29 01 07

Nouveauté Poche : Cosmos Incorporated

PocheCOSMOSDepuis son exil au Canada, Maurice Dantec écrit et publie beaucoup. On ne s'en plaindrait si on n'avait pas du mal à le suivre dans ses récits. Ce Cosmos Incorporated est une petite merveille de synopsis et commence drôlement bien. J'ai été littéralement halluciné par le texte et les décors de "l'action". Ebloui. Malheureusement, de longs tunnels interminables et hermétiques viennent noyer le propos du livre qui finit par vous tomber des mains. Dommage. Immense déception à la hauteur du génie (trop débridé?) de son auteur.

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29 01 07

Nouveauté Poche : Le pont de Ran-Mositar

PochePAVLOFFDernier roman de Franck Pavloff à ce jour, "Le pont de Ran-Mositar" (que je n'arrive pas à prononcer correctement dans cette interview!) faisait partie de la première sélection du Goncourt 2005. Pas très éloigné de la préoccupation de "Matin brun", son immense best seller, Pavloff vous emmène sur les traces des victimes et des bourreaux de l'après-guerre civile, quelque part dans les Balkans. Un livre dur, cela va sans dire, mais ô combien instructif car vécu à hauteur d'homme.

FRANCK PAVOLFF - Brice Depasse 1
FRANCK PAVOLFF - Brice Depasse 3

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29 01 07

Nouveauté Poche : Le coeur à la craie

PochePicoulyDeuxième volume de l'enfance romancée de Daniel Picouly, "Le coeur à la craie" raconte l'arrivée de la famille dans les HLM d'Orly, à l'époque où, si tout était petit, les immeubles étaient neufs et les quartiers proprets. Pas faits pour durer. Provisoires. Pas immortels comme le coeur dessiné à la craie scellant le premier amour du petit Picouly. Et ses émois de vacances au soleil de l'Algérie ! Fin en point d'orgue. Pagnol n'est pas loin.

DANIEL PICOULY 1
DANIEL PICOULY 2
DANIEL PICOULY 3
DANIEL PICOULY 4

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28 01 07

Nouveauté Poche : 2000 pages de bonheur !

POE PochotèqueCe qu'il y a de génial dans l'initiative de la Pochothèque, c'est de donner à l'ensemble de l'oeuvre d'Edgar Allan Poe réunie en seul livre, l'allure d'une bible. Car Poe aura été la bible de gens aussi éloignés que Baudelaire, Jules Verne, T.S. Eliot, Lovecraft, Paul Valéry et Conan Doyle. Chacun a puisé son inspiration dans un livre, une part de l'âme de Poe. Conan Doyle a trouvé Sherlock Holmes dans les enquêtes de Dupin et dans "le Scarabée d'or"; Jules Verne a écrit la suite de "La relation d'Arthur Gordon Pym" ; Baudelaire a traduit maintes histoires extraordinaires pendant ses Fleurs du mal ; T.S. Eliot a puisé dans "le principe poétique" et Lovecraft a trouvé sa voie dans la maison des Usher ou "Le corbeau" (relisez-le sous cet angle).
Ce recueil des "Histoires, essais et poèmes" rejoint sur ma table de chevet "Le dictionnaire égoïste" de Dantzig. Car le grand mystère qui règne autour d'Edgar Poe, outre les circonstances de sa mort, est l'influence qu'il exerça sur la poésie française. Cet écrivain américain du XIX° siècle, qui sut si bien décrire les rues de Paris sans y avoir mis les pieds, a en effet successivement influencé Baudelaire, Mallarmé ... et Valéry.
Tiens, je placerais bien à côté une intégrale de Woody Allen, cet autre américain plus adulé chez nous que chez lui.

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27 01 07

Poche : Les noces barbares

queffelec nocesLe pitch du poche par l'auteur.
"Les noces barbares" ont valu à Quéffelec le Goncourt en 1985.

YANN QUEFFELEC - Brice Depasse 5

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27 01 07

Nouveauté Poche : Lettres d'amour en Somalie

MITTERRANDIl y a des livres que, pour d'obscures raisons, on repère, dans une librairie, au milieu de beaucoup d'autres : un nom sur une couverture, vaguement évocateur, un paysage sur une jaquette, un titre dont la douceur nous plaît.
Des livres qu'on feuillette, au hasard, dans cette même librairie, et dont la course s'interrompt sur une phrase qui nous crucifie :"Parfois, le désespoir est un sentiment calme."
Des livres qu'on emporte, serrés contre soi, avec l'espoir qu'une fois rentré dans le silence d'une chambre, on y retrouvera cette musique dont une seule note nous a pincé le coeur.
Des livres qu'on ouvre, en tremblant et qu'on referme, quelques heures plus tard, ave la certitude qu'un basculement vient de se produire, dont on ne mesurera pourtant les effets que longtemps après.
Des livres qu'on porte, pendant des années, qui ne nous quittent pas, dont quelques lignes nous obsèdent. On en lit d'autres mais on demeure imprégné de celui-là, comme d'un parfum qui ne s'estomperait jamais tout à fait.
"Lettres d'amour en Somalie" de Frédéric Mitterrand est, pour moi, de ces livres.
Philippe Besson

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17 01 07

Poche : Le pitch de Darling par son auteur

teule darling L'adaptation cinématographique de ce roman est en cours.

JEAN TEULE - Brice Depasse 2

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14 01 07

Nouveauté poche : Mes mauvaises pensées

BOURAOUI"Mes mauvaise pensées" fut un livre météore, une étoile filante dans le ciel surchargé de la rentrée littéraire de 2005. Récompensé par le Prix Renaudot, ce qui est le meilleur roman de Nina Bouraoui à ce jour paraît aujourd'hui en poche chez Folio. Un livre essentiel de beauté intérieure torturée, un style éblouissant, une narration elliptique fascinante.
Cliquez sur la couverture pour écouter l'interview et ensuite sur "précédent" (en dessous des commentaires) pour entendre la suite.

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09 01 07

Plus beau sera le livre

FUSAROOn avait déjà eu le magnifique Swing de Chaperon, qui nous parlait du monde de la boxe dans la première moitié du XXe siècle ; à présent, réédité en Folio, ce Colosse d’argile de Philippe Fusaro dresse le portrait, véridique, de Primo Carnera, premier champion du monde poids lourd italien, et phénomène de la nature : 2 m 05 et 125 kilos. Il faudra attendra 2005 pour qu’un poids lourd russe batte ces records physiques.
Issu d’une famille pauvre du Frioul, Carnera doit quitter l’Italie. En France, il est repéré par un manager malin et peu scrupuleux, qui lui fait gravir les échelons des rings les plus prestigieux. Mussolini le récupère et en fait un héros national, incarnation de la suprématie de la race. Carnera ne comprend rien à la politique, mais il ne sait pas dire non. Et puis, il est adulé. Son argent, il n’en voit pas grand-chose ; et ce qu’il peut, il l’envoie à sa famille.
Jusqu’à la chute. La défaite lui fait tout perdre. Mussolini le rejette. Carnera ne comprend pas, et souffre. Son histoire inspirera “The harder they fall”, “Plus dure sera la chute”, avec Humphrey Bogart, et Carnera attaquera les producteurs, en vain. Jusqu’à sa mort, en 1967, dans son village natal de Sequals, rongé par le cancer, et les funérailles où des milliers de personnes viennent lui rendre un dernier hommage.Le roman de Fusaro est superbe : un concerto de voix différentes viennent raconter l’histoire de Carnera, rendant le tumulte d’une salle de boxe, les cris, le stress, la joie, la colère. Et les multiples manières de voir et de rendre compte d’un même événement.
Fusaro est vraiment proche de son personnage, lequel fut un véritable boxeur dans les années fascistes... Petit problème technique, il manque les dernières minutes de l’entretien, durant lesquelles nous avions évoqué ces autres films et romans (Million dollar baby, que Fusaro avait lu avant de voir le film et qu’il avait adoré, mais aussi Swing de Chaperon) qui traitent de la boxe. Un sujet en or pour le cinéma, parce que très visuel et violent, mais aussi pour la littérature quand elle pratiquée avec talent, comme c’est le cas ici.

Vincent Engel

PHILIPPE FUSARO - Vincent Engel

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09 01 07

La dernière série

BENACQUISTATonino Benacquista, après avoir fédéré autour de son nom le public des polars, publie il y a tout juste dix ans « Saga », un roman dont l’incipit, « Elle était allongée sur le parquet, le front en sang et la main gauche perdue dans les rideaux », donne une fois de plus le ton, répondant aux poncifs du genre. Sauf que cette fois, il s’agira de tout autre chose.
Oserait-on parler de roman visionnaire ? C’est peut-être pousser un peu loin le bouchon. Néanmoins cette histoire de quatre scénaristes engagés par une maison de production pour concevoir la série de télévision la moins chère de l’histoire (diffusion quotidienne à quatre heures du matin) destinée à combler le quota de production propre d’une grande chaîne française prend aujourd’hui un air d’actualité.
Quatre parfaits perdants. Mathilde a écrit pendant vingt ans des histoires à l’eau de rose pour un éditeur de romans de gare auquel elle voue un amour à sens unique ; Louis a donné ses plus belles années et ses plus grandes idées aux géants de Cinecitta ; Jérôme s’est vu voler son scénario par un requin qui l’a placé à Hollywood et enfin Marco, « je », rêve de devenir un jour scénariste.
A votre avis, que va-t-il se passer ?
Admettons que vous ayez deviné, serez-vous capables d’anticiper les rebondissements ?
Mais au delà de ces codes, le plus important dans ce roman se situe dans la vision de Benacquista du monde de la télévision et de son poids sur la société. Producteurs, acteurs, scénaristes, public, pouvoir.
Et puis enfin, que je n’oublie pas d’écrire que « Saga » est un livre truffé de références littéraires et cinématographiques, de fables et de rêves, de morale et de réflexion, et surtout, oui surtout, de grands moments de plaisir.
Nous recevrons bientôt Tonino Benacquista à l'occasion de la publication du "Serrurier volant" chez Estuaire (cliquez sur la couverture pour écouter le pitch).

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