06 03 12

Fleep Book

3620564347.3.jpgAllons bon, ça commence bien : un jeu de mots..

Mais encore:

Il était une fois

Cette nuit, j'ai rêvé

Que j'étais un(e).....

Se prêtant aux multiples états, identités qu'un rêve nocturne vous permet de revêtir - Laura Ingals, Zorro, superman, un employé de Brico, un chef-coq  et même un vampire, l'humoriste rencontre les personnalités les plus délicieuses qu'il soit : l'inspecteur Colombo, Joséphine Ange gardien et Jean-Jacques "Colleman"..

Ludique et loufoque, l'ouvrage intègre le  "fleep book" (feuilleté des pages qui voit  défiler les dessins en une sorte de film) de la capture d'une araignée. ...

AERêvéveillez-moi, Jean-Luc Fonck , essai, éditions Luc Pire, février 2012, 160 pp, 18 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

16 02 12

Les lendemains de la Saint-Valentin

La guerre des Rose frappe à la porte 9782226240125FS.jpgdes couples de légende, unis pour le meilleur et pour le rire - grinçant - de la déconvenue.

Traquant les anecdotes, les bons mots, les règlements de compte incisifs, Marc Pasteger publie en ce temps valentin une "petite anthologie irrésistible de l'amour vache."

Savourons:

"Lady Astor, première femme à avoir siégé au Parlement britannique,  n'aimait pas Churchill qui le lui rendait bien. Elle lui lança un jour:

- Si vous étiez mon mari, je mettrais du poison dans votre thé.

Ce à quoi le grand homme répliqua du tac au tac:

- Si vous étiez ma femme, je le boirais certainement."

AE

Je t'aime...toi non plus! Petite anthologie irrésistible de l'amour vache, Marc Pasteger, Albin Michel, février 2012, 178 pp, 10 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

11 02 12

Espèce de savon à culotte

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 … et autres injures d’antan dérobées à droite et à gauche recueillies pour l’instruction des générations présentes et à venir,  dédiées aux artichauts, aux astrologues et aux Roger-Bon-Temps.

 Et à vous, estimés visiteurs…

 Le roman de Sophie Arnould ( JC Lattès, mai 2010 - cfr chronique http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2010/07/15/le-roman-de-sophie-arnould.html) nous avait déjà ouvert l’appétit de métaphores et d’expressions du Siècle des Lumières.  Passionnée par un XVIIIe siècle, effronté et plutôt… libéré,  Catherine Guennec nous revient avec un recueil étoffé et exquis de noms d’oiseaux de l’époque : Les ahuris de Chaillot, bigresses, bougresses, claudes, croquefredouilles, arpenteurs de guinguette, Marie Jacasse, Jean-fesse.. disputent la vedette aux lessivés (ondulés) de la toiture, cuisinières d’archanges, pisse-verglas et autres auteurs..mal reliés, hérités d’une certaine « littérature poissarde ».

 « Crus, osés, grossiers, imaginatifs, drôles, indélicats, ..ces « gros mots » appartiennent bien sûr à la langue populaire et sont essentiellement portés par l'oral. Difficile dès lors de les retrouver. Difficile mais pas impossible. Surtout que le cœur du XVIIIe siècle nous offre avec Vadé, "le Corneille des ruisseaux", et ses imitateurs (le plus souvent anonymes), son incroyable littérature poissarde. Un genre méconnu qui a largement nourri cet ouvrage et mérite à plus d'un titre qu'on s'y attarde."

 Un recueil trrrrrrrrrès savoureux.

 Qui coiffera, sapristi, plus d’un anthropopithèque !

 Pas de doute, on en redemande.

 Apolline Elter

 Espèce de savon à culotte !… et autres injures d’antan dérobées à droite et à gauche recueillies pour l’instruction des générations présentes et à venir,  dédiées aux artichauts, aux astrologues et aux Roger-Bon-Temps., Catherine Guennec, recueil, Editions First, fév.2012, 272 pp, 13,5 €

 

 Billet de ..saveur

 AE: Préfaçant votre ouvrage, Philippe Delerm vante l'insolence et la liberté  qui souffle sur le français du XVIIIe siècle: " Au XVIIIe, sûre de ses fondamentaux, la langue française prend un grand coup de frais" . Voilà qui fait du bien après un XVIIe siècle plutôt classique.  Ce vent de fraîcheur va-t-il s'essouffler ou s'amplifier au XIXe siècle?

 Catherine Guennec:Le XIXe siècle, c’est le français moderne. Avec l’apparition de nouveaux termes (politiques, sociaux, scientifiques…) Les dictionnaires se font de plus en plus gros. La langue populaire et l’argot s’immiscent en littérature. Soit. Et la langue fait preuve comme toujours d’une capacité de création et de renouvellement mais moi, je n’y retrouve pas cette petite « musique », ces petites folies… qui me font préférer le siècle des Lumières où à côté des préciosités mondaines des salons apparait une prose incisive, mordante qui s’affirme avec les philosophes. Le Français devient une grande langue diplomatique internationale, parlé dans toutes les cours des rois et les ambassades quand parallèlement il se fait drôle, imaginatif, débridé, provocateur… avec notamment le genre poissard qui reprend sans fausse pudeur les mots de la rue et des halles. Pour exploser de bonne humeur, d’insolence, d’incongruités «  qui sonnent dru, qui sonnent vrai, qui disent l’amour de la vie » comme l’écrit si justement Philippe Delerm.

 AE: Certains mots  ont évolué et semblent avoir changé de connotation au cours du temps. Je songe à "astrologue", qui n'est plus une injure aujourd'hui ou à "arsouille" dont la connotation est plus tendre désormais que celle de "mauvais sujet, fêtard, voyou". Ce doit être passionnant d'étudier, aussi, l'évolution sémantique des vocables:

 Catherine Guennec: Oui, le sens de beaucoup de mots glisse au fil des ans. Et c’est très amusant de voir les changements de signification pour un même mot : c’est vrai pour astrologue, artichaut, bestiole, cupidon, cœur, charrue, arbalétrier…

  L’intérêt de cette recherche est triple en fait, indépendamment du plaisir  de croiser de succulentes expressions :

  -         Elle fait découvrir des mots et des expressions anciennes qui ont su traverser les années et rester en usage

  -         Elle met en avant leur changement - ou pas-  de sens

  -         Elle remet enfin en lumière des mots complètement oubliés.

  Mon travail peut aussi se résumer par un «  à la recherche des mots perdus »… Qui se souvient encore de gogurlu, béjaune, rigri, coquefredouille, ramasse-ton-bras, Nicolas tac tac, Roger bon temps, Perrette à l’oignon…

 AE: Vos recherches sur les injures - étayées par une impressionnante bibliographie - ont dû vous mettre sur la voie de délicieux mots doux... Pourriez-vous en évoquer certains, en cette période de Saint-Valentin?

 Catherine GuennecMes recherches m’amènent effectivement à faire de jolies rencontres. Des trésors de vocabulaire oublié qui m’ont  d’abord séduite pour leur musique, leur joliesse et qui m’ont aussi fortement intriguée. Parce que leur sens m’échappait. Que voulait dire par exemple : un endormeur de mulot, un soupir du Danemark, un cataplasme de Venise ? Que voulait dire encore faire un trou à la lune ou la prendre avec ses dents ? s’amuser à la moutarde ? avoir le soleil qui luit dans le ventre ? voir des anges violets ?  rêver à la Suisse ?...  Je traque  tous ces mots, ces expressions. J’en ai une collection impressionnante ! Les gros mots et les insultes d’autrefois qui paraissent aujourd’hui ne sont qu’un volet de mes recherches qui comportent, aussi,  bien entendu, l’incontournable thématique de la douce chose…

 Pour la Saint Valentin, soyons donc « tournés à la friandise » et préparons-nous, heureux pélerins de Cythère,  à  faire la carpe pâmée, à jouer de la harpe…  et recevoir en pluie nourrie  tous les cachets de l’amour (des baisers) Refusons de  mourir comme les citrouilles  (disparaitre sans avoir connu l’amour). Ne faisons pas trois queues d’une cerise  (se refuser sous de futiles prétextes). Préférons mourir tout debout ! (avoir fortement le béguin)

 Autres jolis petits mots encore :

 Voici l’entendourinette (une petite curieuse qui écoute aux portes les secrets des amoureux au risque de se mettre le feu aux oreilles), les bagatelles de la porte (les préliminaires)…

 Finissons par de plus « salés »  comme : passer du B dur au Bémol (perdre de sa vigueur…), folichonner l’as de trèfle, saigner une femme entre les orteils (lui faire l’amour), trinquer du nombril, faire du potage à quatre genoux, faire zon…

 Les expressions sont nombreuses et croustillantes. Une petite dernière encore et pas des plus laides : faire les yeux en coulisses (faire les yeux doux). Joli, non ?

 

31 01 12

Les jolis délires de Jean-Luc !

Fonck Reveillez vous.jpgVoilà un livre qui fait du bien ! Qui vous fait sourire, rire, revenir en arrière pour être sûr que vous avez bien saisi l'allusion, le calembour, le jeu de mot... Et c'est du Jean-Luc Fonck ! C'est dire que plus c'est "vaseux", mieux c'est ! Du plaisir à longueur de phrases, de pages, d'histoires ! Le titre est bien à la mesure du propos : "Rêvéveillez-moi" ! Il s'agit de 25 courts texte qui racontent chacun un rêve. Un rêve où l'auteur se retrouve chien, poisson, fermier ou même Laura Ingalls ! Comme toujours, Jean-Luc, qu'on le veuille ou non, que l'on le ressente ou pas, va plus loin que l'anecdote. Je l'ai comparé, dès que j'eus l'honneur de lire ces premiers écrits en avant-première (c'était à la fois dans la DH et dans "Le jeu des Dictionnaires"), à un Boris Vian belge. Je pensais à l'imagination, au délire, mais aussi à l'aspect plus littéraire et de fond. Alors, laissons-nous aller, quel que soit le degré de lecture, aux jeux de mots. Rencontrons donc, prenons l'exemple du rêve où Jean-Luc est chien, en début de volume : "Shirley Basset, Joe Cocker, Danois Summer, La Bande à Basile ("C'est le chenil qui redémarre..."), Michel Berger... et Desireless, parce que tous les chiens qui veulent sortir désirent laisse !" Pour s'endormir le soir, il y a pas meilleure lecture ! Et puisqu'il faut une âme d'enfant, l'édition propose - en sus - de feuilletter très vite les pages pour voir la photo de Jean-Luc s'animer... Vous vous souvenez de votre enfance ? C'est aussi un grand jeu de références musicales et télévisuelles ! Sacré Jean-Luc ! Encore une fois bravo !

Jacques MERCIER

 

"Rêvéveillez-moi", Jean-Luc Fonck, Luc Pire éditions(Editions Naimette), 2012, 160 pages, www.sttellla.be

Écrit par Jacques Mercier dans Humour, Jacques Mercier, Nouvelles | Commentaires (1) |  Facebook | |

24 12 11

Joyeux Noël..toqué

9782226219176.jpgElle vient de nous parvenir entre les mains, la "petite anthologie savoureuse de l'esprit à table" concoctée par Laurent Mariotte, chef et animateur de plusieurs émissions-TV et le journaliste Marc Pasteger. Traquant les (bons) mots jusque dans leur chair, ce dernier avoue éprouver "un vrai plaisir à cuisiner autrui."

 Et les compères de convier Sacha Guitry, Napoléon, Curnonsky, Mary Welsh et son célèbre Bloody Mary, Alexandre Grimod de la Reynière...à la table d'un facétieux festin verbal et des formules... assaisonnées de personnages qui n'avaient pas leur langue en poche.

 "Sacha Guitry sort de mauvaise humeur d'un restaurant: " Le vol-au-vent, c'était du vol, il n'y avait que du vent!"

Et toque. Petite anthologie savoureuse de l'esprit à table, Laurent Mariotte et  Marc Pasteger, Albin Michel, novembre 2011, 182 pp

09 12 11

La vraie histoire du Père Noël...

couverture.png"Il y a bien longtemps, le Père Noël ne vivait pas dans le Grand Nord. Il n'avait pas de rennes. Il n'était pas habillé en rouge et blanc. Et il ne s'appelait pas non plus Père Noël... "


La vraie histoire du Père Noël... Vaste sujet! Enfin la vérité du gros monsieur habillé en rouge et blanc avec une grande barbe.... Et non, il n'avait pas de rennes et ne vivait pas dans le Grand Nord...

 

Un conte drôle jouant avec les mots et surtout où l'on découvre que notre vie actuelle, nos rites, mythes et traditions ne sont pas le fruit du hasard mais bien le résultat du passé... Tout au long de cette jolie petite histoire, on suit Pierre Noël qui deviendra Père Noël, on apprend d'où vient le sapin, la hotte ou encore toute la symbolique de la fête.

 

Une idée originale qui a germé dans la tête de deux frères, l'un écrit (Pascal) et l'autre (Michaël) illustre. Leur projet? "Apporter des réponses aux questions que les grands ne se posent plus. Sur un ton décalé, mais sans toucher à l'histoire que tout le monde connaît...Nous avons décortiqué les nombreux clichés liés au Père Noel pour en proposer une nouvelle lecture originale."

Une idée de cadeau originale et inattendue à glisser sous le sapin... Un petit aperçu avec le making-of...

 


Petite particularité: chaque livre est dédicacé de manière personnalisée en fonction du hobby de la personne à qui il est destiné.

 

La vraie histoire du Père Noël, Pascal et Michaël Mageren, Editeur Pascal Mageren, 2009, 10€. Toutes les infos sur: http://www.lavraiehistoire.be

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Gwendoline Fusillier, Humour, Livres pour la jeunesse | Commentaires (1) |  Facebook | |

23 11 11

Pour (sou)rire avec intelligence et distinction…

2000 mots d'esprit.gifLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 23/11/2011 dans les colonnes du magazine satirique belge SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

En ayant rassemblé pour les Éditions Pointdeux (un nouveau département des Éditions Point à Paris proposant des ouvrages de poche compacts à lire verticalement, un concept venu des Éditions Jongbloed aux Pays-Bas) 2000 mots d’esprit de Confucius à Woody Allen, Claude Gagnière a fait œuvre plus qu’utile par les temps qui courent, de morosité généralisée, aussi ne saurions-nous trop recommander la lecture de cette petite compilation aussi intelligente que distinguée…

 

Dans laquelle, au-delà de certains propos plaisants, chacun en prend plus ou moins pour son grade…

 

Par exemple : « Le cheval est le seul animal que je connaisse dans lequel on peut planter des clous » (Jules Renard) ; « On appelle voiture d’occasion un véhicule dont toutes les pièces font du bruit, excepté le klaxon » (Sacha Guitry) ; « Le ridicule ne tue plus nulle part, mais aux USA il enrichit drôlement » (Boris Vian) ; « Pour se nourrir, les Japonais mangent du riz sans blanquette ! J’en ris encore » (Pierre Desproges) ; « J’ai passé une excellente soirée… mais ce n’était pas celle-ci » (Groucho Marx, en prenant congé) ; « Un gentleman est quelqu’un qui est capable de décrire Sophia Loren sans faire de gestes » (Michel Audiard) ; « Elle était belle comme la femme d'un autre » (Paul Morand) ; « Être une femme dispense au moins d’en avoir une » (Roland Dubillard) ; « Il vaut mieux encore être marié qu’être mort » (Molière) ; « Les hommes sont ainsi faits qu’ils croient plus volontiers ce qui leur semble obscur » (Tacite) ; « Rendre l'âme : d'accord, mais à qui ? » (Serge Gainsbourg) ; « La religion était un bon arbre qui a produit de mauvais fruits » (Voltaire) ; « Il n’y a que deux grands courants dans l’histoire de l’humanité : la bassesse qui fait les conservateurs et l’envie qui fait les révolutionnaires » (Jules et Edmond de Goncourt) ; « En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables » (Georges Clemenceau) ; « La première victime d’une guerre, c’est la vérité » (Rudyard Kipling)…

 

Et il y en a plusieurs centaines d’autres !

 

PÉTRONE

 

2000 mots d’esprit de Confucius à Woody Allen par Claude Gagnière, Paris, Pointdeux Éditions, novembre 2011, 551 pp. en noir et blanc au format 12 x 8,5 cm sous couverture cartonnée en quadrichromie, 9,90 € (prix France)

 

Écrit par Brice dans Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

19 11 11

Pour enrichir son vocabulaire…

 365 gros mots, injures et autres noms d’oiseaux.gif

Le texte ci-dessous a été mis en ligne le 19/11/2011 dans les colonnes du magazine satirique belge SATIRICON.BE (www.satiricon.be) :

 

Saluons comme il se doit la parution aux Éditions First à Paris du calendrier perpétuel de Gilles Guilleron (illustré par Catherine Meurisse) qui s’intitule 365 gros mots, injures et autres noms d’oiseaux et recense « un gros mot par jour pour se défouler toute l’année ».

 

D’« abruti » à « zozo » en passant par « arsouille », « azimuté », « blaireau », « bouffon », « bougre », « boutonneux », « branleur », « branquignol », « canaille », « catin », « chameau », « chiard », « couillon », « cruche », « dégonflé », « demi-portion », « dinde », « empoté », « enfoiré », « fada », « fion », « foutriquet », « glandeur », « gouape », « godiche », « goujat », « gredin », « impuissant », « lèche-cul », « loufoque », « macaque », « morue », « morveux », « nigaud », « ordure », « pécore », « pédale », « peigne-cul », « pétasse », « petzouille », « pignouf », « pisseuse », « plouc », « poufiasse », « raclure », « requin », « ribaude », « scélérat », « tante », « thon », « truie », « turlupin » et autres « vendu » ou « vermine », l’auteur vous permet de jurer et d’injurier toute l'année dans la joie et avec érudition !

 

Car, de chaque gros, il fournit l’étymologie, les origines ; les variantes et les traductions dans les registres courants et soutenus.

 

C’est chié, non ?

 

PÉTRONE

 

365 gros mots, injures et autres noms d’oiseaux par Gilles Guilleron, illustrations de Catherine Meurisse, Paris, Éditions First, octobre 2011, calendrier perpétuel de 183 pp. en bichromie au format 13 x 10,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 9,90 € (prix France)

 

Écrit par Brice dans Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

12 11 11

A table avec Pierre Kroll!

 

KROLL_2011_c1_superlight .jpgPierre Kroll, le célèbre caricaturiste belge nous offre son 17ème recueil annuel.

Un titre accrocheur, sympathique et qui annonce un chouette moment à venir: « Quand est-ce qu'on mange? »

 

Au menu, entrées, plats et desserts qui nous replongent dans les merveilleux repas de cette année. Et il en a eu du pain sur la planche!

Une mise en bouche exceptionnelle avec Ben Laden et sa préface élogieuse sur l'auteur. Le ton est donné et Kroll n'y va pas avec le dos de la cuillère: l'appétit sexuel de DSK et de Berlusconi, la fin (faim) de revanche des Etats-Unis avec l'exécution de Ben Laden, la table des hommes et femmes politiques belges, la faim dans la corne de l'Afrique, et j'en passe. Le tout servi sur un plateau de 96 pages rassemblant environ 200 dessins publiés quotidiennement dans le journal Le Soir, l'hebdomadaire Ciné Télé Revue ou encore réalisés en direct chaque dimanche dans l'émission Mise au point.

 

Bref, un bouillon de culture à consommer sans modération et avec gourmandise.

 

Le dessin retenu par l'auteur lui-même

"Il y a un dessin que je citerai parce que si je peux me permettre je le trouve assez réussi. Il m'a fait un peu rire moi-même en le faisant, ce qui n'est pas le cas de tous mes dessins. C'était lorsque j'ai entendu l'arres1505Kroll.jpgtation de Dominique Strauss Khan à New-York. C'était évidemment un thème facile pour les caricaturistes, ils ont tous plongés dessus. Moi, le tout premier dessin que j'ai fait, une heure après, la victime est d'ailleurs blanche sur mon dessin parce qu'on n'avait pas encore dit qu'elle était noire. C'est cette femme de chambre qui témoigne auprès de la police et qui dit: « il a d'abord essayé de me faire croire qu'il était socialiste ». J'aimais bien ce dessin car il entame, en fait, d'un petit coup comme ça, tout ce qui va être toute la réflexion politique et rigolote sur le problème Strauss Khan. Il était quand même candidat et annoncé vainqueur des présidentielles pour le parti socialiste et il ne le sera manifestement pas. C'est peut-être celui que je retiendrai parce que je le trouve assez réussi et qui n'a pas été fait par d'autres"

 

 

Quand est-ce qu'on mange?, Pierre Kroll, Ed. Renaissance du livre, novembre 2011, 96pp, 20€

 

Écrit par Gwendoline Fusillier dans B.D., Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |

27 10 11

Un peu..marteau

 

" Les journalistes, il y en a de deux catégories: ceux qui disent du bien de mes livres (de remarquables professionnels) et puis les autres."

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Affranchi du Chat, l'espace de quelques textes d'humeur et  planches de ...salut, Philippe Geluck offre à ses fans  un florilège de considérations pétries d'humour - noir - et d'une mauvaise foi...insurmontable. Des anonymes qui n"ont jamais connu la gloire - et pour cause - aux prisonniers conviés à purger leur peine en des maisons particulières,  l'humoriste belge passe en revue les couacs de nos modes de vie et les résoud ...à coups de massue.  Aucune limite n'est imposée à un humour par trop féroce quelquefois,  qui fait fi des tabous et enfonce le clou un peu trop loin...

 

"Je n'ai jamais aimé les morts. D'abord, je les trouve froids et distants, ensuite,  ils m'emmerdent copieusement"

 

AE

Geluck enfonce le clou. Textes et dessins inadmissibles,  Philippe Geluck, recueil, couverture cartonnée, 26 oct 2011,  144 pp, 18 €

Écrit par Apolline Elter dans B.D., Humour | Commentaires (0) |  Facebook | |