05 07 12

Un roman engagé

    Toutes-les-femmes-s-appellent-Marie_lightbox_zoom.jpg Marie a trente trois ans. Seulement. Déjà. Veuve de guerre et maman d'Emmanuel, elle doit faire face à ses propres combats. Le vide affectif béant laissé par le décès de son mari. Le constat du handicap d'Emmanuel.

     Certes, son fils avait laissé percevoir des signes de sa « différence », incapable de se nourrir normalement, de se séparer de sa mère ou d'adresser la parole à une autre personne qu'elle. Elle, sa seule porte vers le monde extérieur. Mais comment accepter de tuer l'espoir que ce ne soient que de fausses alertes? Comment accepter son impuissance en tant que parent, de même que celle du monde médical?

     Pourtant Emmanuel grandit et il faut bien faire face à la réalité : il est atteint de déficiences mentales lourdes. Irréversibles.

     Marie, anagramme d'aimer. Alors Marie, en mère attentive, protègera son fils, ira loin, très loin, pour mettre ce dernier, devenu un homme, à l'abri de ses pulsions érotiques. Jusqu'où une mère peut-elle consentir à aller par amour pour son enfant?

 

     Dans ce court roman, Régine Deforges aborde avec courage et sensibilité un sujet encore souvent tabou : la sexualité des handicapés. Elle décomplexe la parole et nous rappelle, si besoin était, que les personnes atteintes de handicap peuvent prétendre comme tout un chacun à une vie affective et sexuelle. Même si « notre société permissive n'accepte pas la différence, elle la combat parfois. »

 

     Retrouvez Régine Deforges au salon du livre de Ré, L'île aux livres, les 3 et 4 août 2012, ainsi qu'une centaine d'auteurs pour des rencontres et débats passionnés!

http://www.ile-aux-livres.fr/ 

Toutes les femmes s'appellent Marie, de Régine Deforges. Editions Hugo&Cie, janvier 2012, 125 P., 12€.

Karine FLEJO

 

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02 07 12

Un temps sans elle

9782919516124FS.gifCe que dit la 4ème de couverture: " L'amour fou. Marc ne vit que pour et par Julie.Une écharpe envolée. L'accident, stupide. La mort, intolérable. Il lui faut vivre sans Julie, il ne peut vivre sans Julie. Dès lors il cesse de vivre, part à la dérive dans un parc où se nouent d'étranges rencontres, où se tissent peu à peu nombre de mystères. Jusqu'à ce que..."

"Un temps sans elle", une belle histoire d'amour... On s'attache à Marc qui dérive et ne peut plus vivre sans Julie... Un livre qu'il est difficile de refermer avec une fin des plus surprenantes... Comme il est écrit très justement: "Il est des livres qu'on ne résiste pas à lire deux fois. Une première fois avec passion, porté par cet amour fou. Une deuxième fois, avec jubilation, pour comprendre comment on a pu se laisser bluffer de la sorte."

Lydie Gabriel, l'auteure qui se met dans la peau de Marc, un univers masculin qui nous fait oublier que c'est une femme qui écrit... Un livre qui reste même après la dernière page tournée. Je le conseille vivement à tous ceux qui aiment ces romans déroutants auxquels on s'accroche...

Un temps sans elle, Lydie Gabriel, éd. Le Bas Vénitien, mai 2012, 135pp, 13€.

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25 06 12

A lire sans plus...attendre!

 

   lattente - site.jpg   « Si cela continue, dans un an, je la quitte et je t'épouse ». Quand son amant prononce cette phrase, ce possible amour tous deux qui ne soit plus un strapontin dans son coeur mais une vraie place, LA place, Marie sent ses résistances fondre. Certes, elle est mariée et mère de famille. Lui aussi est en couple et père. Mais... Mais si le temps lui donnait raison? Si au terme de cette attente, la clandestinité faisait place à une union au grand jour?

      Alors elle attend.

      Alors elle se donne des raisons d'attendre.

      Alors elle lui trouve des raisons d'attendre.

      Mais la peur est là qui la tenaille, qui l'étreint lui aussi.. Attend t-elle vainement? Le temps s'écoule, la barre de l'année est allègrement franchie, et Roch n'a toujours pas sauté le pas. Mais si la frustration chez l'un et la peur chez l'autre grandissent, croit chez tous deux un même addictif besoin l'un de l'autre. Besoin de l'entendre, de le toucher, de le sentir, de rire avec lui, de lui parler.

      Une impossibilité à se passer l'un de l'autre dont l'attente se repaît avec délice. Le dilemme reste entier. "L'attente, c'est une histoire de s'autoriser et de s'interdire. L'attente est souveraine. On s'y soumet, ses contingences s'imposent. En son nom, on renonce, on accepte. L'attente est reposante car elle annule toute possibilité de choix. Tout ce qu'on a à faire c'est attendre. L'attente agit comme une grille de sélection sévère et implacable des éventualités de la vie."

      Un confort pourtant inconfortable. L'attente transporte autant qu'elle achève, sublime autant qu'elle enlaidit, nourrit autant qu'elle sèvre. L'attente est une maitresse draconnienne.

      Jusqu'où Marie ira t-elle? Quels renoncements Roch sera réellement prêt à faire? Vient-il un moment où les illusions deviennent illusoires?

 

      On pourrait penser que ce récit d'un quatuor femme-mari-amant-maîtresse est un sujet rebattu dont on n'a plus rien à apprendre. A tort. Catherine Charrier nous offre ici un magnifique livre. En véritable chirurgienne des âmes et des sentiments, elle dissèque avec une justesse, une délicatesse et une force émotionnelle sidérantes les tourments de l'attente. Et de l'amour tout court.

      A lire sans plus...attendre!

L'attente, de Catherine Charrier. Récit aux Editions Kero, mai 2012, 251 P., 15,90€.

Karine FLEJO

 

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21 06 12

Un roman qui déménage !

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     Peu de temps après qu'Emma ait emménagé dans son coeur, tous deux décident de déménager. Plus exactement, Brice ne trouve pas la force de s'opposer au désir de la femme qu'il aime, cette belle et pétillante journaliste de 20 ans sa cadette. Car s'installer dans cette immense maison de campagne ne l'enthousiasme guère. A défaut d'être emballé, il emballe les affaires.

     Un déménagement n'est pas une mince affaire. A fortiori quand il faut le gérer seul. Brice se trouve face à une véritable catastrophe naturelle... Emma, journaliste reporter, est en effet en mission en Egypte lors du grand départ.

     Cuisine, Salle de bains, Vêtements, Livres , mais aussi toute une série de cartons annotés Divers,sont débarqués dans le garage de la nouvelle demeure. Une montagne cartonnée que Brice attend le retour d'Emma pour descendre.

     Sauf qu'Emma tarde à donner signe de vie.

     Sauf que Brice ne peut accepter les raisons de son silence.

     Alors il dresse le camp dans le garage, se creuse une vallée au cœur de sa montagne, installe un lit de camp près de la chaudière. Et tient le siège en attendant Emma.

     Une descente aux enfers au milieu des cartons éventrés que même l'intervention de l'excentrique voisine, Blanche, ne parviendra pas à enrayer. Devant, derrière, à droite, à gauche, puis... dessous, les cartons sont partout.

 

     Dans ce roman publié à titre posthume, on retrouve tout le génie dramatique de l'auteur, son excellence à peindre avec minutie et réalisme les scènes du quotidien, à dessiner les atmosphères sombres sous le pinceau de sa plume, à enluminer ses tableaux de drames humains.

     Un roman à l'humour d'une noirceur d'ébène qui emballe et déménage!

Cartons, de Pascal Garnier, Éditions Zulma- février 2012. 185 P., 17,50€.

Karine FLEJO

 

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20 06 12

Le roman de l'été

Thierry CohenCela fait des années que sur Nostalgie, nous avons attiré l'attention du public sur cet auteur, Thierry Cohen, qui dès son premier avait fait très fort. J'aurais préféré vivre s'est d'ailleurs retrouvé dans les listes des meilleures ventes en poche.

Si tu existes ailleurs possède comme ses prédécesseurs toutes les qualités pour être dans le peloton de tête des romans de l'été. A vous de le découvrir, c'est le jeu de la littérature.

Cet entretien enregistré pour Pop Culture vous permettra également de prendre la mesure de l'homme authentique qu'il est. Podcast intégral.


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15 06 12

Une lecture à vivre!

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     La vie est une succession de morts. Mourir de faim, de honte, d'ennui, de désir, d'impatience, de jalousie, de culpabilité, de chaud, d'angoisse, de chagrin, de froid, de rire... Ne passons-nous pas notre vie à succomber à un trop-plein d'émotions? Si, mais pour mieux en ressusciter. Parfois.

     C'est le cas des héroïnes de ces nouvelles. Des femmes qui vivent pleinement, intensément. Des femmes qui s'exposent, jusqu'au-boutistes. Des éponges qui absorbent aussi bien les joies que les peines, éclatent de rire comme explosent en larmes. Des femmes entières. Des femmes vivantes.

     Tout commence par la mort de l'enfance. Premier amour. Premier rapport sexuel. Fin de l'innocence sans pour autant connaître « la petite mort. » Rien ne sera plus comme avant. Ce n'est que le début d'une longue série de passages à trépas que Marie-Christine Buffat passe en revue avec une plume d'une vivacité extraordinaire, d'une sensibilité vibrante, encrée à l'humour noir.

     Trop de rondeurs? Et c'est le régime, la faim qui tenaille, la jubilation des kilos perdus...et le spectre de l'anorexie qui menace. Ou quand le diktat de la mode, le regard des autres peuvent s'avérer fatals. Et l'autre faim, celle de l'âme? La fillette, morte de peur face à un père violent, se fait plus sage qu'une image, soucieuse d'obtenir le visa du coeur de son papa, de fouler ce territoire tant convoité. Faim d'amour. Mais la violence paternelle la laissera t-elle passer la frontière?

     On s'engouffre dans le sillage de la plume de l'auteur, véritable caméléon des émotions de ses personnages, de la fillette à la femme d'âge mur, en passant par toutes les saisons de l'existence. Car Marie-Christine Buffat, avec la force vitale de son écriture, le degré d'intimité qu'elle sait d'emblée créer entre les héroïnes et le lecteur, nous fait décoller sur les ailes de sa plume... pour mieux nous faucher par ses chutes. Chaque nouvelle en effet nous cueille en plein vol par son issue inattendue, fatale parfois, bouleversante souvent, inattendue toujours.

 

     N'ayez pas peur de vous retrouver face à un livre morbide, car il ne l'est pas. C'est au contraire un condensé de vie, de rires, de larmes, d'émotion dans toutes ses acceptions.

     Vous ne risquez qu'une seule chose : succomber au talent de l'auteur. Une bien jolie mort, non? C'est mon cas, et j'ai même ressuscité pour vous en parler!

 

P. 7 : « Souvent j'ai ri, beaucoup,très fort, alors qu'à l'intérieur, on discernait quelque bruit d'éclat, de choses fragiles qu'on brise. Souvent, j'ai pleuré, heureuse et soulagée, tandis que je caressai du regard ou de la main l'objet de mon émoi. »

Le nombre de fois où je suis morte, de Marie-Christine Buffat. Editions Xénia, Juin 2012, 120 P., 13€.

Karine FLEJO

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13 06 12

Une jeunesse dealée

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      1998 à la Plaine Saint-Denis. La construction du Stade de France est achevée. Tout est prêt pour accueillir la coupe du monde de football. Zidane et les Bleus font rêver. Les sommes d'argent colossales qu'ils gagnent aussi. Beaucoup. Mais est-il besoin de mettre des chaussures à crampons pour se faire de l'argent?

      A Saint Denis, la guerre pour contrôler le trafic de drogue est ouverte. Caïds notoires et dealers novices s'affrontent. Parmi eux, Hachim, un adolescent brillant à l'école, passionné de hip hop, qui avait jusqu'alors pour projet de devenir journaliste. Une voie toute tracée, loin des chemins de la délinquance, des règlements de compte entre bandes rivales, du sang, de la violence.

      Cependant est-on maître des ses choix de vie quand on évolue dans un tel contexte? Peut-on résister à l'appel de l'argent facile, à la fascination exercée par les gros caïds du quartier? Sa soeur Sarah tente d'éveiller sa conscience. Des conseils dont l'ado n'a que faire. Sa famille n'est plus celle du sang, mais celle de la drogue, du deal. Un monde qui n'a rien d'i-deal-lique.

      Règlements de compte, combats de chiens, passages en taule, tabassages, flics ripoux, Hachim glisse ses pas dans les empreintes de son mentor, Houssine. Jusqu'à cette destination ultime dans la violence : c'est à son tour de tuer. Et de trembler. Et de réaliser que ce chemin de traverse n'est pas fait pour lui. Lui, Hachim, le tendre. Mais peut-il reculer?

      Rachid Santaki, dans un style très maitrisé, nous offre ici un roman poignant sur le destin d'un adolescent qui avait « tout pour réussir ». Édifiant, passionnant, bouleversant.

P. 224 : « J'ai dealé ma jeunesse contre le trafic, les soucis, la vengeance, le fric. Mes pensées se bousculent comme les usagers de la ligne 13 aux heures de pointe. J'avais tout pour briller, j'ai tout raté. »

Des chiffres et des litres, de Rachid Santaki. Éditions Moisson Rouge, mars 2012. 239 P., 16, 50€.

Karine FLEJO

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12 06 12

Didier van Cauwelaert, invité dans Nostalgie Pop Culture

 

Didier van cauwelaert, double identité

Podcast brut et intégral de l'entretien de Didier Van Cauwelaert avec Brice Depasse réalisé pour son émission Nostalgie Pop Culture.

Il y est question de Double identité, son nouveau roman et de l'adaptation de "Hors de moi" qui a donné l'an dernier le film "Sans identité".


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11 06 12

Vous avez dit bonheur?

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      « Mon indépendance financière, mon indépendance tout court, avait été et restait une règle, que dis-je, le socle de mon parcours de vie. » (P23). La quarantaine passée, la narratrice, divorcée et sans enfant, n'entre pas dans la « norme », celle que lui renvoient ses proches, amis comme famille. Pour eux, il est urgent qu'elle réagisse, se prenne en mains. L'horloge biologique tourne, la vie de solo n'est pas une vie. Certes, elle a socialement bien réussi, a un travail passionnant et prenant, mais sa vie privée? Pas de compagnon, pas de bébé, donc une vie privée qui rime pour eux avec privée de vie. Pourtant les exemples que ces couples lui offrent, à commencer par ceux de ses deux meilleurs amis, Marc et Ben, ne sont pas enviables.

      Elle prend donc le parti de les laisser dire, sûre de savoir ce qui est bon pour elle, dussent les autres ne pas comprendre ses choix. Jusqu'à ce qu'une rencontre ébranle ses jolies certitudes... Dès lors, elle perd sa légendaire sérénité. Une belle impatience la gagne. L'attente d'un signe de Lui mobilise toute son attention, cristallise toutes ses pensées.

      Au même moment, la maladie frappe Marc. Le pronostic vital est engagé. Le trio amical se resserre et fait front. Et les priorités de l'héroïne de changer. Il devient urgent de vivre. Urgent d'aimer aussi?

 

      Dans ce court roman, Annie Lemoine balaie les diktats de la société : la maternité est-elle un devoir, une « fatalité » pour toute femme, sauf à passer pour suspecte? La vie de couple est-elle LA seule voie de l'épanouissement? Et si nous étions la meilleure des compagnies pour nous-mêmes? Mais au fait, que valent nos certitudes?

      Un roman agréable sur ce bonheur de vivre auquel nous aspirons tous.

La belle impatience, Annie Lemoine. Éditions Flammarion, avril 2012, 177 P., 17€.

Karine FLEJO

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01 06 12

Un pour tous, tous pour un !

Jubilatoire!

 

    72247328.jpg La maison de campagne de Ferdinand est bien vide ces deux derniers mois. Son fils, sa belle-fille et surtout ses deux petits fils, P'tit Lu et Ludo dits les Lulus, lui manquent cruellement. Certes, il peut aller les voir, mais ce n'est pas pareil. Sa grande masure bruit du silence de leur absence. Un vide qui a affecté son caractère. Lui autrefois dur à cuire, bourru, est devenu fragile, sensible.

     Une sensibilité qui le rendra réceptif à la détresse de sa voisine, Marceline. Suite à un violent orage, la vieille dame solitaire doit faire face à des infiltrations d'eau énormes, une maison au toit prêt à s'effondrer. Pour les Lulus, la solution tombe sous le sens : leur grand-père n'a qu'à l'inviter à s'installer chez lui. Simple, non? Pour les enfants, oui. Pour les adultes, non. Cela ne se fait pas, un homme qui héberge une femme. Enfin pas trop. Ferdinand réfléchit toute la nuit. Au diable les règles de bienséance, place à la solidarité! Et, puis, ce n'est que provisoire, non? Le temps que la toiture soit réparée. Et Marceline d'emménager dans une des dépendances de la ferme.

     Or non seulement le provisoire va durer, mais à la nouvelle occupante vont s'ajouter Guy le veuf éploré, les soeurs Lumière, une jeune infirmière, un étudiant, des animaux... et puis, Paulette. La ferme vit, vibre, s'anime et s'organise. Un planning, une comptabilité des dépenses et ressources sont même créés, répondant au nom de Solidarvioc . Un nouveau départ est désormais possible pour chacun. Une deuxième chance.

     Alors certes, la vie n'épargne personne, mais l'entraide agit tel un baume lénifiant. Les bonheurs se multiplient et le poids des soucis se divise. « Un pour tous, tous pour un! », tel pourrait être leur credo. 

 

     Barbara Constantine nous offre ici un roman truculent, loin de la caricature et de la mièvrerie. L'entraide intergénérationnelle, la non-fatalité à subir sa vie, cet extraordinaire exemple de prise en charge des personnes âgées par elles-mêmes, sont d'un optimisme contagieux. On rit, on s'émeut, on jubile, on s'attache inéluctablement aux personnages, lesquels nous accompagnent encore bien longtemps, la lecture achevée.

     A lire, à relire, à offrir! Un vrai rayon de soleil !

 Et puis, Paulette..., de Barbara Constantine. Éditions Calmann-Lévy, mai 2012. 312 P., 15,5€.

Karine FLEJO

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