30 03 11

Les instants frivoles de Nathalie Marly


Les instants frivoles de Nathalie Marly par BriceDepasse


Entretien intégral réalisé par Christophe Corthouts pour Livre de Bord sur Liberty TV
Enregistré dans le studio de la Librairie Filigranes lors de la Foire du Livre de Bruxelles 2011.

28 02 11

Voici 25 plaisirs littéraires !

Mini lits.jpgCes "25 minitrips en wagon-lit décapotable" sont 25 plaisirs littéraires magnifiques ! Leur édition est déjà une chose étrange et belle puisqu'au départ ces textes variés ont été publiés sur le site www.onlit.org. C'est un cadeau littéraire aux habituels lecteurs des nouvelles technologies. Leur caractéristique première est d'être courts, mais aussi d'aborder tous les genres en toute liberté ! Mon bonheur de lire a été renouvelé d'un auteur à l'autre, sans fléchissement et c'est déjà fantastique ! A ne pas manquer non plus la présentation en quelques lignes de chaque écrivain(e), insolite, drôle, inventive ! Essayons de survoler le tout : On commence par l'hyperdoué Nicolas Ancion et ses phrases amples qui donnent à voir et à sentir, à ressentir. Félicia Atkinson écrit dans son poème "les girafes au long cou recherchent les feuilles hautes, les feuilles hautes sont assoiffées de lumière (que cherche alors la lumière)..." Alain Bertrand, qui vit à Bastogne, évoque le ski et l'imaginaire. Pierre Borion aime la liberté de l'écriture et dans "Insomnie" il rêve de remplacer le pape ! "Les Françaises ont quelque chose de français qui les rend belles" écrit Frédéric Bourgeois, ce Namurois féru de photos. Lucielle Calmel juxtapose dans "Sud Ouest". Et puis toutes ces affirmations de Corentin Candi : "Corentin Candi ne choisit jamais la bonne fille, à la caisse." ou "Corentin Candi croit à la vie avant la mort." Laurent d'Ursel nous livre un cri, en une phrase de deux pages ! Le Liégeois Serge Delaive propose un joli poème sur l'amour déçu. D'une grande originalité le texte numéroté de Cedric Francis dans la tête d'un coureur cycliste qui pense à "la soeur de Lucien" ! "Je ne suis pas timide mais j'évite de prononcer des mots inutiles" déclare Corentin Jacobs dans sa contribution. Et plus loin : "Une femme est une mouche : pour l'attraper, pas d'hésitation n'est possible sinon elle s'envole !" J'ai adoré (comme beaucoup) le premier roman d'Edgar Kosma ("Eternels instants", analysé ici-même), j'ai aussi apprécié cette présentation par les sens de ses quelques personnages ! J'aime le ton, le vocabulaire de Lario Lacerda. Nous entrons dans le monde culinaire avec beaucoup d'humour et le "chef au chapeau" de Pierre-Brice Lebrun. Dans les "Appauvrismes" de Benoït Leclerc, je retiens "Lis-toi Entre les lignes Tourne sur toi-même Tu feras un singulier livre". Merveilleux texte de Karel Logist, le poète du Fram : cette fille en chemisier sur les affiches et la fin drôle, une vraie chute ! Avec Lucie Lux, nous entrons dans l'érotisme. Des sensations qu'on partage de l'intérieur avec la fille qui s'exhibe ! Sujet culinaire, documenté, avec la recette et les lieux, pour Jacques Raket et les "frivolités de la reine" (nos "choesels") ! Avant le texte halluciné et les musiques citées pour le lire, je ne résiste pas à vous lire dans la notice biographique cette épitaphe "Ci-gît mille édits, / Oh ! / Notre regrettée femme de méninges, / Née d'une maquerelle et d'un séraphin, / Elle vient de jeter l'encre" Et les premières lettres donnent "conne" ! Georges Richardot nous récite des "Il a fait" splendides. Laurence Soetens nous emmène dans le monde de Face Book, de Google et des pseudos. David Spailer allie littérature et polaroïds. J'aime aussi beaucoup "Room 14" de Vincent Tholomé, et sa façon prenante de tisser son texte, monologue, avec des points... Enfin restent Luc Vandermaelen et l'Ardèche, ainsi que Andy Vérol et cet amour terrifiant, brutal et la prison... Quelles heures heureuses j'ai passées à la lecture de ce recueil, que je ne peux que vous recommander chaleureusement !

Jacques MERCIER

 

25 minitrips en wagon-lit décapotable, collectif, Ed. La Renaissance du Livre, collection Grand Miroir, 200 pp, site: www.onlit.org Prix : 16 euros.

 

15 02 11

« Le passeur d’eau, les mains aux rames… » (Émile Verhaeren)

Bruxelles-les-Eaux.jpgParu aux Éditions MaelstrÖmréÉvolution dans une petite collection de booklegs consacrés à la capitale de l’Europe, Bruxelles-les-Eaux rédigé par Évelyne Guzy, par ailleurs directrice d’un essai (Attentats-suicides. Le cas israélo-palestinien publié chez Luc Pire en 2004) et auteure d’un roman (Dans le sang, chez Bernard Gilson en 2009) fait montre d’un joli talent de conteuse.

 

Il s’agit d’un monologue, celui d’un homme pour qui l’eau est toute la vie, en particulier celle du lac du Bois de la Cambre dont l’île abrite le fameux Chalet Robinson –dans les caves duquel il connut l’amour–, au point qu’après en avoir été le passeur jusqu’au 7 octobre 1991 (date de l’incendie qui, pour la deuxième fois, détruisit cette « auberge » célèbre et la barque dans laquelle il officiait), il demeurera durant vingt ans sur un banc en face des ruines calcinées.

 

Jusqu’à la reconstruction du bâtiment, qui déconstruira peut-être son existence…

 

Un texte original, surprenant, déroutant… et joliment troussé !

 

Bernard DELCORD

 

Bruxelles-les-Eaux par Évelyne Guzy, Bruxelles, Éditions MaelstrÖmréÉvolution, collection « Bruxelles se conte – Histoires urbaines à dire », décembre 2010, 30 pp. en noir et blanc au format 12 x 18 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 3 €

Écrit par Brice dans Nouvelles | Commentaires (1) |  Facebook | |