03 11 05

Les trois jours du Goncourt

Ainsi donc, François Weyergans, celui qui faisait figure d'outsider de dernière minute face à Michel Houellebecq, l'a emporté (6 voix contre 4) ce midi au restaurant Drouant à Paris.
Une nouvelle qui fera d'autant plus plaisir aux Bruxellois que Weyergans n'a jamais oublié le Bruxelles de son enfance, il l'évoque encore avec détails dans ses "trois jours chez ma mère".
François Weyergans n'arrivait plus à écrire, ne parvenait plus à terminer un ouvrage, il en a fait un livre qui lui vaut le Goncourt.
Inutile de vous dire que la première chose que l'auteur goncourisé ait faite fut de téléphoner à sa mère pour lui apprendre la nouvelle. La maman nonagnéaire est très heureuse et fière de ce fils dont elle n'a jamais douté. La preuve : dans son livre. La boucle est bouclée.

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03 11 05

Goncourt 2005 : François Weyergans

Prix très mérité pour son très beau, original, sensible et amusant : "Trois jours chez ma mère". C'était mon favori, je l'avais pronostiqué sur mon post du 26/10 : ne me haïssez point ! Pour la chronique du livre, je vous invite à lire l'article en date du 31/10/05.

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27 10 05

Prix Décembre 2005 : Charles Dantzig

En me quittant le premier octobre courant, Charles Dantzig m'annonçait sa sélection pour le Prix Décembre (entre autres). Le Prix Décembre (autrefois Prix Novembre) qui se veut être l'anti-Goncourt, récompense donc cette année un ouvrage admirable, enrichissant, osé, intelligent. Si vous n'en avez pas encore eu l'occasion, je vous invite à écouter notre entretien (Post du 01/10/05). Le dictionnaire égoïste de la littérature française est le livre qui m'accompagnera partout ces prochaines années.

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27 10 05

Le Grand Prix du roman de l'Académie française 2005

Contrairement à ce que Jean d'Ormesson avait laissé entendre sur le plateau des Livres de la 8, Yasmina Khadra ne recevra pas ce prix (il ne figurait d'ailleurs pas dans la deuxième sélection).

Il a été attribué ce jeudi, au troisième tour, à Henriette Jelinek (82 ans) pour "Le destin de Iouri Voronine " (de Fallois).

Pitch de l'éditeur : "Los Angeles, Californie. Un veuf d'origine russe, ayant vécu l'existence des immigrés de la première génération, se voit un jour arraché à sa pauvre retraite par un fils unique qui a connu une réussite sociale et financière surprenante. Obligé de renoncer à son nom russe, transporté dans une luxueuse villa de Beverly Hills, égaré parmi les milliardaires, errant dans les collines d'Hollywood dans une limousine avec chauffeur, le vieillard est malheureux, incapable de communiquer avec son fils fasciné par l'Argent-Roi. Ses pas le guident vers un monastère orthodoxe où il sent remonter en lui, au cœur même des Etats-Unis, les effluves de la terre natale. Commence alors une ascension spirituelle et religieuse qui illuminera tout son entourage et atteindra jusqu'à son fils."

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26 10 05

Goncourt : ils ne furent plus que quatre

Bernard Pivot a dévoilé hier l’identité des quatre derniers survivants sur la liste du Prix Goncourt :

"Falaises" d'Olivier Adam,
"La possibilité d'une île" de Michel Houellebecq,
"Fuir" de Jean-Philippe Toussaint,
"Trois jours chez ma mère" de François Weyergans.

Tristesse de voir disparaître Yasmina Khadra, Pierre Assouline et Nina Bouraoui mais joie de constater que les quatre derniers ne sont pas contestables. Allez, je craque. J’avoue un faible pour les trois jours chez ma mère de Weyergans.

Mais qui sera le dernier des quatre ? Rendez-vous sur ce blog le 3 novembre à 13 heures pour la proclamation du résultat ?

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26 10 05

Armel Job : Prix Jean Giono 2005

Le prix Jean Giono distingue chaque année un ouvrage de langue française faisant une large place à l'imagination dans l'esprit de Jean Giono et révélant un vrai talent de raconteur d'histoires.

Parmi les 750 prix décernés chaque année, celui-ci revêt une importance particulière eu égard aux membres qui composent le jury puisqu'on y retrouve entre autres Jean Dutourd, Frédéric Vitoux et Erik Orsenna (académiciens), Françoise Chandernagor (Goncourt) ou encore Yves Simon.

Il a été remis avant-hier au Belge et Bastognard Armel Job pour son très bon roman "Les fausses innocences". La remise du prix a eu lieu dans les salons de l'hôtel Lutetia (petit clin d'oeil en passant à Serge Gainsbourg).

Le pitch de Robert Laffont : "Lorsque Mathilda Stembert vient déclarer la mort de son mari, décédé accidentellement en Allemagne de l'Est, le maire du village, Roger Müller, sait qu'elle ment. La veille, dans la nuit, il a convaincu le docteur Stembert de ne pas quitter sa femme pour rejoindre sa maîtresse allemande.
Roger Müller aime Mathilda Stembert depuis l'adolescence.
Doit-il exiger une enquête sur ce décès improbable comme son devoir l'exige ou accepter les dires de la femme qu'il aime ?"

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19 10 05

Le prix polar

Depuis bientôt dix ans, il est décerné le troisième week-end d’octobre par un jury (six jurés indépendants) parmi, selon les années, 150 à 300 romans adressés au comité de lecture. Le lauréat reçoit son prix, son droit au bandeau et son trophée lors d’un dîner servi dans les salons du Château de Chanteloup, propriété de la société Martell & Co, à l’occasion du salon « POLAR & CO » de Cognac.(Source : Prixlittéraires.net). Le Prix Polar 2005 se nomme "Le pacte rouge" et son auteur, Olivier Descosse. Le pitch de l'éditeur : "Une bombe explose en plein Marseille. Trois corps lacérés, pas de revendication, aucune piste. L'affaire, confiée au pôle antiterroriste, est dans l'impasse. Très vite, le lieutenant de police Paul Cabrera est appelé en renfort. Son allure de loubard, son individualisme, rien ne le prédispose à ce type de mission. Mais il maîtrise le terrain, ses indics, ses codes.Et surtout, il connaissait l'une des victimes. Guidé par son instinct, motivé par la haine, Cabrera va dérouler le fil de la terreur. Une avocate au jeu trouble complète ses découvertes, pendant qu'un jeune juge lève le voile sur d'autres mystères. De Marseille à Bastia, de Londres à Palerme, trois enquêtes s'entrecroisent. Des mondes s'opposent. Des liens se nouent. Le passé remonte à la surface... "

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15 10 05

Le prix Welt

Le lauréat du prix littéraire "Welt" 2005, attribué par le quotidien allemand Die Welt et doté de 10.000 euros, a été rendu public ce vendredi. Il s'agit de l'auteure française Yasmina Reza. Souvenez-vous, entre autres, de "Art", pièce qui connût un immense succès et qu'elle écrivit en un mois et demi pour Pierre Arditti, Fabrice Luchini et Pierre Vaneck en 1994. "Art" a connu le même succès sur les scènes du monde entier. Un classique de la comédie moderne façon Woody Allen (douce-amère servie par des dialogues percutants et existentialistes) où le goût des amis (des copains) est raillé, dénigré.

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13 10 05

Prix Nobel 2005 : Harold Pinter

Le nom du Prix Nobel de littérature a été rendu public il y a une heure. Il n'est pas décerné à un inconnu : Harold Pinter, 75 ans, est populaire auprès des cinéphiles (22 scénarii dont "La femme du lieutenant français", "A la recherche du temps perdu"), des amateurs de théâtre (plus d'une trentaine de pièces) et de poésie. Ce londonien a aussi une pensée politique polémique ("Various voices", paru il y a cinq ans). Il s'est constamment battu pour la liberté d'expression et la défense des droits de l'homme, notamment pendant la dictature de Pinochet au Chili (face aux différents gouvernements britanniques dont celui de Margaret Tatcher), ou plus récemment en protestant contre les bombardements américains sur l'Irak lors de la guerre du Golfe (face à la gauche de Tony Blair). Le Nobel récompense ici un auteur pour l'ensemble de son oeuvre et aussi un certain engagement politico-social (qui a dit "comme souvent?").

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08 10 05

L'indicrétion de d'Ormesson sur "Direct 8"

«Je ne sais pas si vous êtes célèbre aux Etats-Unis, mais il est bien possible que vous le deveniez bientôt en France. Ce n’est pas un secret de dire que le jeudi, il y a non seulement votre émission, François Busnel, mais aussi la réunion hebdomadaire de l’Académie Française. Aujourd’hui c’était la préparation du Grand Prix du Roman et "L’attentat" est très très bien placé sur la liste que nous avons retenue ». Ces propos tenus par Jean d'Ormesson dans l'émission les livres de la 8 en disent long sur ce que l'automne littéraire prépare en matière de reconnaissance à l'auteur algérien Yasmina Khadra. Si vous vous voulez en savoir plus sur lui et sur son livre, reportez-vous plus bas pour lire la chronique (article du 26/08) ou écouter son interview (post du 22/09).

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