21 11 12

(Sou)rires so British...

Humour anglais 2013 (éphémérides Assimil).gifAvant de publier sa première méthode Assimil en 1929, Alphonse Chérel avait imaginé des calendriers proposant une leçon de langue par jour.

Renouant avec ces débuts après plus de huit décennies, les Éditions Assimil à Paris proposent désormais à la vente une collection appelée « Les éphémérides Assimil », d'astucieux calendriers de bureau parmi lesquels un Humour anglais 2013 par Valérie Hanol, illustré en couleurs de dessins très vintage, mais aussi, en anglais traduits ensuite en français, de puns (des jeux de mots, des doubles sens), de funny jokes (des blagues souvent entendues dans les pubs), d'understatements (des sous-entendus, de doux euphémismes, voire des litotes qui illustrent bien le flegme britannique), des limericks (poèmes de 4 ou 5 vers), de riddles (devinettes sous forme de questions/réponses), de witty quotes (citations ou mots d'esprit d'auteurs britanniques, souvent cinglants), de proverbs (proverbes savoureux, sélectionnés parmi le folklore irlandais ou écossais) ainsi que de spoonerisms (une sorte de contrepèteries inventées par révérend Spooner), ces procédés typiques qui expriment l'humour si particulier des sujets de Sa Gracieuse Majesté.

Le tout agrémenté, ici et là, de courts rappels grammaticaux.

Florilège : « Quiconque est allé dans une école privée anglaise se sentira toujours comme chez lui en prison » (Evelyn Waugh) ; « Quand un homme ouvre la portière à sa femme, c'est soit une nouvelle voiture, soit une nouvelle femme » (le prince Filip) ; « Le café en Angleterre a toujours le goût d'une expérience chimique » (Agatha Christie) ; « Je ne vois pas la différence entre un Picasso et un accident de voiture » (Mr Bean) ; « Un gouvernement qui dépouille Pierre pour habiller Paul pourra toujours compter sur le soutien de Paul » (George Bernard Shaw) ; « Riez et le monde rit avec vous. Ronflez et vous dormez seul » (Anthony Burgess).

Funny, isn't it?

Bernard DELCORD

Humour anglais 2013 par Valérie Hanol, Paris, Éditions Assimil, collection « Les éphémérides Assimil », septembre 2012, 365 pp. en quadrichromie au format 15 x 13 cm sous couverture brochée en couleurs, 12,95 € (prix France)

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04 11 12

Le nouveau Chat (Erectus), un nouveau bonheur !

 

ERECTUS-COFFRET.pngComment fait-il, mon ami Philippe Geluck ? Il a du talent depuis toujours, il est doué, il a un humour fabuleux... mais comment fait-il pour garder un tel niveau de qualité et d'intelligence au fil des années, sans fléchir, en rebondissant sur l'actualité, l'évolution des mœurs, des aléas de notre existence sur terre et dans la société ? C'est un grand sujet d'admiration pour moi ! Le nouvel album « Le chat Erectus » ne peut échapper à mes applaudissements (ni le supplément « le chat sapiens » ajouté dans un coffret spécial, ni les DVD avec ses « minutes du Chat » et des magnifique « making off » ...).

 

Pas besoin de longues analyses, mais simplement quelques exemples « picorés » dans ce jardin d'humour, simplement pour vous donner envie de partager ce plaisir rare ! Par exemple, ce décalage surprenant et drôle entre les images tirées de vieilles encyclopédies et le dialogue que Philippe inscrit dans les bulles. On voit Vercingétorix avec son casque à cornes... Un soldat dit : « Vous avez inventé le chapeau et le porte-manteau ». Vercingétorix répond : « Oui, mon vieux et je t'emmerde ! »....

 

Évidemment, toute la philosophie du Chat se révèle partout : « Pourquoi on allonge la vie seulement en prolongeant la vieillesse ? C'est au milieu qu'on devrait ajouter du temps ! » Ou aussi profond : « Pourquoi on n'a pas le droit de représenter Dieu ? Parce qu'on a peur d'être déçus ! ».

J'aime aussi : « Il est aussi difficile de nouer les lacets de celui qui court, que de serrer la main à celui qui applaudit ! »....

 

On peut se retrouver aussi dans la vie réelle, dans la société, comme ce dessin des deux frères Bogdanov et ce texte : « Les frères Bogdanov ont trop joué à tu me tiens par la barbichette ! » Sur la politique belge : « On m'a proposé le rôle de « superbelge »au cinéma, mais je voulais être sûr que le pays existerait toujours à la sortie du film ! »

 

Des basiques, comme des brèves de comptoir parsèment aussi l'album : « Les frères Lumière attiraient les moustiques » ou « Seule au zoo, la girafe croit qu'elle n'est pas en cage » ou « Pourquoi le pessimiste évoque-t-il toujours la fin des haricots et l'optimiste jamais le début ? » ...

 

J'aime aussi les séries sur les vers de terre, les vaches...

J'aime le surréalisme de Philippe qui joue avec le véhicule du dessin lui-même en étirant les cloisons des cases, etc.

J'aime qu'il dépasse aussi parfois les limites, vous découvrirez aisément quelques cases politiquement incorrectes « soft », mais qui mènent à une belle réflexion !

 

Bref, une excellente sortie, une de plus ! A savourer et à offrir pour les fêtes !

 

Jacques MERCIER

 

« Le chat erectus » Album cartonné. 48 pages. Édition Casterman. 10,5 euros. Coffret de luxe « Le chat Erectus » et « Le Chat Sapiens » ainsi que « La semaine du Chat » 2 DVD regroupant 6 heures de programme.

Écrit par Jacques Mercier dans B.D., Belge, Humour, Jacques Mercier | Commentaires (0) |  Facebook | |

29 10 12

On a tous un "Bobo" en nous...

bobos2.jpg

Première expérience dans le monde des livres pour Myriam Leroy. La jeune femme bien connue pour ses chroniques sur Pure FM "Myriam Leroy n'aime pas" mais aussi dans la presse écrite, sort son premier bouquin, "Les Bobos, la révolution sans effort". Une compilation de ses chroniques sur La Première concernant le phénomène "Bourgeois Bohème".

 Un livre drôle à l'image de son auteur, qui dresse le portrait de ces personnes hors du commun. Au fil des chapitres, on apprend à les connaître en vacances, dans leur quotidien, leurs relations avec les autres... Des traits de caractère parfois absurdes, des situations abracadabrantes qui nous rappellent qu'au fond, on est tous un peu "bobo" dans l'âme...

Pour la jeune femme, le Bobo est principalement bruxellois, aime aller bruncher le dimanche, mange local, s'habille au marché Vintage de la Place Sainte-Catherine... et j'en passe... Si tout au long des pages, vous vous sentez proche de la description, c'est certainement que vous êtes un tant soit peu, un peu des leurs... Mais attention, ce n'est pas une tare!

Un livre amusant avec une description sarcastique, piquante mais très tendre... Bref, un livre qui vaut le détour et qu'il faut lire...

MyriamLeroy nous en parle...

Pourquoi avoir décidé d'écrire un livre?

Ce livre est une compilation de mes chroniques dans l'émission On n'est pas rentré sur la Première. En fait, un jour, NicolasVadot qui est chroniqueur dans l'émission m'a dit: "si tu décides de publier tes chroniques, je serais ravi de les illustrer". C'était très flatteur de sa part. C'est ainsi que l'aventure a commencé. Je n'avais pas de contact dans les maisons d'édition et il a fait en sorte que le livre soit publié.

Vous dressez un portrait peu flatteur des "Bobos"...

Je pense justement que non. Ce bouquin est très tendre, je les aime beaucoup. Et puis, je m'inspire beaucoup de moi et de ma petite sœur. C'est la "Bobo" par excellence, authentique. Je pense que c'est un clin d'œil malicieux! Mieux vaut être bourgeois et bohème que pauvre et polluant! 

Myriam Leroy, un peu "Bobo"?

Oui... Je n'aime pas la télévision, je fais attention dans mon alimentation à manger local, bio, je ne mets pas le chauffage... Mais dès que j'en ai l'occasion, je prends le premier avion pour partir loin... C'est hyper-cliché! Il m'est déjà arrivé de taper sur Google "dictature+jolis paysages" pour savoir dans quel pays j'allais partir pour découvrir de jolis paysages... (Rires).

Vous avez d'autres projets dans l'écriture?

Rien de très concret... J'ai écrit un roman mais il est dans le fond d'un tiroir et une pièce de théâtre... Il faut voir si elle plaira au commanditaire... Le projet qui me tient à cœur pour l'instant, ce sont les nouveaux podcasts développés par le Focus Vif... (Focus Store) Nous prenons des sujets culturels d'actualité et nous en débattons avec les autres journalistes du magazine.

Pour vous donner un petit avant-goût du livre de MyriamLeroy, regardez le teaser...


 

"Les Bobos, la révolution sans effort", Myriam Leroy, Ed. Renaissance du Livre, Octobre 2012, 128pp, 9,99€.

A noter: le bouquin ne se trouve pas dans les supermarchés car les supermarchés, ça n'est pas "Bobo"!

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Belge, Humour, Littérature générale, Portraits | Commentaires (0) |  Facebook | |

28 10 12

J'ai eu bon !

 

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humour marlière.jpgCela fait plusieurs soirs que ce livre m’accompagne avant que je ne sombre avec le sourire dans le sommeil… Déjà le titre m’avait amusé : « Anthologie de l’humour belge », mais plus encore le sous-titre : « Du Prince de Ligne à Philippe Geluck » ! J’avais déjà lu un beau livre sur le thème écrit par Bernard Marlière et sa charmante fille, Corinne, journaliste de talent à l’Avenir ! Avec confiance, je me suis donc lancé dans la lecture : photo, courte biographie et extraits de textes pour chaque personnalité évoquée. Dans l’introduction, l’auteur déclare, ce que nous savons nous les Belges : « Le Belge vit en Absurdie » et « L’ironie, dans ce pays longtemps occupé, n’est autre qu’une arme de défense et de subversion« …

Cela commence par le Prince de Ligne (1735-1814), dont on oublie souvent, il est vrai, ses magnifiques pensées : « Il vaut bien mieux avoir de l’imagination que de la mémoire », par exemple. Et cela se poursuit avec une galerie impressionnante et drôle de ce qu’on a écrit en Belgique ! Charles de Coster, Mademoiselle Beulemans, Arthur Masson, Virgile et ses fables, Pitje Schramouille, Toone, Tchantès… mais aussi Achille Chavée : « Dieu ne va jamais au secours des gens qui savent nager. » Jean-Pierre Verheggen ou Louis Scutenaire, chez qui sans honte j’aime le « L’Autriche. L’homme aussi. », mais bien sûr aussi : « C’est toujours dans le désert qu’on casse sa bouteille d’eau » et « Souvent, au lieu de penser, on se fait des idées » ! On passe en revue les grands de la BD, Hergé, Franquin, Tibet… On aborde les grands de l’humour : Raymond Devos (et Bruno Coppens), Stéphane Steeman… Mais aussi Manu Thoreau, Marc Moulin, Richard Ruben, Albert Cougnet, Marc Herman, François Pirette, Jannin et Liberski, Jean-Luc Fonck, Pïerre Kroll… tous mes amis de la Semaine Infernale… Philippe Geluck a sa place d’honneur ! Et mes rires plusieurs fois m’ont secoué, avec « échange et change » de Laurence Bibot, que j’avais adoré dans le « Jeu des Dictionnaires » ainsi qu’avec Thomas Gunzig  (J’ajoute qu’il est Prix Rossel pour le faire rire !) Il écrit par exemple : « A-t-on déjà calculé l’empreinte écologique de la Saint-Nicolas ? » J’adore ! Mais ses moments d’anthologie, c’est le cas de le dire, sont aussi repris dans les « Fondamentaux », où l’auteur a la gentillesse de me placer (pas pour moi, mais pour tous ceux et celles qui m’ont entouré dans mes émissions), comme « Les élections », qui reste dans les mémoires et commençait ainsi : « Bande de cons ! Pas vous, cher public ! Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chef de groupes, présidents de partis flamands, présidents de partis francophones, seconds couteaux, troisièmes couteaux, de gauche, de droite, etc. (… Bande cons, vous n’avez rien gagné du tout … etc. ) ». Et puis son « billet du matin, accueil de Monseigneur Léonard » est une merveille aussi de liberté et d’humour, chers à notre pays. Enfin hier soir, j’ai réveillé la maisonnée en pleurant de rire à la lecture de : « Les Wallonnes… Elles m’excitent ! » Cette lecture fait partie de mes grands moments d’abandon dans le rire, comme les fous rires à Forts en Tête, ceux que je partage encore et encore avec Philippe Geluck ! Mais je vous renvoie au livre superbe de Marlière pour en découvrir le texte sublime !Je peux vous dire, et vous pouvez me croire, que « j’ai eu bon !«

Jacques MERCIER

"Anthologie de l'humour belge" (du Prince de Ligne à Philippe Geluck), Bernard Marlière, Editions Jourdan, 544 pages, 21,90 euros.

Écrit par Jacques Mercier dans Belge, Biographies, Humour, Jacques Mercier, Portraits | Commentaires (0) |  Facebook | |

24 10 12

Pour en finir avec la morosité ambiante...

Dieu, Shakespeare et moi.gifRassemblant divers textes allumés du cinéaste-humoriste Woody Allen, le petit ouvrage intitulé Dieu, Shakespeare et moi suivi de Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la culture paru jadis dans une version collector aux Éditions Points à Paris (mais dont le contenu est toujours disponible en format de poche chez le même éditeur) constitue une véritable pinte de bon sang pour qui aime l'humour juif déjanté, tout à la fois absurde, subtil et ahurissant.

Car comment ne pas s'effondrer de rire quand l'auteur présente sa Sélection du Allen's Digest, quand il se penche sur Le génie irlandais, quand il propose un Guide pour l'amateur de ballets, quand il explique ce qui se serait passé Si les impressionnistes avaient été dentistes, quand il livre ses Manuscrits retrouvés dans une boîte de petits pois, quand il évoque Le bon vieux temps et quand il fournit ses recettes Pour en finir avec la critique freudienne, Pour en finir avec la Mafia, Pour en finir avec la biographie (en détaillant La vie d'un sandwich), Pour en finir avec la tradition judaïque, Pour en finir avec les régimes basses calories (via les Réflexions du suralimenté), Pour en finir avec les spectacles de mime (en prônant un conseil : Parlez un peu plus fort, s'il vous plaît), Pour en finir avec l'histoire des grandes découvertes humaines (grâce à La découverte de la fausse tache d'encre et son utilisation), entre autres.

Par exemple, quand il s'extasie devant le fait que « L'univers n'est jamais qu'une idée fugitive dans l'esprit de Dieu », il rectifie aussitôt le tir en ajoutant « pensée joliment inquiétante, pour peu que vous veniez d'acheter une maison à crédit ». Ou quand il implore le Ciel : « Mon Dieu, Mon Dieu ! Qu'as-Tu fait la semaine dernière ? ». Ou encore quand il constate que « les méchants ont sans doute compris quelque chose que les bons ignorent ».

Les réflexions philosophiques ne l'empêchent nullement de se livrer à des considérations pratiques. Ainsi, afin de rendre plus efficace l'aide aux démunis, il propose que soit créé un cours supplémentaire dans la formation des assistants sociaux, intitulé Comment reconnaître un Noir. À l'intention des étudiants, il détaille sa technique pour lire Les Frères Karamazov en quinze minutes. Et aux contestataires, il enseigne comment manifester assis.

Car il ne faut pas baisser les bras, en dépit de la dureté de la vie qui fait que « non seulement Dieu n'existe pas, mais essayez d'avoir un plombier le week-end ! ».

Bernard DELCORD

Dieu, Shakespeare et moi suivi de Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la culture par Woody Allen, édition collector à tirage limité, Paris, Éditions Points, mai 2009, 362 pp. en noir et blanc au format 10,8 x 17,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 10,00 € (prix France)

Écrit par Brice dans Humour | Commentaires (1) |  Facebook | |

17 10 12

25 ans, l'heure du bilan

 4473922-6718628.jpgEmma est une jeune femme pétillante, déjà ex-journaliste à 25 ans, elle s'est reconvertie plusieurs fois dans divers métiers. Aujourd'hui, elle pose ses valises aux Galeries Lafayette, à Paris. L'occasion pour elle de dresser un premier bilan... pas terrible, il faut le dire! Elle décide de repartir à zéro et de faire de l'année de ses 25 ans, un moment exceptionnel et déterminant.

 "Je suis comme vous, unique!", est le premier roman d'Astrid El Chami. D'origine franco-libanaise, l'auteur a grandi en Belgique avant de s'installer à Paris en 1999.

A travers son livre, elle emmène le lecteur dans les péripéties de la vie d'Emma, une jeune parisienne qui voit plutôt la vie en rose même si tout est gris. Anecdotes de travail, amours déchus, soucis familiaux,  Emma croque la vie à pleine dent sans se soucier. Le livre est divisé en deux parties, la seconde nous emmène dans deux scénarios bien différents mêlant rêve et réalité.

 "Je suis comme vous, unique!" fait partie de ses livres dont on n'a pas envie de tourner la dernière page... Ceux dont on a envie de connaître rapidement la suite, tant on est plongé aux côtés de l'héroïne, on partage son quotidien, voire même, on s'identifie à elle,  et finalement... on se dit que l'on est tous un peu comme Emma, uniques! Bref, un livre drôle, humain à découvrir rapidement...

  "Je suis comme vous, unique!", Astrid El Chami, Ed. La Bourdonnaye, 184pp. Un livre numérique à découvrir sur les traditionnelles plateformes de téléchargement.

 N'hésitez pas à consulter le blog d'Emma: http://leclindoeildemma.com/

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Humour, Récits, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

06 09 12

Des expressions bien colorées !

Expressions Merle.jpgUn vrai plaisir qui se renouvelle de page en page. On rit, on sourit, on apprend aussi. Comme souvent avec le talentueux Pierre Merle, on a l'humour et l'érudition dans cette matière un peu spéciale qui est l'argot. L'auteur a déja écrit quantité d'ouvrages sur la langue, sur la « langue verte », les « injures », mais aussi sur les « tics de langage », le « politiquement correct » et le fabuleux « Précis de français précieux au XXIe siècle ». Parmi les 365 expressions proposées, j'ai aimé en particulier les plus récentes, comme « se mettre virtuel », « Halte au sketch ! », « Mettre la tête en 3D », « Avoir l'oreille Van Gogh », « se la kiffer », « Être sur le toboggan » ou « C'est la louze », que je vous laisse le soin et le bonheur de retrouver dans le livre pour en découvrir le sens. Mais j'ai aussi souri aux expressions dont on s'attend à une explication « verte » ou salace, à tout le moins sexuelle, mais qui n'ont rien de ça, comme « rhabiller la gamine », « se bougnotter les osselets » ou « Taquiner la voisine ». Dans l'ordre c'est « servir une nouvelle tournée », « se salir les mains » et « Faire une fausse note » !!!! Comme quoi ! Notons aussi les géniales illustrations : des gravures détournées avec drôlerie ! On songe aux encyclopédies de mon ami Philippe Geluck ! C'est dire ! Un superbe petit dico bien ficelé, coloré et amusant, qu'on peut ouvrir à n'importe quelle page en étant sûr de sourire... peu de livres peuvent le prétendre !

 

Jacques MERCIER

 

« 365 expressions d'argot expliquées », Pierre Merle, Edition Chëne. 288 pp. Cartonné et coloré, relié mousse et dos rond, 12,7 X 17,8 cm. 15,9 Euros.

27 08 12

Telle mère, telle fille!

206628_201442319888094_117386424960351_589355_6475342_n.jpgC'est avec grand plaisir que l'on retrouve Sophie Kinsella pour la suite des péripéties de Becky, l'accro du shopping... Après les confessions d'une accro du shopping, l'accro du shopping à Manhattan, dit oui, a une soeur, attend un bébé... Cette fois l'on retrouve Minnie... La jeune enfant du couple Bloomwood-Brandon... Une adorable petite fille déjà accro... au shopping!

Agée d'à peine deux ans, cette petite a déjà un caractère bien trempé et sait ce qu'elle veut! Elle est capable de retourner un magasin si elle n'obtient pas ce qu'elle désire! Capricieuse certes mais une petite fille adorable en fin de compte... Que l'on imagine aisément vêtue des plus grandes marques choisies par sa mère attentionnée. A deux, elles forment un duo de choc qui ferait bien tourner la tête de Luke, le seul homme de la maison.

Le sixième volet de cette série culte nous racontes une fois de plus les aventures hilarantes et émouvantes de Becky, pour qui la vie n'est pas toujours très rose. Des idées folles, une organisation de géant, des situations cocasses mais aussi quelques déceptions... Une nounou trop parfaite pour garder le petit diable, une maison de rêve qui leur passe sous le nez, un air de crise financière qui empêche de faire du shopping...Mais heureusement, Becky a TOUJOURS la solution!

Bref, un roman drôle, émouvant auquel on s'accroche du début à la fin... Un tome 7? D'après moi, le sixième opus laisse penser que oui.

Mini-accro du shopping, Sophie Kinsella, éd. Belfond, Mai 2011, 480pp, 19,30€.

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Humour, Poche, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

21 08 12

« La femme est l'avenir de l'homme » (Louis Aragon)

The New Yorker, l'humour des femmes.gifLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 21/08/2012 sur le site du magazine satirique belge sur Internet SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

Homme-orchestre de l'humour livresque, Jean-Loup Chiflet a récemment rassemblé et traduit, dans The New Yorker, l'humour des femmes publié aux Éditions Les Arènes à Paris, 300 dessins de presse parus dans le journal yankee sur le thème de l'éternel féminin, et le résultat en est pour le moins décapant !

Par exemple, quand une dame plus très fraîche paraphrase la sorcière de la Belle au bois dormant en s'exclamant : « Miroir, miroir, va te faire foutre ! ».

Quand deux dames plantureuses, à un cocktail où les hommes sont agglutinés autour d'une pin-up, se font condescendantes : « D'accord, elle a du charme ; encore faut-il aimer le charme ».

Quand une femme au foyer, sur le divan de son psychanalyste, lui explique : « ... Et puis je mets la farine et la margarine, avec une pincée de sel. Bien sûr,, il y en a qui préfèrent le faire cuire pendant une heure dans un four très chaud, mais... ».

Quand une autre se confie à une amie : « Ce que je préfère dans ma situation de mère au foyer, c'est quand les enfants sont à l'école ».

Quand une autre encore, habillée pour sortir, dit à son époux : « Je me sens d'humeur amoureuse. Je reviens dans quelques heures ».

Quand une autre enfin, couchée dans le lit conjugal, exprime ses fantasmes à son mari : « J'ai une envie folle de t'arracher les vêtements et de les mettre dans la machine à laver ».

Quand une femme au physique et à l'âge incertains, se faisant enlacer pas son époux de retour du bureau, lui demande : « Qu'est-ce qui se passe ? Tu t'es drogué, ou quoi ? ».

Quand une quadra distinguée, au restaurant, jauge le mari d'une amie à qui elle assure : « D'après ce que tu me dis, pour un premier mari, il est parfait ».

Quand deux manifestantes se croisent, panonceau revendicatif à la main, et que l'une dit à l'autre : « J'adore votre chapeau ! ».

Bien entendu, les hommes ne sont pas en reste, s'agissant du beau sexe.

Par exemple, quand deux cadres devisent après leur partie de tennis : « La patronne est enceinte, mais cela ne veut pas dire qu'il ne faut plus s'en méfier ».

Quand un homme plus très jeune et bedonnant, sur la plage, pour photographier son épouse qui lui ressemble et afin de lui faire prendre la pose, lui dit à la manière d'un shooter professionnel : « Tu es une femme. Je suis un homme. Je suis sexy. Tu me désires. Voilà. C'est ça. Super ! ».

Quand un dragueur, sur le ton de la confidence désabusée, dit à celle qu'il voudrait séduire : « Je suis marié, mais ce n'est pas sérieux ».

Quand, dans un supermarché, un autre don Juan aborde une jeune femme au rayon des savons à lessive en constatant : « Je vois que nous avons les mêmes goûts en ce qui concerne les détergents ».

Quand un bourgeois, assis au salon avec sa bourgeoise, lui demande quelque peu interloqué : « Est-ce que je t'aime ? Que veux-tu dire par là ? ».

On se le demande !

PÉTRONE

The New Yorker, l'humour des femmes par Jean-Loup Chiflet, Paris, Éditions Les Arènes, novembre 2011, 191 pp. en noir et blanc au format 22,5 x 27,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 24,80 €

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 08 12

Démêlés chez les Yankees...

Saint-Tin en amères loques.jpgAnimée et dirigée par le pittoresque et courageux Gordon Zola – il soutint longuement et victorieusement les foudres judiciaires des héritiers de Hergé –, la collection des aventures de Saint-Tin et son ami Lou s'est encore enrichie d'un nouvel opus hilarant, signé Pauline Bonnefoi, Saint-Tin en amères loques, publié à Paris aux Éditions du Léopard Démasqué, comme ses prédécesseurs (Train-train au Congo, L'oreille qui sait, Les six gardes du phare Amon, La Lotus bleue, Les poils mystérieux, Le crado pince fort, L'ire noire, Coq en toc, L'affaire tourne au sale, Saint-Tin au gibet, Le secret d'Eulalie Corne, Le "Treize heures" réclame le rouge, Objet qui fume, On a fait un marché sur la Lune, Les pies jouent de la castagnette, Le vol des 714 porcineys...), des romans pastiches très réussis dans lesquels l'intrépide reporter Saint-Tin et son perroquet appelé Lou, mais aussi le capitaine Aiglefin –un éclusier à la retraite – le professeur Margarine, – un éminent cryptozoologue – et les agents secrets Yin et Yang vivent des aventures plus palpitantes les unes que les autres, aux quatre coins du monde.

Cette fois-ci, comme l'écrit l'auteure, « le professeur Margarine affronte les fanatiques de l'huile : la réserve américaine de Yleatrow Stone, abritant l'un des derniers Bigfoot, est menacée par les compagnies pétrolières. Lorsque Saint-Tin, Lou et le capitaine Aiglefin débarquent à leur tour à Chicago, le rêve américain tourne au cauchemar. Venus soutenir le professeur Margarine, ils se retrouvent pourchassés par le FBI, pourchasseurs de Bigfoot, piégés par des Indiens devenus forains, coincés dans une ruée vers l'or noir qui tourne au vinaigre... »

Une collection amie des zygomatiques !

Bernard DELCORD

Saint-Tin en amères loques par Pauline Bonnefoi, Paris, Éditions du Léopard masqué, janvier 2012, 159 pp. en noir et blanc au format 12 x 18 cm sous couverture brochée en couleurs, 11 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |