20 01 10

« Ça va barder ! »

Les Hommes de la liberté (3)Poursuivant la réédition de la vaste somme historique que l’historien Claude Manceron (1923-1999) a consacrée jadis, sous le titre Les Hommes de la liberté, aux événement et surtout aux personnages, célèbres ou méconnus, puissants ou modestes, honnêtes ou pas, qui ont fait lever la Révolution française, les Éditions Omnibus à Paris ont rassemblé en un troisième volume le tome 4 La Révolution qui lève 1785-1787 (De l’affaire du Collier à l’appel aux notables) et le tome 5 Le Sang de la Bastille 1787-1789 (Du renvoi de Calonne au sursaut de Paris) de cette époustouflante saga où il est question d’une fille de joie qui se fait passer pour la reine de France, d’une aventurière qui vole une fortune en diamants – c’est empoisonnant ! –, d’un cardinal français roulé dans la farine, de la « révolte à deux sous », de l’affaire des « trois roués », de Philippe-Égalité, de La Fayette … et dans lesquels Mirabeau, Robespierre, Saint-Just mais aussi Sade, Brissot ou Mme Roland prennent peu à peu le haut du pavé tandis que Louis XVI, Marie-Antoinette et Jacques Necker sombrent dans l’opinion et que le comte de Talleyrand (alias « le diable boiteux ») nage en eaux troubles, comme à son habitude...
Bernard DELCORD

Les Hommes de la liberté (3) : La Révolution qui lève 1785-1787 et Le Sang de la Bastille 1787-1789 par Claude Manceron, Paris, Éditions Omnibus, décembre 2009, 1216 pp. en noir et blanc au format 13,3 cm x 19,8 cm sous couverture souple à rabats et en quadrichromie, 20,50 €

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17 01 10

« L’amour est la poésie des sens. » (Honoré de Balzac)

Amour et libertinage« La débauche est l'aristocratie du vice, et le libertinage en est la démocratie », proclamait jadis Charles Joseph, prince de Ligne, en fin observateur qu’il était des mœurs de son temps. Saluons la parution récente, aux Éditions du Chêne à Paris, d’une anthologie intitulée Amour & libertinage qui rassemble des textes brefs du XVIIIe siècle rédigés par des auteurs aussi divers que Bernardin de Saint-Pierre, Napoléon Bonaparte, Marivaux, Rétif de la Bretonne, Casanova, le marquis de Sade, Vivant Denon, Chamfort, Crébillon fils, Voltaire, Rousseau, Diderot (et l’Encyclopédie), Nerciat, l’abbé Prévost, le comte de Mirabeau ou encore le fabuliste Florian, autour du thème de l’amour décliné sur le mode de la transgression libertine, celle qui refusait de voir dans les préceptes de l’Église les fondements de la morale affective et sexuelle. Il en résulte, habilement mis en page à la façon de l’époque, un plaisant vade-mecum de la galanterie (pré)révolutionnaire, déclinée sur les modes les plus divers, tendre, sentimental, enflammé, passionné, didactique, cynique, ironique, décalé, irrévérencieux, coquin… Spirituel aussi, comme cette constatation de François Gayot de Pitaval : « On a comparé une fille coquette à ces vins pétillants que tout le monde goûte et que personne n’achète ». Et très moderne, à en croire cette maxime de Nicolas Chamfort : « L’amour, tel qu’il existe dans la société, n’est que l’échange de deux fantaisies et le contact de deux épidermes »...
Bernard DELCORD

Amour & libertinage, Paris, Éditions du Chêne, collection « Esprit XVIIIe », janvier 2009, 240 pp. en noir et blanc, dorées sur tranche, au format 10 x 15 cm sous couverture en couleur imitation cuir, 15 €

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16 01 10

Home sweet Home

jadeDélivrant sa grand-mère, victime d'un malaise, de l'inéluctable perspective de la maison de repos, Jade l'emmène vivre à Paris, partager sa vie de fraîche célibataire.
Une cohabitation incongrue s'instaure entre deux femmes, Jeanne et Jade, que séparent 50 années, la Savoie et les moeurs citadines, mais que lie une tendresse sans faille. Un scénario à la Ensemble c'est tout - mais oui, souvenez-vous, Paulette, Franck et Camille - qui va rapidement centrer le propos sur une passion bicéphale: la lecture et l'écriture.
Découvrant en "Mamoune" une lectrice aussi passionnée que pudique - pour Jeanne, lire,  c'est trahir ses origines sociales - Jade lui confiera bientôt la lecture critique de son manuscrit.
Et elle-même, Jade quelle lectrice avait-elle été? Elle était obligée de se le demander tant elle percevait que lire et écrire se tenaient dans les lignes d'une seule main. Etait-ce Mamoune qui dévorant des livres en secret l'avait poussée à écrire à travers ce lien silencieux tissé entre une petite fille et sa grand-mère?
Un roman à deux voix, celles d'un narrateur externe et de "Mamoune" qui se conclut d'un épilogue ...bouleversant. Douloureux. Désolant.
Une fin qui ne vous laissera indemne.
Apolline ELTER

La grand-mère de Jade, roman, Actes Sud, janvier 2009, 392pp, 21 €

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09 01 10

Les choses

orban2Paru en 1993 - il est du reste remis en vente, dès ce 7 janvier  - le roman de Christine Orban vient d'être adapté à la scène par les soins de son mari, Olivier Orban. La pièce sera créée le 20 janvier au Théâtre National de Nice, affichant d'emblée une belle palette d'acteurs: François Marthouret, Nathalie Roussel, Jean-Claude Penchenat,...La mise en scène est signée Daniel Benoin.
"Entasser est le vice de tous les collectionneurs, une idée fixe qui écarte tout sur son passage"
Dépositaire d'une pièce de monnaie rarissime à l'effigie de Cléopâtre, Arpad de la Castille, numismate et collectionneur invétéré voit sa vie basculer tandis qu'il perd la pièce, une nuit d'orage, en présence du comte Alberoni ...Harpagon d'un Molière revisité, Arpad vivra l'aliénation de sa possession telle une dépossession  sociale et même mentale.La récupération fortuite de la pièce ne résoudra pas le tragique soupçon porté sur le comte et le remords existentiel qui ronge le collectionneur.
"Tu as raison d'avoir peur, moi aussi parfois...j'ai peur. J'aime trop les objets...je leur appartiens plus qu'ils ne m'appartiennent"
De facture dense et énigmatique à la fois, la pièce pointe la question cruciale de l'asservissement à la possession.
Apolline Elter

Le collectionneur, Christine Orban & Olivier Orban, Théâtre, Albin Michel, janvier 2010, 84 pp, 10 €

Création au Théâtre National de Nice - Promenade des Arts - 06300 Nice - Tél: 00.4 93 13 79 60 - www.tnn.fr , du mercredi 20 janvier au dimanche 31 janvier. 

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09 01 10

A l'ombre de trois femmes

NDIAYEAu vrai, elle ne regrettait rien, immergée tout entière dans la réalité d'un présent atroce mais qu'elle pouvait se représenter avec clarté, auquel elle appliquait une réflexion pleine à la fois de pragmatisme et d'orgueil (elle n'éprouverait jamais de vaine honte, elle n'oublierait jamais la valeur de l'être humain qu'elle était, Khady Demba, honnête et vaillante) et que, surtout, elle imaginait transitoire, persuadée que ce temps de souffrance aurait une fin et qu'elle n'en serait pas récompensée (elle ne pouvait penser qu'on lui devait quoique ce fût pour avoir souffert) mais qu'elle passerait simplement à autre chose qu'elle ignorait encore mais qu'elle avait la curiosité de connaître
Et si c'était tout simplement cela, une femme puissante?
Si la seule liberté face à la mâle domination consistait à ne pas lui inféoder son âme. Face au mâle mal, incarné respectivement par leurs père, mari et amant, Norah, Fanta et Khady, trois femmes d'origine sénégalaise, resteront maîtres de leurs doutes et de l'honnêteté de leur expression.
Prix Goncourt 2009 - je ne vous apprends rien - Marie Ndiaye décline une écriture  travaillée, au phrasé déconcertant de structure et de longueur mais - heureusement - judicieusement ponctué : il suffit de lire des passages à haute voix pour en apprécier l'élégance du rythme.
Une écriture à ce point ciselée, tendue vers la juste expression qu'elle sollicite le lecteur d'une constante attention.
Marie Ndiaye, Marcel Proust revisité?
Puis elle distingua nettement les lumières mouvantes devant elle, comprit qu'elles devaient provenir de lampes accrochées à l'avant d'un bateau, elle discerna alors, comme s'il lui avait fallu d'abord saisir de quoi il s'agissait pour le voir, les formes d'une grande barque semblable à celles dont elle guettait le retour lorsque, petite fille, sa grand-mère l'envoyait acheter du poisson sur la plage" 
Apolline Elter

Trois femmes puissantes, Marie Ndiaye, roman, Gallimard, juin 2009, 318 pp, 19 €

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06 01 10

La madone du “Southern Gothic”

Oeuvres complètes (O'Connor)Écrivaine catholique du « Deep South » des États-Unis, Flannery O’Connor (1925-1964) est un des géants de la littérature américaine du XXe siècle. Car les deux romans (La sagesse dans le sang, Et ce sont les violents qui l’emportent), la trentaine de nouvelles (rassemblées dans trois recueils, Les braves gens ne courent pas les rues, Mon mal vient de plus loin et Pourquoi ces nations en tumulte ?) et les nombreux écrits de circonstance (appelés par elle
« commentaires ») qu’elle rédigea durant sa courte vie marquent d’une empreinte indélébile la conscience collective yankee par l’aspect tout à la fois gothique et dérisoire des personnages qu’elle décrit, le peuple ordinaire de sa Géorgie natale, et par les qualités flamboyantes de son style haut en couleur et parfaitement maîtrisé. D’origine irlandaise et atteinte dès 1949 d’un mal inexorable (une maladie auto-immune dont son père était décédé avant elle), cette jeune femme au caractère stoïque et bien trempé recourt avec brio à une forme d’expression par understatement de l’essentiel caché derrière une profusion de mots, métaphore de l’âme subtile dissimulée dans le corps apparemment déliquescent et soumis aux aléas de l’existence, comme le démontre l’extrait suivant : « Mr. Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'œil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr. Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation. » (Mon mal vient de plus loin, "Greenleaf"). Grâces soient rendues aux Éditions Gallimard qui viennent de rassembler, dans la collection « Quarto » et sous le titre d’Œuvres complètes, l’ensemble de ses textes littéraires accompagnés d’une bonne partie de sa correspondance, un ouvrage incontournable, indispensable et inoubliable !
Bernard DELCORD

Œuvres complètes par Flannery O’Connor, traduction de Maurice-Edgard Coindreau, Henri Morisset & alii, préface de Guy Goffette, Paris, Éditions Gallimard, collection « Quarto », 2009, 1232 pp. en noir et blanc au format 14 x 21,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 29,90 €

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03 01 10

Par le hasard ou par la nécessité ?

Le cahier bleuRécit en cercles concentriques, le scénario de l’album de bandes dessinées d’André Juillard intitulé Le Cahier Bleu, paru il y a quelque temps déjà chez Casterman à Bruxelles (et toujours disponible), soutenu par une construction graphique ambitieuse et aboutie ainsi que par des planches magnifiques, constitue un modèle du genre sur tous les plans.
Celui du découpage, d’abord : trois parties distinctes en apparence, mais imbriquées au moyen de détails secondaires qui en réalité ne le sont pas.
Celui des supports, ensuite : une mise en abyme centrale (le cahier bleu lui-même, confession amoureuse d’un voyeur) et des déstructurations du dessin par divers jeux de focalisation (gros plans, travellings, panoramiques, déconstructions simultanées…).
Celui des références, enfin : les quartiers et coins de Paris (les stations de métro Grenelle et Bir-Hakeim, le café de la Coupole, le quai des Grands-Augustins, le théâtre du Châtelet, le canal Saint-Martin, le quai de Bercy, le palais de Chaillot, le Quai des Orfèvres, la prison de la Santé…) constituant le reflet des états d’âme du locuteur, tout comme les didascalies et les dialogues allusifs (à l’essai Le hasard et la nécessité de Jacques Monod, aux films Embrasse-moi, idiot de Frank Powell et de Billy Wilder, à un cliché de Doisneau)… Le tout pimenté de nombreux embrayeurs, petits cailloux blancs que n’eussent pas dédaigné Hitchcock ou Agatha Christie, donnant à cette histoire d’amour par ricochets des accents de vérité programmée…
Bernard DELCORD

Le Cahier Bleu par André Juillard, Bruxelles, Éditions Casterman, 2003, 72 pp. en quadrichromie au format 24 x 32 cm sous couverture cartonnée en couleur, 14 €

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01 01 10

Tim Burton & the dream factory

BURTONL'influence graphique du réalisateur Tim Burton, unique dans l'histoire du cinéma, tient dans la première vocation de ce génie : le dessin. Dans ce livre d'entretiens avec le journaliste Mark Salisbury, le papa d'Edward aux mains d'argent et Pee Wee évoque son enfance et ses débuts dans le monde de l'animation chez Disney (et oui!) avant de passer en revue chacune de ses réalisations (y compris les courts métrages), chapitre par chapitre.
Originellement paru en 1995 en anglais puis en français en 1999, le livre est aujourd'hui réédité avec une mise à jour par les auteurs comprenant tous les films réalisés depuis parmi lesquels les chefs d'oeuvre Sleepy Hollow, Big Fish et Sweeny Todd.
L'ouvrage est rehaussé de dessins et croquis de la main de Tim Burton lui-même et préfacé à deux reprises par Johnny Depp, son acteur emblématique.
Indispensable aux fans, éclairant pour tout cinéphile, ce livre vaut toutes les tentatives biographiques à l'endroit de l'artiste auquel on doit l'incarnation révolutionnaire du super héros Batman et des oeuvres aussi loufoques que belles comme Beetlejuice ou L'étrange Noël de Mr Jack.
Brice DEPASSE

Tim Burton, Entretiens avec Mark Salisbury, Préface de Johnny Depp, Sonatine, novembre 2009, 300pp grand format avec illustrations, 29€00

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01 01 10

Bobo, bof, bof ?

BENCHETRITLe mien y est resté aussi, je dois vous l'avouer.... Pas facile de reconnaître qu'on n'a pas  pu entrer dans un ouvrage qui a le vent en poupe, du coeur à revendre et un scénario, somme toute, pas mal ficelé.
Alors qu'il vient d'assister à l'arrestation de sa mère, Charly, 11 ans, promène sa peine, son incompréhension à travers la cité où il vit.
Quête de la mère et des raisons de son interpellation, le récit s'organise aussi autour de la recherche d'Henry, impossible grand frère : J'ai le manque facile, c'est un de mes problèmes. Ca ressemble à l'imagination. J'imagine des choses aussi vite que les gens me manquent. Par exemple, mon frère Henry me manque souvent. C'est le roi des cons et tout, mais si je suis dans mon lit, et que c'est le soir avant de m'endormir, et qu'il n'est pas à la maison, et que je décide qu'il me manque, je peux me mettre à chialer.
D'états d'âme en digressions, le protagoniste découvre son frère et le secret de l'interpellation.
Apolline ELTER

Le coeur en dehors, Samuel Benchetrit, roman, Grasset, août 2009, 298 pp, 18 €

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01 01 10

Le roman de la mère de Madame de Sévigné

DUCHENEJacqueline Duchêne a du "Grand siècle" une connaissance pointue. Nous lui devons notamment les biographies passionnantes de Françoise et François de Grignan et le roman historique La femme de Louis XIV qui ont fait l’objet de récentes chroniques.
Avec le roman Place royale, Jacqueline Duchêne brosse le portrait de Marie de Coulanges qui, par son mariage avec Celse-Benigne de Rabutin-Chantal, sera l'heureuse maman de...Marie, future Marquise de Sévigné. Heureuse est sans doute terme exagéré. Les Rabutin-Chantal tiennent pour une mésalliance l'union d'un des leurs avec une Coulanges. Les Coulanges sont de fraîche et petite noblesse financière. Des "parvenus", en somme en regard de la noblesse de chevalerie dont se prévaut Celse-Bénigne:En plein jour, le jeune homme ne passerait pas inaperçu. Plus grand que la moyenne, robuste, rompu à l'équitation et à l'exercice des armes, il a fière allure et porte avec panache ses cinq siècles d'Histoire. Il sait qu'il descend d'une ancienne et belle chevalerie, et il en est fier.
Le fils de Sainte Jeanne de Chantal, - oui, c'est lui, oui c'est elle - n'est du reste pas un sage parti: joueur, dépensier et très enclin à se ruiner, il brave allègrement les interdits pour se battre en duel. Donc, si l'alliance avec Marie lui offre le confort financier attendu, Celse-Bénigne n'hésite pas à donner du fil à retordre à sa belle-famille. Condamné à la peine capitale après une provocante participation à un duel,  il rachètera quelque peu sa conduite en combattant les Anglais débarqués à l'Ile de Ré. Il paiera cet élan de sa vie, laissant ses deux jeunes Marie, veuve et orpheline de concert.
Réfugiée dans la spiritualité d'un bout à l'autre du roman, Jeanne de Chantal entoure les jeunes mariés d'une indifférence indigne. La fondatrice de l'Ordre de la Visitation, une femme qui a enjambé le corps de son fils de quinze ans pour rejoindre l'évêque François de Sales, se dévoile au lecteur sous un jour peu amène.
Marie de Coulanges mourra d'une hémorragie peu après son mari, consacrant orpheline sa jolie "Canteline" : à  sept ans, notre future marquise n'a plus ses parents....La Cantaline sera élevée dans sa famille maternelle. (…) Très riche et très séduisante, Mlle de Rabutin-Chantal épousera le marquis de Sévigné, un noble breton désargenté, coureur et joueur, qui se fera tuer en duel pour les beaux yeux d'une certaine "Lolo".
Veuve à vingt-cinq ans, elle le demeurera. Elle écrira les plus belles des lettres d'amour. A sa fille."

Apolline ELTER

Place royale, Jacqueline Duchêne, roman, Jc Lattès, mars 2003, 222 pp

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