15 02 12

Un traité de réconciliation

L'Histoire de la musique pour les nuls.gifLe texte ci-dessous a été envoyé dans la newsletter de février 2012 des guides gastronomiques DELTA avant d'être mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :

Théâtre d'un conflit entre les Anciens (les partisans du classique) et les Modernes (ceux qui prônent les productions actuelles), la musique a enfin trouvé son pacte de paix dans L'Histoire de la musique pour les nuls rédigée par Olivier Carrillo & Jean-Clément Jollet et publiée à Paris aux Éditions First, un ouvrage qui permet de comprendre et de priser à leur juste valeur les trésors musicaux du VIIIe siècle à nos jours.

On y découvre, expliquées avec une belle simplicité, les richesses du chant grégorien et de la musique de la Renaissance, celles des périodes baroque, classique et romantique, avec leur lot de compositeurs qu'on ne présente plus, tels que Vivaldi, Lully, Bach, Mozart, Beethoven, Liszt ou encore Wagner, celles de l'opéra du XIXe siècle jusqu'aux opérettes des années 1940 et aux comédies musicales d'aujourd'hui, mais aussi celles des grandes figures du XXe siècle ainsi que les musiques des dernières décennies dans toutes leurs (r)évolutions : jazz, blues, rythm and blues, folk, boogie woogie, rock, pop, punk, heavy metal, disco, reggae, rap, électro, R'n'B, techno, funk, hip-hop... sans oublier les musique du Monde, bien entendu.

Le livre s'achève sur des playlists pour en savoir plus et sur un glossaire des termes musicaux pour ne pas se tromper.

Ce serait en effet dommage !

Bernard DELCORD

L'Histoire de la musique pour les nuls par Olivier Carrillo & Jean-Clément Jollet, Paris, Éditions First, collection « Pour les nuls », novembre 2011, 427 pp. en noir et blanc au format 19 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 22,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce beau livre didactique les quelques lignes suivantes :

Le musical

Dans les années 1920, la comédie musicale (musical) américaine s'émancipe de son modèle anglais, la revue de music-hall. Une intrigue mince est prétexte à un enchaînement de numéros musicaux de grande qualité dont certains deviendront des standards. Le grand répertoire américain de la chanson regorge de chansons du compositeur et parolier Cole Porter, et des frères Gershwin, George (musique) et Ira (paroles).

Interprétés dans des théâtres de la célèbre avenue new-yorkaise Broadway, les scénarios s'étoffent autour de sujets légers ou graves. On doit au compositeur Richard Rodgers et à son librettiste Oscar Hammerstein II des chefs-d'œuvre du genre : Oklahoma! et La Mélodie du bonheur qui seront adaptés au cinéma.

La collaboration la plus remarquable se fait entre le chorégraphe Jerome Robbins et le compositeur Leonard Bernstein en 1957. Inspiré de Roméo et Juliette de Shakespeare, West Side Story est un pur joyau musical, chorégraphique et littéraire. L'adaptation cinématographique de 1961 n'a toujours pas pris une ride.

Musical à l'heure anglaise

Capitale de la pop et du rock, Londres est aussi une place forte du musical. Les innombrables représentations des musicals d'Andrew Lloyd Webber dans les théâtres du West End londonien et à Broadway témoignent de l'attachement du public pour ses œuvres: Jesus Christ Superstar, The Rocky Horror Show, Evita, Cats, The Phantom of the Opera, Love Never Dies.

Musical et grand écran

Les grandes réussites du musical peuvent être adaptées au cinéma et inversement : l'adaptation du dessin animé de Disney Le Roi lion rencontre un succès international sous forme de comédie musicale et Billy Elliot connaît une seconde jeunesse sur les planches new-yorkaises et londoniennes.

La comédie musicale Chicago (John Kander et Fred Ebb, Bob Fosse), qui est portée en triomphe encore aujourd'hui à Broadway et à Londres, s'inspire de faits divers qui passionnèrent les Américains dans les années 1920. Elle vous plongera dans l'ambiance musicale nocturne du Chicago de la prohibition. Le film éponyme est un bijou à ne rater sous aucun prétexte. Musique, danse, meurtre, corruption, sexe et alcool de contrebande : tous les ingrédients nécessaires sont réunis pour s'encanailler à moindres frais le temps d'une soirée, and All That Jazz !

Cocorico !

Le compositeur français Claude-Michel Schonberg réussit l'exploit de surpasser les maîtres du genre en nombre de représentations avec sa comédie musicale Les Misérables (1980). Son adaptation anglaise (1985) est toujours à l'affiche aujourd'hui (2011). ce qui fait des Miz la comédie musicale connaissant la plus longue exploitation en continu à Londres.

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01 01 12

« T’es rock, Coco ! » (Léo Ferré)

Rock Songs.gif

Directeur de la rédaction du magazine Rolling Stone, l’Américain Nathan Brackett est aussi journaliste spécialisé dans la musique pour “Good Morning America” sur ABC, ainsi que sur CNN, MSNBC, Inside Edition, VH1, MTV et bien d'autres chaînes télévisées.

 Les Éditions Gründ à Paris ont eu l’excellente idée de mettre sur le marché, sous le titre Rock Songs, l’adaptation française de son dernier opus consacré à 90 chansons mythiques du genre.

 Du Rock around the clock de Bill Haley (1954) à Fix You (2005) de Coldplay en passant par les inoubliables Hound Dog (1956) et Jailhouse Rock (1957) d’Elvis Presley, I feel good (1965) de James Brown, Hey Joe (1966) de Jimi Hendrix, Imagine (1971) de John Lennon, Anarchy in the UK (1976) des Sex Pistols, Billie Jean (1983) de Michael Jackson, Enter Sandman (1991) de Metallica ou Wonderwall (1995) d’Oasis et, en français, La Ballade de Melody Nelson (1971) de Serge Gainsbourg, Marcia Baila (1984) des Rita Mitsouko, Sous le Soleil de Bodega (1991) des Négresses vertes ou Ton invitation de Louise Attaque (1997)[1], la genèse et la réception publique de chaque morceau sont replacées dans leur contexte et illustrées de photographies remarquables recréant l’ambiance qui présida à leur succès.

 Un bien beau livre, et qui déménage fameusement !

 Bernard DELCORD

 Rock Songs par Nathan Brackett, préface d’Alain Gouvrion, adaptation d’Edith Noublanche, Paris, Éditions Gründ, octobre 2011, 287 pp. en quadrichromie au format 26,5 x 30,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 29,95 € (prix France)



[1] En plus des titres cités, l’ouvrage recense Whole lotta shakin’ goin’on (1957) de Jerry Lee Lewis, Johnny B. Goode (1958) de Chuck Berry, Summertime Blues (1958) d’Eddie Cochran, What’d I say (1959) de Ray Charles), Surfin’USA (1963) des Beach Boys, You really got me (1964) des Kinks, The House of the rising sun (1964) des Animals, My Generation (1965) des Who, Yesterday (1965) des Beatles, Like a rolling stone (1965) de Bob Dylan, (I Can’t Get No) Satisfaction (1965) des Rolling Stones, The Sound of silence (1965) de Simon & Garfunkel, Respect (1965) d’Aretha Franklin, Mr Tambourine Man (1965) des Birds, California Dreamin’ (1965) par The Mamas & The Papas, Wild Thing (1966) des Troggs, Light my fire (1967) des Doors, Somebody to love (1967) par Jefferson Airplane, I’m waiting for the man (1967) du Velvet Underground, Purple Haze (1967) de Jimi Hendrix, Hey Jude (1968) des Beatles, Sunshine of your love (1968) de Cream, Born to be wild (1968) de Steppenwolf, Sympathy for the devil (1968) des Rolling Stones, I Heard it through the grapevine (1968) de Marvin Gaye), Proud Mary (1969) de Creedence Clearwater Revival, Whole lotta love (1969) de Led Zeppelin, Black magic woman (1970) de Santana, Paranoid (1970) de Black Sabbath, Me and Bobby McGee (1971) de Janis Joplin, Stairway to Heaven (1971) de Led Zeppelin, Tiny Dancer (1971) d’Elton John, Maggy May (1971) de Rod Steward, Changes (1972) de David Bowie, Heart of Gold (1972) de Neil Young, School’s out (1972) d’Alice Cooper, Smoke on the water (1972) de Deep Purple, Knockin’ on Heaven’s door (1973) de Bob Dylan, Living for the city (1973) de Stevie Wonder, La Grange (1973) des ZZ Top, Get up stand up (1973) de Bob Marley, Search and destroy (1973) des Stooges, Burn to run (1975) de Bruce Springsteen, Sweet Emotion (1975) d’Aerosmith, Bohemian Rhapsody (1975) de Queen, Blitzkrieg Bop (1975) de Ramones, We will rock you (1977) de Queen, Dancing barefoot (1979) de Patti Smith, Catholic Girls (1979) de Frank Zappa, Highway to Hell (1979) de AC/DC, Sultan of swings (1979) de Dire Straits, London calling (1979) de Clash, Hearth of glass (1979) de Blondie, Comfortably numb (1979) des Pink Floyd, Radio Free Europe (1981) de REM, Every breath you take (1983) par The Police, Pride and joy (1983) par Steve Ray Vaughan, Holiday (1983) par Madonna, Jump (1984) de Van Halen, When doves cry (1984) de Prince, Sweet Child o’ mine (1988) de Guns’n Roses, Like a prayer (1989) par Madonna, Smell like teen spirit (1991) de Nirvana, Under the bridge (1991) de Red Hot Chili Peppers, One (1992) de U2, Paranoid Android (1997) de Radiohead, Maps (2003) des Yeah Yeah Yeahs, Seven Nation Army (2003) de White Stripes, American idiot (2004) de Green Day ainsi que La musique que j’aime (1973) par Johnny Hallyday, Antisocial (1980) de Trust, Argent Trop Cher (1980) de Téléphone, La Mala Vida (1988) de Mano Negra, Volutes (1991) d’Alain Bashung et Le Continent Tostaky (1992) de Noir Désir.

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21 11 11

Têtes de l’art…

                                                                                                                                                               

Portraits légendaires du jazz.gifL'article ci-dessous a paru dans la newsletter de novembre 2011 des guides gastronomiques belges DELTA avant d'avoir été mis en ligne sur leur site (www.deltaweb.be) :


Dans le magnifique album intitulé Portraits légendaires du jazz qui vient de paraître aux Éditions Tana à Paris, le journaliste spécialisé Pascal Anquetil se penche sur les grands artistes de cet art musical majeur et révolutionnaire qui « a bouleversé et incendié tout le XXsiècle »

 

Pour cela, il a procédé à un découpage non chronologique qui permet de croiser les destins et les œuvres de 70 jazzmen et ladies de légende [1] dans des textes brefs servant de miroir au visage de chaque artiste, photographié en noir et blanc.

 

Un superbe voyage dans les yeux du New Orleans et du free en passant par le swing, le be-bop, le cool ou le jazz-rock !

 

Bernard DELCORD

 

Portraits légendaires du jazzpar Pascal Anquetil, Paris, Tana éditions, septembre 2011, 222 pp. en noir et blanc au format 27 x 29,5 cm sous couverture cartonnée et jaquette en noir et blanc, 45 € (prix France)

 

Pour vous, nous avons recopié dans ce bel ouvrage le portrait suivant :

 

Count Basie

 

Z Portraits légendaires du jazz (Count Basie).jpg

 

Né le 21 août 1904 à Red Bank (États-Unis)

Mort le 26 avril 1984 à Hollywood (États-Unis)

 

Avec un mélange d'affection et de plaisanterie, ses musiciens s'amusaient à l'appeler « Holy Man ». Count Basie, « Saint Homme » ? Pourquoi pas ? Avec son blazer et sa casquette de yachtman, ce sacré petit homme, tout en rondeur et nonchalance, la paupière lourde, est sans aucun doute celui qui, pendant des décennies, avec cet air d'indifférence aristocratique, incarnera le mieux une certaine éternité du jazz. Meneur d'hommes à l'autorité bienveillante, il sera, après Duke Ellington, anobli par ses pairs en « comte » de « la plus profonde des musiques légères ».

 

C'est une évidence : aimer le jazz et Basie, c'est la même chose. On a souvent dit que son orchestre était une explosive « usine à swing ». C'est vrai, mais c'était plus encore : un organisme vivant, un monument d'équilibre et de force tranquille. À la base, il y a d'abord un « phrasé de masse ». Un son puissant, accrocheur et généreux, aux arêtes vives, toujours marqué au coin magique du blues de Kansas City. Le tout est propulsé par une rythmique de haute précision qui marque les quatre temps avec une légèreté toute féline. Un tapis roulant, souple comme du cuir, laineux comme une moquette, qui avance imperturbablement sous les blocs coupants des cuivres et la vague cotonneuse des saxophones. Et, au milieu, indispensable, trône Freddie Green, le fidèle horloger qui, avec sa guitare posée sur les genoux, décide du juste tempo sur lequel tous les autres musiciens doivent se régler.

 

Basie a appris à ses hommes le secret du jeu collectif et de la précision inflexible. La pratique des arrangements « de tête » (oraux) ajoute à la spontanéité et à la complicité de sa musique. Fondés sur des « riffs », ces petites phrases réitérées et reprises à plusieurs coups, les arrangements sont toujours construits pour faire monter la tension. Face à cet édifice simple dont la force réside dans une mise en place impeccable, les solistes peuvent prendre leur élan et donner libre cours à leur imagination. Count, le « sorcier du tempo », selon Quincy Jones, sait d'instinct donner la pulsation idéale à chaque morceau. Ainsi, un jour, Neal Hefti apporte en studio l'arrangement d'une composition qu'il souhaite ultrarapide. Après quelques mesures, Basie interrompt l'orchestre, claque des doigts et chante le thème quatre fois moins vite, comme dans un ralenti de cinéma. C'est Li'l Darlin’ le plus grand « tube » basique » !

 

On l'oublie trop, Count Basie fut aussi « le » pianiste de l'orchestre. On l'a dit « économe ». Il serait plus pertinent d'affirmer qu'il fut prodigue en... silences. Comme personne, il avait compris l’art « taoïste » de la litote et de l'ellipse. « Je joue juste une ou deux notes sans me soucier d’en faire plus ». Le miracle toujours recommencé, c’était qu’avec deux doigts et trois notes, le Count savait donner plus de musique que tous les speedés du clavier. Il lui suffisait simplement de faire « clink, clink, clink » et c’était le bonheur. One More Time



[1] Louis Armstrong, Albert Ayler, Chet Baker, Count Basie, Sidney Bechet, Bix Beiderbecke, Tony Bennett, Art Blakey, Michael Brecker, Clifford Brown, Ray Charles, Ornette Coleman, John Coltrane, Miles Davis, Eric Dolphy, Duke Ellington, Bill Evans, Gil Evans, Art Farmer, Ella Fitzgerald, Erroll Garner, Stan Getz, Dizzy Gillespie, Stéphane Grappelli, Jim Hall, Lionel Hampton, Herbie Hancock, Coleman Hawkins, Fletcher Henderson, Woody Herman, Billie Holiday, Shirley Horn, Ahmad Jamal, Keith Jarrett, Eddie Jefferson, Jay Jay Johnson, Roland Kirk, Diana Krall, Abbey Lincoln, Eddy Louiss, Jimmie Lunceford, Brad Mehldau, Charles Mingus, Thelonious Monk, Wes Montgomery, Jelly Roll Morton, Gerry Mulligan, Anita O’Day, Charlie Parker, Jaco Pastorius, Art Pepper, Oscar Peterson, Michel Petrucciani, Bud Powell, Django Reinhardt, Sonny Rollins, George Russell, Wayne Shorter, Horace Silver, Frank Sinatra, Martial Solal, Art Tatum, Toots Thielemans, Lennie Tristano, Sarah Vaughan, Fats Waller, Barney Wilen, Teddy Wilson, Lester Young & John Zorn.

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31 10 11

« La musique est la langue des émotions » (Emmanuel Kant)

Les 100 mots de la musique classique.gifDans Les 100 mots de la musique classique, un ouvrage publié à Paris aux Éditions des Presses universitaires de France dans la célèbre collection « Que sais-je ? », le journaliste, claveciniste et organiste Thierry Geffrotin, un spécialiste de Mozart, Chopin et Brahms, a rassemblé et défini avec précision, de « A cappella » à « Zarzuela » en passant par « Dodécaphonisme », « Fricassée », « Eurovision », « Motet », « Oratorio » ou « Sonate », les termes qui font la quintessence du 4e art.

 

Une magnifique opportunité pour les néophytes et une passionnante redécouverte pour les amateurs éclairés !

 

Bernard DELCORD

 

Les 100 mots de la musique classique par Thierry Geffrotin, Paris, Éditions des Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », septembre 2011, 127 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,6 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 9 € (prix France)

 

Liste des 100 mots :

A cappellaAbendmusik – Académie – Accordéon – Air/Aria – Alphabet – Amateur – Ameublement (Musique d’) – Antienne/Anthem – Apprentissage – Baguette – Ballet – Baroque – Basse continue – Bel canto – Biniou – Bis – Bois – Cadence – Cantate – Cassation – Castrat – Cécité – Célébrité – Chambre/Chapelle/Écurie – Chef-d’œuvre – Chœur/Chorale – Choral – Classique – Clavecin – Col legno – Comédie musicale – Concerto – Concrète (musique) – Conservatoire – Contemporaine (musique) – Cordes – Critique – Cuivres – Diapason – Diva – Dodécaphonisme – Dynastie – Épreuves – Eurovision – Fac-similé – Fantaisie – Film (Musique de) – Fricassée – Fugue – Glassharmonica – Grégorien (Chant) – Harmonie – Improvisation – Italie – Inachevé – Jeu – Lamento – Leitmotiv – Lied – Luthier/Facteur – Madrigal – Mannheim (École de) – Masque – Messe pour orgue – Motet – Nocturne – Nuances – Oiseaux – Opéra – Opérette – Opus – Oratorio – Orchestre – Orgue – Ouverture – Percussions – Philharmonie – Piano – Polyphonie – Populaire (Musique) – Prélude – Programme (Musique à) – Publicité – Pupitre – Quatuor – Récitatif – Romantique (Musique) – Singspiel – Sonate – Suite – Sympathiques (cordes) – Symphonie – Tempérament – Tempo – Toccata – Variations – Vérisme – Virtuose – Voix – Zarzuela.

 

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23 10 11

Un étonnant dialogue : Femme - Prêtre !

Ringlet - Mannik.jpgElle, c'est Marie-Annick Retif, qui chante depuis longtemps sous le nom de Mannick ; lui, c'est Gabriel Ringlet, vice-recteur de l'Université de Louvain, écrivain et ... libre de sa parole ! "Entre toutes les femmes" emprunte le titre à un poème de Charles Le Quintrec. Nous lisons une conversation détonante, chaleureuse, intéressante, intelligente, émouvante, passionnée autour des chansons de Mannick (évidemment vous pouvez écouter les chansons sur le site de Mannick, mais tous les textes sont repris dans l'ouvrage. Comme dit fort à propos Gabriel : "N'est-ce pas la force du chanson : revêtir parfois le grave dans l'habit musical du léger ?") et d'un classement des femmes en "printanières", "rebelles", "brûlantes", "souffrantes", "subversisves", "désirantes", "prêtresses" et "accouchantes". Chaque chapitre propose une réflexion (et qui décoiffe souvent, tant la vérité de s'exprimer est forte de chaque côté) en se plaçant sous le regard d'une femme : naître, partir, aimer, souffrir, résister, croire, célébrer et mourir. C'est dans l'actualité de notre vie d'être humain, c'est une vision sincère de la femme, c'est aussi une confidence très belle de l'homme et du prêtre. On n'évite pas la sensualité, la prêtrise des femmes, l'euthanasie, etc. Mais c'est bien au-delà : la tendresse, la compassion, la souffrance, le bonheur, la mort, l'amour... C'est d'une très belle écriture, fluide, réelle. Quelques moments picorés ça et là dans ce livre bien plus important qu'il n'y paraît : "Rien n'est pire que le pouvoir qui ne dit pas son nom. Le pouvoir "spirituel" en particulier." J'aime aussi cette référence à Teilhard de Chardin, que j'avais adoré, lorsque j'étais adolescent chez les Jésuites : "Dans la vie, je n'ai jamais rien fait de grand que sous le regard d'une femme." Gabriel Ringlet : "Je suis toujours étonné de voir le peu de liberté que chacun s'autorise". Les deux personnages ne sont pas toujours d'accord, cela va de soi : Gabriel : "Mais ose-t-on encore dire aujourd'hui qu'il est plus important d'être vivant que d'être heureux ?", Mannick : "Je tique sur cette réflexion. J'ai souvent pensé le contraire !" Dans l'actualité aussi après les propos de Mgr Léonard et des directeurs d'école divorcés, puisqu'on cite cette déclaration du Père Charles Delhez : "A être trop rigide, on en arriverait au paradoxe suivant : il vaudrait mieux être un meurtrier repenti qu'un divorcé remarié. Le meurtrier peut sortir de prison, le divorcé non." Sur Dieu : "Je trouve normal que Dieu change de rôle de siècle en siècle et de culture en culture, car le récit continue. Encore faut-il, à travers ces rôles que nous lui prêtons, reconnaître la trace d'authenticité de la divinité." Bien entendu, Mannick s'interroge sur le rôle des femmes dans l'Eglise : "Ai-je bien compris que la domination masculine sur l'ordination date des origines apostoliques et non des origines évangéliques"... En effet ! Notons aussi un bien émouvant témoignage sur Soeur Sourire, dont Gabriel Ringlet a connu le parcours douloureux...

Jacques MERCIER

 

Entre toutes les femmes, Mannick et Gabriel Ringlet, Edition DDB, Desclée de Brouwer, En couverture une huile sur bois de Philippe Ringlet, 334 pages, 18 euros.

15 09 11

Le « Petit Larousse » de la Beatlemania…

 

The Beatles discomania.gifSous-titré « 50 ans de musique avec John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr », le beau livre de François Plassat intitulé The Beatles discomania qui vient de paraître chez JBz & Cie (un label de la maison parisienne Hugo & Cie) anticipe d’une bonne année les fêtes du cinquantenaire de l’une des plus grandes révolutions musicales du XXsiècle, qui commença avec la mise dans les bacs des disquaires de Love me do en octobre 1962.

Car les « quatre de Liverpool » ont initié ce jour-là, dans l’encore jeune histoire du rock et de la pop music, un mouvement qui ne s’est pas encore arrêté et ne semble guère près de le faire tant furent grandes l’originalité des formes esthétiques et la profondeur du sillon acoustique de leurs propos novateurs et déjantés.

L’ouvrage, organisé dans l’ordre chronologique et riche d’une iconographie remarquable, s’articule autour des albums officiels successifs de ces artistes, publiés ensemble ou en solo, ainsi que d’encarts consacrés aux titres non présents sur ces albums (singles inédits, Faces B, bandes originales de films, participations à des albums collectifs ou à ceux d’autres artistes…) ou à des thématiques particulières (« The Christmas singles », « La création d’Apple Corps », « John & Yoko et le Plastic Ono Band », « Paul McCartney et Michael Jackson »…).

Le livre fourmille en outre d’informations innombrables, de précisions nombreuses et de surprises variées, comme la liste des pseudonymes de Paul McCartney, l’histoire de la naissance incontrôlée de la pochette de l’album américain Yesterday and today dite « The Butcher cover » ou encore la présentation de diverses curiosités discographiques, à l’instar du mini CD (à peine 10 minutes) A Leaf sorti en avril 1995 qui rassemble des compositions classiques – elles sont inspirées de l’œuvre d’Erik Satie – de Paul McCartney interprétées en public un mois plus tôt par la pianiste russe Anya Elexeyev.

François Plassat prouve, en tout cas, que la Rock’n’Roll Music des Beatles ne fut pas un simple Hello Goodbye !

 

Bernard DELCORD

 

The Beatles discomania par François Plassat, Paris, Éditions JBz & Cie, septembre 2011, 192 pp. en quadrichromie au format 29 x 29 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 25 € (prix France)

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05 08 11

Che bella musica !

 

Éléments d’esthétique musicale.gifS’attachant avec précision et clarté aux notions, aux formes et aux styles de musique entre 1600 et aujourd’hui sans exclure les références aux époques antérieures, les Éléments d’esthétique musicale, un ouvrage collectif monumental rédigé par une pléiade d’experts sous la direction de Christian Accaoui et coédité par Actes Sud à Arles et la Cité de la Musique à Paris, feront date non seulement auprès des musicologues mais aussi des amateurs et des musiciens de tout poil.

 

Ils y trouveront, par ordre alphabétique, une centaine de définitions techniques (Improvisation, Notation, Rythme, Structure, Symbole...), formelles (Concerto, Fragment, Sonate, Symphonie...), stylistiques (Baroque, Jazz et musique savante, Postmodernité, Romantisme...), esthétiques (Formalisme, Imitation, Ironie, Rhétorique...), pratiques (Enregistrement, Improvisation, Instrument...) ou méthodologiques (Ethnomusicologie, Histoire, Sociologie...).

 

Comme l’écrit le maestro qui a présidé aux destinées de cette bible, « les auteurs se sont donné trois principes directeurs : placer au centre du propos les œuvres elles-mêmes, en les admirant et en les questionnant ; ne jamais perdre de vue que la musique tour à tour parle, peint, fait rêver, émeut, divertit, console, tonifie, amuse, élève, exalte, solennise, ritualise, fait danser, s'adresse à l'intelligence des formes, porte à la mélancolie ou au rire... ; mettre en évidence ce qui relie la musique au monde, le musical à l'extra-musical. (…) Par l'étude du contexte (social, littéraire, philosophique, artistique) qui voit naître les œuvres, y impose sa marque et induit des pratiques spécifiques, notions et musiques sont replacées dans leur époque, afin de ne pas projeter sur elles nos catégories modernes ».

 

Mission accomplie !

 

Bernard DELCORD

 

Éléments d’esthétique musicale, ouvrage collectif sous la direction de Christian Accaoui, Arles & Paris, coédition Actes Sud/Cité de la Musique, mars 2011, 790 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 21 cm sous couverture cartonnée en quadrichromie, 39 € (prix France)

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14 07 11

« De la musique avant toute chose… » (Paul Verlaine)

 

Histoire de la musique au Moyen Âge et à la Renaissance.gifLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 13/07/2011 sur le site des guides gastronomiques belges DELTA (www.deltaweb.be) :

 

Dans son Histoire de la musique au Moyen Âge et à la Renaissance parue aux Éditions Ellipses à Paris, la professeure Isabelle Handy (elle enseigne à l’université du Maine et à l’Institut technologique européen de métiers de la musique, au Mans) aborde avec un talent de conteuse exceptionnel cette période de l'histoire musicale largement méconnue du grand public.

 

Resituant la création et l’évolution musicales d’alors dans leurs rapports avec l'histoire, les arts, la littérature, la philosophie, la scolastique médiévale, l'humanisme renaissant mais aussi dans leurs liens avec les costumes, les danses à la mode, les jeux – qui furent premières grandes formes théâtrales – les chansons, les danses ou les instruments aux noms parfois étranges (chalemie, clavicorde, mandore, régale, rebec, théorbe, virginal…), l’auteure montre comment, en mille ans, entre le Ve et le XVIsiècles, à un moment où la société moderne se construisait, où l'Europe entrait dans une première grande ère de construction, la musique s’est insérée tout naturellement dans la vie quotidienne, à la cour comme à l'église, dans les demeures ou sur les routes, dans l'atelier d'un luthier et sur les places publiques, pour la prière, le faste ou le divertissement.

 

Prenant le lecteur par la main à la manière d’une Mary Poppins de musicologie, Isabelle Handy l’entraîne à travers le temps et l’espace et lui fait découvrir la musique du temps des mérovingiens et des carolingiens, lui donne à entendre celle du temps des cathédrales avec son répertoire gothique, lui fait connaître l’amour avec les trouvères et les troubadours, l’emmène par la Bourgogne de Castille en Bavière, décrypte pour lui les Carmina Burana et lui présente Rémy Belleau, Gilles Binchois, Guillaume Dufay, Roland de Lassus, Guillaume de Machaut, Johannes Ockeghem, Giovanni Palestrina ou Adrian Willaert…

 

Bravissimo !

 

Bernard DELCORD

 

Histoire de la musique au Moyen Âge et à la Renaissance par Isabelle Handy, Paris, Éditions Ellipses, collection « Le monde : une histoire », mars 2009, 312 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 19 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,50 € (prix France)

 

Pour vous, nous avons recopié dans cet essai captivant les quelques lignes suivantes :

 

La liturgie des « Heures » selon la règle bénédictine

 

Selon la règle de Saint-Benoît, la journée d’un moine est divisée en cinq heures de travail manuel, quatre heures d’étude des écritures et six heures de prières. Ces dernières sont ordonnées selon un emploi du temps très strict (= la liturgie des « Heures »). Huit réunions journalières (sept le jour, une la nuit) ponctuent rigoureusement le rituel témoignant de la volonté de prier Dieu nuit et jour…

 

Office nocturne (Grandes Heures)

- Matines (ad matutinem = matin) : avant le lever du jour ou à la fin de la nuit. Appelées dans les premiers temps du christianisme vigilia (vigile = cérémonie de la nuit).

- Laudes (ad laudes, louanges) : à l’aurore. Selon la saison, y est chantée une grande antienne mariale tel le Salve regina.

 

Office diurne (Petites Heures, presque 20 minutes chacune ; se caractérisent par leur simplicité, leur dépouillement)

- Prime (ad primam, à la 1re heure). À 6 heures du matin.

- Tierce (ad tertiam, à la 3e heure). À 9 heures du matin.

- Messe : célébrée à 10 heures, parfois après Sexte ou None.

- Sexte (ad sextam, à la 6e heure). À midi, c’est-à-dire au milieu du jour.

- None (ad nonam, à la 9e heure). À 15 heures.

 

Office vespéral (Grandes Heures)

- Vêpres (ad Vesperas). À la tombée du jour, à 18 heures. On peut y chanter le cantique de louange à la Vierge appelé Magnificat. Le cantique (lat. canticum = chant biblique) est un petit texte court, simple dans sa conception et populaire (Il est né le divin enfant est un cantique interprété le jour de Noël).

- Complies (ad completorium, achèvement). Avant le coucher (vers 21 heures), à la fin de la journée. Les antiennes mariales y sont chantées à partir du XIIIsiècle.

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14 07 11

« C'est grâce à l'héritage du jazz que l'homme singe devient l'homme sage. » (MC Solaar)

 

Le jazz dans tous ses états.gifLe texte ci-dessous a été mis en ligne le 13/07/2011 sur le site des guides gastronomiques belges DELTA (www.deltaweb.be) :

 

Faisant le tour de son sujet dont il décrit l’histoire, les styles, les foyers et les grandes figures, Le jazz dans tous ses états de Franck Bergerot paru aux Éditions Larousse à Paris constitue un guide indispensable à tout amateur de musique qui balance.

 

Des premiers work songs aux métissages multiethniques, des gospels aux expériences électroniques, du blues aux rapprochements avec le hip-hop, cet ouvrage très complet aborde, en suivant la chronologie, les grandes phases de l'histoire du jazz : spirituals, gospel, ragtime, jazz hot, swing, bop, cool, hard bop, free, fusion...

 

Il révèle aussi combien l'évolution du jazz a été conditionnée par la place faite aux Noirs dans la société américaine, infléchie par le poids du passé, par le voisinage d'autres musiques, par l'apparition de nouvelles techniques d'enregistrement et de nouveaux instruments...

 

Et il présente les grandes figures qui ont contribué à son histoire : de Louis Armstrong à Ornette Coleman, Wynton Marsalis et Louis Sclavis, en passant par King Oliver, Duke Ellington, Lionel Hampton, Count Basie, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Art Tatum, Django Reinhardt, Teddy Wilson, Charlie Parker, Erroll Garner, Thelonious Monk, Oscar Peterson, Charles Mingus, John Coltrane, Bill Evans ou Miles Davis, notamment.

 

Last but not least, il est rédigé dans un langage simple et présente avec brio, parfois à l'aide de schémas, le vocabulaire du jazz et son évolution tout en invitant à l'écoute par la fourniture d’une importante discographie mise à jour.

 

De quoi se réchauffer l’âme… et les oreilles !

 

Bernard DELCORD

 

Le jazz dans tous ses états par Franck Bergerot, Paris, Éditions Larousse collection « Reconnaître et comprendre », mars 2011, 287 pp. en quadrichromie au format 14,5 x 25 cm sous couverture brochée en couleurs, 27 € (prix France)

 

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage qui swingue les lignes suivantes :

 

Le big band de Dizzy Gillespie

 

Le big band de Billy Eckstine, où s’étaient retrouvés en 1944 les principaux chefs de file du bop, était plus un rassemblement de boppers qu’un véritable grand orchestre bop. À partir de 1945, Dizzy Gillespie fit appel à l’arrangeur Gil Fuller, pour une première expérience en big band lors de la tournée de la revue Hepsations of 1945, pour son sextette, puis pour le grand orchestre qu’il monta en 1946.

 

Dans un manifeste intitulé What Is Bebop ? et distribué au public du club le Royal Roost, Walter Gil Fuller citait Igor Stravinsky. On trouve en effet de nombreuses analogies entre les préoccupations des boppers et celles dont témoigne le Sacre du Printemps : refus de l’épanchement romantique, volonté d’exaspérer les contrastes, recours à la tension harmonique et à la dissonance. Autant d’éléments repérables tant dans le chef-d’œuvre de Gil Fuller Things to Come (« choses à venir ») que dans le final de l’arrangeur blanc George Russel pour Cubana Bop. Les pianistes Tadd Dameron et John Lewis participèrent également aux arrangements du répertoire de Dizzy Gillespie dans une veine assez voisine où l’on ne peut s’empêcher d’y voir l’aboutissement d’aspirations antérieures, déjà à l’œuvre dans Queer Notions (chez Fletcher Henderson) ou Stratosphere (chez Jimmie Lunceford).

 

À l’inverse, l’introduction en 1947 des percussions afro-cubaines de Chano Pozo dans l’orchestre de Dizzy Gillespie constitua la première véritable rupture d’avec le jazz des origines. Pour la première fois, le phrasé inégal, qui jusque-là avait caractérisé le swing, était mis en péril par le battement égal des mains du percussionniste.

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20 03 11

Attention, chefs d’œuvre !

Opéras mythiques.gifIssu des représentations du mythe d'Orphée, célébrant le pouvoir d'une musique plus puissante que la mort, l'opéra a été à son tour créateur de mythes. Comment ? Par la rencontre du théâtre, qui met l'émotion à distance, et de la musique, qui s'adresse au tréfonds de l'être, notamment par l’entremise de la voix, l'instrument sensuel par excellence.

 

Les mélomanes aussi bien que les néophytes trouveront la confirmation de cette thèse dans Opéras mythiques, un ouvrage monumental d’Elisabeth Brisson paru aux Éditions Ellipses à Paris, une présentation des opéras fondateurs de mythes, des œuvres majeures qui révèlent les dimensions essentielles de la condition humaine.

 

D'Orfeo de Monteverdi (1607) à Wozzeck d'Alban Berg (1925), les douze opéras retenus par l’auteure mettent en acte le désir, la mort, la vérité de l'être : Don Giovanni et La Flûte enchantée de Mozart, Fidelio de Beethoven, La Traviata de Verdi, Tristan et Isolde de Wagner, Boris Godounov de Moussorgski, Carmen de Bizet, Tosca de Puccini, Pelléas et Mélisande de Debussy et Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartok.

 

Chacun d’entre eux est présenté dans son contexte historique de composition et de création. Une approche musicale permet ensuite de mesurer les enjeux des choix du compositeur et du librettiste et les significations qui en découlent. Enfin, les avatars de leur réception montrent comment s'est fondée l'importance qu'ils ont prise dans la culture occidentale, voire dans la culture mondiale.

 

Bernard DELCORD

 

Opéras mythiques par Elisabeth Brisson, Paris, Éditions Ellipses, novembre 2008, 741 pp. en noir et blanc au format 16 x 24 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 32,00 € (prix France)

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