29 12 13

L'année dernière à Saint-Idesbald !

jauniaux 2.pngQuelle douce plongée dans ses souvenirs, qui rejoignent, complètent, embellissent les nôtres ! Le talent du créateur est de nous faire sortir de nous, de donner à voir à notre esprit, à notre émotion ! Jean Jauniaux y parvient dans l'excellence avec "L'année dernière à Saint-Idesbald" (dont le nom résonne à la manière d'Alain Resnais). On peut penser qu'il s'agit de nouvelles, d'un roman, d'histoires reliées par Idesbald, le SDF; on peut croire que c'est autobiographique pour tout ce qui concerne la station de la mer du Nord; on peut... Mais cela n'a aucune importance, on se laisse tout de suite emporter par la douceur des phrases, même si le tableau est prosaïque, par l'intérêt de l'histoire, des idées. Dans la préface, Jacques De Decker explique bien cela en une courte phrase : "Lorsque les grands systèmes de référence ont déclaré forfait, il reste l'imaginaire, ce tapis volant, pour prendre de l'altitude et libérer l'esprit". Il écrit aussi : "Ses histoires sont simples et tangibles, et cependant elles nous entraînent ailleurs, par-delà les apparences, à la rencontre de questions vitales". On ne peut mieux traduire ce qu'on ressent à la lecture de cette œuvre !

Combien de moments si bien partagés avec nous, lecteurs : "Sur des toboggans improvisés dans le sable les enfants dévalaient dans des cris de bonheur effrayé." Ou cette découverte  dans l'enfance de la lecture : "Je poursuis ma lecture. De page en page, je me rends compte que les personnages du roman vivent, parlent, bougent. Les paysages sont vrais. Les odeurs, les bruits, les couleurs naissent au fil des phrases." Et cette phrase magnifique de beauté poétique : "Les toits d'ardoise luisants se confondaient avec le deuil de l'horizon"...

Une dernière réflexion, parmi tant d'autres, qui plaît à "Monsieur Dictionnaire" : "Un point d'exclamation sanctionne chaque version linguistique, comme une épée de l'alphabet" ! Superbe !

Jacques MERCIER

"L'Année dernière à Saint-Idesbald" par Jean Jauniaux, édition Avant-propos, 174 pp, 17,95 euros.

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03 12 13

Comment devenir Belge ?

dal verlant belge.jpgDieu, que j'ai ri ! Comme c'est bon de se redécouvrir tels que nous sommes et tels que les autres nous voient ; les Français en particulier ! Le livre est fort bien construit, à la manière d'un guide ou d'un manuel d'histoire scolaire, avec des récapitulatifs et des questionnaires géniaux à la fin de chaque chapitre. "Comment devenir Belge" ! On y voit la patte de Gilles Verlant, qui hélas nous a quittés entretemps et à qui l'auteur, Gilles Dal, dédie l'ouvrage. Gilles fit partie de ma dernière équipe du Jeu des Dictionnaires, brillant par ses billets sur les poncifs, les mots convenus, etc. Il est ici dans son élément ! La préface est de Philippe Geluck qui ne croit plus trop à l'avenir de la Belgique et écrit : "Nous lirons cet ouvrage comme l'orchestre du Titanic  continuait à jouer pendant le naufrage, pour la beauté du geste" !!! Tout serait à souligner, mais cela prendrait beaucoup de temps, car tout est génial et savoureux ! Vraiment au hasard, cet extrait du chapitre "Sachez quoi dire et comment vous comporter en toute circonstance" : "Il y a plusieurs manières de se suicider, en Belgique. Tenter de rouler à vélo sur les pistes cyclables, par exemple. Ou respecter les limitations de vitesse sur la bande de gauche de l'autoroute" ! Gilles Dal n'évite pas, car c'est complet, mais passe rapidement sur les habituels chapitres : qui est Belge ou pas (Devos, Hallyday...) ou sur les recettes traditionnelles, pour s'attacher à ce qui est notre façon de fonctionner. Cela prend, écrit ainsi noir sur blanc, et dans l'accumulation, des proportions délirantes ! On passe du Sénat à la sauce andalouse, du Te Deum au bilinguisme des noms de rue, des chants patriotiques aux problèmes politiques et linguistiques (qui feraient finalement le ciment du pays !). N'hésitez pas offrir ce manuel drôle et qui deviendra indispensable pour répondre aux questions sur nous ! Car s'il y a quelques années le Belge était encore un ringard, il est "devenu aujourd'hui non seulement "tendance" aux yeux des contribuables français, mais il incarne la classe ultime." Tout ce qui est belge suscite désormais le plus vif intérêt !

 

Jacques MERCIER

"Comment devenir Belge - en dix leçons" par Gilles Dal, préface de Philippe Geluck. Edition Michel Lafon, 294 pages. (Couverture avec passeport belge à découper - de Johan de Moor. Illustrations intérieures de Frédéric Jannin) 14,95 euros (Ah ! ce 95 !)

27 11 13

Magnifiques histoires des Mayas

la femme sans tête.jpgNicole Genaille est une spécialiste des cultes isiaques. Elle se consacre aujourd'hui à l'étude de la langue et de la civilisation Mayas. Elle nous propose dans la traduction française de l'espagnol, avec des annotations et une postface plus qu'intéressantes "La Femme sans tête et autres histoires mayas" ! L'auteur, José Natividad Ic Xec est né dans le sud du Yucatàn, journaliste, il dirige depuis janvier 2012 le projet éditorial el Chilam Balam, dans lequel il donne voix aux Mayas d'hier et d'aujourd'hui ! Dans son prologue l'auteur écrit : "Un aïeul à la maison est une richesse inestimable. Les familles devraient converser davantage avec les anciens car ils gardent des trésors dans leur mémoire, et ils les partageraient volontiers si on leur en donnait l'opportunité". Quel bonheur rare de pouvoir nous promener dans ces histoires, où justement l'auteur s'implique et illustre les propos de photos. Les titres sont évocateurs : "Une belle femme-serpent", "Le mystère des vipères", "Le taureau noir de Tabi", etc. Bien sûr "La femme sans tête" qui ouvre le recueil. Quelques lignes pour vous donner le ton de l'ouvrage : "Midi est une heure dangereuse parce que c'est le moment où se lèvent les vents mauvais, l'heure à laquelle le paysan rentre du champ après s'être imprégné d'énergies inconnues durant son séjour dans les bois." Ou dans "La véracité des songes" : "Ce sont là quelques-unes des scènes les plus inquiétantes de mes mauvais rêves. Tôt ou tard, disent les Anciens, le contenu des rêves se révèle à nous dans sa plénitude, avec un côté amer et un autre doux, et quand nous nous en rendons compte, nous sommes déjà en train de le vivre>. C'est alors que nous nous exclamons : "Cela m'est déjà arrivé ! Je le savais déjà !" A la fin d'une postface passionnante, Nicole Genaille conclut en souhaitant que grâce à la publication de ces textes, José éveille aussi d'autres âmes, étrangères, à sympathiser avec un monde trop souvent vu à travers le filtre de l'archéologie et du tourisme, un monde bien vivant encore dans les campagne du Mayab. "Si j'y cherchais une comparaison à faire avec la vie littéraire française, mes pensées iraient spontanément vers George Sand : le jardin enchanté français paraît bien enfoui dans le passé."

 

Jacques MERCIER

"La femme sans tête et autres histoires mayas" par José Natividad Ic Xec, traduction, annotation et postface de Micole Genaille. Editions Rue d'Ulm. 146 pp. 33 illustrations, 14X18 cm. 15 euros.

08 11 13

Jouer sur les mots...

elisa.jpgElisaH. joue sur les mots et les maux, sur "autant" et "au temps" ! Dans "Au temps m'emportent les mots", c'est une voix personnelle, douce, tendre et terriblement vraie qui se fait entendre, réellement entendre puisque nous avons un livret et un CD à écouter ! ElisaH est apparue sur la toile en juillet 2012 pour écrire de la poésie et échanger ses émotions. Ce sont les internautes fidèles eux-mêmes qui ont financé cette aventure éditoriale, comme c'est souvent le cas aujourd'hui... et tant mieux ! Moi-même j'avais écrit en son temps sur sa page "Passion est un mot qui se lie, qui se lit !" Originaire de la Drôme des Collines, elle pourrait être d'ailleurs, de partout, tant ses mots nous parlent. Elle commence par écrire : "Je suis une simple plume... parsemée sur la toile... parfois redevenant poussière d'étoiles..." Les photos sont magnifiques et révèlent aussi la beauté blonde de l'auteure, signées Thierry Tijeras et sur le CD les musiques soulignent sa voix, signées cette fois Devadip Gmasart. J'aime ceci, un exemple parmi d'autres : "Ma pensée à la nuit hurle en silence l'extase du silence gracieux..."

Jacques MERCIER

 

"Au temps m'emportent les mots" par ElisaH, www.les-passions-d-elisah.com et www.facebook.com/LesPassionsDElisah

Auto-édition 24,90 euros. CD : 14,90 euros.  

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27 10 13

La parole est aux philosophes

luc ferry, paroles, philosophes, dallozDans son Mémo lors du Café de Flore du 10 octobre, Jacques Mercier picore dans le livre de Luc Ferry, Paroles de philosophes (éd. Dalloz). Un condensé de lignes de vie qu'il vous propose à mon micro.

Nicky Depasse


podcast

jacques mercier, judaica

 

Le Mémo de Jacques Mercier, chaque jeudi vers 13 heures 45 dans Café de Flore sur Radio Judaïca

20 10 13

La poésie contre la frénésie !

_noullet couve.jpgComment dire ? Comment vous transmettre ce frémissement de l'âme que j'ai en lisant les poèmes de Lucien Noullez ? Je ne peux que vous inciter vous-mêmes à sauter le pas : osez la poésie !

 

La démarche de « Sur un cahier perdu » est fort bien expliquée par le poète en avant-propos : « Vivre entouré de torpeur, voilà sans doute aussi la condition des lecteurs de poésie aujourd'hui. Autour d'eux on pousse sur des claviers, on tripote des téléphones, on plonge dans des gros livres ou on s'endort. Les poèmes qui suivent sont souvent nés dune révolte contre la frénésie à laquelle les obligations de ces derniers mois m'entrainaient et pas seulement... »

 

Pour moi, j'ai dessiné des sigles, comme d'habitude, à côté des mots lumineux, en haut des pages que je veux relire...

Voici quelques-uns de ces vers, qui enrichissent nos êtres et illuminent un moment notre existence ; histoire de mieux la vivre ensuite.

Oh ce début de poème ! :

« Un jour

une petite symphonie sur ton épaule

te fera basculer.

Tu entendra le nom des choses... »

 

Ou ce sublime court poème :

« On va se déposer.

Poser le papillon,

poser les nerfs

dans les palais d'un parc

où des enfants heureux

jettent le sable à la barbe du monde. »

 

Laissez infuser en vous les mots, n'essayez pas d'être logiques, rationnels, mais laissez-vous porter, bercer par le coeur des mots, sa racine, son histoire inconsciente... remonteront alors à la surface de votre conscience des images, des sensations, des idées et tout cela vous nourrit, vous enrichit, vous embellit ! Les poètes nous sont indispensables, vous ne le savez pas encore ?  

 

Jacques MERCIER

 

« Sur un cahier perdu », de Lucien Noullez, poèmes, « La petite Belgique », édition L'Age d'homme », 80 pp. 15 euros. Www.lagedhomme.com

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04 09 13

Nostalgique, mais heureuse !

index.jpgVous êtes déjà nombreux à avoir lu les avis sur le nouveau roman d'Amélie Nothomb, mais laissez-moi y ajouter quelques phrases extraites d'une lettre que je lui ai envoyée au moment de la lecture de l'avant-première du roman "La nostalgie heureuse" en juillet...

"Cette fois, comme toujours, le livre me surprend par le thème et le récit. Un roman sur le reportage d'une équipe de télévision. Tu dois deviner combien j'y retrouve les défauts, les tics, les envahissements, mais aussi l'invention que cela représente.

L'air de rien, tu déculpabilises les nostalgiques en faisant la part des choses : Proust et les romantiques, par exemple. Tu joues avec cette re-visitation du passé, qui est le grand moteur de nos vies. Le cerveau recycle et efface en permanence nos souvenirs : c'est la désormais fameuse résilience de Boris Cyrulnik...

J'aime tout : De la première phrase que tu mets en exergue et qui explique ta démarche littéraire jusqu'aux descriptions subtiles de l'air et du silence !

Picorées dans le livre, comme je le fais sur Radio-Judaïca avec Nicky Depasse, voici quelques phrases :

"Qu'est-ce qu'une caméra peut percevoir de ce qui se passe en moi ?"

"Nos villes européennes, où le temps s'est arrêté"

"Cette stèle qui annonçait le tsunami, il y a mille ans !

"Il n'y a pas d'avenir pour ce qui n'est que poétique ?"

Et j'adore cette définition de la ville de Paris : une armoire mal rangée dont on reçoit le contenu sur la tête !"

Bonne lecture ! Fan absolu d'Amélie, je suis toujours ravi de pouvoir témoigner que mon bonheur de découvrir son roman ne s'érode pas et n'est jamais déçu !

 

Jacques MERCIER

 

"La nostalgie heureuse" roman, Amélie Nothomb, Edition Albin Michel, 158 pp.16,5 Euros.

 

30 07 13

La vie nous appelle, oui !


41Z4daUGrOL__.jpgDans ce livre superbe et tellement explicite de la démarche de Boris Cyrulnik, éclairée par sa propre vie, je vous propose quelques extraits qui vous en donneront le ton.

 

Même quand tout va bien, un indice suffit pour réveiller une trace du passé. La vie quotidienne, les rencontres, les projets enfouissent le drame dans la mémoire, mais à la moindre évocation, une herbe entre les pavés, un perron mal construit, un souvenir peut surgir. Rien ne s'efface, on croit avoir oublié, c'est tout. 

 

La vie est folle, n'est-ce pas ? C'est pour ça qu'elle est passionnante...

Les êtres humains sont passionnants parce que leur existence est folle.

 

Voilà ce qui se passe quand on pense au passé. Le sel de nos larmes nous transforme en statue et la vie s'arrête.

 

On ne provoque pas l'attachement d'un enfant en le gavant, on l'écoeure, c'est tout. C'est en le sécurisant et en jouant avec lui qu'on tisse le lien.

 

Les souvenirs ne font pas revenir le réel, ils agencent des morceaux de vérité pour en faire une représentation dans notre théâtre intime.

 

Aucune histoire n'est innocente. Raconter, c'est se mettre en danger. Se taire, c'est s'isoler.

 

On ne peut pas opposer une fiction où tout serait inventé au témoignage qui dirait la vérité. Je pense même que l'imagination est proche du souvenir.

 

Les "swingers" étaient les plus nombreux, au point que le simple fait de s'habiller en "zazou", avec des vestes longues et des chaussures bicolores devenait une manifestation de sympathie pour les Juifs, ce qui provoquait l'intervention de la police.

 

La lauréate expliquait que lorsqu'on invente un personnage de roman, dès la deuxième ligne, c'est lui qui nous entraîne. Il suffit de le suivre et de commenter ce qu'il fait.

 

Une vraie rencontre provoque une influence réciproque. Deux mondes intimes interagissent et chacun modifie l'autre.

 

Mais quand on a été blessé dans son enfance, la crypte qui s'est installée dans notre âme est difficile à déverrouiller.

 

« Sauve-toi, la vie t'appelle » de Boris Cyrulnik, Odile Jacob 2012, 291 pp. 22X14,4X2,6 cm. 22 euros, Kindle 19,99 euros.

 

13 07 13

Des nouvelles qui fascinent !

marmorat couve.jpgNous connaissons déjà Christophe Marmorat pour "Ancrage", où l'auteur mêle d'une manière si talentueuse la musique et le texte, voici des nouvelles qui sont toutes des interrogations : Qui suis-je ? Qui sommes-nous ? On balance entre le passé et le XXIe siècle. On pense parfois à Jean Ray - et Dieu sait si en Belgique, on adore le surréalisme et le fantastique de ce maître ! -, parfois on rejoint Rimbaud. Un bien joli voisinage ! Une quête initiatique, certes, mais aussi la recherche de la motivation de la création littéraire. L'auteur s'explique dans l'avant-propos : "Ces textes ont tous été écrits lors d'une période d'exploration personnelle, et de lâcher prise, menée avec la psychanallyste Marie-Claude D., le professeur de chant variété Jacques M. et la conteuse et coach en créativité, Catherine Passever... ". Histoire de nous rendre plus complices encore de sa création littéraire sans aucun doute; elle se promène dans l'inconscient, dans les rêves, les fantasmes, l'érotisme, la perversion aussi. Dans la préface, Jean-Yves Malherbe conclut par "Tout le doute existentiel contemporain est là !" Le recueil commence par ces phrases, comme elles accrochent ! "Voici l'histoire d'une quête, celle de mon vrai nom... Il était à peine 6 heures lorsque je fermais la porte de ma maison, rejoignant le vieux pick-up Honda garé devant le garage..." (La parole des Anciens).

 

Jacques MERCIER

 

"La Parole des Anciens", Récits,n Christophe Marmorat, www.christophemarmorat.com 134 pp. 67 euros.

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11 07 13

Des poèmes d'amour pour l'été !

lona.jpgQue la « raisonnance » nous accroche déjà dans le titre, en pensant à la « résonance », c'est déjà une plongée dans le monde poétique ! Quelle excellente idée que ce dialogue de poèmes entre Murielle Lona et Jean-Marc Want ! Sous le titre très simple de « Elle et Lui » voici une correspondance toute en tendresse et en mots. C'est un petit livre, à emporter en vacances ou à lire dans sa salle à manger le soir d'été. Il suffit de suivre cette aventure toute simple, rafraîchissante. Voici ce que j'écris dans la préface : « Ce sont des mots échangés, un dialogue essentiel en poèmes simples et naturels, qui coulent de source. Ces mots lancés, elle et lui brodent comme une toile avec les fils de vers et cela donne des pages miroitantes, douces. Le mot tendresse est au cœur des confidences. Alors que l'amour la rend femme, la révèle à elle-même, la tendresse lui suffirait. Ensuite viennent les silences, les ombres, les musiques...tout ce qui peut remplir une vie hors l'amour ! « Je ne suis qu'une âme qui fait battre son cœur et nourrit d'intentions cette femme en devenir » écrit Murielle. La poésie, l'amour, la vie nous modèlent, nous façonnent et l'on évolue à chaque rencontre essentielle. C'est ce qui est dit ici ! » La belle couverture du recueil est due au talent d'Adeline Blard.

 

« Elle et Lui » en raisonnance. Poèmes. Murielle Lona et Jean-Marc Want. Les éditions Novelas. www.novelasbl.eu . 68 pp. 10 euros.

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