04 08 05

Le vent du soir sur la lagune

Profitons de ce bel été belge pour rêver de Venise. Pas celui de Sollers et de la Giudecca pour cette fois. Nous sommes à la pointe de la Douane de mer (je sais, elle est fermée au public depuis des années pour cause de travaux mais ne désespérons pas), sur un banc public au soleil couchant avec notre dulcinée. Un inconnu nous interpelle. C'est le Juif errant. Magnifique parmi les épiques romans de d'Ormesson. L'histoire du monde défile à hauteur d'homme. De cette même Dogana del mare, son âme s'élévera vers les cieux et rencontrera incidemment un extraterrestre dans "La douane de mer". Ils évoqueront l'humanité entière. Je ne parlerai pas du "Vent du soir" et d'autres pièces maîtresses de l'oeuvre de notre éditorialiste académicien, ex-enfant terrible du paysage littéraire français. Venise fascine. Venise inspire. Lorsqu'il est dans les murs de la Sérénissime, d'Omesson ne manque jamais d'aller s'asseoir à la pointe du Dorsoduro, là où le Grand Canal rejoint la lagune. Point de vue unique sur l'histoire du monde chrétien, rencontre des civilisations romaine, grecque et musulmane, Venise n'est pas une ville musée. C'est l'Histoire dans ses murs encore intacts.

Écrit par Brice dans Jean d'Ormesson | Commentaires (3) |  Facebook | |