23 02 07

Histoires à délire debout

JL FONCKNe proposez jamais à Jean-Luc Fonck (de Sttellla) de faire la foire. Il risque d'en être !
Isabelle Wéry, comédienne mais aussi auteure (elle a publié "Monsieur René" chez Espace Nord l'an dernier) interpètera des contes extraits des trois tomes des "Histoires à délire debout" de Jean-Luc Fonck dans le cadre de la Foire du Livre de Bruxelles.
Entretien surréaliste de Jean-Luc Fonck avec l'inénarrable Cyrille Falisse :

JEAN-LUC FONCK - Cyrille Falisse

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23 02 07

Verre Cassé rentre au pays

AFFICHEMABANCKOUC’est un véritable défi culturel qui s’apprête à être relevé en République Démocratique du Congo : une tournée nationale (Matadi, Mbudji Mayi, Lubumbashi, Goma, Bukavu, Kisangani, Kinshasa) de la pièce Verre cassé, créée en novembre 2006 à Kinshasa, Brazzaville et au Théâtre de Poche de Bruxelles. Il s’agit de l’adaptation théâtrale du roman avec lequel Alain Mabanckou avait manqué de recevoir le Renaudot en 2005. Un prix qu’il n’a pas manqué cette saison avec « Mémoires de porc-épic ».
Cliquez sur l’affiche pour écouter l’interview d’Alain Mabanckou réalisée le jour de la première.

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21 02 07

La bête à chagrin

CONSTANT2007Quand une femme écrit un roman noir, gare ! Et quand cette femme se nomme Paule Constant, (Prix Goncourt, Prix Renaudot, Grand Prix de l'Académie française et qui plus est encore, auteure très rare) il faut s'attendre au meilleur dans le texte (très beau), et au pire dans l'histoire (horrible).
Et sur ces deux plans, "La Bête à chagrin" tient toutes ses promesses.
Rien ne prédestinait l'héroïne (très banale) de ce livre à une aventure aussi tragique, à un fait divers aussi tragique. Et pourtant, ...

PAULE CONSTANT - Brice Depasse 1
PAULE CONSTANT - Brice Depasse 2

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21 02 07

Enfin, "L'été dernier"

DAHL"L'été dernier" est un livre d'une beauté naturelle, d'une classe, d'une sensualité si rares. Avec ce roman, Niels Fredrik Dahl, dramaturge norvégien (récompensé au Festival d'Edimbourg), abandonne les coulisses du théâtre pour la fiction prosaïque avec un bonheur insolent.
Deux quadras, un homme et une femme, vivent retirés du monde dans une petite maison entre un lac et la mer. Elle est belle. Il est taciturne. Elle est enceinte. Il est jaloux. Quelques mois plus tard, la maison va (sans doute) être revendue. Il liquide la maison et se souvient de l'été dernier...

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21 02 07

Un rap intelligent et poétique

YEMYYémi est une voix particulière dans la littérature contemporaine. Difficile d’ailleurs d’avoir de l’info sur lui : même le site de son éditeur n’en parle pas ! Son troisième roman a un très beau titre : L’inévitable histoire de chacun. Un journaliste québécois le résume comme “un Roméo et Juliette moderne”, phrase passe-partout qui marche pour beaucoup de titres...
D’autant que ça n’a pas grand-chose à voir. D’accord, il y a une tête de squelette et un jeu sur “être ou ne pas être”, mais Yémi ne décline pas la passion shakespearienne ; représentant des jeunes de banlieues, très cultivé au demeurant, il développe dans une langue incroyablement musicale (on dirait un rap intelligent) et poétique une histoire assez simple. Un type en rupture de tout, cassé par la vie et les drames, qui rencontre une jeune Beurette pas trop paumée. Il a presque cinquante ans, elle presque dix-huit.
Au début, on est pris par cette langue et par les personnages. Mais malheureusement, le livre dérape quand les deux pas-encore-amoureux partent pour la mer. Pour lui, c’est d’abord le moyen de faire un pèlerinage et une croix sur son amour mort, Leïla. Mais, comme si l’auteur n’avait pas su comment son livre se terminerait, on dérape dans les clichés de la pire des télés : le pseudo-porno et, pire, le thriller éculé.
La toute fin rachète un peu ce dérapage et on garde à l’oreille ces phrases magnifiquement sculptées où les mots dansent et nous enchantent.
Vincent Engel

Pour écouter l'interview de Yémy, cliquez sur la couverture.

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21 02 07

Messages personnels

GUILLONLa quarantaine est un âge critique, on le sait ! À croire que chaque auteur qui franchit ce cap ressent le besoin de revenir sur sa jeunesse... Le retour sur les années 60 et 70 des quadras d’aujourd’hui a la particularité de leur paradis perdu : la musique. Rock ou chanson française, elle est le guide de la mémoire, la madeleine contemporaine. Arnaud Guillon l’indique dès le titre : Hit-parade. Et dans cette parade menée batterie battante par les tubes de jadis, défilent six nouvelles bien ciselées sur les amours qui viennent et qui s’en vont, la jeunesse qui ne reviendra pas et la passion qui musarde ou s’essouffle. La mort parfois, scandale dans ces jeunesses à qui tout semble promis.
La nouvelle est certainement le genre idéal pour ces tranches de vie, ces regards entre nostalgie et tendresse qui donnent envie de vivre et de rattraper le temps perdu à se faire des romans. “Bon an mal an, on ne vit qu’une heure”, chantait Brel ; c’est cette heure-là que racontent ces petits textes essentiels.
Vincent Engel

Ecoutez l'interview de l'auteur en cliquant sur la couverture.

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19 02 07

L'amour est un (sport de) combat

ARMANETAux sixties insouciantes et irresponsables succèdent les années soixante-dix et, pour une certaine jeunesse, le militantisme violent d'extrême-gauche. On ne rit plus. La bande du drugstore est de toutes les manifs. Bagarre. Blessures. Close-combat. Service d'ordre. Fin d'études. Et puis envol vers l'extrême-orient. Shaolin. Rencontre avec des sages. Les temps changent pour les minets-héros des golden sixties devenus des machines à combattre. Mais toujours aussi incapables d'aimer une femme.
Kung-Fu est un roman d'homme. Celui d'une époque pas très lointaine. Souvenirs. Nostalgie. Amour. Castagne. C'est arrivé près de chez vous, à vous, à lui (en tout cas).
Petit bijou.

FRANCOIS ARMANET - Brice Depasse 1
FRANCOIS ARMANET - Brice Depasse 2

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17 02 07

Echec à l'Homme

LOHRLe roman historique, lorsqu'il est de qualité, reste décidément un des grands divertissements. Ce fut le cas pour "Les pilliers de la Terre" ou encore pour "Le nom de la Rose" (deux monuments, je sais!). Ce le sera peut-être pour "Le secret de l'automate".
Robert Löhr, jeune romancier allemand de 33 ans, vous emmène à la cour du château de Schönbrunn où devant l'impératrice Marie-Thérèse, l'automate-joueur d'échecs de Wolfgang von Kempelen va battre tous ses adversaires.
Derrière les vivats admiratifs se cache une supercherie montée à Venise et dont l'un des acteurs, un nain surdoué, est la victime obligée.
A découvrir.

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16 02 07

Ce matin dans le Grand Morning

AUSTER BROOKLYN BabelSpéciale Etats-Unis avec Paul Auster, Scott Wolven, Charles C Mann et Robert James Waller.

  LIRE EST UN PLAISIR 1602

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15 02 07

Paul Auster, diabolique

AUSTERPaul Auster n'est pas le premier grand écrivain à crever l'écran qui sépare le créateur de ses personnages ou encore à imaginer leur irruption dans la réalité. S'il est arrivé à m'étonner sur le sujet grâce à l'unité de temps et de lieu (un chambre close avec salle de bains contiguë, une seule journée) et aux défis-rebondissements que l'écrivain et son personnage (double et créature en même temps) se lancent; Paul Auster m'a cependant laissé sur ma faim.
Reste le plaisir de parcourir le texte comme un paysage familier, un retour au pays. Qui a goûté à la littérature de Paul Auster, la suivra, y reviendra, la retrouvera.
Et puis, quelle belle évocation de l'acte d'écriture et de sa finalité : "l'éternité du sort des créations romanesques. "Nous, les chimères d'un autre, nous survivons au cerveau qui nous a fabriquées, car une fois lancées dans le monde, nous continuons à exister à jamais et on continue à raconter nos histoires, même après notre mort."

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