ; Momo la Crevette à Waterloo (cuisine de la mer) ; Taverne de la Fermette à Rochehaut-sur-Semois (cuisine régionale belge) ; Tom's Dinner à Bruges (cuisine bistronomique) et Il Trionfo à Knokke-Heist (cuisine italienne). À ces noms, il convient d'adjoindre les lauréats des prix des internautes plébiscités par les visiteurs du site www.deltaweb.be, à savoir Les Sœurs Grises à Huy (cuisine française) et L'Île d'Anvers à Anvers (cuisine française et belge).

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28 12 12

Le pays des superlatifs

République démocratique du Congo.gifLe guide de la collection « Le petit futé », consacré à la République démocratique du Congo par Philippe Wyvekens, Caroline Thirion et Médard Tambwe, paru à Bruxelles aux Éditions Néocity, pousse à la découverte d'un État gigantesque et pluriel – sa superficie fait 80 fois celle de la Belgique et 4 fois celle de la France, il est habité par 450 ethnies différentes, sa capitale, Kinshasa, est une mégapole de 10 millions d'habitants appelée à devenir la première ville africaine en 2020, le pays est traversé par deux fuseaux horaires et par l'équateur, son réseau hydrographique couvre environ 77 810 km², son fleuve majestueux est le 2e du monde derrière l'Amazone pour son débit, son sous-sol regorge de minerais (coltan, diamant, or, cuivre, étain...) et sa forêt constitue 47% du massif forestier tropical du continent africain.

De plus, le patrimoine culturel de la RDC est véritablement exceptionnel, joint dans la capitale à un sens de la fête qui n'a d'égal que la chaleur et la générosité de l'accueil d'une population pour qui le visiteur de passage est toujours le bienvenu et traité avec gentillesse et respect, dans la mesure des moyens disponibles, tant dans les villes qu'en brousse profonde.

Une terre de découverte, et même de tourisme, en dépit des vicissitudes économiques et politiques !

Bernard DELCORD

République démocratique du Congo par Philippe Wyvekens, Caroline Thirion et Médard Tambwe, Bruxelles, Éditions Néocity, collection « Le petit futé », août 2012, 552 pp. en quadrichromie au format 12 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 15,95 €

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25 12 12

Des millésimes d'anthologie !

Guide Hachette des vins 2013.gifConstituant la 28e édition du plus lu de par le monde des guides d'achat français (il en existe même désormais une version en mandarin...), le Guide Hachette des vins 2013 constitue à l'évidence un excellent cru, constitué d'une quantité impressionnante d’informations sur une sélection de 10 000 vins (des récoltes 2009 et 2010) résultant de la dégustation à l'aveugle, en toute indépendance et impartialité, de 40 000 crus par 1500 spécialistes, excusez du peu !

Chacun des vins de la sélection a été noté de 0 à 3 étoiles, et 550 coups de cœur ont été attribués aux cuvées les plus remarquables, qui voient leur étiquette reproduite dans l'ouvrage.

Tous les grands crus, toutes les appellations d’origine et tous les vins de pays produits en France, en Suisse et au Luxembourg y sont passés en revue, en ce compris les vins bio, et le lecteur y trouvera aisément ce qu’il cherche grâce à un classement par régions, par appellations et par noms de vins, à des onglets de couleurs, à une table des cartes, à un glossaire (« Les mots du vin ») et à quatre index (des appellations, des communes, des producteurs et des vins, cela va de soi).

Pour chaque vin, en plus d’un commentaire détaillé, le guide indique son nom, le millésime dégusté, la note de dégustation, la superficie de production, le nombre de bouteilles produites, le mode d’élevage, la liste des bons millésimes, la fourchette de prix en euros, le rapport qualité-prix, le nom et l’adresse du producteur, l’horaire des visites, la possibilité d’acheter à la propriété, l’existence d’un gîte rural ou d’une chambre d’hôte (avec gamme de prix) et, bien entendu, son éventuelle classification « coup de cœur » par le jury.

Écoutons ce qu'en dit le directeur de la publication, Stéphane Rosa : « Comme chaque année, le guide repart à zéro et met au jugement les derniers millésimes mis en bouteille dans chaque appellation, Dans cette édition, place au 2009 pour les grands crus bordelais notamment : les dégustations confirment qu'il s'agit bien d'un millésime admirable, plein de rondeur et de générosité, Mais le 2010 s'annonce tout aussi remarquable, un grand millésime d'équilibre, témoins les vins dégustés dans les appellations régionales du Bordelais ou encore dans le Blayais et le Bourgeais, 2009-2010 fait ainsi penser à l'illustre duo 1989-1990... 2010 est aussi très réussi dans la Vallée de la Loire (chinon, bourgueil, saint-nicolas, liquoreux...) et en Bourgogne, avec des rouges tendus et des blancs minéraux (superbe année dans le Chablisien). Bref, du beau et du bon ! »

Le livre de chevet de tout acheteur, consommateur ou amateur du bien boire et du bien vivre qui se respecte !

Bernard DELCORD

Guide Hachette des vins 2013, Paris, Éditions Hachette, septembre 2012, 1400 pp. en quadrichromie au format 14 x 22 cm sous couverture cartonnée, 29 € (prix France)

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20 10 12

Kin la Belle

Kinshasa.gifDernière escale en date de la Francophonie (son XIVe sommet s'y est tenu du 12 au 14 octobre 2012), mégapole de l'Afrique Centrale, la capitale de la République Démocratique du Congo est une cité vivace qui bouillonne de dynamisme en dépit de la situation sociale désastreuse de nombre de ses habitants.

C'est aussi une ville d'une grande richesse historique, humaine, culturelle, culinaire et festive, comme le montre le guide fort sympathique et très bien fait intitulé Kinshasa, paru récemment dans la collection du « Petit futé » sous la plume de Philippe Wyvekens, Caroline Thirion et Médard Tambwe.

L'occasion pour les amoureux de l'Afrique Centrale de s'en aller par l'imagination à la (re)découverte haute en couleurs des marchés de légumes et de fruits, des « ligablos », de la moambe, du saka-saka, des bières Primus et Skol, du rhum du Kwilu, de l'art « Wata », de la musique de Papa Wemba, Koffi Olomide, de la « Génération Wenge », du « ndombolo » et à la rencontre des « ambianceurs », des « sapeurs », des « boss », des «Mario » et des « chayeurs », ou bien de partir en escapade vers le sanctuaire des bonobos à Lukaya, les rapides de Kinsuka, le barrage d'Inga, les ports de Matadi et de Boma, la maison de Stanley à Vivi, la réserve de biosphère de Luki, les hippopotames de Luango-Nzami, le parc marin des mangroves à Moanda, l'embouchure du fleuve à Banana...

Dépaysement garanti !

Bernard DELCORD

Kinshasa par Philippe Wyvekens, Caroline Thirion et Médard Tambwe, Bruxelles, Éditions Néocity, collection « Le petit futé », septembre 2012, 264 pp. en quadrichromie au format 12 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 14,95 €

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06 09 12

Des expressions bien colorées !

Expressions Merle.jpgUn vrai plaisir qui se renouvelle de page en page. On rit, on sourit, on apprend aussi. Comme souvent avec le talentueux Pierre Merle, on a l'humour et l'érudition dans cette matière un peu spéciale qui est l'argot. L'auteur a déja écrit quantité d'ouvrages sur la langue, sur la « langue verte », les « injures », mais aussi sur les « tics de langage », le « politiquement correct » et le fabuleux « Précis de français précieux au XXIe siècle ». Parmi les 365 expressions proposées, j'ai aimé en particulier les plus récentes, comme « se mettre virtuel », « Halte au sketch ! », « Mettre la tête en 3D », « Avoir l'oreille Van Gogh », « se la kiffer », « Être sur le toboggan » ou « C'est la louze », que je vous laisse le soin et le bonheur de retrouver dans le livre pour en découvrir le sens. Mais j'ai aussi souri aux expressions dont on s'attend à une explication « verte » ou salace, à tout le moins sexuelle, mais qui n'ont rien de ça, comme « rhabiller la gamine », « se bougnotter les osselets » ou « Taquiner la voisine ». Dans l'ordre c'est « servir une nouvelle tournée », « se salir les mains » et « Faire une fausse note » !!!! Comme quoi ! Notons aussi les géniales illustrations : des gravures détournées avec drôlerie ! On songe aux encyclopédies de mon ami Philippe Geluck ! C'est dire ! Un superbe petit dico bien ficelé, coloré et amusant, qu'on peut ouvrir à n'importe quelle page en étant sûr de sourire... peu de livres peuvent le prétendre !

 

Jacques MERCIER

 

« 365 expressions d'argot expliquées », Pierre Merle, Edition Chëne. 288 pp. Cartonné et coloré, relié mousse et dos rond, 12,7 X 17,8 cm. 15,9 Euros.

02 09 12

Au pays des moines

La Thudinie et la route des abbayes.jpgLe nouvel opus de la collection « Les guides Télétourisme » dirigée aux Éditions Racine/RTBF à Bruxelles par Guy Lemaire, le journaliste de télévision bien connu, s'intitule La Thudinie et la route des abbayes et il emmène le lecteur, à travers de nombreuses promenades, à la découverte de la région de Thuin et de ses monastères, à savoir ceux de Lobbes, de Bonne-Espérance et d'Aulne.

Outre de nombreuses informations historiques, géographiques, intellectuelles et artistiques ainsi que la description des itinéraires, l'ouvrage propose des rubriques sur les produits du terroir, les logements et tous les hauts lieux de la gastronomie locale.

De plus, les diverses activités culturelles et sportives de la région sont présentées dans un calendrier annuel illustré tandis que près de 300 photos en couleurs illustrent la beauté et présentent les curiosités de la région.

Un guide d'une belle convivialité !

Bernard DELCORD

La Thudinie et la route des abbayes par Jean-Marie Horemans, Jean Meurant, Maurice Servais, avec la collaboration de Christine Charue & Fabrice Deruysscher sous la supervision de Tommy Leclercq, Bruxelles, Éditions Racine/RTBF, collection « Les guides Télétourisme » sous la direction de Guy Lemaire, juin 2012, 176 pp. en quadrichromie au format 13,5 x 18 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 14,95 €

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage fort bien fait les quelques lignes suivantes :

L'histoire de l'abbaye d'Aulne

Le monastère primitif aurait été fondé au VIIe siècle, peut-être sur les vestiges ou à proximité d'une villa romaine qui lui aurait donné son nom Alna, d'origine latine. Le fondateur de l'abbaye, un brigand repenti du nom de Haschus, surnommé Landelin (Landelinus = originaire de Landelies), serait mort à Crespin en 686. Quant aux dates de création (637, 656 ou 657), elles diffèrent selon les auteurs.

Second fondateur d'Aulne, Ursmer lui imposera la règle de saint Benoît vers 690, règle qui exige de trouver dans un même environnement eau courante et eau de source, prés, champs, jardin et possibilité d'installation de ferme, de moulin, de boulangerie, ainsi que d'ateliers pour divers métiers, afin que les moines ne doivent ni ne puissent sortir, sans raison valable, de leur monastère.

En 880 (882 ou 888, selon les textes), l'abbaye d'Aulne connaîtra une première destruction par les Normands, Elle en subira une seconde par les Hongrois en 956.

En 961, avec la plupart des communes de la Thudinie méridionale, elle passe sous Éracle dans le domaine de l'évêché de Liège qui deviendra principauté lorsque les droits régaliens seront accordés à Notger par Othon Ier, empereur romain de la Nation germanique.

Si, pendant trois ou quatre ans (1144-1147), le monastère d'Aulne passe sous la règle de saint Augustin, avec la bénédiction du prince évêque Albéron II (ou Adalbéron) et sous la conduite d'un abbé Raoul ou Radulphe, c'est cependant en 1147 que se situe le tournant le plus important de l'histoire d'Aulne : saint Bernard obtient que l'abbaye passe sous la règle cistercienne, soit dédiée à Notre-Dame et y fait envoyer de Cîteaux six moines dont le premier abbé sera Francon de Morville.

En 1205, pour satisfaire au besoin de solitude des moines, le prince-évêque Hugues de Pierrepont, qui fit de fréquents séjours à l'abbaye, oblige la population du village d'Aulne à déménager à une lieue du monastère.

Le XIIIe siècle est considéré, pour Aulne, comme le siècle d'or : plus de 60 moines et 300 convers, ceux- ci constituant la main-d'œuvre dans un domaine agricole qui ne cesse de croître. De 1214 à 1247, on édifie l'abbatiale gothique à l'emplacement d'une église plus ancienne ; Aulne, abbaye masculine, est dotée de l'autorité sur le monastère cistercien des religieuses de Soleilmont ; elle l'obtiendra aussi sur celui de l'Olive à Morlanwelz et sur celui d'Aywiers en Brabant wallon. Au plan moral et religieux, son renom s'élargit à l'Europe : le bienheureux Simon d'Aulne est reçu au Vatican pour ses dons de thaumaturge ; Baudouin d'Aulne, après un apostolat en Livonie et Courlande, deviendra archevêque de Thrace !

Les XIVe et XVe siècles seront loin d'être aussi favorables à Aulne qui subira un lent déclin, matériel et spirituel : le relâchement à l'égard de la règle, les guerres dues aux appétits des ducs de Bourgogne, les épidémies et notamment la Grande Peste.

Au siècle suivant, à la suite de l'effondrement de la croisée du transept, il faudra reconstruire le chœur, plus élancé dorénavant, et le transept avec la grande verrière flamboyante. En 1536, l'abbaye sera saccagée par un corps français et, quelques années plus tard, à la suite des guerres de religion, par des réformés iconoclastes.

Le milieu du XVIe siècle verra aussi, quoique tardivement, la naissance de l'imprimerie typographique dans la région. À l'initiative de l'abbé d'Aulne, Jean de Lannoy, imprégné de l'esprit de la Renaissance, un Lorrain du nom de Guillaume Cordier (à ne pas confondre avec un abbé du même nom), imprimera à Binche une Vie de Sainte Lutgarde, moniale d'Aywiers qui, à la suite d'une vie miraculeuse en Wallonie, réussira à ne jamais parler le français et deviendra de ce fait l'une des patronnes de la Flandre.

La fin du XVIe siècle et le XVIIe siècle sont marqués par l'avènement d'abbés plus responsables, mais le « siècle de malheur », caractérisé par des guerres européennes incessantes (guerre de Trente ans, guerre de la Ligue d'Augsbourg, guerres de succession d'Espagne, guerre de Hollande), entraîne pour l'abbaye des occupations et des déprédations, hollandaises notamment, des réquisitions ou des pillages de la part des belligérants du nord comme du sud, qui profitent du statut d'indépendance perméable et désarmée de la Principauté. Il en résulte pour l'abbaye d'énormes difficultés financières.

Pour Aulne, l'histoire se terminera tristement en 1794. Tout en démontrant sa capacité à renaître toujours, l'abbaye entamera son chant du cygne, ce seront les « derniers feux du crépuscule », comme l'écrira finement un auteur. Des abbés de valeur, providentiels mais dépensiers, Barthélemy Louant, Maur Mélotte ou Joseph Scrippe, vont entreprendre la reconstruction complète de leur monastère, à l'exception de l'abbatiale. Remacle Leloup, le célèbre dessinateur et graveur liégeois, qui visitera Aulne vers 1740, voulant montrer le faste qui y régnait et l'accueil sympathique qu'il y avait reçu, représenta le monastère surmonté d'une importante fumée sortant de la cheminée des cuisines... C'était sa façon originale d'annoncer les étoiles du Michelin !

Las, en 1789, avec la Révolution liégeoise et quelques graves erreurs politiques des moines et de leur abbé, ce sera le commencement de la fin. L'abbaye prête ses canons pour mâter la révolution populaire à Thuin ; elle refuse de vendre le blé au prix légal imposé par la famine et, mieux, l'abbé Herset fait condamner à mort un pauvre hère, coupable de vol de nourriture. En 1793 et 1794, l'abbaye héberge des officiers autrichiens. Ajoutons la richesse et le faste affichés par le monastère et l'envie qu'ils ne manquent pas de susciter dans la population... Tout cela aboutit au sac au pillage et à l'incendie du 14 mai 1794, perpétrés tant par les troupes républicaines que par la population locale.

Plus tard, l'abbé Herset, avec les assignats garantis par les Biens nationaux, rachètera l'abbaye en ruines, échouera à rétablir une communauté et, sous l'Empire français, rédigera un testament dans le but de créer un hospice à Aulne, testament approuvé par Napoléon, à Bayonne, en 1808.

Malgré les ennuis suscités par un ancien moine, Jean-Baptiste Cordier, rentré dans le siècle, qui exigea et obtint un quart des biens, le home pour vieillards put ouvrir ses portes en 1856. C'est en 1883 que sera consacrée l'église moderne, dédiée à saint Joseph. Aulne sera érigée en paroisse distincte de Gozée en 1928. Auparavant, en 1896, un accord signé entre l'État belge (ministère des Travaux publics) et la Commission administrative de l'hospice a permis la visite des ruines aux touristes, à la condition impérative que les autorités veillent, par les travaux nécessaires à la sécurité des bâtiments comme à celle des visiteurs.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Guides | Commentaires (0) |  Facebook | |