15 10 06

"Un jour, un poche" par Christophe Corthouts

connellyDe nombreux amateurs de polar vous le diront : il y a Connelly, et puis il y a les autres ! Ancien journaliste, Michael Connelly débute sa carrière d’écrivain en 1992 avec « Black Echo », la première aventure de son personnage fétiche, Harry Bosh. Et à partir de cet instant, le monde de la littérature policière ne sera plus jamais le monde. Difficile pour le chroniqueur que je suis de faire un choix parmi les dix sept romans de Connelly sortis en (à peine) 14 ans de carrière. Des aventures de Harry Bosh au one-shot, comme le tout récent « Défense Lincoln », il y a là matière à une thèse universitaire (alors une chronique !). Et puis comme toujours, le cœur décide plutôt que la tête. Le cœur… et les tripes également dans ce cas-ci. Car « Los Angeles River » n’est sans doute pas le roman par lequel il vous sera le plus aisé d’entrer dans le monde de Michael Connelly. Mais qu’importe ! Lire est un plaisir et l’immense bonheur que j’ai eu à retrouver dans la même – passionnante – histoire Harry Bosh, Terry McCaleb ou encore Le Poète, n’a pas de prix.
Harry Bosh, le personnage miroir de Connelly, celui à travers lequel il nous a fait découvrir, au fil des romans, une Los Angeles qui n’a rien de la capitale glamour du cinéma et du divertissement. Harry Bosh, un personnage évolutif, qui vieillit, se pose des questions, abandonne son badge, avant de le reprendre, tout en gérant une histoire personnelle complexe.
Terry McCaleb est déjà présent dans « Créance de Sang », mais Connelly se permet de supprimer dès avant le début de roman pour en faire une présence fantomatique et incontournable de son histoire.Le Poète, assassin retord qui eut les honneurs d’avoir son propre roman dans les années 90, revient pour défier une fois encore les autorités et lier les personnages de Connelly dans une tragédie opératique dont le final, dans les eaux tumultueuses de la fameuse Los Angeles River a tout d’une nouvelle naissance pour les personnages comme pour l’auteur.
« Los Angeles River » ou l’extraordinaire alchimie entre un auteur de genre et une écriture qui transcende sans mal les limites pour entrer de plein pied dans le cercle fermé des chef d’œuvre de la littérature.Chris Corthouts

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15 10 06

La chronique de vendredi dernier sur Nostalgie

NOSTALGIE Où il fut question avec Maxence Lacombe de "Disparaître" d'Olivier et Patrick Poivre d'Arvor, "Olivier Strelli, passion et métissage", "L'exil est mon pays d'Isabelle Alonso" et "Kathy" de Patrice Juiff.

  LIREESTUNPLAISIR1310

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15 10 06

Qoëlet, le survivant

DEGOURCEZRetenez bien ce nom : François de Gourcez. Ce jeune auteur publie un (premier) roman historique qui ravira les amateurs du XVIII° et les passionnés d'aventures façon Alexandre Dumas. Qoëlet, dernier descendant d'une famille bretonne de va-t-en guerre, doit choisir entre rentrer dans les ordres (voeu de sa mère) et la carrière militaire (désir de son "père"). On ne perd pas de temps à cette époque de lutte contre la maladie (la variole décime la France) et contre les ennemis du royaume , aussi Qoëlet quitte-t-il à l'âge de quatorze ans le manoir familial pour mener une vie de savoir et de voyage digne des rêves du baron de Münchausen.

  FRANCOIS DE GOURCEZ - Brice Depasse


Texte intégral de l'éloge de Didier Decoin (secrétaire général de l'académie Goncourt) au terme de sa lecture : "S'il n'était un jeune romancier moderne, François de Gourcez pourrait être une sorte de fils spirituel d'Emily Brontë et de Jack London, ayant Alexandre Dumas, Rafaël Sabatini et Rudyard Kipling comme oncles, et Selma Lagerlöf (celle de La Légende de Gösta Berling) pour marraine.
Son livre épatant (au sens littéral du verbe épater, c'est-à-dire "qui remplit d'une surprise admirative") associe de façon jubilatoire l'esthétique du roman historique, le style à bride abattue du roman d'aventures, et les arcanes, mystères et révélations, du roman d'apprentissage.
Son Qoëlet, c'est du romanesque et du vrai, du grand, du régalant, du savoureux, plus de trois cents pages comme autant de menus de fête pour lecteurs dévoreurs de (bons) livres.
A une époque où tant de romans nous confinent dans une vision déprimée du monde, François de Gourcez saute par la fenêtre et nous entraîne avec lui dans une trajectoire flamboyante. "

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15 10 06

La grande aventure du journal Tintin

RAYMONDLEBLANCOn fête cette année les 60 ans du Lombard dont les deux grandes figures historiques resteront à jamais Hergé et Raymond Leblanc. Jacques Pessis consacre un livre à ce dernier et retrace à travers l'homme l'histoire d'un journal qui a bercé la jeunesse de nombre d'entre nous. Cliquez sur la couverture du livre pour écouter l'interview réalisée par Benoît Dumont.

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13 10 06

Prix Nobel de littérature 2006 : Orhan Pamuk

pamuk



Pamuklivre















Orhan Pamuk «est connu dans son pays comme un auteur contestataire bien qu'il se considère comme écrivain littéraire sans intentions politiques» déclare le porte-parole de l’académie du Nobel. On se souvient du procès intenté contre l’auteur de « Neige » par l’état turc pour « insulte à l’identité de son pays » dont nous faisions l’écho l’an dernier dans ces colonnes. J’en avais même profité pour lui prédire le Nobel, c’est chose faite aujourd’hui (cliquez sur la couverture du livre pour lire l’article). Malgré cela, en dépit des menaces dont il a fait l’objet, Orhan Pamuk vit toujours à Istanbul, face au Bosphore, joyau d’un pays dont il incarne la modernité.
Autres romans d’Orhan Pamuk à découvrir en priorité : « Le livre noir » et « Mon nom est rouge », tous deux disponibles en format poche chez Folio.

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12 10 06

L'exil est son pays

alonso« Il y en a qui sont fiers de leurs origines. J’ai toujours trouvé idiot de se sentir fier de quelque chose qui ne dépend pas de soi. Je ne suis pas fière de mes origines. Mais j’en suis bien contente. »
Isabelle Alonso est une femme sans complexe, une chroniqueuse qui n'a pas froid aux yeux, un écrivain qui s'exprime sans ambage et qui est entrain de conquérir ses lettres de noblesse. Et pourtant, il n'est pas facile de concilier la femme de télé et l'écrivain dans l'esprit du public. A moins que celui-ci ne se décide à ouvrir "L'exil est mon pays". Il découvrira une femme sensée, sensible, intelligente et spirituelle.

ISABELLE ALONSO - Nicky Depasse 1


Morceau choisi lu par l'auteur :

ISABELLE ALONSO - Nicky Depasse 2


isa_alonsoSes auteurs, ses parents, ses impressions, ses sensations, ses mots :

ISABELLE ALONSO - Nicky Depasse 3

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12 10 06

La tyrannie de la pénitence ou la maladie de l'occident

BRUCKNER“Vient le moment où le remords est une seconde faute qui redouble la première sans l’annuler.”
Deux ans après « L’amour du prochain », Pascal Bruckner reprend sa prêche pour un monde lucide avec cet essai sur le masochisme occidental. Comme toujours, le style est franc, la langue de bois est absente, le courage des idées de mise. Voyez-vous même. Ecoutez-le.

  Pascal BRUCKNER - Brice Depasse 1

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12 10 06

Poche : L'amour du prochain

bruckner amour« L’amour du prochain » vient tout juste de paraître en livre de poche. L’occasion d’évoquer ce roman qui défraya la chronique littéraire il y a quelques mois.
« La plupart des gens, pour changer de monde, doivent s’exiler, rompre avec leur milieu. Moi je n’avais qu’à traverser la Seine et je ne blessais personne. Je m’endormais mari, me réveillais fonctionnaire, me rallongeais catin. »

Pascal BRUCKNER - Brice Depasse 2

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12 10 06

Personne n'échappera à Romain Sardou

SARDOUQuand on s’appelle « Sardou » et que l’on entre en « culture » par le biais de la littérature, il faut plutôt avoir les nerfs solides. Votre premier roman n’est pas encore en librairie que les sarcasmes fusent et que les remarques «subtiles » sur la largesse des éditeurs émaillent les critiques. Finalement, le travail de l’écrivain s’en voit réduit à une peau de chagrin, au profit de l’approche « people ». Ce genre d’analyse, Romain Sardou la mitraille en quelques lignes sur son site Internet, avouant platement que son patronyme lui a ouvert quelques portes … mais que le monde de l’édition n’est pas un club pour philanthropes et sans réponse du public, il aurait rejoint le bac à soldes aussi vite que le dernier Houellebeq. Touché-coulé les mauvaises langues et bon point pour un auteur sincère et sympathique qui s’essaie au thriller contemporain après le suspense historique et le conte de Noël.
« Personne n’y échappera », pèche parfois par excès de référence et trébuche de temps à autre sur une narration un peu hachée, mais dans l’ensemble, voilà un thriller de rentrée qui n’a pas à rougir de la comparaison avec d’autres jeunes talents de la nouvelle génération.
Une interview dans laquelle le docteur Corthouts se fait un plaisir de ne jamais évoquer l’interprète de « La Maladie d’Amour ».

ROMAIN SARDOU - Chris Corthouts 1
ROMAIN SARDOU - Chris Corthouts 2

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11 10 06

Retour à la table du commandant

CAVéJean Cavé n'est pas seulement le rédacteur en chef de Paris Match, il est aussi l'auteur d'un des meilleurs livres de cette rentrée. Vincent Engel l'a rencontré ce matin (lisez aussi sa chronique en cliquant sur le livre).

  JEAN CAVÉ - Vincent Engel 1
  JEAN CAVÉ - Vincent Engel 2

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