13 09 14

A bord de l'Arrowhead

 

Quelle place devons-nous réserver au règne animal, quels droits lui conférer? 

C'est un débat écologique que pose et merveilleusement propose Alice Ferney, en son nouvel opus de la rentrée.

Intrigué par le (mauvais) procès fait à Magnus Wallace, activiste écologiste déterminé, Gérald Asmussen, un reporter photographe norvégien, entreprend à ses côtés une expédition antarctique à bord de l'Arrowhead, en vue d'arraisonner des baleiniers frauduleux. Ce faisant, il nous livre des descriptions d'une beauté majeure - on peut compter sur la plume d'Alice Ferney - en même temps que le récit d'exactions effroyables.

" Mais le film avait rangé la beauté pour en venir à la cruauté. Une furie de capturer, de tuer, d'engranger, habitait les hommes. On devait la révéler. On pouvait rendre les gens malades devant la mise à mort de cette grosse bête inoffensive. Il suffisait de montrer comment elle crie, saigne, s'asphyxie, met si longtemps à mourir"

Une lecture recommandée

AE

 Le règne du vivant, Alice Ferney, roman, Ed. Actes Sud, août 2014

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

10 09 14

Le nouveau Marie-Hélène Lafon

" Les mains de Joseph sont posées à plat sur ses cuisses. Elles ont l'air d'avoir une vie propre et sont parcourus de menus trésaillements. (...) Joseph tourne le dos à la télévision. Ses pieds sont immobiles et parallèles dans les pantoufles à carreaux verts et bleu marine achetées au Casino chez la Cécile"

D'Incipit, le ton est donné, l'ambiance,  campée: Joseph, ouvrier agricole, dans une ferme du Cantal, passe en un film doux, brave  et  sobre, le déroulé de quelque soixante ans de vie, d'un amour avorté, d'addiction à la boisson, de deuils, et de soirées-TV, passées avec ses patrons : "..on ne la regardait pas forcément, on l'entendait, on était tous les trois dans son bruit, des images apparaissaient, disparaissaient, en fortes couleurs qui circulaient dans la pièce autour des corps, on était traversé par elles, on attrapait des morceaux, on sentait que le monde était vaste autour de la ferme et de ce pays tout petit dans lequel on aurait vécu."

Un roman de portrait et d'ambiance..

Nourri de touches et de retouches..

AE

Joseph, Marie-Hélène Lafon, roman, Ed. Buchet-Chasterl, août 2014, 144 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

04 09 14

Sur une mélodie de Liszt

Parution-événement ce jeudi 4 septembre : 9782714456878.jpg

Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d'université jusqu'au mois de janvier de l'année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort."

L'incipit est incisif, le ton est donné: exclu inopinément d'un quintet d'amis très liés - cinq condisciples d'un lycée proche de Nagoya - Tsukuru, le seul dont le patronyme ne mentionne pas de couleur, vit la médiocrité d'un être irréprochable. Et surtout, l'incompréhension face à son éviction l'enferme au fil des ans dans une solitude que conforte sa difficulté à nouer de vraies relations.

Il a  désormais 36 ans.Architecte, il peut assouvir sa passion pour les gares en surveillant leur bon état d'entretien. S'ébauche une relation avec Sara Kimoto, une trentenaire sincèrement éprise, qui l'oblige - enfin-  à revenir sur son passé, à comprendre les raisons de son exclusion afin de surmonter  le blocage et les dommages existentiels que celle-ci a générés.

J'avais peut-être peur d'aimer une femme sérieusement, qu'elle me devienne indispensable. Peur qu'un beau jour, soudain, sans aucun  préavis, elle disparaisse, je ne sais où, et que je me retrouve seul en fin de compte.

Il part à la recherche de ses anciens amis, soutenu en sa quête par l'interprétation par Lazar Berman des Années de pèlerinage de Frantz Liszt.

Changeant d'atmosphère et de ton  après ses célèbres  1Q84, Haruki Murakami offre à notre lecture un roman initiatique, d'introspection, sobre et terriblement attachant.

Une lecture recommandée

Apolline Elter 

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, Haruki  Murakami, roman traduit du japonais par Hélène Morita, Ed. Belfond, sept. 2014 ,384 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

03 09 14

Une histoire d'amour courtois

 

BEIGBEDER-C.jpg

 Un prénom & un patronyme, celui d'Oona O'Neill, quatrième épouse de Charlie Chaplin associé, le temps d'une courte idylle, à celui de Jerry D. Salinger - Jérôme David Salinger- l'auteur de L'attrape-coeurs, écrivain préféré de Frédéric Beigbeder.

Optant pour le mode "faction", relation de faits avérés mâtinée d'éléments  fictionnels, l'écrivain français lie son propre récit de vie à celui de ses protagonistes.Partant, il s'invite au gré des pages et des chapitres, compare subtilement les destinées  et révèle une pratique aigüe de la littérature américaine du XXe siècle, "Génération perdue" et après-guerre confondues.

"Nous sommes face à face, et je les contemple, malgré les soixante-dix années qui me séparent de cette soirée de l'été 1941, malgré l'Atlantique,  malgré leur mort,  je les vois se tourner autour et s'embrasser comme s'ils croquaient des fruits mûrs, gorgés de sève... S'embrasser et se disputer, tel est le secret du bonheur. " Love is a touch and yet not a touch.

De la rencontre coup de foudre de 1940 au Stork Club où Oona, "Glamour girl"  se produit avec deux filles à Papa fortunées, la courte et chaste idylle interrompue pour fait d'enrôlement de Jerry à la guerre et de mariage d'Oona , en 1943,  à l'entrevue de 1980,  le narrateur chronique toutes les étapes de  leurs destinées antipodiques,  irréconciliables, ponctuant le récit de missives reconstituées.

Eprise de Charlie Chaplin, de 36 ans son ainé, Oona lui donne huit enfants, mène vie aisée  et sombre à son décès dans la dépression et l'alcool.

Profondément affecté, psychiquement détruit  par la guerre et la découverte d'exactions horribles JD Salinger consacre  son reste d'âme  à l'écriture.

"Salinger et Oona, c'est une histoire d'amour courtois. Chaplin et Oona, c'est le mariage le plus réussi que je connaisse. La vie parfaite, c'est d'avoir vécu les deux, comme Oona." 

A l'intérêt littéraire d'une plume et d'un rythme de récit maîtrisés, Frédéric Begbeider ajoute à cette lecture - recommandée -  un indéniable attrait documentaire, une percée parallèle sur son propre destin amoureux et son mariage récent avec Lara Micheli.

Apolline Elter

Oona & Salinger, Frédéric Beigbeder, roman, Ed. Bernard Grasset, août 2014, 336 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

02 09 14

Convignité

Elle signe présente, à chaque rentrée littéraire, combinant la rigueur d'agenda du métronome, l'élégance jubilatoire d'une plume rompue aux plus belles tournures syntaxiques,  le pétillant champenois d'un imaginaire incongru quand il n'est délirant.

Avec Pétronille, Amélie Nothomb publie un 23e roman ...gémellaire.

"Pendant des années, j'ai bu comme tout le monde, au gré des soirées, des choses plus ou moins fortes, dans l'espoir d'atteindre la griserie qui aurait rendu l'existence acceptable: (...)"

Soucieuse de se trouver un(e) complice, "convignon ou convigne" avec qui partager la "si agréable société" de ses griseries au champagne, la narratrice - très confondue en  la célèbre écrivain -  fait, fin 1997,  la connaissance de Pétronille Fanto, une étrange gamine, lectrice et même correspondante, lors d'une séance de dédicaces en librairie.

"Je me trouvais dans le cas où la découverte du physique du destinataire ne nuit pas à la correspondance. Relire les lettres de vieille philosophe ténébreuse de Pétronille Fanto, en sachant qu'elles avaient été écrites par un petit garçon bagarreur aux yeux vifs, les rendait formidablement piquantes."

S'instaure une relation amicale que - ô surprise et intérêt du roman - Pétronille semble  d'emblée dominer, nantie d'un caractère bien trempé..de champagne.

"Je la regardais avec l'admiration stupide qu'ont les gens de mon espèce quand ils rencontrent un prolétaire véritable."

Fenêtre d'une amitié-fantôme, fantasmée  ou  fantastique selon l'interprétation donnée au patronyme de Pétronille, le roman invite le lecteur à (re)découvrir une face touchante d'Amélie Nothomb,  celle de l' humilité, de l'asservissement en amitié. Ajoutez une bonne dose d'auto-dérision - ça on le savait - noyée dans les meilleures coupes champenoises, ...ce n'est pas un scoop non plus et prêtez attention à ces pistes nombreuses que l'écrivain fournit sur son mode de fonctionnement. De questionnement. De vie, tout simplement.

Beaucoup de réflexions, miroirs d'une gémellité décidément "convigne", amicale et littéraire.

Apolline Elter

Pétronille, Amélie Nothomb, roman, Albin Michel, août 2014, 170 pp

Logo Audiolib.png9782356417787-G.jpg

Parue conjointement avec la publication du livre, la version Audiolib de Pétronille, est un petit bijou d'écoute, tant la voix, l'intonation de Pulchérie Gadmer - cela ne s'invente pas - se prêtent idoines aux propos de l'écrivain.

Audiolib, août 2014,  2 CD (Mp3) , durée: 2h27

27 08 14

Cannibale

devoration-nicolas-destienne-dorves-L-wIfjws.jpeg" Oui, Nicolas. Voilà des années que tes lecteurs, que les critiques, que certains amis te le répètent, sur un ton de plaisanterie gêné: tes livres sont des meurtres. Tes inspirations sont des pulsions. Ces images si frappantes qui fascinent tes lecteurs, ces tableaux de carnage ne te demandent aucun effort: ils s'imposent à toi avec le naturel d'une mémoire inconsciente."

Pas vraiment faux - Un propos dérangeant, cannibale jusque dans sa sexualité mais un style qui pourrait valoir à Nicolas d'Estienne d'Orves un prix académique, si les jurés ne font profession de végétarisme.

Soulagé - fragilisé? - par sa rupture avec Sonia, le narrateur, Nicolas Sevin, écrivain à succès, est invité par son éditrice Judith, à renouveler sa veine d'inspiration.

" La souffrance est mon jardin. La douleur porte mes mots. Je ne vois là ni fatalité, ni complaisance. Telle est juste ma nature: je suis chez moi dans le carnage."

S'impose à sa mémoire l'histoire d'une dynastie de bourreaux, celle des  Rogis dont il remonte la lignée de Rouen,  1278 à nos jours.

Alternant le présent du narrateur, d'une vie débridée et la généalogie des Rogis, les chapitres se succèdent, sanglés, sanglants, nourris de réflexions sur le processus d'écriture et de son inéluctable dévoration.

L'abolition de la peine de mort, en France,  scelle la fin de la dynastie des Rogis; pas de l'inspiration de Nicolas.. Sevin et d'une fascination - morbide, forcément - pour "l'affaire Morimoto",  as Issey Sagawa,  nom de cet étudiant nippon, cannibale, qui dévora à coup de petits plats en sauce, l'amie néerlandaise qu'il avait fraîchement tuée le 11 juin 1981. Rien de plus envoûtant comme sujet de roman.

Un thème qui n'est pas sans danger: 

"Ne comprend-elle pas que je vais faire mon autoportrait en me servant de Morimoto"

 Une lecture déconcertante, qui consume à  l'abyme, le génie d'écriture -avéré - de Nicolas d'Estienne d'Orves.

AE

La dévoration, Nicolas d'Estienne d'Orves, roman, Ed. Albin Michel, août 2014, 310 p

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

23 08 14

Bien de saison

" Franck Secondi ressassait la même considération, celle d'une existence placée sous le sceau de l'inutilité et du cocasse, qui allait donc prendre fin en une conclusion tout à fait adéquate"

L'automne s'ouvre sur un échec: Franck Secondi - dont la vie même est une succession de ratages - échoue à l'examen d'admission en la République humaniste indépendante du Vorukhstan. Verdict: il est condamné à l'exécution capitale.

Comment en est-il arrivé là? 

Auditeur volant auprès de la société Skyscope, Franck a pour mission d'évaluer services et catering des compagnies aériennes, de les classer selon une grille de critères définis, qui va  du confort des sièges à la qualité des repas servis. Conséquence: il voyage à longueur de temps, empruntant le plus souvent, les chiches assises de la classe économique:

"Seuls un contorsionniste masochiste ou un gnome tétraplégique pouvaient survivre à un tel environnement."

Promu en classe business, il fait la connaissance d'une superbe et mystérieuse  jeune femme, Kirsten Van Heurn dont la plastique rivalise avec une intelligence hors du commun.  Mue d'un effarant égarement, cette dernière cède au charme - inexistant - de Franck. Il va falloir assurer.

" La probabilté  que ce manège pût duper son amante d'un jour équivalait aux chances de survie d'un myopathe hémophile nageant parmi un banc de requins affamés"

Le ton est donné. La marche vers un destin inéluctable, amorcée...

Nappant ce premier roman d'une plume très sûre, dense et pétrie d'humour et d'auto-dérision, Hugo Ehrhard opère  une entrée assez irrésistible en littérature. Ce faisant, il fustige aimablement les régimes intégristes, les incohérences de la séduction... et les compagnies low cost.

Apolline Elter

L'Automne des Incompris,  Hugo Ehrhard, roman, Ed. Le Diletttante, 20 août 2014, 256 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

21 08 14

Leben oder Theater

Charlotte S.jpgIl paraît tout frais, ce jour et s'affirme d'emblée comme une des surprises de la rentrée. David Foenkinos, écrivain cher à notre blog, change en effet radicalement de registre, de poétique et nous offre un portrait, celui de Charlotte Salomon, peintre décédée tragiquement à Auschwitz, en 1943, dès son arrivée dans le camp. Elle avait 26 ans et elle était enceinte.

Lancée tels des coups de pinceaux, les phrases, hachées, essoufflées, épousent la courte vie de l'artiste, depuis la malédiction suicidaire qui pèse sur sa famille, jusqu'à celle d'être née juive, berlinoise, en une époque qui ne le lui pardonnera pas.

" Pendant des années, j'ai pris des notes

J'ai parcouru son oeuvre sans cesse

J'ai cité ou évoqué Charlotte dans plusieurs de mes romans

J'ai tenté d'écrire ce livre tant de fois. 

Mais comment? 

Devais-je être présent? 

Devais-je romancer son histoire? 

Quelle forme mon obsession devait-elle prendre? 

Je commençais, j'essayais, puis j'abandonnais.

Je n'arrivais pas à écrire deux phrases de suite. 

Je me sentais à l'arrêt à chaque point.

Impossible d'avancer.

C'était une sensation physique, une oppression.

J'éprouvais la nécessité d'aller à la ligne pour respirer."

Tout est dit. Percée sur le processus cathartique qui permet à Charlotte de sublimer son désespoir par la réalisation de centaines de gouaches réunies sous le titre générique de Leben? Oder Theater ? (La vie ou le Théâtre) le roman de David Foenkinos nous offre, à l'évidence, une voie d'accès sur sa propre vérité, sa quête existentielle.

Subtilement reconstitué, le présent de Charlotte - il ne mentionne à dessein que son prénom - devient don d'intimité.

Charlotte, David Foenkinos, roman, août 2014, 222 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

20 08 14

Réveil d'un fauve

Couv-On ne voyait que le bonheur-6.jpg" C'est ce soir-là que je t'ai perdu, papa, que nos faiblesses ont triomphé. Ce soir-là que mon adolescence orpheline a commencé"

Mandaté par les compagnies d'assurances pour évaluer dommages matériels et lésions corporelles, Antoine, le narrateur, a pris l'habitude singulière de traduire en espèces, tous les moments de la vie. Une vie dont il fait le bilan doux-amer, marquée d'un déficit d'amour parental, d'une famille implosée, de lâchetés répétées et d'une impossibilité à exprimer ses difficultés, à pleurer, tout simplement. La bête gronde en son inconscient qui pourrait prendre l'allure d'un fauve.Viré de son boulot, de son couple, Antoine sent sourdre une colère, un désespoir irrémédiables. Va-t-il commettre l'irréparable? 

" Le mal qui infusait alors. Le fauve qui se réveillait.

On ne voyait que le bonheur"

Monologue entrecoupé d'apostrophes à son père, malade, à son fils, perdu , Léon, la narration se partage en trois volets, qui d'une plongée en solution violente,  désespérée, oeuvre à la reconstruction, au sublime pardon.

Avec ce nouveau roman dense, maîtrisé, Grégoire Delacourt frappe où on ne l'attendait pas.

"Notre vie s'écrivait à coups de post -it indifférents sur la porte du réfrigérateur."

Et toujours ce sens de la formule qui frappe, fouette et fustige..

Apolline Elter

On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt, roman, Ed. JcLattès, 20 août 2014, 360 pp

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |

17 12 13

En lice pour le prix Horizon du deuxième roman

 

la-garçonnière-helene-gremillon.png

 Accusé d'avoir tué par défénestration, Lisandra, son épouse, incarcéré,  Vittorio essaie de découvrir  l'assassin potentiel , parmi sa patientèle de psychanalyste. 

L'action se passe en Argentine, en août 1987. Les exactions de la junte militaire sont encore présentes dans les esprits et particulièrement celui d'Eva Maria, l'une de ses patientes, qui pleure la disparition de sa propre fille, Stella.  Soucieuse d'assister Vittorio en ces moments difficiles, Eva Maria va éplucher les enregistrements des dernières séances d'analyse avec ses patients

Tendue d'un rythme soutenu et d'une intrigue bien ficelée,  la narration progresse , s'oxygénant de dialogues, flashbacks et typographies signifiantes.

 Un roman maîtrisé 

Dûment sélectionné parmi les six finalistes du Prix Horizon du deuxième roman 

A suivre..

Apolline Elter

La garçonnière, Hélène Grémillon, roman, Ed. Flammarion, septembre 2013, 358 pp, 20 €

Écrit par Apolline Elter dans Apolline Elter, Rentrée littéraire | Commentaires (0) |  Facebook | |