24 08 12

Pour croire... ce que l'on voit !

Comprendre l'art des églises.gifDestiné aux amateurs éclairés comme aux néophytes soucieux de décoder, en vacances par exemple, l'architecture chrétienne et ses décors, le manuel très complet de l'historien américain Denis R. Mac Namara intitulé Comprendre l'art des églises, paru dans sa traduction française chez Larousse à Paris, dévoile le développement de l'architecture des églises depuis les premiers chrétiens jusqu'au néo-modernisme du XXIe siècle.

On y trouve, rédigée par un éminent spécialiste (l'auteur enseigne à Yale) mais parfaitement abordable par tout un chacun, une analyse de tous les types d'architectures chrétiennes : églises, basiliques, cathédrales, chapelles, monastères, abbayes ; une approche de leurs composants (portails, façades, absides, transept, piliers, contreforts, voûtes, toitures, lanternes, clochers, fenêtres, vitraux, rosaces, stalles, fonts baptismaux, tabernacles et reliquaires, retables, chaires, ornementation des jubés...) et de leurs matériaux de construction (bois, pierre, brique, béton, métal, verre...) ; une grammaire des styles (roman, gothique, Renaissance, baroque, néo-classique, romantique, palladien, moderniste...) pour mieux décoder un édifice ; la manière de repérer les indices (plan, matériaux, ornements...) et les traces de remaniements afin de situer les bâtiments dans leur contexte historique ; des éclaircissements à propos de ce que les bâtisseurs ont voulu exprimer.

Le tout est agrémenté de plus de 600 splendides illustrations, pour la plupart tirées de sources anciennes, qui constituent à elles seules une véritable bibliothèque visuelle.

Un manuel à placer dans la boîte à gants de sa voiture !

Bernard DELCORD

Comprendre l'art des églises par Denis R. Mac Namara, illustrations de J.C. Lanaway, traduction de Delphine Nègre, Paris, Éditions Larousse, février 2012, 256 pp. en bichromie au format 13,5 x 16,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 12,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce petit livre fort instructif les quelques lignes suivantes :

Enceintes et baldaquins

Dans les vastes églises qui furent édifiées après le IVe siècle, même les grands autels pouvaient disparaître dans l'immensité de l'espace inférieur. Les architectes conçurent donc diverses façons d'étirer le regard sur l'autel, utilisant notamment les baldaquins, les dais et autres types de tentures. Le tabernacle de Moïse, mentionné dans la Bible, était décrit comme surmonté de rideaux soutenus par quatre piliers, et les premières églises enfermaient leurs autels dans des constructions similaires, dont il reste encore des vestiges aujourd'hui.

Adaptation romaine

Dans la Rome antique. les baldaquins servaient à abriter les statues des divinités ou des magistrats. L'exemple de la basilique Saint-Ambroise de Milan montre comment le baldaquin en est venu à protéger l'autel.

Baldaquin gothique

Le petit autel de la cathédrale de Regensburg, en Allemagne, ne passe pas inaperçu grâce à son baldaquin à quatre colonnes. Celui-ci représente un édifice à taille réduite.

Colonnes de bronze

Le baldaquin du Bernin du XVIIe siècle, qui surmonte l'autel de la basilique Saint-Pierre de Rome, est fait de bronze moulé. Conçu pour mettre l'autel en valeur dans l'immense espace intérieur, il était l'un des plus imposants ouvrages en métal de son temps.

Ciborium

En France et en Angleterre en particulier, les colonnes étaient parfois retirées pour ne laisser que l'auvent, ou dais, aussi appelé ciborium, au-dessus de l'autel. Ce dais servait à le mettre en valeur tout en facilitant la circulation et la visibilité.

Rideaux d'autel

L'autel pouvait aussi être séparé du reste de l'église par des rideaux spécialement conçus à cet effet. S'inspirant des descriptions bibliques, ils créaient un espace s'apparentant à une chapelle au sein de l'église.

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22 08 12

Au pays du vent

Les 100 mots de la Bretagne.gifLe journaliste bien connu Patrick Poivre d'Arvor vient de publier à Paris, aux Éditions des Presses universitaires de France dans la célèbre collection « Que sais-je ? », un remarquable petit ouvrage intitulé Les 100 mots de la Bretagne dans lequel il mène le lecteur à la découverte de l'une des plus attachantes régions de l'Hexagone.

Par petites touches impressionnistes, il en détaille la nature et les paysages (ajonc, Armor et Argoat, bocage, dolmens et menhirs, granit), il en esquisse les horizons lointains ou bouchés (île, marais, mer, phares, pluie), il en restitue les odeurs, les saveurs et les sons (beurre, biniou et bombardes, chouchen, cidre, curé de Camaret, fraises de Plougastel, galettes, goémon, langues gallo et bretonne), il en explique les coutumes (calvaires, coiffes et chapeau rond, Fest-noz, matriarcat breton) et la culture (Festival interceltique de Lorient), il en dévoile l’imaginaire et les croyances (Ankou, ex-voto, Brocéliande), il en raconte l’histoire (Compagnie des Indes et de l’Orient, Parlement de Bretagne), ses héros (Du Guesclin, Marion de Faoüet, Bernard Hinault, les résistants de l’île de Sein, Éric Tabarly), ses grandes figures (Anne de Bretagne, Chateaubriand, Gauguin), ses luttes (Chouans) et ses drames (traite des Noirs, Amoco Cadiz, lisier...).

Un bel hommage à la terre de ses pères !

Bernard DELCORD

Les 100 mots de la Bretagne par Patrick Poivre d'Arvor, Paris, Éditions des Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », juin 2012, 126 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,6 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 9,20 € (prix France)

Liste des 100 mots :

Ajonc – Amoco Cadiz – Ankou – Anne de Bretagne – Armor et argoat – Artichaut – Astérix – Bécassine – Beurre – Biniou et Bombarde – Bocage – Bonnets rouges – Breiz Atao – Brocéliande – Calvaire – Canal de Nantes à Brest – Cancale – Carnac – CELIB (Comité d’études et de liaisons des intérêts bretons) – Celtomanie – Chantiers de l’Atlantique – Chasse-Marée – Chateaubriand – Chouans – Chouchen – Cidre – Cochon – Coiffe et chapeau rond – Compagnie des Indes et de l’Orient – Coquillages – Curé de Camaret – Diwan (école) – Dolmen et Menhir – Du Guesclin – Duguay-Trouin – EMSAV – Enclos paroissial – Ex-voto – Faouët Marion du – Far – Festival interceltique de Lorient – Fest-noz – Fraise de Plougastel – Galette – Gauguin – Goémon – Grande Troménie – Granit – Gwenn ha du – Hinault – IFREMER – Île de Sein – Îles – JAC (Jeunesse agricole catholique) – Jubé – Lande – Langues – Lisier – Lit-clot – Lu – Malouinières – Manoirs – Marais – Marinière – Matriarcat breton – Missions (terre de) – Montfort – Montparnasse – Mont-Saint-Michel – Muscadet – Ouest-France – Pardon – Parlement de Bretagne – Pâté Henaff – Pêcheur – Phare – Pluie – Pomme de terre – Pont-Aven – Pontcallec – Rase cailloux – Renan – Rue de la Soif – Saints – Salaün (Salomon) – Sardinerie – Ségalen – Sel – Sévigné – Stivell Alan – Succession (Guerre de) – Tabarly (Éric) – Tonnerre de Brest – Traite des Noirs – Traou Mad – Triskell – Usine marémotrice de La Rance – Vénètes.

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09 07 12

Welcome in Europe!

La Croatie de A à Z.gifRédigé par Jean-Arnault Dérens, agrégé d'histoire et grand spécialiste de la Croatie (dont il assure la couverture journalistique pour de nombreux médias francophones comme Le Monde diplomatique, Politique internationale, Ouest-France ou La Libre Belgique tout en étant rédacteur en chef du Courrier des Balkans), l'excellent guide intitulé La Croatie de A à Z est édité par André Versaille à Bruxelles en vue de l'entrée de ce pays dans l'Union européenne qu'elle rejoindra le 1er juillet 2013.

Comme tous les titres de la collection « Les abécédaires du voyageur » (qui propose aussi des ouvrages traitant de l'Afrique du Sud, de la Colombie, du Congo ex-belge, de la Grèce, de l’Inde, de l’Iran, du Maroc, du Mexique, de la Thaïlande, de la Tchéquie et de la Russie), cet ouvrage présente la Croatie avec empathie mais sans langue de bois à travers une centaine d'entrées qui la décrivent sous les angles les plus divers.

Écoutons l'auteur :

« Dubrovnik, Split, Zadar, Hvar, Korcula… D’illustres cités antiques et médiévales, des îles paradisiaques nichées au cœur de l’Adriatique… La Croatie fait rêver, et attire sans cesse plus de visiteurs. Pourtant, qui connaît vraiment ce petit pays à l’invraisemblable forme de croissant, partagé entre une longue façade maritime, et les plaines de la Pannonie ? Qui sait que l’Empereur romain Dioclétien, Nikola Tesla, "l’inventeur" du courant alternatif, et le maréchal Tito sont nés en Croatie ? La Croatie, indépendante depuis vingt ans, est riche d’une histoire longue et tourmentée, souvent méconnue ou caricaturée.

Tiraillée entre les influences méditerranéennes, centre-européennes et balkaniques, longtemps partagée entre la domination austro-hongroise et celle de la Sérénissime république de Venise, la Croatie va bientôt rejoindre l’Union européenne. Ce sont des intellectuels croates qui inventèrent, au XIXe siècle, l’idée "yougoslave", mais la Croatie se sépara de la Yougoslavie en 1991, au prix d’une guerre sanglante, dont les blessures ne sont pas toutes cicatrisées, même si la Croatie essaie de normaliser ses relations avec ses voisins, notamment avec la Serbie.

Oui, les Croates sont bien les inventeurs de la cravate, et les chiens dalmatiens ont quelque chose à voir avec la Dalmatie mais, derrière la façade touristique, la Croatie garde encore bien d’autres secrets… »

Ces secrets, vous les découvrirez à travers les différents thèmes abordés, à savoir :

Sa culture : Cinéma, Cuisine, Football, Korcula et “l’école de Korcula”, Miroslav Krleza, Littérature, “Sorcières croates”, Turbofolk…

Son économie : Agriculture, Chantiers navals, Jadrolinija, Tourisme…

Les facettes de son identité : Catholicisme, Croates, Diaspora, Échiquier, Judaïsme, Langue croate, Minorités, Serbes…

Sa géographie : Adriatique, Alpes dinariques, Balkans, Bora, Dalmatie, Goli Otok, Hvar, Istrie, Lacs de Plitvice, Slavonie, Vis…

Son histoire : Autriche-Hongrie (ou empire des Habsbourg), Bleiburg (massacre de), Guerre de 1991-1995, Krajina, Oustachi, Printemps croate, Rasa, Sabor, Mgr Josip Juraj Strossmajer, Nikola Tesla, Tito…

Ses relations extérieures : Bosnie-Herzégovine, Hongrie, Intégration européenne, Kosovo, Kotor et les Bouches de Kotor, Monténégro, Serbie, Slovénie, Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie…

Sa vie politique : Extrême droite, Feral Tribune, Ante Gotovina, HDZ, Stjepan Mesic, Ivo Sanader, SDP, Franjo Tudjman, Vétérans de guerre…

Ses grandes villes : Dubrovnik, Osijek, Rijeka, Vukovar, Zadar, Zagreb…

Autant de personnages, lieux et sujets qui donnent à voir le kaléidoscope d’une Croatie à l’étonnante silhouette, du sud de l’Adriatique aux confins serbes et hongrois.

Cet ouvrage est prolongé, pour chacune de ses entrées, par des photos, des vidéos, des illustrations sonores et par plus d’un millier de liens disponibles sur le site www.abc-voyageur.com.

Bernard DELCORD

La Croatie de A à Z par Jean-Arnault Dérens, Bruxelles, André Versaille éditeur, collection « Les abécédaires du voyageur », avril 2012, 237 pp. en bichromie au format 12,4 x 21,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 14,90 €

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16 05 12

Le vade-mecum des sorties à Bruxelles

Guide Delta Bruxelles 2012.jpgAinsi qu'il en est coutumier, le Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles, dont vient de paraître la 35édition (celle de 2012-2013), recense par ordre alphabétique et pour un prix inchangé les 1300 restaurants, hôtels et salles de séminaire de la capitale de l’Europe et de ses environs proches (ceux de la zone téléphonique 02, avec 28 nouvelles entrées et 80 sorties – des établissements fermés ou ne répondant plus aux critères de sélection du Guide Delta) tout en permettant, par un système ingénieux de huit index placés en fin d’ouvrage, de sélectionner aussi les restaurants par commune d’implantation, par types de cuisine (allemande, argentine, autrichienne, belge, brésilienne, caribéenne, chinoise, congolaise, croate, espagnole, française, grecque, indienne, iranienne, italienne, japonaise, latino-américaine, marocaine, mexicaine, pakistanaise, portugaise, russe, scandinave, serbe, suisse, thaïe, tunisienne, vietnamienne… mais aussi à la bière, de bistrot, bio, bourgeoise, bruxelloise, familiale, de fusion, de terroir, végétarienne…), par catégories de prix, en fonction de leur ouverture (non-stop, tard le soir ou le dimanche), disposant de salons particuliers VIP, proposant un service banquets, des tables en plein air ou des animations.

Pour chaque établissement, l’ouvrage fournit une quantité considérable d’informations objectives (coordonnées diverses, nom du propriétaire, date de fondation, type de cuisine, gamme de prix, exemples de propositions à la carte, origine des vins, nombre de couverts, types de cartes de crédit acceptées, facilités pour les personnes handicapées, jeux pour les enfants à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement, présence d'un bar, d’un fumoir, d’une terrasse, d'une piscine en plein air ou couverte, d'un garage, d’un parking ou d’un service voiturier…) complétées, quand l’entreprise les mérite, d’appréciations sous forme de logos (nombre de toques, beau cadre, belle cave, bon rapport qualité-prix, coup de cœur Delta…) et de commentaires rédigés par les chroniqueurs de la maison– qui ont opéré en toute indépendance, nous pouvons l’attester !

Comme le veut la tradition, le guide mentionne les lauréats annuels de la profession [1], mais il met aussi l'accent sur le travail de chefs prometteurs à suivre tout particulièrement durant les douze prochains mois [2].

Enfin, et l’initiative doit être vivement soulignée, ce guide renferme un « Passeport Delta » permettant à son utilisateur de bénéficier (sans qu’il doive l’annoncer au moment de réserver…) d’une remise de 30% (hors boissons et pour un montant maximum de 50 euros de réduction) dans 65 restaurants de qualité, ce qui représente pour lui une économie potentielle de… 3 250 euros !

Une seule utilisation de ce Passeport rembourse donc le prix d’achat du Guide !

Formidable, non ?

Bernard DELCORD

Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles 2012, Bruxelles, Les Guides Delta, mai 2012, 404 pp. en quadrichromie au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 22,75 €



[1] Delta d’Or : Inada à Saint-Gilles ; Delta d’Argent : Va doux vent à Uccle ; Delta de Bronze : Leonor à Saint-Gilles. Lauréats par type de cuisine : Le Chapeau Blanc à Anderlecht (cuisine de brasserie) ; Maza'j à Auderghem (cuisine libanaise) ; Griekske Pirateke à Zaventem (cuisine grecque) ; Cravo & Canela à Saint-Gilles (cuisine brésilienne) ; Malambo à Etterbeek (cuisine argentine) et Capraia à Uccle (cuisine italienne).

À ces noms, il convient d'adjoindre les lauréats au titre du Guide Delta 2012 des hôtels et des restaurants de Belgique et du Grand-duché de Luxembourg, à savoir : Deltas d’Or : L'Éveil des Sens à Montigny-le-Tilleul et Bartholomeus à Knokke-Heist ; Deltas d’Argent : Duo à Eupen et Aneth à Bruges ; Deltas de Bronze : Hostellerie Dispa à Walcourt et Arenberg à Heverlee.

[2] Benjamin Laborie du Bowery à Schaerbeek et Vincent Vervisch de l'ER.PU.RE à Ixelles.

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19 04 12

Patrimoine national...

Bières belges 2012-2013.gifLe passionnant petit ouvrage intitulé Bières belges 2012-2013, rédigé sous la direction de Louis Sparmont et publié à Bruxelles aux Éditions Néocity dans la fameuse collection des guides du « Petit Futé », constitue une mine de renseignements indispensables à tout amateur de « mousses » digne de ce nom : des anecdotes petites et grandes histoires sur les brasseries, des commentaires de dégustation, de « bonnes adresses » de bistrots, restaurants, caves à bières en France et en Belgique, l'histoire de la bière, sa fabrication, la manière de la déguster ainsi que des recettes culinaires.

Si vous aimez – avec modération, comme il se doit – les bières d'abbaye (d'Affligem, de Ciney, de Floreffe, de Forest, de Grimbergen, de Leffe, de Maredsous, de Saint-Feuillien, de Saint-Martin, des Rocs...), les trappistes (d'Achel, de Chimay, d'Orval, de Rochefort, de Westmalle, de Westvleteren...), les costaudes (Barbar, Bush, Bière des Ours, Duvel, Taras Boulba, Nostradamus...), les blanches (Bellevaux, des Honnelles, Mystic, Hoegaarden, Newton, Wittekerke...), les ambrées (Botteresse, Gauloise, Gruut...) les ales (Bolleke, Martin's, Palm...), les stouts (Hercule, Stouterik...), les spéciales (Triple d'Anvers, Betchard, Pannepot 2010, Gouden Carolus, Kwak...), celles qui ont du caractère (Corne du Bois des Pendus, Jazz Beer Bass, Fantôme, Jambe de Bois, Delirium Nocturnum, Cuvée des Trolls...), les gueuzes (Belle-Vue, Mort Subite, des Jacobins, Cantillon, Boon, Chapeau...) ou tout simplement les Pils (Bavik, Jupiler, Stella Artois, Bel, Cristal, Manneken Pils...), ce livre est fait pour vous !

Bernard DELCORD

Bières belges 2012-2013, ouvrage collectif sous la direction de Jean-Louis Sparmont, Bruxelles, Éditions Néocity, collection « Les guides du Petit Futé », janvier 2012, 212 pp. en quadrichromie au format 12 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 9,95 €

Nous avons recopié dans ce guide aux arômes de houblon les quelques lignes suivantes :

Le rêve américain

Le rêve américain des bières belges a commencé à se réaliser dans les premières années du 21e siècle, lorsque les exportations de "Belgian ales" outre-atlantique ont décollé de 62 000 hectolitres en 2000 à ... un million en 2010. Le phénomène n'a pas manqué d'étonner, de la part d'un pays connu essentiellement par ses Bud et autres Miller.

Mais voilà, la gamme extraordinaire des productions belges a trouvé ses amateurs aux États-Unis, même s'il ne s'agit pas (encore) du grand public. Le succès n'a pas tardé à y susciter des vocations et l'on y voit aujourd'hui fleurir des imitations, parfois fort réussies, de nos bières.

Paradoxalement, le goût prononcé de ce nouveau public américain pour des bières amères a traversé l'Atlantique dans l'autre sens, commençant à contester la tendance belge et européenne vers des bières douces. Un effet dont profitent pleinement certains de nos brasseurs, à commencer par les producteurs de gueuzes qui, s'ils rétablissent peu à peu leur notoriété en Belgique, jouissent depuis un certains temps déjà d'une assise confortable en Amérique.

De leurs côtés, certains « petits » brasseurs américains, assoiffés de renouveau, se lancent dans des produits extrêmes, des stouts très noirs, des liquides très maltés, ou houblonnés à outrance ou encore agrémentés d'épices particulièrement inattendues. On trouve ainsi des cartes de bières interminables, préparées avec du chocolat, de la vanille, du thé vert, des piments, du poivre... Ces boissons parfois extravagantes sont produites en quantités modestes et écoulées auprès d'un nombre restreint d'amateurs.

Certains se réjouiront de la panoplie de goûts ainsi proposée qui fait la part belle à l'amertume, mais l'on peut se poser des questions sur la portée réelle de ces numéros d'équilibriste, au moment où la culture populaire de la bière est menacée au sein même de ses sanctuaires comme la Belgique, l'Allemagne ou la République tchèque. En attendant, quelques brasseurs du Plat Pays se sont déjà mis à cette mode...

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19 04 12

Tourisme de plein air...

La Belgique des motards.jpgL'aficionado de belles machines André Paquay, dans La Belgique des motards qu'il a fait paraître à Waterloo aux Éditions de la Renaissance du Livre, emmène sur un ton familier et convivial ses lecteurs à la découverte motorisée de Bruxelles et des dix provinces de notre plat pays.

À chaque province correspond un itinéraire accompagné d'une fiche technique proposant diverses visites culturelles ainsi que quelques établissements où refaire le plein d'énergie.

Pour suivre les itinéraires proposés, plusieurs solutions s'offrent à l'utilisateur : télécharger gratuitement les road books sur le site Internet de Tripy ou de De Rouck Geocart, utiliser les road books papier fournis avec le livre, se baser sur les cartes qui accompagnent les fiches techniques ou suivre tout simplement la liste des communes traversées.

En selle !

Bernard DELCORD

La Belgique des motards par André Paquay, Waterloo, Éditions de la Renaissance du Livre, janvier 2012, 109 pp. en quadrichromie (+ 14 roadbooks en noir et blanc) au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et jaquette plastifiée, 14,99 €

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31 03 12

Au pays de Sœur Sourire

Guide des lieux dominicains.gifLe texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de mars 2012 des guides gastronomiques DELTA avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :

Présentant 474 abbayes, monastères, couvents, églises et autres vicariats de France, de Belgique méridionale et de Suisse romande ouvrant au public le patrimoine peu connu de leur grand ordre religieux, le Guide des lieux dominicains de Barbara Beaumont et Guy Bedouelle, paru aux Éditions Horay à Paris en 1994 et toujours disponible en librairie, complète habilement le Guide des monastères de Maurice Colinon – publié par le même éditeur – dont nous avons écrit récemment ici tout le bien que nous en pensons.

Mais qui était donc « Dominique-nique-nique » que chanta Jeanine Deckers alias Sœur Sourire – dont il n'est pas dit un mot dans la présentation de l'abbaye de Fichermont, un pieux mensonge par omission destiné sans doute à ne pas raviver les plaies d'un scandale fameux ?

On sait que le fondateur de l'Ordre des Prêcheurs, Dominique de Guzmán, est né après 1170 à Caleruega en Espagne. On le retrouve chanoine à Osma vers 1196 et il effectue en 1203 son premier voyage avec son évêque Diègue d'Osma, en Scandinavie.

En 1206, il rencontre les légats missionnaires du pape à Montpellier et prend la décision de prêcher contre les Cathares dans la « pauvreté volontaire ». En novembre de la même année, cette prédication est approuvée par Innocent III et Dominique fonde un monastère de sœurs à Prouilhe dans l'Aude.

L'année 1209 voit le sac de Béziers et la prise de Carcassonne par les croisés. En 1210, Dominique enseigne la parole du pape à Toulouse et il prêche le carême à Carcassonne en 1213. Il devient curé de la paroisse de Fanjeaux à Toulouse en 1214.

En 1215, Rome confirme le nom et la mission de l'ordre des dominicains, dont les frères essaiment en Espagne, à Paris, à Bologne et dans la Ville éternelle.

En 1220, notre homme préside au premier chapitre général (c'est le « concile » de l'ordre) des dominicains à Bologne, ville dans laquelle il meurt le 6 août 1221. Il a été canonisé par Grégoire IX en 1234.

Quoi que l'on puisse penser du côté guerrier et inquisiteur de leurs origines, les dominicains ont participé activement – et brillamment – à l'essor de l'Europe intellectuelle et artistique, sur le plan de l'architecture et de la décoration claustrales notamment, à l'instar de Fra Angelico.

Ce guide en est la preuve !

Bernard DELCORD

Guide des lieux dominicains par Barbara Beaumont et Guy Bedouelle, Paris, Éditions Horay, juin 2004, 311 pp. en bichromie au format 11 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 20 €  (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce Baedeker dévot les quelques lignes suivantes :

VAL DUCHESSE

Fondé en 1262 à Bruxelles par des moniales dominicaines.

Ce fut la première fondation d'un monastère de l'Ordre aux Pays-Bas : les sœurs ont donc devancé les frères dominicains de deux siècles en cette ville. La tradition en attribue l'initiative à saint Thomas d'Aquin qui, à l'occasion d'un voyage, aurait donné ce conseil à la duchesse Adeleyde de Bourgogne, veuve du duc de Brabant, Henri III.

La fondation prit donc le nom de Val-Duchesse et était située sur le territoire de ce qui est actuellement la commune d'Auderghem. Il y avait sur le site une chapelle romane du XIe siècle dédiée à sainte Anne. Cette chapelle servait pour les fidèles ; restaurée en 1917, elle se visite toujours. Les bâtiments monastiques furent construits le long des étangs formés par la Woluwe, et des vergers et cultures s'étendaient au loin. Ces Dominicaines étaient largement dotées en dîmes, droits et patronages ; la prieure portait le titre de Dame de Watermael et d'Ekeren. Une grande partie du monastère fut détruit par un incendie en 1562, mais reconstruit sur ordre de Philippe II. Néanmoins, les sœurs durent abandonner le site entre 1578 et 1585, à cause de l'influence du parti calviniste à Bruxelles.
La dernière prieure fit construire ce qui devint le château Sainte-Anne en 1780, mais Joseph II supprima le monastère en 1783. Ce qui en reste fut légué au roi des Belges en 1931 et devint finalement propriété d'État. C'est en ce lieu que furent menés, jusqu'en 1958, les travaux préparatoires au traité de Rome créant une Communauté européenne.

À voir : Le château, étant propriété royale, n'est pas normalement accessible au public, mais quelques jours par an, des visites sont proposées. On peut voir alors des bâtiments du XVIIIe siècle, ce qui reste du monastère des dominicaines, incorporés dans le château.

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31 03 12

Délices sans frontières

Les 100 lieux de la gastronomie.gifLe texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de mars 2012 des guides gastronomiques DELTA avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :

Dans Les 100 lieux de la gastronomie paru aux Presses Universitaires de France dans la célèbre collection « Que sais-je ? », les deux fins becs Alain Bauer et Laurent Plantier, respectivement directeur du guide Champérard et directeur général du groupe Alain Ducasse, dressent la liste descriptive de leurs bonnes adresses sur les cinq continents, qu'il s'agisse des meilleures tables (la Maison Troigros à Roanne, le restaurant DOM à Sao Paulo, la Tour d'Argent à Paris, Charlie Trotter à Chicago, le Caffè Florian à Venise, le Refik à Istanbul), des hôtels de prestige (le Lake Palace à Udaipur en Inde, le Château Frontenac à Québec), des marchés d'exception (celui de Rungis, le bazar Khan el Khalili au Caire ou celui aux poissons de Tsukiji à Tokyo), des boutiques les mieux fournies (Eliseyevsky à Moscou, la fromagerie Neal's Yard Dairy à Londres ou Eataly, la grande surface turinoise du slow food...), ou des terroirs les plus authentiques (à l'instar des vignobles australiens de Barossa Valley, des marais salants de Guérande ou du site d'Alba, royaume de la truffe blanche italienne).

Si l'on n'y trouve qu'une maison belge, l'incontournable chocolatier Wittamer à Bruxelles (conseillons aux auteurs une prompte visite au « Hof van Cleve », le restaurant de Peter Goossens à Kruishoutem, 15e meilleure table du monde en 2011, selon le classement de la revue britannique Restaurant Magazine, référence mondiale en la matière), bien des classiques sont recensés (Paul Bocuse à Collonges-au-Mont-d'Or, Alain Ducasse, Senderens, Lasserre, Drouant et l'Atelier de Joël Robuchon à Paris, le Harry's Bar à Venise, la Torre des Saracino à Naples, le Daisy May'sBBQ à New York, le Hyotei à Kyoto...) ainsi que quelques découvertes pour globe-trotters (The Red Pepper à Hong Kong, le Tetsuya's à Sydney, le Sin Huat Seafood à Singapour, le Koju à Tokyo...).

Un voyage de rêve !

Bernard DELCORD

Les 100 lieux de la gastronomie par Alain Bauer et Laurent Plantier, Paris, Presses Universitaires de France, collection « Que sais-je ? », janvier 2012, 128 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,5 cm sous couverture souple, 9 €

Pour vous, nous avons recopié dans cette nomenclature somptueuse un texte rafraîchissant :

ICEHOTEL

À Jukkasjdrvi (Suède).

Amateurs de sensations fortes, de nuits insolites, ce lieu complètement givré est pour vous.

L'arrivée se fait par traîneau, dans l'obscurité: en décembre, c'est la nuit totale à 200 km du cercle arctique.

Tout est blanc, silencieux. Tel un phénix qui renaîtrait du gel, cet incroyable hôtel ressurgit chaque hiver de la rivière lapone. La construction de ses 4 000 m2 est un véritable exploit nécessitant 3 000 tonnes de glace et 30 000 tonnes de neige.

Une douzaine de designers planchent chaque année sur sa reconstruction, toujours différente et plus grande compte tenu de sa popularité croissante. Ensuite, grâce aux canons à neige, il ne faut que quelques semaines pour créer une soixantaine de chambres, un hall de réception à colonnade, le fameux Ice Bar, une salle de cinéma, une chapelle et tout le mobilier.

Des artistes sculpteurs sont conviés pour décorer les espaces de leurs œuvres éphémères. À l'extérieur de l'hôtel, il peut faire jusqu'à -40°C. À l'intérieur, la température est plus clémente : de -5 à -8°C. Bien entendu, le dress code est ici particulier, la doudoune étant de rigueur.

Après avoir dîné au restaurant où l'on vous servira une cuisine scandinave moderne, tous les clients se retrouvent au bar pour se réchauffer en sirotant de réconfortants cocktails servis « in the rock », entendez dans un gobelet de glace. On échange ses impressions sur cette expérience, on rit, on danse...

On peut aussi essayer le Old Homestead, construit en 1768 et qui surplombe la rivière Thome, toujours avec une carte de produits locaux.

Tard dans la nuit survient un autre moment absolument féerique: le ciel étoilé s'illumine des aurores boréales. De gigantesques bandeaux d'un bleu vert lumineux voguent dans le vent cosmique...

Les chambres sont de véritables univers magiques aux reflets bleutés. Un lit de glace recouvert de peaux de rennes, de draps moelleux et de fourrures garantit une nuit chaude. Au petit matin, on vous apporte une boisson brûlante aux airelles. Puis, il est temps de se préparer pour participer au safari en motoneige jusqu'aux pâturages des élans. C'est grandiose.

Proposant une expérience de vie extrême et hors du commun, ce concept a tout naturellement été décliné au Canada et en Finlande.

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22 02 12

« Une pierre donnée par un ami est une pomme. » (Proverbe marocain)

Maroc 2012.gifLe texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des guides gastronomiques DELTA avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :

Constituant la plus en vogue des destinations touristiques d'Afrique du Nord, le royaume chérifien évoque pour beaucoup d'entre nous de splendides palais entourés de somptueux jardins, des souks animés desquels s'échappe l'odeur mystérieuse des épices, de fascinants charmeurs de serpents à Marrakech...

Mais ce grand pays – dans tous les sens du terme –est bien plus que cela, comme le montre Philippe Gloaguen dans Maroc 2012, l'ouvrage très documenté et très complet qu'il a fait paraître tout récemment chez Hachette à Paris dans la fameuse collection des « Guides du routard » dont il est l'initiateur et le directeur.

Grâce à lui, même ceux de nos compatriotes qui en sont originaires pourront découvrir mille et une merveilles culturelles, historiques, géographiques ou gastronomiques insoupçonnées et se prendront à vouloir passer une nuit dans un riad ou déguster une traditionnelle pastilla au pigeon au son de la musique arabo-andalouse.

Mais un « routard », c'est aussi une mine d'informations pratiques et de cartes pour voyager hors des sentiers battus, pour découvrir les pépites cachées au coin bord du chemin (nombre d'adresses recensées dans l'ouvrage sont introuvables ailleurs) et pour aller à la rencontre d'hommes et de femmes simples et authentiques dans le respect mutuel.

Du tourisme éthique, ça ne court pas les rues !

Bernard DELCORD

Maroc 2012 par Philippe Gloaguen, Paris, Éditions Hachette, collection « Les guides du routard », janvier 2012, 638 pp. en bichromie au format 11,5 x 19,2 cm sous couverture brochée en couleurs, 13,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce guide très empathique les informations suivantes :

Les coups de cœur du routard

• Prendre le thé à la menthe sur une terrasse dominant la place Jemaa-el-Fna à Marrakech à la tombée du jour, en observant l'animation et en écoutant monter la rumeur.

• Vivre le temps d'une nuit comme un pacha en dormant dans un petit riad restauré et décoré dans les règles de l'art. Puis s'en souvenir pendant 1 001 nuits ...

• Découvrir les vallées de l'Atlas au printemps (comme celle qui mène à Imlil) lorsque les contrastes des couleurs sont saisissants : blancheur des cimes enneigées, rose des fleurs des arbres fruitiers, vert de l'herbe tendre, rouge orangé de la terre...

• Traverser l'oued au petit matin et flâner dans le ksar d'Aït-Benhaddou à la rencontre de ses habitants. Puis prendre de la hauteur en grimpant jusqu'au grenier collectif.

• Humer l'atmosphère d'Essaouira, une ville corsetée dans ses remparts, arrosée par les embruns et qui rappelle une Bretagne lointaine.

• Parcourir Fès, ville impériale à plus d'un titre, embellie par les dynasties successives et abritant toujours l'un des plus fascinants souks du pays.

• Poser son panier pique-nique dans le parc national de Tazzeka, à l'est de Fès, entre une visite dans les entrailles de la terre (gouffre de Friouato) et l'observation attentive de la faune.

• Arpenter de bon matin les ruines romaines de Volubilis, inscrites au Patrimoine mondial de l'Unesco. Ce sont les plus importantes du Maroc.

• Faire un petit tour au hammam pour transpirer, se libérer des toxines, se faire masser la couenne et accessoirement découvrir un univers insoupçonné au travers d'improbables vapeurs.

• Déambuler dans la kasbah des Oudaïa, au cœur de Rabat, un dédale de ruelles blanc et bleu qui dominent les flots de l'Atlantique. S'attarder dans son jardin andalou, véritable havre de paix.

• Effectuer une promenade nocturne sur le petit souk de Larache pour partager le paseo avec les habitants tout en flânant entre les échoppes colorées du bazar.

• Apprécier les gestes millénaires des artisans tanneurs à Tétouan, devant le camaïeu des bassins de teintures creusés dans le sol.

• Découvrir l'étonnante vitalité de Casablanca, en allant visiter la mosquée Hassan-II qui fit couler beaucoup d'encre lors de sa construction.

• Se faufiler dans la vallée des Aït-Bougmez, appelée aussi « la vallée heureuse », refuge aux affres de la vie moderne, paradis pour randonneurs.

• Admirer les cascades d'Ouzoud au printemps (et en semaine), une belle chute d'eau au cœur d'une végétation luxuriante.

• Méditer devant les vagues de la côte atlantique qui viennent se fracasser contre les falaises, près de Tan-Tan.

• Partir en trekking dans la vallée des Ammeln, au cœur de l'Anti-Atlas, pour gravir la Tête du Lion et rugir de plaisir.

• Se laisser bercer par le bruissement de l'eau qui sourd dans l'atrium de la grande source de Lalla Mimouna à Tinejdad, puis pousser la curiosité jusqu'au musée des Oasis, situé en plein cœur d'un ksar bordé de champs de blé. Visite incontournable pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur les conditions de vie des Berbères du Maroc à travers les siècles.

• Sillonner la route entre Rich (ou EI-Ksiba) et Imilchil, alternance de paysages arides et verdoyants, avec ses panoramas grandioses et sauvages. L'Atlas dans toute sa splendeur.

• Grimper jusqu'au col qui domine la vallée des Roses pour la vue sur les cimes enneigées du M'Goun.

• Partir à la découverte de la palmeraie de Tineghir, ses vergers et ses cours d'eau qui alimentent tout un réseau de petits villages. Au coucher du soleil, la vue sur ce labyrinthe végétal est somptueuse.

• S'égarer le dimanche dans les allées du souk de Rissani, entre les montagnes de dattes, le marché aux bestiaux et la pharmacie berbère. Puis prendre le temps du thé pour, chiffre à chiffre, marchander.

• Se sentir tout petit au creux des majestueuses gorges du Dadès ou de celles de Todgha.

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15 02 12

Les clés du couvent

Guide des monastères.gifLe texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des guides gastronomiques DELTA avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :

Présentant 400 lieux de prière ouverts au public en France, en Belgique, au Grand Duché de Luxembourg et en Suisse, le Guide des monastères de Maurice Colinon, dont la 17e édition est parue aux Éditions Horay à Paris en 1996 et demeure disponible en librairie sans avoir pris une ride, ouvre aux croyants comme aux incroyants les portes d'un monde fascinant dans lequel des hommes et des femmes ont choisi de passer leur vie entière dans le silence et la prière, en maintenant cependant un contact permanent avec les réalités et les idées contemporaines.

Présent en Égypte et en Terre Sainte dès le IIIe siècle, le monachisme débuta en Occident quand Benoît de Nursie fonda l'abbaye du Mont-Cassin en 529 et rédigea la Règle de saint Benoît.

Selon celle-ci, l'ensemble des bâtiments composant le monastère doit être organisé de façon telle que la prière et la vie commune soient au centre. Le bâtiment principal du monastère est la chapelle à laquelle sont attachés le cloître, le déambulatoire, les salles communes (salle de chapitre, salle à manger, etc.) et les cellules ou le dortoir des moines.

Les monastères bénédictins et clunisiens furent conçus comme la cité idéale, un concept urbanistique visant à la perfection architecturale et humaine. L'exemple le plus connu est constitué par les « trois sœurs provençales » (abbayes de Sénanque, de Silvacane et du Thoronet, situées en Provence).

La population des monastères est composée de :

- Moines qui ont prononcé leurs vœux (stabilité, obéissance, conversion de vie chez ceux qui suivent la Règle de Saint Benoît ; pauvreté, chasteté, obéissance chez les autres religieux latins) et se trouvent attachés définitivement au monastère. Leur nombre varie d’un monastère à l’autre (par exemple : trois cents moines à Cluny à la fin du XIe siècle, quatre moines dans un prieuré dépendant de Cluny à la même période) ;

- Novices qui sont en formation pour devenir moines ;

- Familiers qui ne sont pas des religieux. Il s'agit souvent de serviteurs laïques qui logent soit au monastère soit en ville avec leur famille.

Suivant les familles monastiques, on peut trouver aussi des convers (religieux qui sont passés par le noviciat, mais ne sont pas moines de chœur) chez les Cisterciens et les Chartreux; des oblats réguliers qui portent l'habit de la communauté et vivent avec elle, sans avoir prononcé les vœux monastiques; enfin toute sorte d'hôtes à moyen ou long terme qui partagent la vie de la communauté, sans y être engagés.

Les officiers principaux du monastère qui en assurent l’organisation et veillent sur le bon fonctionnement de la communauté sont : l'abbé, le prieur, le chantre, le cellérier, le sacristain, l'hôtelier, le camérier, le réfectorier, l'infirmier. Ils jouissent en raison de leurs charges de certaines dispenses ou privilèges les distinguant des autres moines qualifiés de claustraux qui doivent suivre intégralement la vie commune.

L’abbé est à la tête de la famille monastique, il en est le père (abba en araméen). Il est élu par les frères et il est responsable du monastère au temporel (au Moyen Âge, il était seigneur féodal) comme au spirituel. Il nomme tous les officiers principaux de la communauté et donne son accord pour créer ou modifier les « coutumes » qui règlent dans le détail toute la vie des moines et du monastère. Il doit aussi assurer l'hospitalité publique et secourir les pauvres, les paysans et les seigneurs.

Le monachisme connut un grand développement au cours des siècles, et de nombreuses ramifications s'y sont fait jour au gré des réformes de la vie monastique.

Les principaux ordres masculins actuels sont les Bénédictins, les Carmes, les Chartreux, les Cisterciens (et leur variante des Cisterciens-Trappistes), la Communauté de Taizé, les Dominicains, les Franciscains et les Prémontrés tandis que les principaux ordres féminins sont les Bénédictines, les Carmélites, les Cisterciennes (et leurs variantes des Cisterciennes-Bernardines et des Cisterciennes-Trappistines), les Clarisses, les Dominicaines, les Sœurs de Bethléem et les Visitandines.

Le Guide des monastères de Maurice Colinon constitue quant à lui une somme de renseignements pratiques destinés à tous ceux, de plus en plus nombreux dans le monde moderne, qui souhaitent renouer, pour un temps plus ou moins long, avec leurs racines religieuses, morales ou philosophiques, quelles que soient par ailleurs leurs convictions personnelles.

Un ouvrage vraiment très spirituel !

Bernard DELCORD

Guide des monastères par Maurice Colinon, Paris, Éditions Horay, 17e  édition, juin 2006, 346 pp. en quadrichromie au format 11 x 21 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 20 €  (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce beau guide édifiant les quelques lignes suivantes :

ROCHEFORT

Abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy

8-5580 Rochefort

Tél: 00 32 84 22 01 40

Trappistes. L'abbaye a été fondée en 1230 par Gilles de Walcourt, seigneur de Rochefort, pour des moniales cisterciennes. En 1464, elles furent remplacées par des moines du même Ordre. La vie monastique, supprimée à la Révolution française, a été reprise en 1887.

Voir. Le très beau porche d'entrée du XIIIe siècle.

Offices. En français et en grégorien. L'abbaye étant essentiellement un lieu de recueillement et de prière, les touristes n'y sont pas admis. L'église, qui se trouve à l'intérieur de la clôture, est accessible à tous pour la Messe et les différends Offices. En semaine : Vigiles à 3h30, Laudes à 6h30, Messe concélébrée à 7h suivie de Prime, Tierce à 9h, Sexte à 12h15, None à 14h15, Vêpres à 17h15, Complies à 19h15. Le dimanche : Prime-Tierce à 8h45, Messe concélébrée à 11h, Sexte-None à 14h15.

Accueil. l4 chambres, uniquement pour les messieurs et les jeunes gens désirant faire une retraite individuelle (possibilité de contact avec un moine). La place étant limitée, les moines ne peuvent accepter les personnes qui cherchent uniquement le repos.

Artisanat. Brasserie : bière spéciale "Trappiste de Rochefort". Vente en ville et dans la région, ainsi que dans tout le pays et à travers le monde.

Accès. Au S-E de Dinant par l'E 411 et la N 911.

SNCB : Jemelle, puis car pour Rochefort (4 km).

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