17 08 12

Miam miam...

Goûters rigolos.gifDans Goûters rigolos paru aux Éditions Larousse à Paris dans la collection « Albums Larousse », Aline Caron a réuni une trentaine de recettes qui feront à coup sûr le bonheur des gastronomes en herbe : oursons moelleux au cœur de Nutella, lollipops à la myrtille, cerises d'amour, cookies à la banane, macarons au Carambar, nuages surprises, tuiles de bonbons, gâteau de princesse, sucettes au caramel au beurre salé, bonshommes de neige, bâtonnets de sorbet à l'abricot et au kiwi, jus de pommes vertes à la vanille...

Faciles à réaliser, elles occuperont les bouts de choux durant les après-midi de vacances ou pour un anniversaire.

Comme l'écrit l'auteure : « C'est trop bon d'être un enfant ! »

Bernard DELCORD

Goûters rigolos par Aline Caron, photographies d'Amélie Roche, Paris, Éditions Larousse, collection « Albums Larousse », février 2012, 64 pp. en quadrichromie au format 18,5 x 24 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 7,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage créatif la recette suivante :

Sucettes à la framboise

Vous allez adorer ces sucettes à la framboise mais rien ne vous empêche de les confectionner avec des fraises, des mûres ou des myrtilles. Et, pour les fans de fleurs, faites infuser de la lavande dans le sirop ou versez-y de l'eau de rose...

Pour 14 sucettes

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 10 minutes

Repos : 2 heures

Ingrédients :

80 g de framboises

80 g de sucre en poudre

20 g de sirop de glucose (en pharmacie ou sur Internet)

1 cuiller à café de jus de citron

1 cuiller à café de sirop de fraise des bois

Recette :

Mixez les framboises au robot, puis filtrez la purée à travers une passoire à maille fine pour retirer les pépins et ne garder que le jus.

Dans une casserole, faites chauffer le sucre, le sirop de glucose et le jus de citron jusqu'à ce que la température atteigne 145°C (utilisez un thermomètre de cuisine).

Incorporez le sirop de fraise des bois et le jus de framboise.

Répartissez le sirop parfumé dans des moules à sucettes, disposez des bâtonnets en bois et laissez refroidir 2 heures à température ambiante.

Démoulez les sucettes à la framboise et dégustez-les.

Conseil :

Pour conserver les sucettes, enveloppez-les de papier à bonbons ou mettez-les dans des petits sacs à confiserie disponibles en magasin spécialisé ou sur Internet.

09 12 11

La vraie histoire du Père Noël...

couverture.png"Il y a bien longtemps, le Père Noël ne vivait pas dans le Grand Nord. Il n'avait pas de rennes. Il n'était pas habillé en rouge et blanc. Et il ne s'appelait pas non plus Père Noël... "


La vraie histoire du Père Noël... Vaste sujet! Enfin la vérité du gros monsieur habillé en rouge et blanc avec une grande barbe.... Et non, il n'avait pas de rennes et ne vivait pas dans le Grand Nord...

 

Un conte drôle jouant avec les mots et surtout où l'on découvre que notre vie actuelle, nos rites, mythes et traditions ne sont pas le fruit du hasard mais bien le résultat du passé... Tout au long de cette jolie petite histoire, on suit Pierre Noël qui deviendra Père Noël, on apprend d'où vient le sapin, la hotte ou encore toute la symbolique de la fête.

 

Une idée originale qui a germé dans la tête de deux frères, l'un écrit (Pascal) et l'autre (Michaël) illustre. Leur projet? "Apporter des réponses aux questions que les grands ne se posent plus. Sur un ton décalé, mais sans toucher à l'histoire que tout le monde connaît...Nous avons décortiqué les nombreux clichés liés au Père Noel pour en proposer une nouvelle lecture originale."

Une idée de cadeau originale et inattendue à glisser sous le sapin... Un petit aperçu avec le making-of...

 


Petite particularité: chaque livre est dédicacé de manière personnalisée en fonction du hobby de la personne à qui il est destiné.

 

La vraie histoire du Père Noël, Pascal et Michaël Mageren, Editeur Pascal Mageren, 2009, 10€. Toutes les infos sur: http://www.lavraiehistoire.be

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Gwendoline Fusillier, Humour, Livres pour la jeunesse | Commentaires (1) |  Facebook | |

20 10 11

Ode à la vie

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"J'avais ramassé une annonce comme on attrape une bouteille de soude caustique , et j'avais le coeur qui saignait"

 

Une petite annonce peut changer le cours de la vie et surtout le regard que vous portez sur elle. 

 

Lorsqu'elle se présente comme baby-sitter chez Mouche, une dame âgée et malade, Sophie, 14 ans, chausse sans doute des bottes trop grandes pour elle. Il s'agit d'accompagner cette grand-mère, atteinte d'un cancer incurable, au terme de sa vie et de lui permettre de voir sa famille, dans les meilleures conditions.Une exigence: toujours dire la vérité.

 

Apprivoisant cette situation déconcertante et la perspective nouvelle de la mort, Sophie se retrouve au coeur d'un dialogue entre générations, moulu d'estime, de compréhension, de non-dits et de pragmatisme.

 

"Je ne guérirai pas, Sophie. Ce n'est pas l'espoir de guérir qui m'a fait choisir le palliatif, mais l'envie de vivre "

 

Avec un talent marqué pour tremper sa plume dans le sang  et dans le coeur d'ados plutôt matures , Eva Kavian réussit le pari  - subtil et risqué - d'inviter la mort à la table de la vie.

Apolline Elter

 

Premier chagrin, Eva Kavian, roman, Mijade, zone J (Litt. jeunesse) , oct 2011, 190 pp, 6 €

 

 

 

Écrit par Apolline Elter dans Livres pour la jeunesse, Romans, Romans jeunesse | Commentaires (0) |  Facebook | |

21 07 11

Pottermore ouvrira en octobre

Mais vous pouvez déjà vous inscrire.

JK Rowling herself vous en parle : 

 

Écrit par Brice dans Livres pour la jeunesse | Commentaires (0) |  Facebook | |

25 12 10

Philo pour jeunes !

Ferry philosophie.jpgTu es jeune ? Tu veux aimer la philo ? Lis-moi ! C'est à peu près le message de Luc Ferry dans cet ouvrage "Apprendre à vivre" et sous-titré "Traité de philosophie à l'usage des jeunes générations", qui vient d'être réédité en collection de poche. Ancien ministre de l'Education nationale française, le philosophe a un sens admirable de la pédagogie. Il nous conduit ici, en nous tutoyant, à travers toutes les grandes écoles philosophiques. C'est une introduction remarquable à une étude plus poussée, une synthèse magnifique ! Pourquoi ce livre ? Luc Ferry s'en explique dans l'avant-propos : "D'abord, égoïstement, parce que le spectacle le plus sublime peut devenir une souffrance si l'on n'a pas la chance d'avoir à ses côtés quelqu'un pour le partager". C'est donc au partage de ses connaissances que nous invite l'auteur. Il nous explique en termes simples le parcours en trois étapes de la philosophie : la théorie, la morale et l'éthique et finalement la conquête de la sagesse. Au passage, on glane des phrases de philosophes évidemment. De Sénèque, au hasard : "Il faut retrancher ces deux choses : la crainte de l'avenir, le souvenir de maux anciens. Ceux-ci ne me concernent plus et l'avenir ne me concerne pas encore". Et ceci "Tandis qu'on attend de vivre, la vie passe." Au moment de parler de Jean-Jacques Rousseau, on lit le statut de l'homme par rapport à l'animal : "Au contraire, l'homme va se définir à la fois par sa liberté, par sa capacité de s'arracher au programme de l'instinct naturel et, du coup aussi, par sa faculté d'avoir une histoire dont l'évolution est a priori indéfinie." Kant, Descartes, ils défilent tous avec leurs idées transcrites simplement. Il s'attarde avec raison sur "le cas Nietzsche", dont il dit : "On peut ne pas partager ses idées, on peut même les détester, mais on ne peut plus penser après lui comme avant. Là est le signe incontestable du génie." Une idée parmi d'autres dans sa philosophie : "Dans le conflit entre la raison et les passions, ne pas choisir les secondes au détriment de la première, sous peine de sombrer dans la pure et simple "bêtise"." L'idée actuelle de Luc Ferry est optimiste, remplie d'espoir (voir son livre "la révolution de l'amour") et elle s'annonçait déjà dans ce livre-ci : "L'urgence n'est certes plus de s'en prendre à des "pouvoirs" désormais introuvables tant le cours de l'histoire est devenu mécanique et anonyme, mais au contraire, de faire surgir de nouvelles idées, voire de nouveaux idéaux, afin de retrouver un minimum de pouvoir sur le cours du monde." Et de terminer par l'idée maîtresse du respect d'autrui !

Jacques MERCIER

 

Apprendre à vivre, par Luc Ferry. Edition J'ai lu, 2010 (édition orig. Plon 2006). Format de poche. 314 pages. 7 euros.

20 10 10

Une lecture à double foyer

Les lunettes de John Lennon.gif« Derrière le verre, le monde change. Comment est-il réellement ? Est-il doux et léger comme à travers l'œil  du myope ou dur et tranchant comme le prétendent ses lunettes ? Le monde a-t-il la fadeur des yeux de Julius ou la chaleur crémeuse des lunettes de John ? »

 

La réponse gît dans une boîte de chicorée Pacha. Celle que possède Julius Etambar, poireau notoire, (anti-)héros, diantrement attachant, du nouveau roman d'Armel Job, Les lunettes de John Lennon, paru aux Éditions Mijade à Namur.

 

Gage de l'amour que lui porte son père –et du remboursement d'une dette– les lunettes du célèbre Beatle changeront la vie de Julius, la teneur de ses sentiments. Voyageant de mains en mains, si ce n'est de nez en nez, la précieuse artillerie optique illuminera le destin de ses détenteurs : Renata, sa sœur « pas comme les autres », Charlotte qu'il aime, laquelle aime Jean-François Loiseau qui, de mauvais augure, est pris dans l'embrouille d'une sordide affaire de vin frelaté. Les situations, les quiproquos se suivent et s'enchaînent avec brio sous la plume d'un Armel Job en grande forme.

 

Les lunettes de John Lennon, il suffit de les nettoyer avec « un papier spécial, imbibé d'alcool, du Job, le meilleur ». Et vous aurez ainsi la clef de ce petit bijou d'écriture : alerte, loufoque, cocasse, attachant, vif, désopilant... Des lunettes que je vous invite à chausser à la suite de John et dans la clandestinité de vos ados à qui ce roman –croyais-je, au nom d'un clivage primaire– est destiné.

 

Apolline ELTER

 

Les lunettes de John Lennon par Armel Job, Namur, Éditions Mijade, octobre 2010, 286 pp en noir et blanc au format 11 x 21 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 9 € (prix Belgique)

 

**************

 

Apolline Elter : Armel Job, un des secrets –je crois– de votre écriture, c'est cette tendresse amusée avec laquelle vous considérez vos personnages, leurs petites grandeurs d'âme et lâchetés à la fois. Ne nous le cachez pas : vous avez dû avoir un plaisir fou à écrire ce livre, rire vous-même des quiproquos où vous vous êtes laissé entraîner ?

 

Armel Job : Un roman est une entreprise de décapage. Il faut gratter la surface. J’essaie simplement de dérocher mes personnages, les faibles (ceux que j’appelle les poireaux, ceux qui restent à la marge pour toutes sortes de raisons) comme les forts (ceux qu’on admire, ceux qui semblent toujours réussir). Quand on reste en surface, on a vite fait de juger, cataloguer, classer. Avec le roman, cela devient nettement plus compliqué. Sous l’épiderme des gens, celui des poireaux comme celui des forts, on découvre qu’il y a un autre tissu, auquel je donnerais volontiers le nom de tissu de contradictions.

 

Apolline Elter : L'action du roman se situe dans le milieu des années '80. Julius retrouve sur sa route un ancien condisciple, responsable indirect de son renvoi d'un collège jésuite. Vouliez-vous rapprocher l'histoire de la date d'assassinat du chanteur ou la situer quelque peu hors du temps à la mode d'un Toto le héros ?

 

Armel Job : C’est très risqué d’écrire un roman sur aujourd’hui. Rien ne se démode plus vite qu’aujourd’hui. En revanche, le passé ne saurait se démoder. Je joue la sécurité. Je place les événements à distance en laissant tomber tout ce qui n’a été que l’affaire d’un moment.

 

Apolline Elter : Ces lunettes, toutes rondes, c'est une façon d'arrondir les angles, de nous convier à observer les savoureuses imperfections de vos héros par le prisme d'une sympathie goguenarde ?

 

Armel Job : Lennon portait des lunettes psychédéliques qui teintaient le monde. Le roman, ce sont les lunettes de l’auteur. C’est comme ça qu’il voit le monde. Vous chaussez les lunettes de l’auteur. Au début, ce que vous voyez peut paraître bizarre. Mais, c’est connu, l’œil s’adapte aux verres. Pour finir, vous avez deux mondes, le vôtre, l’ancien, l’habituel, et puis le nouveau. Deux, c’est mieux qu’un.

 

Apolline Elter : Les lunettes de John Lennon, c'est avant tout une histoire d'amitié ?

 

Armel Job : C’est notamment une histoire d’amitié. L’amitié est un des plus vieux ressorts de la littérature. Elle est déjà au cœur de l’épopée de Gilgamesh, 2500 ans avant notre ère. L’homme, particulièrement quand il est faible ou ridicule aux yeux des femmes, n’a d’autre baume que celui de l’amitié. Voyez Don Quichotte et Sancho. S’il y a moins d’amis dans la littérature d’aujourd’hui, c’est parce que tous les hommes sont devenus beaux et intelligents. Ils n’ont plus besoin de cela.

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03 06 10

Une savoureuse intrigue

NOTHOMB JulietteAprès un livre de recettes de cuisine, Juliette Nothomb nous concocte cette année un roman pour enfants (de 9 ...à 99 ans) dont on ne fait qu’une bouchée.
Deux années plus tôt, les parents de Maristella-Charlène et Charles-Anton, respectivement surnommés Macha et Chaton, ont disparu dans des circonstances jamais élucidées Fugue ? « Crise d’adultisme » ? Mystère. Désirée et Cyprien-Etienne demeurent introuvables. Dès lors, le frère et la soeur sont pris sous l’aile protectrice de leur grand-mère. Une aïeule aimante, dynamique, excentrique, fervente adepte de bons petits plats végétariens, de sudoku et de feuilletons américains. Tout ce petit monde – y compris Aristide le chat de Mère-Grand et Wanlin-Kermadec le chien des enfants – cohabite dans les rires et la tendresse.Mais des faits étranges surviennent qui perturbent la tranquillité de la demeure. De la nourriture disparaît, des messages codés s’inscrivent sur l’écran de l’ordinateur, dont aucun des membres de la maisonnée n’est l’auteur. Et s’ils…n’étaient pas seuls ? Une énigme cette fois rapidement résolue par la découverte d’une famille souris qui s’avère vivre secrètement sous le même toit : Miroslava, « svelte comme un liseron », danseuse de claquettes virtuose ayant fait des touches du clavier de l’ordinateur sa scène, Mustäaphäa, son mari gourmand, fin connaisseur de fromages, ainsi que leur progéniture composée de six souriceaux. Désireuse de s’amender pour s’être nourrie de larcins chez son hôte et avoir squatté sa demeure, notre famille souris offre ses services à Mère-Grand. Sous le charme de ces petits êtres qui la couvrent de bisous moustachus, cette dernière les accueille avec plaisir, convaincue de la richesse tant culturelle que scientifique d’une telle cohabitation.
Bien lui en prit, car cette famille recomposée et atypique va se révéler redoutablement efficace dans la résolution de l’enquête sur la disparition des parents de Macha et Chaton.
Ou quand la gourmandise se révèle être une merveilleuse qualité...
Une intrigue délicieuse, croustillante d’humour, tendre au cœur, truffée de rebondissements tous plus surprenants et succulents les uns que les autres, que Juliette Nothomb nous cuisine avec un ineffable talent. Ce roman truculent, magnifiquement illustré par Martin Maniez dans des tons sépia à la tendre saveur de l’enfance, se laissera dévorer par les petits et « grands » enfants.
Un régal !
Karine FLEJO

Des souris et des mômes, Juliette Nothomb, Albin Michel, mai 2010, 202pp., 12€90.

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26 08 09

Molière a du peps

MOLIEREUn livre à offrir à nos enfants (catégorie: 9-12 ans) sans l'ombre d'une restriction. D'une plume alerte, Sylvie Dodeller trace le destin de Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière. Fils de tapissier, le jeune Jean-Baptiste se voit offrir la charge et la carrière toute tracées de Tapissier du Roi (Louis XIV). Mais son inclination pour le théâtre et une certaine Madeleine - puis Armande - Béjart en décideront autrement.
Le style de l'ouvrage est "peps": l'auteur campe le décor, l'ambiance de l'époque et prend à maintes reprises le jeune lecteur à témoin, histoire de maintenir la flamme de son enthousiasme jusqu'au bout. La recette marche: oserais-je vous dire que je me suis passionnée pour ce petit bijou...

Apolline Elter

Molière, Sylvie Dodeller, L'école des loisirs (coll. Belles vies), février 2007, 88 pp, 8,5 €

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27 06 09

La reine des pastels

DUBOISDécouvrez J'ai très peur !, le dernier album de Claude K. Dubois (Pastel, Ecole des loisirs) mais aussi tout son univers dont le célèbre Puni-cagibi ! en compagnie de Nicky.
Entretien réalisé dans le cadre de notre émission Livre de bord.

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02 02 09

À la poursuite de l'enfantôme

decorationCharles, 15 ans, dit « Char » et sa sœur Jasmine, 6 ans, dite « Jazz », sont contraints de déménager suite à la séparation de leurs parents. Ils arrivent dans une ville de Normandie où ils trouvent un appartement exceptionnellement peu cher dans un immeuble hypermoderne.
Mais là, Jazz se met à parler avec un enfantôme et parfois à être possédée par celui-ci.
Passionné de cinéma, Char ne trouve qu’une seule manière d’aider sa sœur : filmer l’histoire de l’enfantôme pour exorciser les souvenirs.
Le titre de ce livre m’a interpellée, comme une urgence de le lire. Comment ! Personne ne l’avait encore utilisée, cette contraction poétique d’enfantôme ? Ce volume annoncé « à partir de 12 ans »,
je n’hésite pas à le recommander pour les 10 ans car son style est très fluide et sans vocabulaire spécialement ardu.Derrière le drame de la guerre, il y a clairement le drame des guerres personnelles comme le divorce et on retrouve les grandes questions : comment peut-on passer de l’amour à la haine ? Qu’est-ce qu’être un parent quand on est seul ? Peut-on aimer sans être aimé ? Peut-on démissionner d’un rôle principal de sa vie ?
« Aux yeux de Char, Phil (le père) avait failli à sa mission », « Quel rapport entre la haine et l’amour ? » sont des questions ouvertement exprimées mais on y retrouve aussi les premiers émois amoureux de Char, la rencontre avec l’originalité de Vladimir, la découverte de « sa voie professionnelle », l’adolescence quoi…
Plus profond qu’il n’y paraît, subtil tant dans son approche du fantastique que dans celle de cette période « ni chair ni poisson »… une belle rencontre !
Véronique DE LAET

À la poursuite de l’enfantôme par Jean-Baptiste Evette, illustrations de Sylvie Serprix, collection « Hors piste », Gallimard Jeunesse

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