15 11 06

De secrètes injustices

HanotteNouvelle publication pour ce polar, paru en son temps chez Belfond, et proposé aujourd’hui par Espace Nord dans une version revue par l’auteur. Polar ? Certes, « De Secrètes Injustices » prend pour fil conducteur une enquête, menée par Barthélemy Dussert au cœur d’une Bruxelles engourdie par le froid et les périodes de fêtes de fin d’année. Mais ne nous y trompons pas… La densité d’écriture de Xavier Hanotte, doublée d’un regard attendri mais souvent acide, sur notre petit royaume aux esprits étroits, transforment rapidement cette mécanique polardesque en une solide réflexion sur l’Histoire, le désespoir et les brisures de l’âme.
Ce qui commence comme une intervention de routine dans une glaciale venelle à deux pas de la rue des Bouchers prend une toute autre coloration lorsque apparaît un second cadavre, assis sur les toilettes d’un bistrot, le ventre troué de trois balles de petit calibre. L’identité du mort, un professeur d’Université aux thèses pas toujours très reluisantes pousse peu à peu Dussert à croiser le fer avec une galerie de personnages pas nets. Un Dussert qui dans le même temps nous fait partager son amour/haine pour son métier et sa ville, tout en entreprenant un long chemin de résurrection amoureuse dans les bras d’une jolie archéologue.
De Secrètes Injustices est un roman dense, où les moments humoristiques au ton noir de noir, se mêlent à de profondes réflexions sur l’être humain, tout en nous faisant réfléchir sur le regard biaisé que porte certains sur l’Histoire. Vous comprenez mieux que qualifier ce récit, en outre particulièrement bien écrit, de « polar » serait pour le moins réducteur. Je choisirai plutôt le terme de « roman policier » tant l’aspect romanesque se nourrit de la narration policière… Et vice versa.
Chris Corthouts

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15 11 06

La chronique de vendredi dernier dans le Grand Morning

1erchoixOù il est question de Jonathan Littell, Sorj Chalandon, Eric-Emmanuel Schmitt, Bernard Pivot. Cliquez sur la couverture pour écouter.

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14 11 06

Odette et Monsieur Schmitt

SCHMITT OdetteAlors que son premier long métrage en tant que réalisateur est attendu sur les écrans en février 2007, Eric-Emmanuel Schmitt nous surprend avec ce recueil de nouvelles : "Odette Toulemonde et autres histoires". Ce huit nouvelles (sur les vingt qu'il a écrites), l'auteur de "L'évangile selon Pilate" les a imaginées (et traduites en langage des mortels) pendant le tournage et le montage de son film.
Du pur Schmitt. Etonnant. Fort. Puissant comme une gifle mais réconciliant avec l'homme. Tous les hommes. Et puis les femmes aussi. Et surtout. Huit histoires sur un même thème : l'amour. Déçu, trahi, simulé, maternel, rêvé, intangible, inavouable mais toujours l'Amour. Celui qui fait courir, épuise, fait vivre les hommes depuis qu'ils sont des hommes.
C'est beau, c'est fort, c'est Schmitt, j'adore !

  ERIC EMMANUEL SCHMITT - Brice Depasse 1
  ERIC EMMANUEL SCHMITT - Brice Depasse 2

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14 11 06

Les chroniques de Vincent Engel : Les vignes de Berlin

Vignes BerlinJe mentirais en disant que j’ai adoré le roman de Daniel Rondeau, Les vignes de Berlin. Si je choisis de vous en parler malgré tout, c’est qu’il y a dans ce texte une douce magie qui devrait plaire à de nombreux lecteurs, et un style parfaitement accordé à ce récit nostalgique et serein. Si Berlin est un coteau de vigne dans le champenois, où vit la famille Rondeau, les résonances avec l’Allemagne ne manquent pas dans ce roman qui évoque le grand-père dans les tranchées de 14 et le père dans le camp de 39, puis les amitiés victorieuses des conflits sanglants. Rondeau raconte ses ancêtres, ses racines, son enfance avec une rigueur de ton et une équanimité qui finissent par donner à son roman une musicalité touchante, comme ses airs de fête ou ces musiques d’orgue qui, venus de notre enfance, offre à l’âge adulte les saveurs mélancoliques d’un bel automne chargé de mémoire. L’auteur se livre sans forfanterie aucune et partage avec son lecteur ce flacon d’humanité si simple, où il évoque ce temps et cette vérité élémentaires de la vie : “Les hommes sont séparés par leur rêves plus que par leur condition ou leur métier, d’autant qu’il n’est pas toujours facile de trouver le ton juste pour dire ce que l’on aime et ce que l’on attend de ce mystère qui se nomme l’avenir.”
Vincent Engel
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14 11 06

La sélection jeunesse du Dr Corthouts

MangoPuisque Nicky a ouvert la voie, je ne pouvais, en bon docteur ès Thriller, que suivre le mouvement et offrir à vos chers bambins une petite prescription de vacances aux couleurs d’un ciel chargé d’éclairs !
Passons rapidement sur Harry Potter et les Chroniques de Narnia, qui trouveront sans mal leur place sous le sapin de quelques milliers de nouveaux lecteurs, pour nous arrêter sur une collection tout entière : « Autres Mondes », chez Mango Jeunesse qui réunit la crème des auteurs de Sf français, lancés dans l’aventure de l’écriture jeunesse. A partir de 11 ans, les romans de cette collection dirigée par Denis Guiot, aborde de nombreux thèmes actuels à travers l’aventure, la SF, la Fantasy ou encore le thriller d’anticipation.

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14 11 06

My name is Bond ! Young Bond !

Jeune james bondAlors que Daniel Craig s’apprête à bluffer tout le monde dans son incarnation très « vintage » de James Bond, sachez que l’agent secret de sa Majesté à subi, depuis deux ans déjà, le traitement « Harry Potter ». Dans les aventures du jeune James Bond, publiée chez Gallimard, on retrouve « 007 » lors de ses années de formation à la prestigieuse université d’Eton. Ambiance d’avant-guerre, dépaysement (l’Ecosse et la Corse dans les deux premières aventures), vilains aux visées hégémoniques (on ne se refait pas !), ces romans pleins de rebondissements, dus à la plume de Charlie Higson, sont des best-sellers en Angleterre et peuvent se déguster avec plaisir … même si on n’a jamais croisé le chemin du « grand » James Bond cinématographique.
Chris Corthouts

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14 11 06

Le gentil méchant

Artémis fowlDans un genre totalement différent, drôle et décalé, faites-vous plaisir en tant que parents et offrez les aventures d’Artémis Fowl à vos bambins… avant de leur piquer les romans une fois la nuit venue. Pour une fois, le héros, c’est le méchant ! Enfin, pas totalement méchant, mais assez politiquement incorrect pour faire souffler un vent de fraîcheur sur la formule un rien éculée du monde magique, parallèle au nôtre, dont personne ne connaît vraiment l’existence.
Chris Corthouts

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14 11 06

Arabat de Clive Barker

abaratPour terminer, je ne peux que vous recommander de glisser sous la sapin, ou sur la table de Saint-Nicolas, les deux volumes d’Abarat, un extraordinaire conte fantastique du à la plume de Clive Barker. Cet auteur anglais connu pour son amour de la transgression, a créé avec Abarat un univers d’une richesse et d’une puissance évocatrice telle que la lecture de ces deux volumes en devient un véritable enchantement. En outre, les deux romans sont illustrés par Barker lui-même, dans un style coloré et fascinant. Se procurer ces deux perles parues chez Albin Michel n’est certes pas chose facile, mais le jeu en vaut largement la chandelle !
Chris Corthouts

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13 11 06

Exclusif : Le nouveau Stephen King

stephenkingEn mars dernier, Stephen King déboulait dans les librairies avec une histoire de fin du monde, teintée d'imagerie très « série B ». Zombies, action, personnages en quête d'un nouveau mode de vie, « Cellulaire » plongeait ses racines dans le passé « populaire » de l'auteur de Bangor. Avec « Lisey's Story », publié il y a peu aux Etats Unis (et qui devrait faire son apparition chez nous dans quelques mois), le divertissement et l'aventure font place à une réflexion extraordinaire sur la création au travers d'un roman d'une densité qui en effraiera certains.
Avec pour prétexte, l'histoire de la veuve d'un auteur à succès aux prises avec son chagrin et la difficile tâche de se débarrasser des papiers de son mari, Stephen King tisse une histoire complexe, au carrefour de toutes les influences qui inondent son écriture depuis Carrie. Rien que ça !
Faut-il pour autant parler de livre « somme » ? Pas sûr. Car la bête n'est pas facile à apprivoiser. Si « Ca »constituait une réelle tentative de clore le chapitre « terreur classique », tout comme « Sac d'Os » était un premier essai de mêler étroitement la littérature classique et une sorte de terreur « adulte », Lisey's Story enfile avant tous les habits d'une incroyable déclaration d'amour de Stephen King pour celle qui l'accompagne depuis l'orée de sa carrière : sa femme Tabitha. A travers un tortueux labyrinthe métaphorique, où viennent s'entrechoquer monstres humains et créatures fantasmagoriques, situations de terreur quotidiennes et réflexions sur l'écriture et ses travers, ou encore considérations très personnelles sur les assuétudes, ce roman est un vrai patchwork où l'écriture, parfois totalement éclatée, se met au diapason du sujet abordé.
Flashback, rêves, rêves dans un rêve qui débouche sur un flashback. Stephen King se permet toutes les figures de style avec une assurance que seul peut apporter une expérience de trente ans et une confiance totale en la forme littéraire.
En l'état on est très proche d'un véritable chef d'oeuvre, un roman « total » dont la place n'est plus du tout sur l'étagère des ouvrages de « genre » mais clairement aux côtés d'autres écrits stupéfiants des collections blanches. Très proche. Pas tout à fait face à un chef d'oeuvre ?
Pourquoi ? Peut-être parce qu'à force d'écrire au coeur d'un univers très référentiel, King finit par en oublier le lecteur occasionnel celui qui ne connaît pas toutes les arcanes de son oeuvre (ou les détails de sa biographie officielle) et qui risque de finir noyé dans ce véritable déferlement narratif, cette vague surprenante de chapitres où la lecture à plusieurs niveaux ne constitue pas un « plus » mais une nécessité. Ce qui, pour le coup, rend la lecture du roman totalement passionnante pour les fans. Mais risque de laisser le lecteur « de passage » aux frontières de cette univers fascinant.
Bref un roman foisonnant, écrit avec le coeur, empli d'amour et traversé de fulgurances. Mais dont l'accès sans restriction est à réserver aux fans. Et aux lecteurs courageux.

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12 11 06

Le choix de Thalie

PIC_0156Les parents le savent : le plaisir des livres commence dès le plus jeune âge. St Nicolas et le Père Noël arrivant à grand pas, c'est l'occasion rêvée de glisser dans les paquets un livre quis sans être une BD, pourra les amuser. Pour savoir lequel, Nicky a débuté son enquête chez Tropismes, auprès de Thalie, une passionnée de livres pour enfants.

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