29 04 07

MoBD

ROUAUD MOBY Si la littérature a beaucoup inspiré le 7ème art, le neuvième, lui a par contre fait peu d'honneur.
Je vous parlais il y a quelques semaines de "L'invention de Morel", la belle adaptation du classique de Bioy Casarès par Mourel.
Aujourd'hui, je voudrais vous communiquer l'enthousiasime et l'émerveillement que m'ont procuré le "Moby Dick" de Denis Deprez et Jean Rouaud. Il y a deux ans, ce dernier avait mis en image "Les champs d'honneur", le roman qui lui avait valu le Goncourt, avec la complicité du premier. Aujourd'hui, avec cette transcription phylactériques du classique de Melville, Rouaud et Deprez prouvent qu'ils peuvent tout faire : scénario, codes de la BD, peinture, dialogues, la maîtrise est totale.
Chef d'oeuvre.

  ROUAUD DEPREZ - Brice Depasse 1
  ROUAUD DEPREZ - Brice Depasse 2
ROUAUDDenis_deprez

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26 04 07

Les enfants de la liberté

LEVYIl vous faudra attendre le 4 mai (en fonction des livraisons en librairie) pour découvrir ce le nouveau Marc Lévy. En voici l'incipit :
"Ce 21 mars 1943, j'avais dix-huit ans. Je suis monté dans le tramway et je partais vers une station qui ne figurait sur aucun plan, j'allais chercher le maquis. Il y a dix minutes, je m'appelais encore Raymond, depuis que je suis descendu au terminus de la ligne 12, je m'appelle Jeannot. Jeannot sans nom. A ce moment encore doux de la journée, des tas de gens dans mon monde ne savent pas encore ce qui va leur arriver."
Vous pouvez regarder la bande annonce en cliquant ici..

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26 04 07

Les écrivains se déplument

_GUM6750Bientôt commencera la mise en ligne d'une série de portraits multimédias réalisés par Nicky sur les écrivains dans leur ville. Philippe Besson, Didier van Cauwelaert et Patrick Weber parlent de leur inspiration, leurs passions, l'écriture, leur vie quotidienne devant les micros et face caméra, photographiés par nos compères Guillaume Michon et Edouard Smekens de l'agence Writer Pictures.

Photo : Guillaume Michon

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25 04 07

La dictature des victimes

DAVIDABIKERLors de la parution du "Musée de l'homme", il y a deux ans, je proposais à David Abiker ironiquement de prendre un jour un verre entre hommes en écoutant un bon vieux Môtörhead (cliquez sur la couverture). C'est aujourd'hui chose faite à l'occasion d'un entretien à propos de son dernier livre "Le mur des lamentations" (Michalon). Seul regret: nous repasserons pour Mötörhead qui n'est pas trop dans les goûts de l'Alcazar, Rive Gauche.
David Abiker, chroniqueur sur France 5 et France Inter, est avant tout un auteur à découvrir (absolument). Son premier roman vient de paraître en poche chez Folio (voyez ci-contre et cliquez sur la couverture).
Brice Depasse

DAVID ABIKER - Brice Depasse 1
DAVID ABIKER - Brice Depasse 2


_GUM6831

Photo : Guillaume Michon / Writer pictures

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24 04 07

Un lieu prestigieux pour une rencontre "officielle"

2 MagotsLes deux Magots est un de ces lieux où le temps s'arrête. C'est autour d'un café que Marc Dugain m'a charmée avec calme en me donnant les clés de la Chambre des officiers. L'histoire d'Adrien, son grand-père, défiguré par une guerre elle-même sans visage.
Nicky Depasse

DUGAIN Photo

Photo : Alain Trellu.

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24 04 07

Derrière la caméra, les livres

DUGAIN EDGAROù il est question de l'adaptation cinématographique de "Une exécution ordinaire" et "La malédiction d'Edgar".

MARC DUGAIN - Nicky Depasse 3


DUGAIN EXECUTION

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24 04 07

van Cauwelaert par van Cauwelaert

VAN CAUWELAERT"La première fois que tu es mort... j'avais sept ans et demi". L'âge auquel Didier van Cauwelaert commence à écrire des romans croyant son père au bout du rouleau, prêt à se supprimer. Le destin en a (heureusement) décidé autrement et les deux van Cauwelaert ont continué leur chemin ensemble pendant près de quarante années. Celles que l'écrivain raconte mais aussi celles qui précèdent, celles de la légende des ancêtres, consignées dans un cahier bleu. Kaléïdocopique et mosaïque, le récit de Didier van Cauwelaert est très attachant; il ajoute une pierre de plus à l'édifice de l'amour filial, du non-dit, du non-compris, des regrets, de l'héritage culturel, bref, des millions de choses que nous ont laissé nos pères disparus.
Brice Depasse

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24 04 07

Didier van Cauwelaert live à la Fnac

Van Cauwelaert15Le public (nombreux) de notre lointain cousin qui témoigne pour la première fois de ses ascendances belgo-royales n'aura pas attendu vainement que son écrivain s'extirpe d'un taxi bloqué dans la circulation bruxelloise. L'entretien réservait son lot de révélations graves et amusantes, à l'image de l'humeur (toujours) égale (et charmante) de l'homme qui adopta son père.

Photos : Alain Trellu

DIDIER VAN CAUWELAERT - Brice Depasse 1
DIDIER VAN CAUWELAERT - Brice Depasse 2


Van Cauwelaert04_002

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24 04 07

La saison des grandes marées

MARC LEVYSi l'hirondelle fait le printemps, Marc Lévy, Maxime Chattam et Guillaume Musso font l'été. Du moins, dominent-ils l'été éditorial. Malheur à celui qui voudrait se faire une place au soleil au même moment. L'ombre projetée par les piles et présentoirs de leurs nouveaux romans estampillés XO, Robert Laffont et Albin Michel rendent impossible toute floraison concurentielle alentour.
Mais la comparaison s'arrête là. MUSSOCar les chemins pris par ces trois auteurs les emmènent aujourd'hui vers des horizons éloignés. Maxime Chattam est sur les traces de tueurs en série (Prédateurs), Marc Lévy sur celle d'un héros de la Résistance (Les enfants de la liberté), Guillaume Musso sur celle d'une petite fille de cinq ans (Parce que je t'aime).
Chroniques et entretiens avec ces nouveaux géants dans les tout prochains jours.

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23 04 07

Ne donner que ce qu'on a

BANTMAN_Plusbelle_gd

Par Vincent Engel (visitez son site).


“La souffrance avilit”, écrit très justement Alain Finkielkraut. M. et Mme Kramer ont survécu aux camps nazis, chacun de son côté. La vie les a réunis ensuite, chacun avec les fantômes d’une vie gâchée que l’autre n’a pas connue. Ensemble, ils ont une fille, Louise. Une fille qui mettra cinquante ans à réaliser qu’effectivement, comme le disait Goethe, devenir adulte, c’est avoir compris ses parents et leur avoir pardonné.
Dans l’immense littérature sur la Shoah, le livre de Bantman est un repère. D’une absolue véracité et d’une totale qualité esthétique, il réunit les éléments clés qui fondent une oeuvre : la sincérité et la beauté – celle qui, peut-être, a sauvé Mme Kramer d’Auschwitz. Une beauté douloureuse, injuste, qui montre combien lourd peut être l’héritage de la souffrance, dans des familles où les mots sont des caresses avortées qui griffent et frappent. Mais comment faire pour ne pas transmettre nos échecs ?
La plus belle des femmes ne peut donner que ce qu’elle a; celle-là n’avait que sa souffrance, jusqu’au jour où elle a trouvé les mots…



On trouve des échos de cet univers familial rongé par les souvenirs de la souffrance dans le très beau roman d’Isabelle Bielecki, Les mots de Russie cliquer ici.




ÉCOUTEZ L'INTERVIEW DE L'AUTEUR


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