27 04 13

Nous pouvons vivre 150 ans !

vie, temps, saldmann, flammarion


Parce que les techniques existent aujourd'hui pour booster son immunité ;

parce qu'il est possible de retarder l'âge d'apparition de la ménopause ;

parce qu'effectuer un check-up microbien permet d'éliminer les germes qui accélèrent le vieillissement ;

parce que certains aliments jouent le rôle de boucliers anti-âge...

Jacques Mercier, grâce à ce livre, vous apprend quelques gestes pratiques et les réflexes à adopter pour prolonger son espérance de vie ... qui pourrait se prolonger jusqu'à 150 ans.

Vous n'y croyez pas ? Ecoutez. 


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Jacques Mercier, Nicky Depase

Le Mémo de Jacques Mercier dans le Café de Flore de Nicky Depasse, le lundi et le jeudi à 13 heures sur Radio Judaïca, 90.2 FM.


Photo : Gianni Candido

20 04 13

Se replonger dans Proust avec Jacques Mercier


Marcel, Proust, temps, rechercheJacques Mercier vous propose aujourd'hui de commettre l'impensable : lire ou relire Marcel Proust.

On préfère en parler que de s'y plonger tant sa réputation d'auteur de phrases interminables, d'écrivain statique ou d'évocateur de souvenirs à tiroirs découragent toute initiative.

On en garde aussi un souvenir horrifié de lecture obligée de notre adolescence scolaire.

Bref, Proust fait peur ou évoque irrésistiblement l'ennui.

Oser s'y remettre à l'âge adulte revient à ouvrir une porte sur un bonheur insoupçonnable. 

Jacques Mercier va vous convaincre dans son Mémo du jour :


podcast

Jacques Mercier, Memo, Nicky Depasse, Judaica



Le Mémo de Jacques Mercier dans le Café de Flore de Nicky Depasse, le lundi et le jeudi à 13 heures sur Radio Judaïca, 90.2 FM.


Photo : Gianni Candido

17 04 13

Redécouvrez Henry Miller grâce à Jacques Mercier

Henry Miller, tropique, cancer, autobiographieDans ce mémo, Jacques Mercier vous propose de redécouvrir un écrivain générationnel mondialement connu pour avoir été mis au ban et que le public a néanmoins choisi malgré les efforts de la société bien pensante.

Si les acteurs de cette censure sont aujourd'hui effacés des mémoires, l'auteur de Sexus est, lui, toujours présent. Et il gagnerait à l'être plus.

 
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Henry Miller, tropique, cancer, autobiographie
Le Mémo de Jacques Mercier dans le Café de Flore de Nicky Depasse, le lundi et le jeudi à 13 heures sur Radio Judaïca, 90.2 FM.

16 04 13

L'effacement de Dieu !

 

ringlet.jpgAlors qu'on ne parle que de richesse et de finances, quelle excellente idée que de mettre en avant ceux qui s'effacent du monde : les moines et mieux encore, puisque la poésie est gratuite, les moines-poètes ! C'est ce que nous propose Gabriel Ringlet dans "Effacement de Dieu". En refermant le livre, on se rend compte à quel point le moine est actuel. Mais nous trouvons bien des choses dans ce livre, comme toujours dans l’œuvre remarquable de cet auteur, théologien, écrivain, ancien vice-recteur de l'Université de Louvain et prêtre. Par exemple, comme il est écrit sur la quatrième de couverture : "Que Dieu est sensuel et caché, inachevé et toujours en quête de l'homme." Gabriel Ringlet nous offre d'abord une petite histoire de poésie monastique et mystique. Je relève : "Être de chez soi pour être du monde" ! Quelle belle formule de la tradition des moines irlandais. En nous évoquant François Cassingena-Trévedy, moine de Ligugé, on découvre cette réflexion superbe sur Dieu : "Dieu n'aime pas que l'on parle officiellement de lui : il préfère qu'on le suggère, qu'on l'évoque, qu'on l'éveille dans les choses et les êtres où il se cache, "sous le pommier où il dort" ! Superbe ! Et ces deux vers : "Un ange passe entre les pages / son aile te sert de signet." Et plus loin encore, une phrase que j'aimerai mettre un matin sur mes pages Net : "Donner à chaque jour son prix". Pour présenter un autre moine, Gilles Baudry, de Landévennec, Gabriel Ringlet commence ainsi son chapitre, et vous comprenez pourquoi c'est un grand écrivain, qui nous accroche, nous intéresse, nous interpelle : "Quand on voit le jour en Loire-Atlantique dans une petite localité appelée Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, je me dis que les mots d'une géographie natale invitent déjà à sauter dans la barque de l'écriture." De ce moine, ces vers : "Les mouettes, une à une, volent en éclats de rire." et "La mort, tu la croyais nocturne : elle t'éblouit." et encore "Faut-il / que les temps soient / si incertains / que les anges aient recours / à des échafaudages?" Encore un détour par Catherine-Marie de la Trinité, une moniale cette fois, qui écrit : "L'ornière est sans beauté ? / Elle reflète le ciel." Je vous invite à découvrir tous ces moines-poètes, vraiment ! Mais la fin du livre nous donne une autre surprise. Cette fois, c'est un lieu et un architecte que l'auteur nous offre. Pierre Thibault, architecte de l'abbaye Val Notre-Dame à Saint-Jean-de-Matha, au Québec, où l'auteur a passé quelques jours lors d'un colloque. De cet architecte inspiré, tout est magnifique, mais je retiens cette déclaration : "Une grande partie de ma vie, c'est d'amener les gens à ralentir ! Je commence parfois certains projets que je dois arrêter parce que les gens veulent aller trop vite." Si nous ne devions retenir que cette idée, ce serait déjà fabuleux ! Un livre attachant, étonnant, poétique et rassurant, comme on peut être rassuré par un poème, un sourire ou un reflet du ciel.

 

"L'effacement de Dieu" (La voie des moines-poètes" par Gabriel Ringlet, édition Albin Michel 2013. 300 pages. 19 euros.

09 04 13

L'animal est-il une personne ?

Yves Christen, animal, personneC'est une question abondamment posée depuis que l'homme a fait allaince avec les animaux, depuis que l'homme a oublié qu'il fut aussi un animal.

Jacques Mercier revient aujourd'hui sur ce sujet grâce au livre passionnant d'Yves Christen.

Ecoutez : 


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Jacques Mercier, Memo, Nicky Depasse, JudaicaLe Mémo de Jacques Mercier dans le Café de Flore de Nicky Depasse, le lundi et le jeudi à 13 heures sur Radio Judaïca, 90.2 FM.

05 04 13

L'odeur du temps selon Jean d'O

Jean dormesson, odeur, tempsC'est à un défilé de bons mots et belles phrases que vous convie Jacques Mercier.

En compagnie de Nicky Depasse, Jacques vous emmène dans les pages d'Odeur du temps, un des deux recueils d'articles que le plus aimé des académiciens a publié chez sa fille Héloïse et que vous pouvez trouver en édition poche chez Pocket.


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Memo, Jacques Mercier, Jean d'ormesson, nicky depasse

Le Mémo de Jacques Mercier dans le Café de Flore de Nicky Depasse, le lundi et le jeudi à 13 heures sur Radio Judaïca, 90.2 FM.

04 04 13

Que faisiez-vous avant le Big Bang ?

Edgar Gunzig.jpgVous allez en apprendre beaucoup dans ce nouveau Mémo de Jacques Mercier tout en vous amusant. Des choses hallucinantes sur la création de l'univers, bien sûr, mais aussi sur Edgar Gunzig.

Ecoutez, c'était dans Café de Flore, en mars dernier.


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NICKY JACQUES 2.jpgCafé de Flore, une émission de Nicky Depasse, chaque lundi et jeudi à 13 heures sur Radio Judaïca.

 

Photo : Gianni Candido

03 04 13

Le courage de la différence

Wanda, sibérie, Anvers, Jerzy, HildebrandDans son Mémo du 18 mars, Jacques Mercier vous convie sur les pas de Wanda, une femme juive au destin singulier qui l'a menée jusqu'en Sibérie avec son fils, Jerzy Hildebrand, auteur de ce livre.

Ecoutez :


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Wanda, sibérie, Anvers, Jerzy, HildebrandLe Mémo de Jacques Mercier, avec Nicky Depasse, tous les lundis et jeudis dans Café de Flore à 13 heures sur Radio Judaïca, 90.2 FM ou en streaming en cliquant ici.

24 03 13

Les fenêtres murmurent

Dulle GrietDans son Mémo, Jacques Mercier fait l'apologie du roman de Dulle Griet, Les fenêtres murmurent, un roman publié aux Presses de la Cité.

Le Mémo de Jacques Mercier dans le Café de Flore de Nicky Depasse, le lundi et le jeudi à 13 heures sur Radio Judaïca, 90.2 FM.


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20 03 13

Une fresque fantastique et magnifique !

 

d_un-certain_fevrier.jpgEnfin ! Avec quelle impatience nous attendions l'écrivain(e) qui poursuivrait cette merveilleuse lignée des « Maîtres de l'Imaginaire » ! Nancy Vilbajo non seulement s'inscrit dans ce réalisme poétique, qu'illustrent bien des auteurs (Jean Ray, Thomas Owen, Jean-Baptiste Baronian, Jean Muno, André-Marcel Adamek, pour ne citer qu'eux), mais elle rejoint aussi le cercle fermé du « Fantastique féminin », qualifié par Anne Richter, fine analyste, d'art sauvage !

 

« Tout ce dont je suis sûr » dit un des personnages « c'est que parfois, il faut accepter de traverser cet impossible univers, celui qui n'est pas soumis aux servitudes du début et de la fin ».

 

C'est une fresque magnifique qui commence avant l'humanité et qui se poursuit dans l'épopée d'une ville, jamais nommée – il n'en est nul besoin, vous la connaissez ! -, mais qui est révélée ici dans toute sa beauté, son histoire, sa violence et son mystère, ses amours, ses traditions, son architecture et sa musique. « Nous sommes tous à la recherche d'un endroit, qui pour y bâtir son foyer, qui pour s'y recueillir, qui pour y mourir » dit d'emblée l'auteure. Mais la ville de ce livre « D'un certain février » est vivante, les veines gonflées du sang de la musique...

Une superbe phrase décrit ce rapport ville-musique-histoire... : « A chaque fois, c'était pareil, elle avait l'impression que ses racines lui sortaient des jambes et l'envoyaient puiser toutes ses forces dans une mystérieuse mémoire collective ».

 

Nous suivons ainsi l'histoire des personnages, des « élus » liés au-delà des générations et qui nous emmènent dans un fantastique flamboyant, poétique, lyrique, dont on peut difficilement se détacher une fois la lecture entamée. Et je vous rassure déjà : la finale est grandiose !

Les récits de Nancy Vilbajo nous font entrer dans une multitude d'émotions palpables par le miracle de ses mots et de son style : la peur, par exemple, comme dans « La nuit des goules », où le naturel des dialogues contraste avec l'effroi.

La mort est aussi un des sujets principaux du livre. « La mort nous fascine alors que nous habitons un monde qui ne tourne que pour ce qui vit », observe l'auteure. Ou ailleurs cette si juste ntotation : « Une nuit sans rêve c'est l'apéritif de la mort ».

La mort et son corollaire la guerre : « Sans prévoir, la guerre se dénuda sous mes yeux. Comme elle était laide sans son masque de bravoure ! »

Mais dans ce tableau de la vie et de la mort, on trouve aussi l'enfance et ses « contes de fée », la nature et ses jardins, le sourire de l'humour et les secrets. Le secret ! On trouve aussi comme nom propre d'un personnage « Secret ». Mais secret est un mot magique, qui parcourt comme une vibration invisible toute la lecture.

 

C'est un livre original, qui comporte par exemple en son sein une courte nouvelle de Gérard Prévot, sans doute un des plus grands et des plus méconnus Maîtres de l'Imaginaire belge, un de nos grands auteurs fantastiques. Ce n'est pas un hasard puisqu'il est né dans cette même ville. Avec quel talent Nancy Vilbajo parvient à l'intégrer dans sa propre odyssée !

 

N'en doutez pas, nous sommes ici en présence d'une grande écrivaine et d'un grand livre ! Un de ceux qu'appelait de ses vœux Friedrich Nietzsche dans « Le gai savoir » : « Qu'importe un livre qui ne sait même pas nous transporter au-delà de tous les livres ? » Ou comme ceux définis par Jean d'Ormesson dans « C'est une chose étrange à la fin que le monde » : « Les bons livres sont ceux qui changent un peu leurs lecteurs. » Croyez-moi, vous ne serez plus les mêmes après avoir lu cet ouvrage aux résonnances infinies, comme l'écho des tambours...

 

Jacques Mercier

"D"un certain février". Nancy Vilbajo. Editions Murmures des soirs. Collection "Fantastique", 20X15. broché. 338p. 20 euros.