17 03 16

Une fratrie unie

téléchargement.jpg " (...) la maison d'Orléans joua un rôle clé dans les principaux événements qui marquèrent la France pendant près de deux siècles. D'abord la guerre entre Armagnacs et Bourguignons, qui ensanglanta le pays durant vingt-huit ans. Puis le relèvement du royaume face à l'Angleterre, dans laquelle  Dunois, le bâtard d'Orléans, prit une part glorieuse. Enfin les guerres d'Italie lancées par Louis XII et François Ier pour récupérer l'héritage de leur grand-mère, Valentine Visconti." 
 

On ne peut mieux résumer le propos.

Lorsque Louis, duc d'Orléans, frère du roi Charles VI est sauvagement assassiné le soir du 23 novembre 1407, il laisse quatre fils, Charles, 13 ans, Philippe, 11 ans, Jean, 7 ans et un bâtard âgé de 5 ans, nommé Jean lui aussi. Sa veuve, Valentine Visconti, ne survit que d'un an à ce terrible deuil.

Point de départ du récit, le meurtre entraîne une période troublée, sanglante et ...complexe pour la France qui voit se succéder querelles intestines - celles des Orléans contre les Bourguignons - mariages et alliances éphémères et résurgences régulières du conflit contre l'Angleterre.

Epopée d'une fratrie unie, le récit reconstitue avec ferveur et précision le devenir de chacun des protagonistes: capturé à la bataille d'Azincourt, Charles consacrera ses vingt-cinq années de captivité en Angleterre à l'écriture de poèmes; Philippe, meurt à 24 ans, d'une épidémie tandis qu'il combat à la fois Bourguignons et Anglais; Jean connaît lui aussi une longue captivité en Angleterre - 32 ans - tandis que son homonyme bâtard libère vaillamment la France du joug anglais. Il est aidé dans cette entreprise par Jeanne d'Arc, libératrice d'Orléans.

Les quatre frères d'Orléans. Violences et passions au temps de la Guerre de Cent Ans, Gérard de Senneville, essai historique, Ed. de Fallois, 15 mars 2016, 384 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Histoire | Commentaires (0) |  Facebook | |

28 02 16

L’État, c’était lui…

Louis XIV, roi de la démesure .jpgJournaliste, écrivain, chroniqueur à la télévision et à la radio, Henri-Jean Servat excelle à raconter la petite et la grande Histoire.

Avec l’aide du journaliste Mathieu Banq, dans Louis XIV, roi de la démesure, un beau livre-objet publié chez Larousse à Paris, il partage avec le lecteur, dans de brèves notices alertes et bien informées, sa passion pour le Roi-Soleil, le Grand-Siècle et les coulisses de Versailles.

Écoutons leur invitation :

« Vous pensez tout savoir de Louis XIV ? Ses innombrables maîtresses, son goût pour les arts, la guerre contre l'Espagne, la révocation de l'Édit de Nantes, etc. Mais connaissez-vous l'existence de Marie Mancini, le premier et seul véritable amour de Louis ? Saviez-vous qu'il a dû s'exiler enfant, pendant trois ans sur les routes de France, ou qu'à l'âge de cinquante ans, il a épousé en secret Madame de Maintenon ? Auriez-vous deviné que Versailles avait été bâti et détruit plusieurs fois pour répondre aux exigences changeantes du souverain ? Et que dans les couloirs de ce fastueux palais régnait une odeur épouvantable ?

Ouvrez [avec nous] les grilles de ce château splendide pour découvrir les arcanes de la cour et suivez toute l'histoire du règne du Roi-Soleil [1], des événements politiques, économiques et culturels aux plus secrètes préoccupations du souverain. Entrez dans l'intimité de Louis XIV et découvrez comment il se lavait, s'habillait, ce qu'il mangeait, comment il se soignait… »

Leur ouvrage somptueux contient en outre plus de 300 illustrations, parmi lesquelles des documents inédits et des fac-similés exceptionnels comme des plans du château de Versailles et de ses jardins à l'époque de sa construction, une lettre de d'Artagnan à Colbert sur l'arrestation de Nicolas Fouquet, un ordre signé du Louis XIV pour payer les poètes Racine et Boileau, le dessin de la table d'un festin donné par le roi en mars 1680, une lettre de Madame de Maintenon sur la conception de l'école de Saint-Cyr...

Louis XIV roi de la démesure (portrait du roi Louis XIV enfant par Claude Mellan).jpg 

Portrait du roi Louis XIV enfant par Claude Mellan.

Craie noire sur papier, 1644.

Un magnifique voyage dans le temps, à la rencontre du fameux monarque absolu qui assurait avec un peu de désabusement que « quand on peut tout ce que l'on veut, il n'est pas aisé de ne vouloir que ce que l'on doit… »

Bernard DELCORD

Louis XIV, roi de la démesure par Henri-Jean Servat et Mathieu Banq, préface de LL. AA. RR. les princesses Béatrice et Anne de Bourbon des Deux-Siciles, Paris, Éditions Larousse, collection « Les documents de l’Histoire », octobre 2015, 127 pp. en quadrichromie au format 26 x 31 cm accompagnées de fac-similés et sous couverture cartonnée en couleurs, 29,95 € (prix France)

 

[1] Louis XIV est né le 5 septembre 1638 au Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et il est mort le 1er septembre 1715 à Versailles.

01 02 16

« Des moutons dirigés par un lion sont plus redoutables que des lions dirigés par un âne. » (Douglas MacArthur)

Les bourdes militaires.jpgLe troisième numéro de la revue « Folle Histoire » dirigée par Bruno Fuligni aux Éditions Prisma à Gennevilliers est consacré aux Bourdes militaires et il s’avère parfaitement réjouissant tout en donnant une fois de plus raison à Georges Clemenceau qui assurait que « la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires » !

Écoutons Bruno Fuligni :

« Des guerres ont été déclenchées pour un seau, un cochon, une taxe sur le whisky ou un match de football. Une bombe atomique a rasé Hiroshima à cause d'une mauvaise traduction. La principauté du Liechtenstein fut envahie par erreur. Et si la guerre anglo-zanzibarite n'a duré que trente-huit minutes, celle qui opposa les îles Sorlingues aux Pays-Bas s'étala sur 335 ans, si bien que plus personne ne se souvenait du conflit en cours quand des érudits proposèrent de signer le traité de paix qui y mettrait fin, en 1986.

Stratèges fous, tacticiens idiots, putschistes maladroits, assassins en uniforme, inventeurs d'engins délirants : l'art militaire présente une fantastique galerie de modèles à ne pas suivre.

Autant d'histoires qui paraîtraient risibles, si elles n'avaient causé des millions de morts ! »

Une pierre blanche dans le jardin des pacifistes !

Bernard DELCORD

Les Bourdes militaires, ouvrage collectif sous la direction de Bruno Fuligni, Gennevilliers, Éditions Prisma, mai 2015, 210 pp. en noir et blanc au format 15,4 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 17,50 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces quelques lignes écrites par Bruno Fuligni :

La guerre des Gâteaux (1838-1839) – La France se sucre

Indépendant en 1821, le Mexique est perpétuellement secoué de révoltes et de pronunciamientos. Les finances du nouvel État, désastreuses, ne permettent guère de régler les engagements internationaux et, quand la France du roi Louis­ Philippe demande en plus qu'on indemnise les ressortissants français dont les biens ont été détruits dans les émeutes, c'est non.

Paris exige 600 000 pesos pourtant, et ne veut pas céder. Un pâtissier français de Veracruz, en particulier, se trouve lésé, si bien que la flotte française, en mars 1838, fait le blocus du port. Les tractations s'éternisant, c'est la poudre qu'on fera parler : le 27 novembre 1838, les canonniers français bombardent le fort de Saint-Jean-d'Ulloa, qui doit se rendre.

Cette canonnade demeurera le seul fait d'armes de la guerre des Gâteaux, ainsi qu'on surnomme bientôt cette action de recouvrement en faveur d'un pâtissier. Elle fera quatre-vingt-quinze morts du côté mexicain, douze chez les Français, ainsi que des centaines de blessés. Parmi ceux-ci, le général Antonio López de Santa Anna, l'ancien dictateur, le vainqueur d'Alamo. Après avoir échoué à conquérir le Texas, il a perdu la faveur des Mexicains, mais ce fin politique a décidé de se refaire en prenant le commandement des troupes mexicaines de Veracruz. Il laisse une jambe dans la bataille, membre martyr qu'il va enterrer en grande pompe, avec les honneurs militaires. Héros national pour sa résistance aux Français dans la guerra de los Pasteles, il sera de nouveau porté au pouvoir en 1840.

La France, entre-temps, aura obtenu, le 3 septembre 1839, la signature d'un traité de paix garantissant le versement par le Mexique d'une indemnité de réparation. Pour les vétérans de la guerre des Gâteaux, la Monnaie de Paris émettra une médaille commémorative – même pas en chocolat.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Histoire, Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

31 01 16

« C’est singulier, on peut dire : je serai guillotiné, tu seras guillotiné, mais on ne peut pas dire : j'ai été guillotiné. » (Danton)

Raccourcis.jpg« La mécanique tombe comme la foudre, la tête vole, le sang jaillit, l’homme n’est plus », déclara le Dr Joseph-Ignace Guillotin (1738-1814), député du Tiers-État de la ville et des faubourgs de Paris aux États Généraux de 1789 et humaniste convaincu, devant l’Assemblée nationale française le 1er décembre de la même année.

Il n'imaginait pas que cinquante mille personnes allaient périr sur sa planche fatale…

Se penchant sur leur cas dans Raccourcis Dernières paroles stupéfiantes et véridiques devant la guillotine, un recueil de paroles de condamnés à mort célèbres ou anonymes (prononcées entre la Révolution française et l’abolition de la peine de mort en 1981) paru aux Éditions Prisma à Gennevilliers, Bruno Fuligni, diplômé de Sciences-Po, régent du Collège de Pataphysique et auteur prolixe autant que passionnant, a rassemblé nombre de pieds de nez face à la mort, de cris du cœur et d’adieux grinçants qui composent un saisissant traité d'humour noir.

Écoutons ce qu’il en dit :

« Princes, tribuns ou simples truands, quelques-uns ont trouvé l'énergie d'un ultime coup de griffe ou d'un dernier coup de gueule. Soucieux de soigner leur sortie, les guillotinés ont parfois fait assaut d'esprit et de panache, de passion et d'orgueil, de défi et de gouaille, avant de basculer dans le néant.

Les plus cabots ont multiplié les prises de parole, aux différentes étapes de leur calvaire : au réveil, à la toilette, devant l’aumônier, en paraissant devant la populace avide de sang frais, ou bien, pour les mieux trempés, sur la machine elle-même. »

Un ouvrage à couper la chique !

Bernard DELCORD

Raccourcis Dernières paroles stupéfiantes et véridiques devant la guillotine par Bruno Fuligni, Gennevilliers, Éditions Prisma, avril 2015, 192 pp. en quadrichromie au format 15 x 23 cm sous couverture brochée au format inédit en biais couleur acier façon guillotine, 13,95 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié ces mots d’avant le grand plongeon :

« Quel fatal désir que la renommée, j’ai voulu être quelque chose. » (Olympe de Gouges, femme de lettres et féministe, exécutée à Paris le 3 novembre 1793)

« Canaille imbécile, qui meurs de faim, va donc à la section chercher tes quatre onces de pain : moi, je m’en vais le ventre plein ! » (Antoine Quentin Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal révolutionnaire, exécuté à Paris le 7 mai 1795)

Ayant goûté son verre d’eau-de-vie : « Ce n’est pas ça, ce n’est pas digne de Poncet ; il m’en faut de meilleure. » (Barthélemy Poncet, bagnard évadé, voleur et assassin, exécuté à Versailles le 8 février 1866)

Ayant bu le verre de rhum : « Je voudrais bien encore une cigarette. » (Aimé-Thomas Barré, maître-chanteur, voleur et assassin d’une femme, exécuté à Paris le 7 septembre 1878)

À la foule : « C’est beau, n’est-ce pas, l’agonie d’un homme ! » (Raymond Callemin alias Raymond-la-Science, membre de la « bande à Bonnot », exécuté à Paris le 21 avril 1913)

Refusant la cigarette et le verre de rhum : « Vous savez bien que je n’ai jamais été buveur ni fumeur… et puis, c’est mauvais pour la santé. » (Henri-Désiré Landru, assassin de dix femmes et d’un adolescent, exécuté à Versailles le 25 février 1922)

Au procureur qui le réveille : « – Ta gueule ! – N’avez-vous pas de déclaration à faire ? – Je viens de la faire ! » (Marcel Petiot, médecin et assassin d’au moins vingt-sept personnes, lui-même revendiquant soixante-trois victimes, exécuté à Paris le 25 mai 1946)

« Ah ! c’est ce truc-là ! » (Louis Mathiau, assassin, exécuté à Paris le 24 janvier 1956)

« Où que c’est-ce qu’il est, le bourreau ? Où que c’est-ce qu’il est, le bourreau ? » (Roger Bontemps, meurtrier d’un gardien de prison et d’une infirmière pris en otage avec son complice Buffet, exécuté avec celui-ci à Paris le 28 novembre 1972)

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23 01 16

« Il pousse plus de choses dans un jardin qu’on en a semé. » (Proverbe serbo-croate)

Mon agenda du jardin 2016 .jpgJardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand Parc de Versailles, Alain Baraton anime aussi des chroniques radiophoniques consacrées au jardin et aux plantes.

Il a fait paraître chez Flammarion Mon agenda du jardin 2016, un bien bel outil énumérant le sui vi des travaux à effectuer au jardin (dates de semis, météo, mouvements de la lune…) et illustré de conseils pour soigner ses plantes ainsi que d'anecdotes sur l'histoire des différentes espèces. Conçu comme un livre de bord du jardinier, il peut être conservé pour permettre une comparaison, d'une année sur l'autre, des poussées, des variétés semées ou des récoltes.

Le livre de bord des mains vertes !

Bernard DELCORD

Mon agenda du jardin 2016 par Alain Baraton, Paris, Éditions Flammarion, août 2015, 208 pp. en quadrichromie au format 16 x 22,2 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 17,90 € (prix France)

Nous avons recopié dans ce précieux vade-mecum ces quelques lignes instructives :

Pourquoi la digitale s'appelle-t-elle ainsi ?

Si vous glissez un doigt dans une fleur, vous constaterez qu'il s'adapte merveilleusement, un peu comme un dé de couture et dans les campagnes les enfants jouaient avec, bien évidemment. D'où les innombrables surnoms de la digitale ! Elle est aussi appelée gants de coucou, gants de bergère, gants de la Vierge, doigts de loup ou encore cloche, poupée, et cette liste est loin d'être exhaustive. Mais attention, c'est une des fleurs les plus toxiques. Donc, pas de digitale dans les jardins fréquentés par les tout-petits.

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16 01 16

Le Moyen Âge inventif…

Le Moyen Âge sur le bout du nez.jpgDans Le Moyen Âge sur le bout du nez – Lunettes, boutons et autres inventions médiévales (Paris, Éditions Les Belles Lettres), un passionnant essai au style très alerte et fort bellement illustré, la grande médiéviste italienne Chiara Frugoni – elle enseigna l’histoire aux universités de Pise et de Rome – aborde l’âge dit obscur sous un angle original, celui de ses créations pérennes qui font encore notre quotidien.

Car peu d’entre nous savent quand et comment ont été découverts ou inventés les boutons, la culotte, le pantalon, les binocles, la boussole, l'arbre généalogique, la poudre à canon ou d'artifice, les cartes à jouer ou géographiques, la fourchette, le blé moulu, les spaghettis, les macaronis, la brouette, le gouvernail, le carnaval, le père Noël, les chiffres arabes, le papier, les banques ou encore l'université…

Toutes choses pourtant essentielles et indispensables !

Bernard DELCORD

Le Moyen Âge sur le bout du nez – Lunettes, boutons et autres inventions médiévales par Chiara Frugoni, traductions de l'italien par Silvano Serventi, préface de Jacques Le Goff, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Histoire », novembre 2011, 262 pp. en quadrichromie au format 15 x 21,5 cm sous couverture brochée monochrome et jaquette en couleurs, 25 € (prix France)

Table des matières :

Chapitre premier : Lire et faire les comptes

L'art de faire les lunettes

Les lunettes peintes

La chambre du savant et son environnement

Gagner sa vie le livre à la main : les universités

Dormir, rêver, mourir peut-être : les effets de l'anesthésie

Le livre universitaire

Gagner sa vie la plume à la main : le notaire

Les chiffres arabes, le zéro

« Anno Domini » ou année du Seigneur

Banques et monts-de-piété

Chiffons précieux : la fabrication du papier

Le livre se fait « en quatre » : l’imprimerie à caractères mobiles, une invention révolutionnaire

Chapitre II : De tout un peu

Jeux pour adultes : jeux de cartes, tarots, échecs et petites batailles

Les échecs, un jeu de rois

Le carnaval, une fête toute profane

La naissance du purgatoire

Le temps de la ville, l'invention de l'horloge à échappement

Un nom pour les notes de musique

« Je ne connais pas meilleure pierre et plus utile » : les pouvoirs du corail

Chapitre III : S'habiller et se déshabiller

Les boutons, une révolution dans la mode

C'est une autre paire de manches !

Culottes et pantalons, bas-de-chausses et cordonniers

Chapitre IV : Et vint la fourchette

Les bonnes manières à table : l'usage de la fourchette

« Macaronis blancs de semoule et lasagnes de semoule »

La force de l'eau et du vent : le moulin

Chapitre V : Pour faire la guerre

Lance à « l'arrêt »

Bannières multicolores

Le tonnerre de la terre : la poudre à canon

Le cheval, une formidable ressource énergétique

Chapitre VI : Par terre et par mer

La brouette, petite sœur du chariot

Flavio Gioia, l'inventeur de la boussole qui n'a jamais existé

L'invention du gouvernail, le père Noël, la sirène

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13 01 16

D’un château l’autre…

Comprendre les châteaux forts.jpgLes châteaux forts ont longtemps dominé le paysage : sièges de pouvoir et symboles de richesse et de statut, ils constituaient un moyen de contrôler les frontières, les cols, les routes et les rivières.

Essentiellement axé sur la période s'étendant du Xe au XVIe siècle et englobant une grande diversité de régions dans le monde – de la motte castrale gauloise au hirajiro japonais en passant, bien entendu, par les bâtisses de Grande-Bretagne, de France ou d’Espagne – l’ouvrage de Malcolm Hislop intitulé Comprendre les châteaux forts – Décoder l’architecture des forteresses médiévales (Paris, Éditions Larousse) se veut une référence didactique, et il l’est incontestablement !

Illustré de plus de 1000 plans et dessins au trait à l’ancienne, des documents iconographiques d’une grande clarté et d’une belle précision qui décrivent 180 hauts lieux du Moyen Âge en Europe, au Moyen-Orient et même en Russie, cet ouvrage montre dans le détail comment les architectes médiévaux travaillèrent à bâtir des édifices énormes, souvent des sites spectaculaires, combinant de manière grandement pérenne les rôles défensif et résidentiel.

Tant il est vrai, comme l’a écrit Nicolas Gómez Dávila, que « le triangle : bourg, château, monastère n’est pas une miniature médiévale, mais un paradigme éternel ».

Bernard DELCORD

Comprendre les châteaux forts – Décoder l’architecture des forteresses médiévales par Malcolm Hislop, traduit de l’anglais par Delphine Nègre-Bouvet, Paris, Éditions Larousse, septembre 2014, 236 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 16,5 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 13,90 € (prix France)

Sommaire :

Grammaire des châteaux forts

Fonction

La forteresse

La résidence

Construction

Types de châteaux

Renouveau

Éléments constitutifs

Donjon

Enceinte

Tours, flanquements

Défense sommitale

Porte fortifiée

Barbacanes

Logis

Chapelle

Prisons

Portes et porches

Fenêtres

Eau et sanitaires

Chauffage

Escaliers

 

Glossaire

Liste des localités

Index

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03 01 16

Guerres et steppes...

Nicolas II et Alexandra de Russie – Une tragédie impériale.jpgNicolas II : coupable ou martyr ? Coupable et martyr ? Longtemps, l’histoire officielle, d’inspiration marxiste, l’a accablé, chargé de tous les crimes, accusé de toutes les erreurs. Depuis 1998, la spectaculaire révision de son rôle, de son attitude, de son influence, les drames personnels qu’il a subis, l’engrenage de la Première Guerre mondiale, nous montrent un autre souverain et un homme différent de celui qu’on présentait, dépassé par les événements, miné par la fatalité et finalement broyé par une histoire particulièrement tragique.

Dans une passionnante biographie illustrée intitulée Nicolas II et Alexandra de Russie – Une tragédie impériale (Paris, Éditions Perrin), l’historiographe français Jean des Cars, spécialiste averti et faisant autorité de la noblesse européenne et des familles régnantes [1], dresse le portrait du couple formé par Nicolas II et Alexandra Fedorovna et celui de leurs enfants : les grandes duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexis, qui naîtra hémophile, un calvaire pour son entourage, une menace sur la dynastie.

Écoutons-le :

 « Il y a près d'un siècle, le massacre de la famille impériale de Russie, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, a horrifié le monde. Aujourd'hui, le dernier tsar, Nicolas II, son épouse Alexandra, leurs filles, les quatre grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, et leur fils le tsarévitch Alexis, que l'Église orthodoxe a canonisés en 2003 en raison de leur “comportement chrétien”, font l'objet d'un culte et d'une vénération populaires.

On oublie souvent que les membres du couple impérial, très amoureux, avaient vécu, dans leur jeunesse respective, des traumatismes familiaux les ayant marqués à vie. Même leur mariage, maladroitement célébré en plein deuil de la Cour après le décès prématuré d'Alexandre II, fait coïncider leur bonheur avec la lourde charge de l'Empire russe. Dans leur intimité, la tsarine vit dans la terreur des crises menaçant la vie de son petit garçon hémophile et la culpabilité d'être la responsable de sa maladie.

Dès son avènement, le nouveau tsar déçoit. Après l'autoritarisme affirmé de son père, on espérait de cet homme de 26 ans un certain libéralisme, un intérêt envers les souffrances du peuple. La déception sera grande. Nicolas II est un autocrate, fidèle à la rigueur politique d'Alexandre III, pour le meilleur et pour le pire. Le pire arrive bientôt : en 1904, la catastrophique guerre contre le Japon est suivie de la “première Révolution” de 1905 qui l'oblige à des concessions.

Nicolas II et Alexandra de Russie – Une tragédie impériale (photo du bal costumé).jpg

Le 13 février 1903, au palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg, un grandiose bal costumé commémore le bicentenaire de la fondation de la ville par Pierre le Grand. Dans leurs costumes de Cour du XVIIe siècle, le tsar et la tsarine sont méconnaissables.

Le meilleur est sa vie personnelle et familiale, n'était la santé du tsarévitch qui permettra à Raspoutine de gagner la confiance des souverains jusqu'à exercer une influence désastreuse. Au même moment, la Russie se modernise et hisse l'Empire au rang des grandes puissances mondiales. Malheureusement, le déclenchement de la guerre à l'été 1914 conduit l'Europe dans une hécatombe dont personne n'avait mesuré l'ampleur ni la durée et qui pousse le tsar à abdiquer.

Pour la famille impériale, le calvaire commence : de la résidence surveillée de Tsarskoïe Selo jusqu'au transfert en Sibérie, de Tobolsk à Ekaterinbourg, la fin des Romanov est programmée. Leur exécution sonne le glas définitif de l'Empire. Mais nul, alors, ne pouvait supposer que cette fin elle-même serait la condition de leur future réhabilitation. »

Une histoire palpitante, d’amour, de guerre, de révolution, d’injustice et de mort, comparable à celle du magnifique Docteur Jivago de Boris Pasternak et tout aussi formidablement racontée, mais bien réelle, hélas !

Bernard DELCORD

Nicolas II et Alexandra de Russie – Une tragédie impériale par Jean des Cars, Paris, Éditions Perrin, octobre 2015, 462 pp. en quadrichromie au format 16 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 28,40 € (prix Belgique)

 

[1] Journaliste et écrivain, Jean Marie de Pérusse des Cars, dit Jean des Cars, né en 1943, est l’historien des grandes dynasties européennes et de leurs plus illustres représentants. Parmi ses grands succès : Louis II de Bavière ou le Roi foudroyé, Sissi ou la Fatalité, La Saga des Romanov, La Saga des Habsbourg, La Saga des Windsor, La Saga des reines, La Saga des favorites et Le Sceptre et le sang. Ses ouvrages font l’objet de traductions, notamment en Europe centrale.

13 12 15

Au pays des merveilles…

Bourgogne romane.jpgHistorien, ancien collaborateur de Georges Duby au Collège de France, Guy Lobrichon est professeur émérite d’histoire médiévale à l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse. Directeur des ouvrages L'Histoire de Paris par la peinture et L'Histoire de Venise par la peinture (Citadelles & Mazenod), collaborateur du Guide de la Musique du Moyen Âge (Fayard), il a aussi écrit La Bible au Moyen Âge et Héloïse - L'amour et le savoir (Gallimard).

Ce grand médiéviste vient de réaliser une gageure exceptionnelle, celle de ressusciter, en le prolongeant et en le réécrivant, un ouvrage légendaire que l’on croyait à tout jamais défunt.

Publié il y a 60 ans aux Éditions Zodiaque de l’abbaye de La-Pierre-qui-Vire à l’initiative de dom Angelico Surchamp et diffusé à 40 000 exemplaires, la Bourgogne romane, le premier ouvrage de la collection « La nuit des temps » qui comptera 88 volumes, est en effet un livre culte qui réveilla et ouvrit les yeux sur des monuments majeurs oubliés, en raison de la grande clarté de ses explications et par la magie de ses photographies en noir et blanc, de véritables bijoux d’esthétisme et de raffinement.

La pendaison de Judas.jpg

Vézelay, basilique Sainte-Marie-Madeleine (Yonne)

Chapiteau de la nef sud : la pendaison de Judas

Appuyé sur les travaux du Centre d’Études médiévales d’Auxerre dont la réputation n’est plus à faire et nourri des plus récents apports, le texte de Guy Lobrichon, qui reprend l’iconographie de 1955, propose au lecteur, en 5 chapitres et 8 itinéraires, un parcours initiatique centré sur l'intuition des créateurs des XIe et XIIe siècles qui firent de leur terre un duché sans pareil et une région inspirée.

Sous la plume alerte de l’auteur qui allie science et empathie, la magie opère et une autre Bourgogne romane surgit, où l'art redevient histoire sans perdre sa part de mystère et d'indicible.

Un vrai miracle !

Bernard DELCORD

Bourgogne romane par Guy Lobrichon, Paris, Éditions Zodiaque, novembre 2015, 372 pp. en noir et blanc au format 18 x 22,3 cm sous couverture cartonnée monochrome et jaquette en couleurs, 39,90 € (prix France)

Table des matières :

Préambule : Art roman, Bourgogne romane

Sentences sur l'art roman

Un monde d'harmonie

Voir le visible et ce qui ne l'est pas

Décrire

L’art d'une société

L’église, un édifice public

Chapitre 1 : Naissance de la Bourgogne romane

Chemins de traverse

Un royaume, un duché, un comté

Un duché, une identité

La patrie

Chapitre 2 : La Bourgogne de l'an mil

Le nouveau duché

Le village

Troubles, Paix de Dieu, paix sur terre

Trois figures

Le « blanc manteau d'églises »

Le premier effort

Chapitre 3 : La Réforme ou le retour de Rome

Une Église, deux clergés

Le temps du pape

Le second effort : le monument réformé

Chapitre 4 : Le nouveau monde

Cluny, la seigneurie triomphante

Pèlerinage : l'apogée

Humanisme

Chapitre 5 : Révolution épiscopale. Cités de seigneurs

Le temps de la transition

Itinéraire 1 : Origines

Auxerre, Châtillon-sur-Seine, Flavigny-sur-Ozerain, Dijon, Cluny, Salmaise, Combertault

Itinéraire 2 : Le domaine de Cluny

Sennecey-le-Grand, Berzé-la-Ville, Sologny, Domange, Péronne, Donzy-le-Pertuis, Blanot, Malay, Saint-Hippolyte, Ameugny, Taizé, Massy, Bezornay, Jalogny, Mazille, Cluny, Saint-Vincent-des-Prés, Chapaize, Brancion, Lancharre

Itinéraire 3 : Le triomphe clunisien

Cluny, Paray-le-Monial, Charlieu, Marcigny, Varenne-l'Arconce, La Charité-sur-Loire, Saint-Révérien, Iguerande, Baugy, Anzy-le-Duc, Montceaux-l'Étoile, Bois-Sainte-Marie, Saint-Julien-de-Jonzy, Champvoux, Chassenard, Perrecy-les-Forges, Bragny-en-Charolais

Itinéraire 4 : Compétition. La route des évêques

Mâcon, Tournus, Chalon-sur-Saône, Dijon, Beaune, La Rochepot, Fleurey-sur-Ouche

Itinéraire 5 : Compétition. Évêques et moines face à Cluny

Autun, Avallon, Vézelay, Saulieu, Sussey-le-Maupas, Curgy, Laizy, Sémelay, Dettey, Issy-l'Évêque, Farges-lès-Mâcon, Laives, Gourdon, Mont-Saint-Vincent, Burnand

Itinéraire 6 : L'emprise capétienne

Le Sénonais et l'Auxerrois, Sens, Auxerre, Laroche-Saint-Cydroine, Ligny-le-Châtel, Bazarnes, Vermenton, Sacy, Sainte-Pallaye, Sainte-Magnance, Escolives-Sainte-Camille, Lucy-sur-Yonne, Druyes-les-Belles-Fonrtaines, Parly, Moutiers-en-Puisaye, Cosne-sur-Loire, Donzy-le-Pré, Garchizy, Nevers, Saint-Pierre-le-Moûtier, Decize, Commagny, Bourbon-Lancy

Itinéraire 7 : L'art cistercien : de Cîteaux à Fontenay et Pontigny

Fontenay, Pontigny, Bussy-le-Grand

Itinéraire 8 : Les collégiales

Avallon, Beaune, Cervon, Châtel-Censoir, Châtillon-sur-Saône, Lancharre, Saulieu

 

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Pour l'éternité...

Sarcophages – Sous les étoiles de Nout (cover).jpgJusqu’au 20 avril 2016, le Musée du Cinquantenaire de Bruxelles – dont les collections, fait hélas trop peu connu, sont d’une immense richesse en la matière –dévoile les secrets des sarcophages égyptiens dans une importante exposition intitulée Sarcophagi, consacrée à l’évolution des rites funéraires dans l’Égypte ancienne.

En voici la présentation officielle :

« L’éternité. Renaître, tel Osiris, tel le soleil qui, depuis l’origine des temps, revient chaque matin à la vie grâce à la déesse Nout, la voûte céleste : telles étaient les espérances des anciens Égyptiens concernant leur vie après la mort. C’est donc sous le signe de Nout qu’est placée la grande exposition du Musée du Cinquantenaire. Celle-ci retrace l’évolution des rites funéraires de l’Égypte ancienne, de la préhistoire jusqu’à la période gréco-romaine, en dévoilant les fantastiques secrets des sarcophages.

Les douze heures de la nuit

L’exposition est divisée en douze salles, chacune symbolisant une des douze heures de la nuit, pendant laquelle le soleil effectue son trajet vers sa résurrection quotidienne. Chaque salle a été aménagée autour d’une pièce phare sélectionnée pour la richesse de ses significations religieuses, funéraires et historiques, ou pour ses qualités formelles.

Dans la première, plongée dans la pénombre, les visiteurs sont accueillis par un groupe de quatre extraordinaires pleureuses en terre cuite, qui les immergent d’emblée dans l’atmosphère des funérailles égyptiennes. La deuxième salle familiarise avec tout ce dont le défunt devait disposer dans sa tombe pour avoir accès à la vie éternelle. Plusieurs salles présentent ensuite l’évolution des sarcophages au fil du temps, depuis les simples caisses non décorées de la préhistoire et de l’Ancien empire jusqu’aux cercueils richement ornés des périodes postérieures. Une salle est également consacrée aux momies et aux sarcophages d’animaux.

Sarcophages – Sous les étoiles de Nout (affiche expo Sarcophagi).jpg

Affiche de l’exposition

Restauration en direct

Rappelant la Ouâbet (la « Place pure ») dans laquelle les prêtres égyptiens momifiaient les défunts, un laboratoire de restauration vitré a été installé au cœur de l’exposition. Une équipe de spécialistes de l’Istituto Europeo del Restauro d’Ischia (Italie) y travaille en permanence sous les yeux des visiteurs pour y restaurer la série des dix sarcophages et planches de momies appartenant au Musée du Cinquantenaire et provenant de la Deuxième Cachette de Deir el-Bahari.

Les secrets des sarcophages

Quels seront les secrets des sarcophages ainsi dévoilés ? Environ deux-tiers des objets qui sont exposés, parmi lesquels plusieurs sarcophages, n’ont jamais été présentés au public. Ils ont donc quitté pour la première fois le secret de leurs réserves.

Les visiteurs peuvent également découvrir les secrets des passionnantes aventures archéologiques qui ont abouti à la découverte de ces sarcophages. On leur apprendra en outre à décoder les secrets du fonctionnement mythologique d’un sarcophage, dont chaque détail de la décoration possède une signification.

Enfin, la restauration en direct des sarcophages de Deir el-Bahari dans un laboratoire installé au sein de l’exposition révèlera les secrets de fabrication de ces œuvres. »

Par ailleurs, Luc Delvaux est docteur en égyptologie de l’Université de Strasbourg. Il est conservateur de la collection Égypte dynastique et gréco-romaine aux Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles. Ses recherches portent essentiellement sur la statuaire égyptienne et l’art du Nouvel Empire.

Quant à Isabelle Therasse, elle est licenciée en archéologie et histoire de l’art (spécialisation Égypte) de l’Université catholique de Louvain. Elle est membre du Service éducatif et culturel des Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles. Elle a participé à plusieurs missions d’art rupestre en Égypte, à Qurta et à El-Hosh.

Ces deux très grands spécialistes ont uni leurs efforts pour rédiger le splendide catalogue de l’exposition, paru aux Éditions Racine à Bruxelles sous le titre Sarcophages – Sous les étoiles de Nout, un monument de vulgarisation subtile et intelligente.

Écoutons-les :

« Pendant trois mille ans d’histoire, l’obsession égyptienne pour la survie a conduit à l’élaboration de milliers d’objets de tous types, notamment les cercueils et sarcophages, dont les plus anciens exemplaires remontent à l’époque prédynastique, et dont l’usage se poursuit, à travers de très nombreuses mutations, jusqu’au début de l’ère chrétienne.

Les parois des cercueils et sarcophages s’animent d’images de divinités, de textes sacrés et de représentations mythologiques qui sont, pour les défunts, autant d’instruments de renaissance.

Sarcophages – Sous les étoiles de Nout (cercueils emboîtés d’Ousirmes).jpg

Cercueils emboîtés d’Ousirmes

Selon les conceptions égyptiennes de l’au-delà, le mort participe aux cycles du dieu solaire Rê dont il accompagne les navigations diurne et nocturne, et les renaissances matinales. Mais il est aussi assimilé à Osiris, le premier mort égyptien à avoir été momifié, après que, selon le mythe, ses sœurs Isis et Nephthys aient rassemblé les membres épars du dieu, assassiné par son frère Seth.

Nout, la mère du dieu, peut être représentée sur le fond des cercueils, bras étendus, comme si elle embrassait le défunt, ou à l’intérieur des couvercles, au-dessus du mort, comme la déesse du ciel au corps semé d’étoiles qui avale le soleil au soir pour le remettre au monde chaque matin.

C’est à la découverte des conceptions égyptiennes de l’au-delà que nous invitons le lecteur de notre ouvrage qui décrit et illustre pour la première fois une large sélection de cercueils et de sarcophages des Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles. »

Un fleuron d’égyptologie et d’histoire de l’art !

Bernard DELCORD

Sarcophages – Sous les étoiles de Nout par Luc Delvaux & Isabelle Therasse, Bruxelles, Éditions Racine, octobre 2015, 208 pp. en quadrichromie au format 21 x 24 cm sous couverture brochée en couleurs, 27,50 €.

 

Informations pratiques sur l’exposition Sarcophagi :

Musée du Cinquantenaire

Parc du Cinquantenaire 10, 1000 Bruxelles

info@mrah.be

Tél. 00 32 741 72 11

Dates :

Jusqu’au 20 avril 2016

Jours d'ouverture :

Du mardi au vendredi : 9:30h - 17:00h.

Samedi et dimanche : 10:00h - 17:00h.

Fermeture de la billetterie à 16:00h.

Fermé les lundis (lundi de Pâques inclus) et les jours fériés suivants : 01/01 et 25/12.

Attention : les 24 et 31 décembre, les Musées ferment à 14.00h et la caisse à 13.00h.

Tarifs :

– Adultes (26-64 ans) : 13 €

– Jeunes (19-25 ans), seniors (65 +), groupes d'adultes (15 pers. min.) : 10 €

– Enfants (4-18 ans), étudiants de l'enseignement artistique ou en archéologie et histoire de l'art et en formation pédagogique, demandeurs d'emploi, moins valides et leur accompagnateur : 7 €

– Enfants (-4 ans), presse, ICOM : gratuit.

Consignes diverses :

Le vestiaire est obligatoire et gratuit.

Il est interdit de prendre des photos avec flash ou pied.

Dans le cadre des nouvelles règles de sécurité, des contrôles plus importants se feront à l'entrée du Musée et il est demandé aux visiteurs de ne pas se présenter avec des sacs à dos ou de grands sacs.