14 07 11

« De la musique avant toute chose… » (Paul Verlaine)

 

Histoire de la musique au Moyen Âge et à la Renaissance.gifLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 13/07/2011 sur le site des guides gastronomiques belges DELTA (www.deltaweb.be) :

 

Dans son Histoire de la musique au Moyen Âge et à la Renaissance parue aux Éditions Ellipses à Paris, la professeure Isabelle Handy (elle enseigne à l’université du Maine et à l’Institut technologique européen de métiers de la musique, au Mans) aborde avec un talent de conteuse exceptionnel cette période de l'histoire musicale largement méconnue du grand public.

 

Resituant la création et l’évolution musicales d’alors dans leurs rapports avec l'histoire, les arts, la littérature, la philosophie, la scolastique médiévale, l'humanisme renaissant mais aussi dans leurs liens avec les costumes, les danses à la mode, les jeux – qui furent premières grandes formes théâtrales – les chansons, les danses ou les instruments aux noms parfois étranges (chalemie, clavicorde, mandore, régale, rebec, théorbe, virginal…), l’auteure montre comment, en mille ans, entre le Ve et le XVIsiècles, à un moment où la société moderne se construisait, où l'Europe entrait dans une première grande ère de construction, la musique s’est insérée tout naturellement dans la vie quotidienne, à la cour comme à l'église, dans les demeures ou sur les routes, dans l'atelier d'un luthier et sur les places publiques, pour la prière, le faste ou le divertissement.

 

Prenant le lecteur par la main à la manière d’une Mary Poppins de musicologie, Isabelle Handy l’entraîne à travers le temps et l’espace et lui fait découvrir la musique du temps des mérovingiens et des carolingiens, lui donne à entendre celle du temps des cathédrales avec son répertoire gothique, lui fait connaître l’amour avec les trouvères et les troubadours, l’emmène par la Bourgogne de Castille en Bavière, décrypte pour lui les Carmina Burana et lui présente Rémy Belleau, Gilles Binchois, Guillaume Dufay, Roland de Lassus, Guillaume de Machaut, Johannes Ockeghem, Giovanni Palestrina ou Adrian Willaert…

 

Bravissimo !

 

Bernard DELCORD

 

Histoire de la musique au Moyen Âge et à la Renaissance par Isabelle Handy, Paris, Éditions Ellipses, collection « Le monde : une histoire », mars 2009, 312 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,50 € (prix France)

 

Pour vous, nous avons recopié dans cet essai captivant les quelques lignes suivantes :

 

La liturgie des « Heures » selon la règle bénédictine

 

Selon la règle de Saint-Benoît, la journée d’un moine est divisée en cinq heures de travail manuel, quatre heures d’étude des écritures et six heures de prières. Ces dernières sont ordonnées selon un emploi du temps très strict (= la liturgie des « Heures »). Huit réunions journalières (sept le jour, une la nuit) ponctuent rigoureusement le rituel témoignant de la volonté de prier Dieu nuit et jour…

 

Office nocturne (Grandes Heures)

- Matines (ad matutinem = matin) : avant le lever du jour ou à la fin de la nuit. Appelées dans les premiers temps du christianisme vigilia (vigile = cérémonie de la nuit).

- Laudes (ad laudes, louanges) : à l’aurore. Selon la saison, y est chantée une grande antienne mariale tel le Salve regina.

 

Office diurne (Petites Heures, presque 20 minutes chacune ; se caractérisent par leur simplicité, leur dépouillement)

- Prime (ad primam, à la 1re heure). À 6 heures du matin.

- Tierce (ad tertiam, à la 3e heure). À 9 heures du matin.

- Messe : célébrée à 10 heures, parfois après Sexte ou None.

- Sexte (ad sextam, à la 6e heure). À midi, c’est-à-dire au milieu du jour.

- None (ad nonam, à la 9e heure). À 15 heures.

 

Office vespéral (Grandes Heures)

- Vêpres (ad Vesperas). À la tombée du jour, à 18 heures. On peut y chanter le cantique de louange à la Vierge appelé Magnificat. Le cantique (lat. canticum = chant biblique) est un petit texte court, simple dans sa conception et populaire (Il est né le divin enfant est un cantique interprété le jour de Noël).

- Complies (ad completorium, achèvement). Avant le coucher (vers 21 heures), à la fin de la journée. Les antiennes mariales y sont chantées à partir du XIIIsiècle.

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14 07 11

« C'est grâce à l'héritage du jazz que l'homme singe devient l'homme sage. » (MC Solaar)

 

Le jazz dans tous ses états.gifLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 13/07/2011 sur le site des guides gastronomiques belges DELTA (www.deltaweb.be) :

 

Faisant le tour de son sujet dont il décrit l’histoire, les styles, les foyers et les grandes figures, Le jazz dans tous ses états de Franck Bergerot paru aux Éditions Larousse à Paris constitue un guide indispensable à tout amateur de musique qui balance.

 

Des premiers work songs aux métissages multiethniques, des gospels aux expériences électroniques, du blues aux rapprochements avec le hip-hop, cet ouvrage très complet aborde, en suivant la chronologie, les grandes phases de l'histoire du jazz : spirituals, gospel, ragtime, jazz hot, swing, bop, cool, hard bop, free, fusion...

 

Il révèle aussi combien l'évolution du jazz a été conditionnée par la place faite aux Noirs dans la société américaine, infléchie par le poids du passé, par le voisinage d'autres musiques, par l'apparition de nouvelles techniques d'enregistrement et de nouveaux instruments...

 

Et il présente les grandes figures qui ont contribué à son histoire : de Louis Armstrong à Ornette Coleman, Wynton Marsalis et Louis Sclavis, en passant par King Oliver, Duke Ellington, Lionel Hampton, Count Basie, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Art Tatum, Django Reinhardt, Teddy Wilson, Charlie Parker, Erroll Garner, Thelonious Monk, Oscar Peterson, Charles Mingus, John Coltrane, Bill Evans ou Miles Davis, notamment.

 

Last but not least, il est rédigé dans un langage simple et présente avec brio, parfois à l'aide de schémas, le vocabulaire du jazz et son évolution tout en invitant à l'écoute par la fourniture d’une importante discographie mise à jour.

 

De quoi se réchauffer l’âme… et les oreilles !

 

Bernard DELCORD

 

Le jazz dans tous ses états par Franck Bergerot, Paris, Éditions Larousse collection « Reconnaître et comprendre », mars 2011, 287 pp. en quadrichromie au format 14,5 x 25 cm sous couverture brochée en couleurs, 27 € (prix France)

 

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage qui swingue les lignes suivantes :

 

Le big band de Dizzy Gillespie

 

Le big band de Billy Eckstine, où s’étaient retrouvés en 1944 les principaux chefs de file du bop, était plus un rassemblement de boppers qu’un véritable grand orchestre bop. À partir de 1945, Dizzy Gillespie fit appel à l’arrangeur Gil Fuller, pour une première expérience en big band lors de la tournée de la revue Hepsations of 1945, pour son sextette, puis pour le grand orchestre qu’il monta en 1946.

 

Dans un manifeste intitulé What Is Bebop ? et distribué au public du club le Royal Roost, Walter Gil Fuller citait Igor Stravinsky. On trouve en effet de nombreuses analogies entre les préoccupations des boppers et celles dont témoigne le Sacre du Printemps : refus de l’épanchement romantique, volonté d’exaspérer les contrastes, recours à la tension harmonique et à la dissonance. Autant d’éléments repérables tant dans le chef-d’œuvre de Gil Fuller Things to Come (« choses à venir ») que dans le final de l’arrangeur blanc George Russel pour Cubana Bop. Les pianistes Tadd Dameron et John Lewis participèrent également aux arrangements du répertoire de Dizzy Gillespie dans une veine assez voisine où l’on ne peut s’empêcher d’y voir l’aboutissement d’aspirations antérieures, déjà à l’œuvre dans Queer Notions (chez Fletcher Henderson) ou Stratosphere (chez Jimmie Lunceford).

 

À l’inverse, l’introduction en 1947 des percussions afro-cubaines de Chano Pozo dans l’orchestre de Dizzy Gillespie constitua la première véritable rupture d’avec le jazz des origines. Pour la première fois, le phrasé inégal, qui jusque-là avait caractérisé le swing, était mis en péril par le battement égal des mains du percussionniste.

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20 03 11

Attention, chefs d’œuvre !

Opéras mythiques.gifIssu des représentations du mythe d'Orphée, célébrant le pouvoir d'une musique plus puissante que la mort, l'opéra a été à son tour créateur de mythes. Comment ? Par la rencontre du théâtre, qui met l'émotion à distance, et de la musique, qui s'adresse au tréfonds de l'être, notamment par l’entremise de la voix, l'instrument sensuel par excellence.

 

Les mélomanes aussi bien que les néophytes trouveront la confirmation de cette thèse dans Opéras mythiques, un ouvrage monumental d’Elisabeth Brisson paru aux Éditions Ellipses à Paris, une présentation des opéras fondateurs de mythes, des œuvres majeures qui révèlent les dimensions essentielles de la condition humaine.

 

D'Orfeo de Monteverdi (1607) à Wozzeck d'Alban Berg (1925), les douze opéras retenus par l’auteure mettent en acte le désir, la mort, la vérité de l'être : Don Giovanni et La Flûte enchantée de Mozart, Fidelio de Beethoven, La Traviata de Verdi, Tristan et Isolde de Wagner, Boris Godounov de Moussorgski, Carmen de Bizet, Tosca de Puccini, Pelléas et Mélisande de Debussy et Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartok.

 

Chacun d’entre eux est présenté dans son contexte historique de composition et de création. Une approche musicale permet ensuite de mesurer les enjeux des choix du compositeur et du librettiste et les significations qui en découlent. Enfin, les avatars de leur réception montrent comment s'est fondée l'importance qu'ils ont prise dans la culture occidentale, voire dans la culture mondiale.

 

Bernard DELCORD

 

Opéras mythiques par Elisabeth Brisson, Paris, Éditions Ellipses, novembre 2008, 741 pp. en noir et blanc au format 16 x 24 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 32,00 € (prix France)

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07 02 11

Un survol du show-biz

pascal negre.jpgPour tous ceux qui veulent comprendre, de l'intérieur, le phénomène du disque, de la production, du show et du business à la fois, du spectacle, du prix, du téléchargement, etc. Pascal Nègre propose un très bel exposé dans "Sans contrefaçon". Comme il l'explique, il est pour certains celui qui remet le prix au vainqueur de la Star Academy, pour d'autres celui qui lutte contre les téléchargements pirates ou le PDG d'Universal Music, l'ami des stars. Cependant, Pascal Nègre est avant tout un producteur. Le producteur dans une maison de disques est la personne qui verse des avances aux artistes afin qu'ils puissent écrire leurs chansons, qui choisit les musiciens et les studios, qui propose enfin les oeuvres au grand public. Le producteur doit créer un climat de confiance pour que l'artiste puisse s'exprimer au mieux. Pascal Nègre nous livre ici sa profession de foi dans son métier, son amour véritable de la musique, de cette forme de culture. C'est convaincant ! J'ai trouvé dans le livre bien des réponses aux questions que tout le monde se pose un jour. Qu'elles concernent le show et les caprices des artistes, les pourcentages sur les disques, la téléréalité et qui se cache derrière tout ça, les buzz sur Internet et les indépendants, etc. On s'attache à Pascal Nègre dès qu'il raconte son enfance, ses débuts, ses passions. On le comprend, on le suit, du bas jusqu'en haut de l'échelle, avec l'enthousiasme et l'intelligence comme compagnons. Il parle sans détours, par exemple, de l'affaire Hallyday, de la crise, de la star'Ac ! Oui, il cite des noms, oui, il donne des chiffres, oui, il juge et donne son avis personnel. Si Pascal Nègre est relativement optimiste tout au long de l'ouvrage, il termine par un coup de gueule ! "Toute une génération semble avoir perdu l'oreille. Elle passe son temps à écouter sur ordinateur des chansons compressées, décompressées et recompressées, sans paraître le moins du monde s'en trouver scandalisée. Or, c'est un désastre artistique. Que l'on puisse se satisfaire de deux minuscules haut-parleurs d'ordinateur pour écouter une oeuvre qu'un artiste a passé des semaines à travailler, à peaufiner, à perfectionner avec des musiciens, des réalisateurs et des ingénieurs du son, pour qu'elle soit offerte au public avec toute la palette de couleurs qu'il a imanginées, oui, cela me révolte ! C'est du saccage pur et simple !"

Jacques MERCIER

Sans contrefaçon, par Pascal Nègre. Edition Fayard, collection Document, 2010. 290 pages. 19 euros.

20 01 11

ABBA : le poids de la bio, le choc des photos


ABBA story par Jean-Marie POTIEZ & Brice Depasse sur Nostalg
envoyé par nostalgie. - Regardez la dernière sélection musicale.


ABBA : une légende nordique, Jean-Marie Potiez, Ed. Didier Carpentier, septembre 2010, Beau Livre grand format, 160p., 29€50.

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07 12 10

Dans la peau de John Lennon

1115355-gf.jpgJohn Lennon raconte. sur le divan du psy qui habite son immeuble, le Dakota building de Manhattan. Au fil des séances qui débute en 1975, le citoyen le plus célèbre de Liverpool se dévoile, raconte son enfance, ses errances, sa vie avec les Beatles, ses femmes, la musique, l'alcool, son père, la drogue, la politique.

La légende la plus totale de l'histoire du rock à la première personne du singulier, vaut le détour, celui de la plume d'un des (rares) talentueux auteurs de la nouvelle génération.

Brice Depasse

 

Lennon, David Foenkinos, Plon, octobre 2010, 238p., 18€00.

18 06 10

Un an déjà

les-trésors-de-michael-jackson-michackson.com_A l’heure où Sony Music se lance dans des projets fous pour exploiter sa plus machine commerciale, les maisons d’édition commémorent le premier anniversaire de la disparition de Michael Jackson. Michel Lafon, déjà éditeur de Moonwalk, l’unique autobiographie du roi de la pop (cliquez sur la couverture du livre pour lire notre chronique), publie un beau livre de fac similés de ses trésors, à destinations des fans et collectionneurs.
Ces photos et souvenirs vont de la reproduction de la première affiche de Thriller au testament de la star en passant par des tickets de concert pour les Jacksons ou encore l’acte de maraige avec la fille d’Elvis Presley.
God save the collectors.
Brice Depasse

Les trésors de Michael Jackson, Jason King, Michel Lafon, juin 2010, 192p. 22x31cm, 33€65 (prix belge).

Et pour les collectionneurs, justement, deux séquences de ma Story qui sera diffusée du 21 au 27 juin sur Nostalgie :

  La Story Michael Jackson 1
  La Story Michael Jackson 5

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14 06 10

« Chi va piano (non) va sano... »

Robert SchumannIl y a tout juste deux siècles naissait l’immense musicien allemand Robert Schumann (8 juin 1810-29 juillet 1856), qui, en raison de la qualité de son œuvre et du caractère tragique de sa destinée (longtemps dépressif, en raison notamment d’amours contrariées, il mourut fou à 46 ans), fut surnommé le Romantique des Romantiques.
L’excellent poète et journaliste musical Alain Duault consacre à cet ami de Frédéric Chopin et de Franz Liszt, chez Actes Sud et sous le titre Robert Schumann Le goût de l’ombre, une monographie d’excellente facture et de grande érudition, biographie empathique qui met en lumière les ombres énigmatiques et les côtés insondables autant que les aspects rayonnants de l’œuvre, pour une bonne part reflet de l’homme. Influencé par l’écrivain Jean Paul (1763-1825) et par le compositeur Félix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) autant que par son épouse Clara Wieck avec qui il eut huit enfants, Robert Schumann a composé des sonates, une Fantaisie, des oratorios profanes, un Concerto pour violon, quelques œuvres chorales, un opéra et des symphonies, le tout débordant de verve, d’imagination, de virtuosité, d’élan, d’audace… et de tristesse mélancolique. Car c’est « aussi une musique qui ne referme pas les plaies, qui ne donne pas de réponse ; c'est au contraire une musique qui dit : "Pourquoi ?" », écrit Alain Duault avec un beau sens de l’analyse et de la métaphore, s’agissant des Phantasiestücke op. 12 aussi bien que des Chants de l’aube.
Peut-être la réponse réside-t-elle dans la musique elle-même…
Bernard DELCORD

Robert Schumann Le goût de l’ombre par Alain Duault, Arles, Actes sud, collection
« Classica », mars 2010, 172 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en couleur, 16 € (prix France)

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16 04 10

« Ah ! Je ris de me voir si belle… »

B.A.-BA de l’opéraProfesseur de musicologie à l’université de Strasbourg, pianiste et organiste, Jacques Viret a conduit de nombreux travaux, notamment sur le chant grégorien, la musique du Moyen Âge et celle du XXe siècle. Il a fait paraître récemment chez Pardès à Grez-sur-Loing un passionnant B.A.-BA de l’opéra dans lequel il expose avec précision la dramaturgie lyrique et son histoire en vue de décrypter, sous l’angle de l’imaginaire mythique et de la psychologie des profondeurs, le message existentiel des scénarios opératiques, de Claudio Monteverdi à John Adams en passant, bien entendu, par Gluck, Beethoven, Mozart, Weber, Wagner, Hindemith, Verdi, Puccini, Donizetti, Rossini, Lulli, Gounod, Massenet, Berlioz, Ravel, Rimski-Korsakov, Smetana, Janáček, Bartók et autres Richard Strauss ou Jean-Jacques Rousseau. Il passe donc en revue les différentes formes du théâtre chanté avant d’éplucher les opéras baroques, classiques et romantiques puis de s’interroger sur les spécificités et les thèmes d’un genre qui mène ses héros (et le public) de l’enfer aux étoiles en recourant aux mythes et aux mystères ainsi qu’aux sacrifices et aux rédemptions. Ce petit ouvrage très dense est complété de riches annexes : le synopsis résumé de 95 œuvres parmi les plus marquantes du répertoire allemand, autrichien, français, italien, russe, anglais, américain, espagnol, tchèque, hongrois ou roumain, un glossaire de l’opéra, la liste commentée des chanteurs légendaires du XXe siècle, celle des hauts lieux du théâtre lyrique ainsi qu’une bibliographie et un répertoire de sites Internet.
Avis aux mélomanes !
Bernard DELCORD

B.A.-BA de l’opéra par Jacques Viret, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection
« B.A.-BA », décembre 2009, 127 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 12 €

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17 03 10

« Si on chantait ? » (Julien Clerc)

Si les chansons m’étaient contéesChroniqueur musical de variétés sur France 2 dans l’émission « Télématin », Frédéric Zeitoun a rassemblé, dans Si les chansons m’étaient contées paru naguère aux Éditions Jean-Claude Gawsewitch à Paris, un grand nombre d’informations sur la genèse, les tours et les alentours d’une kyrielle de chansons qui sont dans toutes les mémoires : Le Gorille de Georges Brassens, Milord d’Edith Piaf, Je m’voyais déjà de Charles Aznavour, Belles, belles, belles de Claude François, Céline de Hugues Aufray, Lucy in the Sky with Diamonds des Beatles, Je t’aime moi non plus de Serge Gainsbourg, Your song d’Elton John, San Francisco de Maxime Le Forestier, Angie des Rolling Stones, Le zizi de Pierre Perret, La Ballade des gens heureux de Gérard Lenorman, Le Sud de Nino Ferrer, L’Été indien de Joe Dassin, Hotel California des Eagles, Mélissa de Julien Clerc, Cœur de loup de Philippe Lafontaine, Bouge de là de MC Solaar, Je t’attends d’Axelle Red, La Corrida de Francis Cabrel, Si seulement je pouvais lui manquer de Calogero et bien d’autres encore…
Chacune d’elles est replacée dans son contexte et présentée sous l’angle des secrets de fabrication, des caprices de stars et des anecdotes savoureuses, mixés dans un cocktail bien rafraîchissant… pour la mémoire !
Bernard DELCORD

Si les chansons m’étaient contées par Frédéric Zeitoun, Paris, Éditions Jean-Claude Gawsewitch, septembre 2009, 221 pp. en noir et blanc au format 13 x 21 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 17,90 €

Retrouvez Frédéric Zeitoun tous les jours sur "Télé Mélody", une chaîne du bouquet Nostalgie sur Belgacom TV.

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