10 02 10

Pour faire (c)Horus…

L'égyptien hiéroglyphiquePoursuivant leur campagne de résurrection des langues mortes (elles ont déjà fait paraître un Grec ancien sans peine et un Latin sans peine), les Éditions Assimil à Paris viennent de publier, sous la plume de l’orientaliste monégasque Jean-Pierre Guglielmi, L’Égyptien hiéroglyphique sans peine, un coffret qui propose aux apprenants débutants ou faux débutants une approche vivante de la langue égyptienne classique au travers d’extraits de contes, de « sagesses », de textes sacrés et de stèles autobiographiques. Dans la mesure où cette langue a connu plusieurs stades d'évolution au cours de ses trois millénaires d'histoire, l’auteur a choisi de traiter le « moyen égyptien », c'est-à-dire la langue de la littérature classique (d’environ 2200 à 1500 avant J.-C.) et d'un grand nombre d'inscriptions monumentales.
S’inscrivant dans la pédagogie intuitive de la célébrissime collection « Sans Peine », cette méthode de langue, fort originale à bien des égards, s’articule autour d’une progression grammaticale soigneusement développée en vue de favoriser l’apprentissage, d’exercices corrigés et de révisions systématiques pour consolider les acquis, de notes explicatives et de commentaires culturels abondants, d’un guide pour reproduire soi-même les hiéroglyphes à la main et de ce style humoristique propre à la collection et qui a fait l’une clé de son succès. L’ouvrage s’accompagne de quatre CD audio (dans lesquels les interprètes utilisent la prononciation conventionnelle) qui favorisent la mémorisation du vocabulaire et des structures de la langue. Une parution à marquer d’une pierre blanche (de Rosette, indeed !) et qui fera date !
Bernard DELCORD

L’Égyptien hiéroglyphique par Jean-Pierre Guglielmi, illustrations de J.-L. Goussé, Paris, Éditions Assimil, collection « Sans Peine », février 2010, coffret (1 livre de 864 pp. en bichromie sous couverture brochée à rabats et quadrichromie, complété de 4 CD audio totalisant 2h10’), 72,90 €

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04 11 09

Les 150 clés du succès !

Bien écrire pour réussir ses étudesQuand ils arrivent dans l’enseignement supérieur, bien des étudiants francophones, toutes disciplines confondues, se trouvent confrontés à une dure réalité : celle qui fait que leurs copies se retrouvent aisément disqualifiées au premier coup d’œil pour des motifs qui leur semblent anodins : présentation illisible, fautes de langue ou simple inadéquation entre ce que l’on a voulu dire et ce que l’on a effectivement exprimé… Ils découvrent alors, parfois à leurs lourds dépens, que la qualité de l’expression –sa correction, sa richesse, sa précision– est un gage de réussite essentiel. C’est pourquoi, en commençant leurs études, ils gagneraient à réactiver ou à compléter leurs connaissances dans ce domaine. Le professeur de lettres Jacques Vassevière, qui enseigne en lycée et participe aux travaux de didactique du français à l’Institut national de recherche pédagogique à Paris, s’est attelé à leur fournir l’outil dont ils ont besoin, en faisant paraître chez Armand Colin un petit ouvrage très pratique intitulé Bien écrire pour réussir ses études. On y trouve de nombreux exercices corrigés qui rendent possible un travail autonome ne demandant qu’un peu de bonne volonté et de constance pour progresser rapidement ou pour se remettre à jour. L’ouvrage, qui contient 150 règles et rappels complétés de 150 exercices corrigés, peut aussi être utilisé pour la résolution de problèmes syntaxiques, orthographiques et lexicaux ponctuels, et il prépare efficacement aux examens administratifs de toutes sortes et de tous niveaux.
Bernard DELCORD

Bien écrire pour réussir ses études par Jacques Vassevière sous la direction de Marie Parmentier, Paris, Éditions Armand Colin, juillet 2009, 256 pp. en noir et blanc au format 13 x 18 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 9,90 €

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25 10 09

« Dis-moi comment tu parles, et je te dirai qui tu es »

Bescherelle verbes arabesNombreux sont chez nous les jeunes issus de l’immigration maghrébine qui entretiennent des relations ambiguës avec leur langue d’origine : s’ils la parlent (parfois), ils ne la lisent guère et c’est là un objet de frustration légitime car ils se retrouvent assis entre deux chaises, Maghrébins ici, Européens au pays, et ils ont parfois l’impression d’être de nulle part… Nous ne saurions trop leur recommander l’acquisition (et la consultation régulière) du Bescherelle des verbes arabes que la maison Hatier à Paris a mis naguère sur le marché en collaboration avec l’Institut français d’études arabes de Damas : ils y trouveront, outre les fondements de la grammaire du verbe arabe exposés en français et illustrés de nombreux exemples, 34 tableaux de construction des formes verbo-nominales et, comme pour tout Bescherelle de conjugaison qui se respecte, un index des 10 000 verbes arabes classés par racines et 127 tableaux de modèles de conjugaison avec toutes les formes actives et passives existantes. De quoi favoriser, par une meilleure maîtrise langagière, une perception juste de la culture verbale de ses origines, gage d’une meilleure intégration dans la société francophone occidentale.
Bernard DELCORD
Bescherelle Les verbes arabes par Sam Ammar et Joseph Dichy, Paris, Éditions Hatier, mai 2008, 286 pp. en bichromie au format 14 x 19,5 cm sous couverture Intégra en quadrichromie, 10,50 €

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02 08 09

Les mots qui fâchent ?

100 mots de la police et du crimeLes 100 mots de la police et du crime par Alain Bauer et Émile Pérez qui vient de paraître aux Presses Universitaires de France dans la célèbre collection « Que sais-je ? » est un petit ouvrage tout à la fois initiatique, passionnant et surprenant.
Les auteurs, deux grands spécialistes français de la police et du crime, y définissent brièvement des mots clés de la pratique quotidienne en usage chez les argousins et les robins, dans le but évident d’une meilleure compréhension mutuelle entre ces acteurs de la loi et les citoyens qui les mandatent.
Dans ce petit vade-mecum du délinquant novice, des termes comme “argot”, “bavure”, “contravention”, “indices”, “garde à vue”, “incivilités”, “mandat”, “perquisition”, “prison”, “procès-verbal”, “suspect”, “témoin” ou “uniforme” prennent tout leur sens si on a affaire à la “gendarmerie” ou à la “police” de l’Hexagone.
Bon à savoir et à mettre dans ses valises, avant de partir en vacances sur les routes de France et de Navarre, qui sait ?
Bernard DELCORD

Les 100 mots de la police et du crime par Alain Bauer et Émile Pérez, Paris, Presses Universitaires de France, collection « Que sais-je ? », mai 2009, 128 pp. en noir et blanc au format 11,5 x 17,5 cm sous couverture souple, 9 €

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08 07 09

Une drôle d'histoire belge

ESPERANTOEntre 1816 et 1919, le riche territoire de la petite commune wallonne de Moresnet (aujourd’hui dans l’entité de Plombières) fut un territoire neutre et indépendant de 3,44 km2 et de 250 habitants environ, dont la langue officielle était l’espéranto. On y exploitait alors la mine de zinc de la Vieille Montagne (épuisée en 1885), la plus riche d’Europe, dont on a extrait plus de deux millions de tonnes en cinq siècles, et les Pays-Bas en disputaient la souveraineté à l’Allemagne. Celle-ci annexa le territoire en 1915 et le traité de Versailles établit en 1919 la souveraineté belge sur le Moresnet Neutre ainsi que sur le village allemand voisin de Neu-Moresnet. À nouveau confisquée par l’Allemagne en 1940, la commune fut définitivement restituée à la Belgique en 1944. Sans toutefois battre monnaie, le Moresnet Neutre, qui avait pris le nom espérantiste d’Amikejo (« lieu d’amitié »), arborait son propre drapeau, avait son propre gouvernement et même son hymne national, l’Amikejo Marsch. Il y a donc 90 ans que l’espéranto n’est plus la langue officielle du seul pays pour qui il le fut jamais. Dommage ! On pourra s’en consoler par l’acquisition du coffret de L’espéranto sans peine publié par les Éditions Assimil à Paris, contenant un livre de 98 leçons en 432 pages et 4 CD audio d’une heure chacun, qui permettra aux nostalgiques et aux curieux de se mettre à l’étude (fort aisée au demeurant) de l’idiome construit en 1887 par le docteur Ludwik Zamenhof, un Polonais soucieux d’améliorer la communication et la compréhension entre les peuples. Bien entendu, on retrouvera dans cet ouvrage tout ce qui a fait le succès pérenne de la méthode Assimil : une approche par le dialogue, un choix de situations réalistes, une progression grammaticale bien pensée, une pédagogie en spirale permettant de consolider les acquis et un recours permanent à l’humour bon enfant.
Bernard DELCORD

L’espéranto sans peine par Jean Thierry, Paris, Éditions Assimil, coffret comprenant un livre de 420 pp. et 4 CD audio d’une heure chacun, 69,90 €

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