07 12 10

Dans la peau de John Lennon

1115355-gf.jpgJohn Lennon raconte. sur le divan du psy qui habite son immeuble, le Dakota building de Manhattan. Au fil des séances qui débute en 1975, le citoyen le plus célèbre de Liverpool se dévoile, raconte son enfance, ses errances, sa vie avec les Beatles, ses femmes, la musique, l'alcool, son père, la drogue, la politique.

La légende la plus totale de l'histoire du rock à la première personne du singulier, vaut le détour, celui de la plume d'un des (rares) talentueux auteurs de la nouvelle génération.

Brice Depasse

 

Lennon, David Foenkinos, Plon, octobre 2010, 238p., 18€00.

18 06 10

Un an déjà

les-trésors-de-michael-jackson-michackson.com_A l’heure où Sony Music se lance dans des projets fous pour exploiter sa plus machine commerciale, les maisons d’édition commémorent le premier anniversaire de la disparition de Michael Jackson. Michel Lafon, déjà éditeur de Moonwalk, l’unique autobiographie du roi de la pop (cliquez sur la couverture du livre pour lire notre chronique), publie un beau livre de fac similés de ses trésors, à destinations des fans et collectionneurs.
Ces photos et souvenirs vont de la reproduction de la première affiche de Thriller au testament de la star en passant par des tickets de concert pour les Jacksons ou encore l’acte de maraige avec la fille d’Elvis Presley.
God save the collectors.
Brice Depasse

Les trésors de Michael Jackson, Jason King, Michel Lafon, juin 2010, 192p. 22x31cm, 33€65 (prix belge).

Et pour les collectionneurs, justement, deux séquences de ma Story qui sera diffusée du 21 au 27 juin sur Nostalgie :

  La Story Michael Jackson 1
  La Story Michael Jackson 5

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14 06 10

« Chi va piano (non) va sano... »

Robert SchumannIl y a tout juste deux siècles naissait l’immense musicien allemand Robert Schumann (8 juin 1810-29 juillet 1856), qui, en raison de la qualité de son œuvre et du caractère tragique de sa destinée (longtemps dépressif, en raison notamment d’amours contrariées, il mourut fou à 46 ans), fut surnommé le Romantique des Romantiques.
L’excellent poète et journaliste musical Alain Duault consacre à cet ami de Frédéric Chopin et de Franz Liszt, chez Actes Sud et sous le titre Robert Schumann Le goût de l’ombre, une monographie d’excellente facture et de grande érudition, biographie empathique qui met en lumière les ombres énigmatiques et les côtés insondables autant que les aspects rayonnants de l’œuvre, pour une bonne part reflet de l’homme. Influencé par l’écrivain Jean Paul (1763-1825) et par le compositeur Félix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) autant que par son épouse Clara Wieck avec qui il eut huit enfants, Robert Schumann a composé des sonates, une Fantaisie, des oratorios profanes, un Concerto pour violon, quelques œuvres chorales, un opéra et des symphonies, le tout débordant de verve, d’imagination, de virtuosité, d’élan, d’audace… et de tristesse mélancolique. Car c’est « aussi une musique qui ne referme pas les plaies, qui ne donne pas de réponse ; c'est au contraire une musique qui dit : "Pourquoi ?" », écrit Alain Duault avec un beau sens de l’analyse et de la métaphore, s’agissant des Phantasiestücke op. 12 aussi bien que des Chants de l’aube.
Peut-être la réponse réside-t-elle dans la musique elle-même…
Bernard DELCORD

Robert Schumann Le goût de l’ombre par Alain Duault, Arles, Actes sud, collection
« Classica », mars 2010, 172 pp. en noir et blanc au format 10 x 19 cm sous couverture brochée en couleur, 16 € (prix France)

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16 04 10

« Ah ! Je ris de me voir si belle… »

B.A.-BA de l’opéraProfesseur de musicologie à l’université de Strasbourg, pianiste et organiste, Jacques Viret a conduit de nombreux travaux, notamment sur le chant grégorien, la musique du Moyen Âge et celle du XXe siècle. Il a fait paraître récemment chez Pardès à Grez-sur-Loing un passionnant B.A.-BA de l’opéra dans lequel il expose avec précision la dramaturgie lyrique et son histoire en vue de décrypter, sous l’angle de l’imaginaire mythique et de la psychologie des profondeurs, le message existentiel des scénarios opératiques, de Claudio Monteverdi à John Adams en passant, bien entendu, par Gluck, Beethoven, Mozart, Weber, Wagner, Hindemith, Verdi, Puccini, Donizetti, Rossini, Lulli, Gounod, Massenet, Berlioz, Ravel, Rimski-Korsakov, Smetana, Janáček, Bartók et autres Richard Strauss ou Jean-Jacques Rousseau. Il passe donc en revue les différentes formes du théâtre chanté avant d’éplucher les opéras baroques, classiques et romantiques puis de s’interroger sur les spécificités et les thèmes d’un genre qui mène ses héros (et le public) de l’enfer aux étoiles en recourant aux mythes et aux mystères ainsi qu’aux sacrifices et aux rédemptions. Ce petit ouvrage très dense est complété de riches annexes : le synopsis résumé de 95 œuvres parmi les plus marquantes du répertoire allemand, autrichien, français, italien, russe, anglais, américain, espagnol, tchèque, hongrois ou roumain, un glossaire de l’opéra, la liste commentée des chanteurs légendaires du XXe siècle, celle des hauts lieux du théâtre lyrique ainsi qu’une bibliographie et un répertoire de sites Internet.
Avis aux mélomanes !
Bernard DELCORD

B.A.-BA de l’opéra par Jacques Viret, Grez-sur-Loing, Éditions Pardès, collection
« B.A.-BA », décembre 2009, 127 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 12 €

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17 03 10

« Si on chantait ? » (Julien Clerc)

Si les chansons m’étaient contéesChroniqueur musical de variétés sur France 2 dans l’émission « Télématin », Frédéric Zeitoun a rassemblé, dans Si les chansons m’étaient contées paru naguère aux Éditions Jean-Claude Gawsewitch à Paris, un grand nombre d’informations sur la genèse, les tours et les alentours d’une kyrielle de chansons qui sont dans toutes les mémoires : Le Gorille de Georges Brassens, Milord d’Edith Piaf, Je m’voyais déjà de Charles Aznavour, Belles, belles, belles de Claude François, Céline de Hugues Aufray, Lucy in the Sky with Diamonds des Beatles, Je t’aime moi non plus de Serge Gainsbourg, Your song d’Elton John, San Francisco de Maxime Le Forestier, Angie des Rolling Stones, Le zizi de Pierre Perret, La Ballade des gens heureux de Gérard Lenorman, Le Sud de Nino Ferrer, L’Été indien de Joe Dassin, Hotel California des Eagles, Mélissa de Julien Clerc, Cœur de loup de Philippe Lafontaine, Bouge de là de MC Solaar, Je t’attends d’Axelle Red, La Corrida de Francis Cabrel, Si seulement je pouvais lui manquer de Calogero et bien d’autres encore…
Chacune d’elles est replacée dans son contexte et présentée sous l’angle des secrets de fabrication, des caprices de stars et des anecdotes savoureuses, mixés dans un cocktail bien rafraîchissant… pour la mémoire !
Bernard DELCORD

Si les chansons m’étaient contées par Frédéric Zeitoun, Paris, Éditions Jean-Claude Gawsewitch, septembre 2009, 221 pp. en noir et blanc au format 13 x 21 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 17,90 €

Retrouvez Frédéric Zeitoun tous les jours sur "Télé Mélody", une chaîne du bouquet Nostalgie sur Belgacom TV.

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10 01 10

Ça balance dur !

Le Rock pour les NulsGenre musical le plus populaire du XXe siècle, le rock (dont le nom aux connotations érotiques évidentes signifie tout à la fois « [dur comme le] roc » et
« balancer, bercer, secouer ») est né officiellement en 1954 avec le « Rock around the clock » de Bill Halley, point d’orgue de la partition musicale du film Blackboard jungle de Richard Brooks dans lequel jouaient Glenn Ford et Sidney Poitier. Bien entendu, ce genre nouveau avait eu des précurseurs, dans le blues et dans la country, qui fondèrent le rhythm and blues, voie royale vers le rock façon Elvis, Fats Domino, Little Richard ou Jerry Lee Lewis. S’ensuivit une saga aux vedettes innombrables, anglo-saxonnes ou pas : Chuck Berry, Gene Vincent, eddie Cochran, Buddy Holly, Henri Cording (alias Henri Salvador), Eddy Mitchell, Dick Rivers, Johnny Hallyday, et plus tard les Beatles, les Rolling Stones, les Pink Floyd, Jimmy Hendrix, les Doors, Santana, Kurt Cobain, Marilyn Manson, d’innombrables autres encore… Pour aider le néophyte à s’y retrouver et l’amateur à mettre de l’ordre dans ses idées, les Éditions First à Paris ont publié, rédigé par le spécialiste Nicolas Dupuy, un Le Rock pour les Nuls qui facilitera la navigation entre les différentes formes de rock et permettra d’éviter les écueils dressés entre la surf music, la punk, le folk rock, le hard, le glam, l’alternatif, le grunge et le rock industriel, entre autres. L’ouvrage décrit aussi dix moments cultes (comme le « Sex Pistols Jubilee Boat Trip » du 7 juin 1977), dix disques légendaires (par exemple le
« Let it Bleed » des Stones en 1969) et fournit les références de plus d'une centaine d'albums fondamentaux. Avis aux amateurs de boucan bien maîtrisé !
Bernard DELCORD

Le Rock pour les Nuls par Nicolas Dupuy, préface de Francis Zégut, Paris, Éditions First, décembre 2009, 414 pp. en noir et blanc au format 19 x 23 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 22,90 €

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06 12 09

It's only rock'n'roll but I like it

BIGOTYves Bigot a été, pour les Belges, le récent directeur des antennes de la RTBF, avant de devenir, pour les Français, le responsable des programmes d'Endemol.
Mais pour tous les vieux rockeurs (comme moi), Yves Bigot a été Mr "Enfants du rock" et "Rapido". On citera également sa participation à Rolling Stone France, Rock & Folk et au fameux dictionnaire du rock (chez Bouquins).
Voici donc le deuxième volume de Plus célèbres que le Christ, à savoir cinquante autres portraits de stars du rock (au sens large du terme), témoignages de nombreuses décennies de rencontres et interviews avec ceux qui ont occupé le devant de la scène de la musique de jeunes.

  YVES BIGOT - Nathan Skweres / Brice Depasse 1
  YVES BIGOT - Nathan Skweres / Brice Depasse 2

Plus célèbres que le Christ vol.2, Yves Bigot, Flammarion, novembre 2009, 469p., 21€90.

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05 07 09

Au cœur de l’opéra baroque

BAROQUERédigé par Georgie Durosoir, professeur émérite de musicologie à l’université Paris-Sorbonne et chercheur associé au Centre de musique baroque de Versailles, La musique vocale profane au XVIIe siècle qui vient de paraître aux Éditions Klincksieck à Paris constitue un guide tout à fait remarquable qui, en répondant à cinquante questions précises, conduit le lecteur dans les pays auxquels la musique baroque est redevable de ses plus grands chefs-d’œuvre : l’Italie de Monteverdi et de Barberini, la France de Lully, mais aussi l’Angleterre de Purcell. Il l’aide à pénétrer les mentalités de cette époque lointaine, mais si proche de la nôtre par de nombreux aspects de sa sensibilité et de son esthétique. On sort de la lecture de cet ouvrage l’esprit vrombissant aux sons de la basse continue, virevoltant aux effets du madrigal polyphonique, exultant à ceux de la cantate, ébaubi par les machineries d’opéra, ébloui par les splendeurs de Venise, soulevé par les ballets de cour à Versailles, meurtri par les tragédies lyriques et tétanisé par les fureurs du baroque, mais aussi apaisé par les douces pastorales, amusé par l’ego de Lully, enthousiasmé par l’humanisme du dramma per musica florentin…
Proficiat, maestro !
Bernard DELCORD

La musique vocale profane au XVIIe siècle par Georgie Durosoir, Paris, Éditions Klincksieck, juin 2009, 2e édition revue et corrigée (1e édition 1994), collection
« 50 questions », 136 pp. en noir et blanc au format 13,5 x 21 cm, 16 €

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06 04 09

Rock’n’roll tranquilitude

YSAYEExtraordinaire et évident. Deux mots qu’on a peu l’habitude de voir côte à côté et qui définissent pourtant avec une simplicité bien entendu réductrice mais pourtant pertinente, le parcours de Marc Ysaye.
Extraordinaire, parce qu’il participe tout de même à la destinée d’un groupe de rock wallon qui ira tutoyer les sommets de la réussite artistique et commerciale, pour ensuite devenir LA référence rock dans le monde de la radio belge de la communauté française… et au-délà (ce ne sont pas nos amis du Nord de la France qui me diront le contraire).
Evident, parce qu’au fil de ces souvenirs racontés avec clarté et humour, Marc Ysaye nous apprend à quel point il a toujours su « garder le cap », conserver un regard émerveillé et ouvert, sur un monde pourtant pas toujours reluisant. A la fois pro et fan, il cultive en susune solide dose de modestie, tout en rendant au fil des pages de son ouvrage, hommage à celles et ceux qui l’ont inspiré, aide, épaulé, tout au long de son parcours.
Pas seulement destiné aux amateurs des Classiques du dimanche matin, ouaux aficionados de Machiavel, cette tranche de vie professionnelle et radiophonique prouve en outre que l’on peut rédiger un ouvrage divertissant, informatif et intéressant sans basculer dans l’angiographie nombriliste. Pourtant, quand Phil Collins se souvient devotre prénom, vous avez un peu le droit de vous la jouer. Marc Ysaye, cela ne lui effleure même pas l’esprit ! Rock’n’roll tranquilitude, je vous le disais…
Dr Corthouts

  MARC YSAYE - Christophe Corthouts 1
  MARC YSAYE - Christophe Corthouts 2

foire Livre 09005Photo : Alain Trellu

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02 04 09

A few thousands of hard days night

BEATLESDes décennies de passion et pourtant, il y a toujours des livres ou des DVD qui m'étonnent, me ravissent. Ce beau livre de photos et de textes est un des meilleurs ouvrages que j'ai lues sur les Beatles avec les mémoires de McCartney, le livre de Steve Turner et, bien évidemment, le gigantesque "Beatles Anthology" raconté par eux-mêmes.
Bonus : podcast de la présentation du livre dans le Grand Morning de Nostalgie avec Philippe et Laure.



The Beatles : Quatre garçons dans le vent de Jean-Claude Perrier et Tim Hill, Edition Place des victoires, 2008, 448p., 35€00.

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