26 02 14

Quand moeder Siska rencontre Auguste Escoffier

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 Si vous appellent l'iode et le pascal attrait de nos stations balnéaires, vous savourerez avec joie ces 50 histoires, anecdotes, qui aux vagues des siècles vous saisiront de rencontres parfois inattendues.

Au-delà des hôtes souverains, Léopold II en particulier, très attaché à Ostende, ainsi que James Ensor, natif de la "Reine des plages", vous croiserez, de pages en plages,  Lord Byron, Joséphine Baker, François-René de Châteaubriand,  Alexandre Dumas, Auguste Escoffier -inventeur de la sole à l'ostendaise - Stefan Zweig, Victor Hugo et Juliette Drouet, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, la jeune Alexandra David-Néel, Albert  Einstein, Soeur Luc-Gabriel as Jeannine Deckers as Soeur Sourire, Barbara et Jacques Brel, Félicien Rops, Emile Verhaeren et Maria Van Rysselberghe, Eugène Ysaye, Edith Piaf, Charles Aznavour, .... sans oublier de vous régaler du chapitre consacré à l"insondable secret des gaufres de Siska'

On en redemande.

AE

Les plus belles histoires de la Côte belge, Marc Pasteger, recueil, Ed. Racine, nov. 2013, 280 p, 19,95 €

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13 02 14

« Des papes, des papes, oui, mais des Panzani ! » (Coluche)

Habemus papam.jpgDans l'Histoire insolite et anecdotique de la papauté intitulée Habemus papam qu'il a fait paraître aux Éditions Horay à Paris, David Alliot répond à quelques questions comme : « Pourquoi les cardinaux changent-ils de nom lors de leur accession au trône papal ? Qui est le pape noir ? Que se passe-t-il dans la chambre des larmes ? Y eut-il des papesses ? Que fait le camerlingue ? Qu'est-ce qu'une bulle apostolique, un concile cadavérique, un antipape ? De nos jours, combien d'habitants le Vatican compte-t-il et quels sports y pratique-t-on ? Quelles conditions faut-il remplir pour se faire enrôler dans la fameuse garde suisse ? Quelle est la marque de la papamobile ? Que signifie sucer le bonbon ? »

Il rappelle aussi que « depuis deux mille ans, 266 souverains pontifes se sont succédé sur le trône de saint Pierre. Du plus jeune au plus vieux, des éphémères aux antipapes, des papes de père en fils, sans oublier les étranglés, les assassins, les excommuniés, les intermittents, un pape jugé post mortem, un fictif et, plus près de nous, François, celui des premières fois, [il] évoque ces papes rebelles, corrompus, martyrs ou canonisés tout en décrivant les rites de la plus vieille institution de l'Occident qui a survécu à toutes les épreuves du temps, aux schismes et aux révolutions ».

Une histoire dont le bruit et la fureur ne sont bien évidemment pas absents...

Bernard DELCORD

Habemus papam par David Alliot, Paris, Éditions Horay, collection « Cabinet de curiosité », octobre 2013, 95 pp. en noir et blanc au format 16 x 16 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 12 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage pittoresque les quelques lignes suivantes :

CHRISTOPHE (OU CHRISTOPHORE)

Antipape en 903. Peu après l'élection de Léon V, Christophe organise un coup d'État et renverse le pape Léon V dont le règne aura duré trente jours. Après avoir jeté en prison son prédécesseur, Christophe se proclame pape, mais son règne ne dure guère plus de trois mois. Serge III entre dans Rome à la tête d'une armée byzantine, renverse l'usurpateur et le fait interner à son tour. Une fois son pouvoir assuré, Serge III est acclamé pape, mais « pris de pitié sur la situation » de Léon V et de Christophe, il décide d'abréger leurs souffrances et ordonne de les étrangler tous les deux en janvier 904.

SYLVESTRE Ier

Pape de 314 à 335. Le long pontificat de Sylvestre correspond à celui de l'empereur Constantin, et à une période de grande tolérance du pouvoir central vis-à-vis des chrétiens. Période qui aboutira à la conversion de l'empereur au christianisme. Pape ayant réalisé de nombreux  miracles et, à ce titre, canonisé, Sylvestre est célèbre aujourd'hui pour sa mort, survenue le 31 décembre.

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19 01 14

« Marlborough s’en va-t-en guerre… »

Mémoires de guerre 1919-1941 (Churchill) 2013.jpgEn publiant récemment en version de poche – dans l'excellente collection « Texto » qu'il anime chez Tallandier à Paris – les Mémoires de guerre 1919-1941 de Winston Churchill (un second tome suit, couvrant la période de mars 1941 à mai 1945), le grand éditeur Jean-Claude Zylberstein (à l'origine des publications à succès de la maison 10/18) a fait œuvre triplement utile.

D’abord en donnant à lire un texte de l’un des plus grands et des plus talentueux auteurs du XXsiècle, lauréat du Prix Nobel de littérature en 1953 « pour sa maîtrise de la description historique et biographique ainsi que pour ses discours brillants pour la défense des valeurs humaines ».

Ensuite en remettant sur le devant de la scène, et de manière ô combien vivante, les tenants et les aboutissants de la plus formidable des tragédies humaines, qui vit accéder au pouvoir les deux plus infâmes tyrans que la terre ait jamais portés – Hitler et Staline – et qui provoqua les déchaînements de la plus effroyables des guerres.

Enfin en permettant au lecteur d’aujourd’hui d’apprécier (la traduction française est de belle qualité) la grande finesse d’esprit du plus spirituel et du plus enjoué des ministres qui, à travers les âges, servirent Sa Gracieuse Majesté.

Florilège :

« [Après la mort d’Hindenburg,] l’abîme s’ouvrit, et dans cet abîme s’avança un fou au génie féroce, dépositaire et incarnation des haines les plus virulentes qui jamais rongèrent des cœurs humains : le caporal Hitler. »

« [Un quart d’heure après l’annonce, en septembre 1939, du début de la guerre par le Premier ministre Chamberlain à son gouvernement,] nous nous dirigeâmes vers l’abri qui nous était assigné, armés d’une bouteille de cognac et d’autres remontants thérapeutiques appropriés. » 

« [Après avoir expliqué les bénéfices physiques qu’il retirait d’une courte sieste quotidienne] L’amiral Pound, premier lord de la mer, adopta ma technique dès qu’il l’eut comprise, à cette différence près qu’au lieu de se coucher réellement, il s’assoupissait dans son fauteuil. Il allait même plus loin, en s’endormant pendant les réunions du cabinet ; mais un seul mot au sujet de la Marine suffisait à le réveiller pour de bon. Rien n’échappait à son oreille vigilante et à son esprit perspicace ».

Le ton est donné… Celui de la passion de décrire, de dire et de faire l’Histoire !

Bernard DELCORD

Mémoires de guerre 1919-1941 par Winston Churchill, texte traduit, présenté et annoté par François Kersaudy, Paris, Éditions Tallandier, collection « Texto » dirigée par Jean-Claude Zylberstein, septembre 2013, 666 pp. en noir et blanc au format 12 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 12,50 € (prix France)

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18 01 14

Croquer la guerre...

La Grande Guerre en caricatures.jpgJeune enseignant, Patrick Delcord est agrégé d'histoire et professeur certifié de l’enseignement secondaire. Avec La Grande Guerre en caricatures paru chez Soliflor à Bruxelles, il signe son premier ouvrage dans lequel sont reproduits et commentés 80 dessins français, anglais, allemands, hollandais et belges parus pour la plupart dans la presse écrite entre 1914 et 1918.

Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours, disait Napoléon. Durant le premier conflit mondial, les belligérants ont fait leur cette devise, utilisant massivement l’image pour soutenir leur travail de propagande. La caricature constitue en effet une arme redoutable pour contrer l’adversaire tout en le ridiculisant et un moyen efficace pour susciter ou entretenir la combativité d’une population et de ses armées.

Cette chronique des temps forts de 14-18, répartie en cinq grands chapitres – un par année de guerre –, s'adresse aussi bien à l'amateur averti qu'à un public jeune. Et, afin que chacun puisse repérer les lieux, de petites cartes géographiques émaillent la plupart des pages.

Sélectionnés pour leur esthétique ou pour leur force de frappe, les documents reproduits montrent les visions contradictoires et affectivement chargées des différents belligérants. Cette richesse de points de vue – qu’on ne trouve pas dans les livres d’histoire – apporte un regard neuf sur une tragédie vieille de bientôt cent ans.

Léopold DEBRAINE

La Grande Guerre en caricatures par Patrick Delcord, préface de Laurence van Ypersele, Bruxelles, Éditions Soliflor, décembre 2013, 167 pp en couleurs au format 15 x 15 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 €

Extraits :

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John Bull d’aujourd’hui

Les Allemands s’indignent autant qu’ils raillent les Britanniques obligés d'en appeler à leurs troupes coloniales pour faire face à la guerre ; la civilisation britannique en se pigmentant redevient primitive, se moque la presse allemande. Répartis dans l’Army of India, les King’s African Rifles et la West African Frontier Force, les combattants recrutés en Inde et en Afrique par les Britanniques forment quand même – quoique les Allemands en pensent – une imposante armée professionnelle de quelques milliers d’hommes.

« John Bull von Heute », dessin d’Arthur Johnson paru dans Kladderadatsch, 20/06/15.

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Un appétit bien mesuré

Les Anglais n’hésitent pas à faire de l’humour à propos du rationnement dont la population est victime. Pesant son morceau de viande avec un dynamomètre, voici ce qu’un enfant très scrupuleux fait remarquer à son père : « Père, vous m’avez servi un huitième d’once en trop ! »

"War-time economies", dessin d’Arthur Wallis-Mills, paru dans Punch, or the London charivari, 14/07/1915.

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Le piège de Verdun se referme sur le sanglier prussien

Le dessinateur britannique Leonard Raven-Hill signe ici un dessin admirable. Le sanglier prussien s’est pris le museau dans le piège de Verdun. Coincé là-bas, il se débat pour sortir de cette situation désespérée.

"Held!", dessin de Leonard Raven-Hill, paru dans Punch, or the London charivari, 31/05/1916.

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L’enlèvement des innocents du Nord-Pas-de-Calais

À Lille, les civils sont déportés pour servir l’effort de guerre allemand. Les soldats en profitent pour mettre la main sur des jeunes filles, sous l’œil horrifié de leurs parents.

« Allons, allons ! Pas d’bruit ! Ils vous reviendront, vos enfants ; ils vous reviendront… tuberculeux. », dessin d’Adolphe Léon Wilette, paru dans La Baïonnette, 7/09/1916.

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De la Lune à la Terre…

En observant la Terre soumise au feu des armes, les extraterrestres se demandent à juste titre pourquoi un tel chaos sur la planète voisine. Ne soupçonnant pas l’absurdité de celui-ci, l’un d’eux propose une théorie candide qui tranche avec l’atrocité de la guerre : « C’est pour moi, de grands feux allumés par les Terriens pour retarder le refroidissement de leur planète ».

 

« Conjecture sélénite », dessin d’Auguste Roubille, paru dans La Baïonnette, 7/11/1918.

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15 01 14

Un regard lucide…

Dépêches du Vietnam.jpgPrix Pulitzer en 1940 pour Les raisins de la colère paru l’année précédente, prix Nobel de littérature en 1962, l’écrivain californien John Steinbeck (1902-1968) est l’auteur d’une œuvre impérissable avec Le Poney rouge (1933), Tortilla Flat (1935), En un combat douteux (1936), Des souris et des hommes (1937), La Perle (1945), À l’est d’Éden (1952), Tendre jeudi (1954), Il était une fois une guerre (1958), entre autres…

En 1966, à 64 ans, déjà malade et fatigué, cet homme de gauche a voulu se rendre compte par lui-même de la réalité du conflit qui divise son pays et sape le moral de sa jeunesse.

Il part donc en reportage au Viêtnam pour le magazine Newsday et, quoique bon connaisseur des choses de la guerre (en 1943, il a couvert le conflit en Europe pour le New York Herald Tribune et a été blessé en Afrique du Nord), il se montre déconcerté par des combats qui ne comportent « ni front ni arrières ».

Embarquant sur les vedettes qui sillonnent les deltas, volant à bord des hélicoptères Huey et des avions mitrailleurs, il suit les boys dans leurs engagements éprouvants et il retrouve également son fils qui a choisi de s'engager.

Saluons l’initiative des Éditions Les Belles Lettres qui ont rassemblé, dans Dépêches du Vietnam, traduites pour la première fois en français, les missives qu’il a adressées entre décembre 1966 et avril 1967 à la rédaction de son journal et qui y parurent en soulevant bien des tollés.

C’est que Steinbeck y soutient la guerre menée par l'Amérique.

« S'il émettait des réserves en privé sur cette dangereuse aventure, il serre les rangs derrière la politique suivie par le président Lyndon Johnson, ce que lui reprocheront beaucoup d'intellectuels, explique le préfacier, professeur à l'université de Toledo (Ohio). Lui, le défenseur des faibles et des opprimés, "l'écrivain social" qui, en son temps, fut soupçonné d'être communiste, est devenu belliciste, mais est surtout "désespéré que ces merveilleuses troupes n'apportent pas une victoire rapide". »

Certes, mais le raccourci est un peu faible, et on lira avec grand intérêt les réflexions d’un homme en fin de vie jetant un regard lucide sur les horreurs du communisme quand il était de bon ton d’en chanter les louanges, sur une certaine forme de lâcheté physique cachée sous les oripeaux du pacifisme ou derrière les « pistons »[1] et sur le devenir des relations américano-chinoises, dont Steinbeck affirmait qu’elles ne se régulariseraient que par le biais du commerce.

Un ouvrage qui dérange... et fait réfléchir !

Bernard DELCORD

Dépêches du Vietnam par John Steinbeck, préface de Thomas E. Barden, traduction de Pierre Guglielmina, Paris, Éditions Les Belles Lettres, collection « Mémoires de guerre », novembre 2013, 272 pp. en noir et blanc au format 12,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 21 € (prix France)



[1] Comme celui dont bénéficia le jeune George W. Bush, qui servit dans la Garde nationale du Texas plutôt qu'au Vietnam grâce aux appuis de son père. Cette dérive était notamment dénoncée à l'époque par un groupe de rock fameux, le Creedence Clearwater Revival, dans une célèbre chanson intitulée Fortunate Son qui fit un tabac auprès des GI's en Asie.

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11 01 14

« Krieg, gross malheur ! »

14-18 Apocalypse en Belgique.jpgLe texte ci-dessous a paru dans la livraison du 11/01/2014 de l'édition belge du magazine MARIANNE :

Présentant une vingtaine de témoignages inédits et d'époque compilés par Louise Manaux et Bruno Deblander, 14-18 Apocalypse en Belgique Récits de patriotes (Éditions Racine/RTBF) donne la parole à des citoyens lambda de toutes classes sociales pris au cœur de la tourmente : un mobilisé et un blessé de 1914, une orpheline de guerre, une combattante de l'ombre arrêtée, un résistant condamné, un soutien de famille nombreuse affamé par l'ennemi, un brancardier volontaire, un combattant des tranchées, une bienfaitrice d'origine irlandaise, un tourneur d'obus, un prisonnier évadé, un autre libéré...

L'iconographie est, elle aussi, totalement originale (comme pour Apocalypse en Belgique, 1940-1945 qui fit naguère un tabac, les auteurs se sont en effet appuyés sur des nombreuses traces écrites et iconographiques reçues après le lancement au public par la RTBF d'un appel aux témoignages conservés dans les familles) et elle jette un jour neuf sur la vie quotidienne des troupes et des civils durant ce qui ne fut hélas pas la « der des der »...

Un bel ouvrage qui donne raison à Louis-Ferdinand Céline qui assurait dans le Voyage au bout de la nuit que « tout ce qui est intéressant se passe dans l'ombre, décidément » !

Bernard DELCORD

14-18 Apocalypse en Belgique Récits de patriotes par Louise Manaux & Bruno Deblander, Bruxelles, Éditions Racine/RTBF, novembre 2013, 176 pp en quadrichromie, 29,95 €

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02 01 14

L'Histoire pour tous...

Histoire 3e-6e.jpgConforme aux programmes d'histoire des différents réseaux de l'enseignement secondaire en Belgique, le référentiel intitulé Histoire 3e/6e Jalons pour mieux comprendre, un ouvrage collectif paru chez De Boeck à Louvain-la-Neuve, intéressera aussi les enseignants français dans la mesure où il constitue un intéressant réservoir d'informations générales fort peu belgo-belges traitées en cinq parties[1] et abordées sous cinq angles d'approche complémentaire :

– le Grand angle qui propose le panorama d'une civilisation dans son évolution sur le long terme (exemple 1 : le monde islamique ; exemple 2 : l'Ancien Régime) ;

– le Focus qui projette un zoom sur des tournants de l'histoire, moments courts ou plus longs qui ont fait basculer les choses, qui ont changé les habitudes de vie ou de pensée des hommes, ou les sociétés (exemple 1 : Al Andalus, apogée de l'Espagne musulmane ; exemple 2 : la science moderne et l'art baroque au XVIIe siècle) ;

– le Patrimoine qui établit un contact sensible avec le passé en sélectionnant des œuvres matérielles ou immatérielles, reflet de leur temps (exemple 1 : la grande mosquée de Cordoue ; exemple 2 : Versailles, château et jardins) ;

– les Regards rétrospectifs qui abordent 12 grandes questions actuelles[2] à la lumière du passé ;

– les Concepts, 12 fiches de référence[3] pour aider à comprendre et à décrypter des informations et en mesurer les enjeux.

Le tout complété de nombreuses illustrations, dont certaines peu fréquentes mais très parlantes.

De bien belles leçons !

Bernard DELCORD

Histoire 3e/6e Jalons pour mieux comprendre par Bruno Boulangé, Marcella Colle, Cécile Grétry, Donatien Jorissens et Danielle Leclercq, Louvain-la-Neuve, Éditions De Boeck, juin 2013, 393 pp en quadrichromie au format 19,5 x 25 cm sous couverture brochée en couleurs, 30,50 €



[1] La préhistoire, l'Antiquité, le Moyen Âge, les Temps modernes et l'époque contemporaine.

[2] « Les migrations, un phénomène nouveau ? » ; « L'État-nation doit-il disparaître ? » ; « Vers un gouvernement mondial ? » ; « Révolutions ou réformes ? » ; « Suffit-il d'élire des individus pour parler de démocratie ? » ; « La Belgique, une construction du XIXe siècle sans avenir ? » ; « Les progrès scientifiques : avancées réelles pour l'humanité ? » ; « La croissance à tout prix ? » ; « Peut-on nourrir toute la planète ? » ; « Le féminisme est-il encore nécessaire ? » ; « L'art, reflet d'une société ? » ; « Les religions sont-elles toujours des intégrismes ? »

[3] Elles sont consacrées au capitalisme, à la citoyenneté, à la colonisation et aux migrations, à la démocratie, au développement et au sous-développement, au fédéralisme, à l'impérialisme, au libéralisme, à la mondialisation, au nationalisme, au socialisme et aux stratifications sociales.

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14 12 13

Verba volant...

100 ans de radio en Belgique.jpgL'article ci-dessous a paru dans la livraison du 14/12/2013 de l'édition belge du magazine MARIANNE :

On apprend dans 100 ans de radio en Belgique, un magnifique album paru à La Renaissance du Livre, que c'est dans notre pays que fut diffusé en date du 28 mars 1914 le premier programme radiophonique européen, un concert d'airs d'opérettes et d'opéras ainsi que de morceaux à la mode, bien entendu ponctués par La Brabançonne et La Marseillaise.

Une grande aventure commençait, dont Philippe Caufriez, Brice Depasse et Nicolas Gaspard, éminents spécialistes du micro s'il en est (ils œuvrent à la RTBF et sur Nostalgie), retracent l'histoire en détail avec force documents rares et passionnants.

L'occasion de se souvenir, entre autres, du fait que Théo Fleischman fut le premier speaker au monde à s'entourer d'une équipe de journalistes pour son journal parlé émis à partir du 1er novembre 1926, qu'avant d'être devenue la Casa Kafka chère à feu Alidor, la RTB(F) tint ses assises dans le superbe « bateau Flagey » conçu par Joseph Diongre, ou que bien des gens « allumaient le poste » pour les communiqués destinés à la batellerie ou aux colombophiles...

Et de ne pas oublier les noms de Luc Varenne, Armand Bachelier, Jean-Pierre Hautier, Gérard Valet, Jacques Mercier, Stéphane Steeman, Jean-Claude Menessier, Claude Delacroix, Marc Moulin, Marc Ysaye qui, avant Barbara Mertens, Pascal Vrebos ou Stéphane Pauwels, eurent aussi leurs auditeurs inconditionnels...

Bernard DELCORD

100 ans de radio en Belgique par Philippe Caufriez, Brice Depasse & Nicolas Gaspard, Waterloo, Éditions de la Renaissance du Livre, novembre 2013, 255 pp., 29,90 €

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28 11 13

Les mots clés de la « der des der »…

Les 100 mots de la Grande Guerre.jpgÀ quelques mois du centenaire d'Août-14, dans Les 100 mots de la Grande Guerre, un essai paru aux PUF dans la fameuse collection « Que sais-je ? », l'historien français André Loez aborde le premier conflit mondial par autant de zooms sur des personnages, des lieux, des concepts, des événements, des batailles, des inventions, des faits sociaux, des conséquences qui en ont constitué la réalité et les prolongements.

Sont ainsi racontés brièvement l’entrée en guerre et ses causes, le déroulement du conflit, ses acteurs, la vie des soldats du front et celle des sociétés à l’arrière, l’empreinte laissée par la déflagration universelle, ainsi que sa mémoire.

L'auteur dresse aussi un panorama des savoirs actuels sur la « der des der », tout en résumant les questions encore débattues par les historiens.

Une mine d'informations !

Bernard DELCORD

Les 100 mots de la Grande Guerre par André Loez, Paris, Éditions des Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », septembre 2013, 128 pp. en noir et blanc au format 11,6 x 17,6 cm sous couverture brochée en couleurs, 9 € (prix France)

Liste des 100 mots :

Alcool – Alliances – Alsace-Lorraine – Anciens combattants – Archéologie – Argot – Arme – Armistices – Artisanat de tranchées – Artistes, intellectuels, universitaires – « As » – Atrocités – Barbelé – Bataille de la Marne – Bataille de la Somme – Blessés – Bleu horizon – Blocus et guerre sous-marine – Brest-Litovsk – « Brutalisation » – Buts de guerre – Camaraderie – Caporetto – Censure – « Chanson de Craonne » – Chars d’assaut – Chemin des Dames – Cinéma – Clemenceau – Conscription et volontariat – Correspondance – « Coup de poignard dans le dos » – « Crapouillots » – Déclaration Balfour – « Der des ders » – Deuil – Économie de guerre – Églises et papauté – Embusqués – Empires coloniaux – Enfants et orphelins – Ennemi – Espionnage et « espionnite » – Fraternisations – Front/Arrière – Fusillés – Gallipoli – Généraux – Génocide des Arméniens – Grippe espagnole – Guerre courte – Guerre mondiale – « Guerre totale » – « Gueules cassées » – Guillaume II – Infirmières – Inflation – Médailles – Mines (guerre des) – Mobilisation – Monuments aux morts – Munitionnettes – Musées – Mutineries – Nationalités – Négociations secrètes – « No man’s land » – Obus – Occupations – Offensive – Officiers – Origines immédiates de la guerre – Pacifismes – Permission – Pétain – « Poilu » – Prisonniers – Profiteurs – Propagande – Prostitution – Reconstruction – Réfugiés – Régénération – Réparations – Révolutions – Rumeur – Sarajevo – Sépultures – "Shell-Shock" – Société des nations – Soldat inconnu – Soldats et travailleurs coloniaux – Témoignages – Traité de Versailles – Tranchées – « Union sacrée » – Verdun – Wilson – Ypérite – Zeppelin.

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27 11 13

Por favor

téléchargement.jpgJean des Cars nous enchantait l'an passé, avec une brillante 'Saga des Reines' (Ed. Perrin, 2012 - voir chronique sur ce blog), il nous revient, nous ravit , en cette fin 2013,  avec une Saga des Favorites et un captivant survol cinq siècles d'Histoire vus  par le prisme des faveurs souveraines. Il était l'invité, jeudi 21 novembre de L'Eventail et d'un déjeuner littéraire à affluence  forte et... passionnée.

D'Agnès Sorel - qui inaugure la tradition françaises des favorites et supplante les maîtresses du Valois Charles VII à Wallis Simpson, qui coûta son trône, à Edouard VIII d'Angleterre, quinze 'femmes de l'ombre, éclairées par la lumière de la puissance " voient leurs portraits - hauts en couleurs - brossés par  la plume alerte et vivante de l'historien.

Certaines exercent une action  plutôt bienfaisante sur leur amant ,le pays, telles Agnès Sorel, la marquise de Pompadour, Gabrielle d'Estrées.. tandis que d'autres lui empoisonnent plutôt l'existence, telles Lola Montez, Magda Lupescu ou la sulfureuse Wallis.

Il en est de très attachantes, songeons à Louise de Lavallière, plus éprise de l'homme que fut Louis XIV que du souverain.

Un chapitre cible particulièrement l'Histoire de la Belgique, qui met en scène Blanche Delacroix, maîtresse du Roi Léopold II, de 48 ans son aîné... Il la fera baronne de Vaughan, l'épousant à trois jours de son propre  trépas.

L'Histoire est le théâtre de singulières destinées, qui  offre à cette galerie de portraits de fabuleux atours de lecture

Apolline Elter

La saga des favorites, Jean des Cars, essai, Ed. Perrin, novembre 2013, 455 pp, 25 €

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