02 02 17

Brusque retour aux sources…

Outre-Mère.jpgNouvelliste très talentueuse [1], Dominique Costermans a fait paraître à Avin chez Luce Wilquin son premier roman, Outre-Mère qui est tout à la fois le récit de la véritable histoire de Charles Morgenstern (nom d’emprunt), un Juif bruxellois enrôlé volontairement dans l’armée allemande et devenu par la suite indicateur très actif de la Gestapo [2], et celui, sans pathos, de la découverte progressive des faits par sa petite-fille Lucie, malgré le tabou régnant dans la parentèle depuis deux générations.

Un texte fort, remarquablement rédigé, autour des secrets de famille, en l’occurrence particulièrement indicibles et monstrueux, mais aussi de la notion d’identité – ici, la découverte de sa judéité par la narratrice, masquée jusque-là « pour la bonne cause » – au-delà du silence et de la honte maternelle…

Une brillante réussite !

Bernard DELCORD

Outre-Mère par Dominique Costermans, Avin, Éditions Luce Wilquin, janvier 2017, 172 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 17 €

 

[1] On lui doit une demi-douzaine de recueils, C’est moderne.com, Y a pas photo, Nous dormirons ensemble, Je ne sais pas dire non, Des provisions de bonheur (chez Luce Wilquin) et Petites coupures (chez Quadrature à Louvain-la-Neuve), dont nous ne saurions trop vous recommander la lecture.

[2] L’auteure se fonde sur des dossiers judiciaires authentiques.

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29 01 17

Bataille pour un château-fort…

Vengeance.jpg« Un château médiéval, un parc boisé, trois propriétaires, une indivision...

Louis d'Érezée vit seul avec sa mère agonisante dans cette forteresse familiale, mais son frère Maximilien et sa sœur Colienne, tenus à l'écart de sa gestion, en exigent la vente. Ils s'affrontent avec dureté, persuadés chacun que leur avenir dépend de l'issue du combat.

L’aîné s'accroche à une vision digne de l'Ancien Régime, les deux autres ne cherchent qu'à vivre avec leur temps. Ce conflit violent, lié aux particularités de letur éducation singulière, mobilise toute leur énergie. En pure perte, comme dans la majorité des conflits. »

Tel est le texte de la quatrième de couverture du passionnant roman Vengeance rédigé et publié par le marquis Charles de Trazegnies né à Bruxelles en 1946 [1].

On s’en voudrait de déflorer le scénario de cet excellent livre et ses multiples rebondissements, mais on ne peut s’empêcher d’établir un lien avec la longue bataille juridique que mena l’auteur, entre 1997 et 2008, contre son frère et sa sœur pour obtenir la sortie d’indivision et la mise en vente de la forteresse médiévale de Corroy-le-Château, finalement acquise par l’artiste Wim Delvoye [2].

Charles de Trazegnies ne dit d’ailleurs pas vraiment le contraire dans son avertissement : « Bien qu’il décrive une réalité – c’est nous qui soulignons –, ce roman est une œuvre de fiction peuplée de personnages imaginaires ».

Des fantômes fort agressifs…

Bernard DELCORD

Vengeance par Charles de Trazegnies, Bruxelles, Éditions Le Roseau vert [3], mai 2016, 314 pp. en noir et blanc au format 15 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 25 €

 

[1] Il a longtemps exercé la profession d'éditeur (plus de 120 livres publiés, dont certains “best sellers” en Belgique) et de traducteur (une vingtaine de livres traduits du néerlandais et de l'anglais). Il est par ailleurs l'auteur de poèmes, de récits et de nombreux contes imaginaires.

[2] http://www.lavenir.net/cnt/112576 &

http://archives.lesoir.be/wim-delvoye-se-paye-corroy_t-20080923-00J2QY.html

[3] Rue de la Tulipe, 2 à 1050 Bruxelles.

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29 01 17

Fiction nucléaire…

Le cauhemar du Président.jpgLe premier roman du Belge Denis Ralet, Le cauchemar du Président, paru à Bruxelles aux Éditions Telarcom, décrit avec force détail et d’une plume alerte l’univers post-apocalyptique qui pourrait résulter d’une explosion nucléaire dans un futur proche.

En voici le pitch :

« Né en 1963, Charles Chabrolles est élu Président de la République française en 2022. Peu après, une explosion nucléaire en Antarctique place les hommes politiques et les consommateurs devant leurs responsabilités.

Le Président Chabrolles est alors confronté à des troubles climatiques, sécuritaires et économiques et, en 2027, l’Elysée est brièvement prise d’assaut.

En 2046, depuis sa retraite à Banon dans les Alpes de Haute-Provence, le Président Chabrolles observe la vie de ses contemporains à partir de 2027 : politique, éducation, économie, loisirs, violence, migrants…

Sur un ton parfois cynique ou désabusé, il décrit les dérives d’un monde en quête d’équilibre.

Ses dernières paroles, en 2047, furent “Honte à ma génération” ».

Avis aux amateurs du genre !

Bernard DELCORD

Le cauchemar du Président par Denis Ralet, Bruxelles, Éditions Telarcom, diffusion Éditions Weyrich, novembre 2016, 240 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,50 €

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21 01 17

« Un coup de dés jamais n'abolira le hasard. » (Stéphane Mallarmé)

Le hasard a un goût de cake au chocolat.jpgAprès l’excellent Monsieur a la migraine publié chez Luce Wilquin en 2015 et centré sur le plaisir sexuel féminin, Valérie Cohen (°Bruxelles, 1968), qui est sans nul doute une des écrivaines belges les plus subtiles de ce début de siècle, a fait paraître chez le même éditeur un nouveau roman particulièrement succulent, intitulé Le hasard a un goût de cake au chocolat, dans lequel elle traite en touches pointillistes la question du hasard et de sa nécessité.

En voici le pitch :

« Le hasard existe-t-il ? Les coïncidences peuvent-elles avoir un sens ?

Impossible, vous dirait Roxanne. La charmante jeune femme vit aux côtés d'un compagnon peu loquace, d'une mère angoissée et d'une inséparable sœur. Lorsqu'elle reconnaît, sur un marché aux puces, une photographie de son arrière grand-oncle, ses certitudes sont ébranlées. Cette improbable rencontre la bouleverse.

Persuadée que les signes du destin guident ses pas, sa tante Adèle mettra tout en œuvre pour en convaincre sa protégée. Entre simples coïncidences et clins d'œil de l'existence, le quotidien tranquille de la jeune femme vacille... »

On admirera tout particulièrement le style de l’auteure, empreint de grâce et de simplicité, pour décrire des événements du quotidien avec une touche de fantaisie.

La lire est un plaisir !

Bernard DELCORD

Le hasard a un goût de cake au chocolat par Valérie Cohen, Avin, Éditions Luce Wilquin, janvier 2017, 138 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 15 €

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28 12 16

Le merveilleux imaginaire de Jean-Luc Fonck

fonck.jpgLorsque j'ai lu le premier manuscrit de Jean-Luc Fonck, j'ai pensé au Boris Vian de « L'écume des jours », aujourd'hui je dois vous avouer que Jean-Luc a créé son propre univers personnel et terriblement attachant. C'est non seulement celui de l'imaginaire, mais de ce fameux imaginaire « belge », qui eut une école très riche il y a quelques décennies.

« Les hommes préfèrent les grottes » est une énigme policière - un prétexte - qui se déroule dans les grottes de Han. (C'est le principe de cette collection de courts romans qui se situent chez nous).

Voici quelques exemples de ce que peut être le style de Jean-Luc.

Dès le début, le voilà discutant avec vous et moi, ses lecteurs : « ... mais ça, c'est une autre histoire que je vous raconterai un autre jour dans une autre vie dans un autre livre dans un autre monde. Voilà. C'est ça que je voulais dire. »

Et puis, cette manière de jouer avec le véhicule/livre. Le troisième chapitre est intitulé « Chapitre étroit » et son court texte est une étroite bande de lecture au milieu de la page. Superbe ! Même idée au « Chapitre neuf » qui commence de cette manière : « Aaaah...enfin...un chapitre neuf... ça me fait plaisir... y en a marre de ces vieux chapitres »

Les digressions de Jean-Luc (comme dans la chanson, comme à la radio, comme sur scène) sont dingues : « J'essaie de la faire revenir... Sans succès. Mais je m'en doutais... Je n'ai jamais su rien faire revenir... même pas les oignons... Un jour, j'ai réussi à faire revenir un souvenir... Ca m'a procuré un immense plaisir... Immense, mais de courte durée. Je me suis très vite rendu compte que si j'avais réussi à le faire revenir, c'est finalement parce qu'il n'était jamais parti. »

Quant à la belgitude, que l'auteur s'entend si bien à utiliser. Que dire de cette flle qui a un oeil droit couleur d'une Leffe brune et le gauche couleur Rochefort 10°... Ou plus loin, l'apparition (en enfer) d'une Flamande : « Wablief ? Mijnheer ? »

La poésie, la philosophie, tout s'y trouve : « Ceci dit, si la surprise avait des limites, rien que ça, ce serait déjà surprenant. »

Lire du Fonck, c'est la certitude de passer un moment délicieux, composé de multiples facettes, de surprises dans l'action, dans la réflexion, dans le style. Et le suspense est total !

 

Jacques Mercier

 

« Les hommes préfèrent les grottes », Jean-Luc Fonck, Ed Luc Pire, Roman de gare, 12/18,5 cm, 144 pages, 10 euros

 

 

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28 11 16

Les oubliés du dimanche

_valérie Perrin.jpgSi vous ne l'avez pas lu encore, précipitez-vous et offrez-vous (ou à quelqu'un que vous appréciez) ce roman mélancolique et drôle, d'une écriture, brillante, poétique et qui touche. Valérie Perrin, photographe, offre avec « Les oubliés du dimanche » (titre magnifique, qui définit ces personnes âgées sans visites dans une maison de retraite) son premier roman.

Le livre nous raconte Justine, vingt et un ans, qui se lie d'amitié avec une pensionnaire, Hélène. Un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite et dévoile un terrible secret. Dans une interview, Valérie Perrin raconte : « Un premier roman, c’est comme une première histoire d’amour. C’est très personnel. J’ai abordé des sujets qui me tenaient à cœur. J’ai toujours adoré les vieux. Enfant, je tapais à leurs portes pour qu’ils me racontent des histoires. Je n’ai jamais considéré la vieillesse comme une maladie, au contraire, je l’ai toujours vue comme un trésor. Et puis, à travers Justine, je parle aussi beaucoup de la jeunesse - et surtout, à travers mes personnages, je ne parle que d’amour. Tout cela, en fait, ce n’est qu’un prétexte pour parler d’amour. De livres, de musique et de bistrots. Ah, et d’une mouette, aussi. »

L'auteure pense que chacun de nous est relié à un oiseau. J'adore cette idée ! L'oiseau qui revient jusque dans les baisers : « Mon amour, la première fois que je t'ai embrassée j'ai senti un battement d'ailes contre ma bouche. J'ai d'abord cru qu'un oiseau se débattait sous tes lèvres, que ton baiser ne voulait pas du mien. »

Pour vous donner encore une idée du style magnifique de Valérie Perrin : « Hélène m'a raconté toute sa vie. Tout mais en puzzle. Comme si elle m'avait fait cadeau du plus bel objet de sa maison, mais qu'elle l'avait cassé en mille morceaux avant, sans le faire exprès ».

Remercions enfin Valérie pour le choix de la citation mise en exergue « Être vieux, c'est être jeune depuis plus longtemps que les autres », car elle est de Philippe Geluck !

 

Jacques MERCIER

 

« Les oubliés du dimanche », Valé­rie Per­rin, roman, Albin Michel, 2015, 379 p. – 21.90 € (Bientôt en Poche)

 

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27 11 16

« Le silence oblitère tout. » (Paul Auster)

Ce qu'elle ne m'a pas dit.jpgOutre Globe Story paru en 2005 aux Éditions Complicités et Braine Blues chez Luc Pire en 2011 et après Le cadeau de Léa (2008), Baruffa (2009), La prophétie du jaguar (2011), La vie selon Hope (2013) et Zebraska (2014, sur les heurs et malheurs d’un enfant « à haut potentiel »), qui a rencontré un grand succès, Isabelle Bary (1968–) publie son sixième roman chez Luce Wilquin, Ce qu’elle ne m’a pas dit, cette fois sur le thème des secrets de famille.

En voici le pitch :

« Quel est le point commun entre une quadragénaire moderne, belge et blonde du XXIe siècle et un trappeur amérindien né dans les années vingt ? Le sang !

Marie a quarante-sept ans. Avec Alex, son mari, et Nola, leur fille de seize ans, ils forment une famille bourgeoise contemporaine : un boulot accaparant, une indispensable vie sociale, un chien à poils longs, des engueulades et des fous rires, des sushis le samedi, des impertinences d’ado avec un peu d’herbe fumée en cachette et, bien sûr, toujours trop d’Internet. Rien d’extraordinaire, en somme.

Mais ça, c’était avant. Avant que Marie découvre le secret bien gardé du passé passionné et violent qui est le sien. »

On s’en voudrait, bien entendu, de déflorer l’intrigue, aussi insisterons-nous sur les qualités littéraires de l’ouvrage, habilement construit et remarquablement mené, dont la narration est une belle mécanique d’horlogerie fine usant des flash-back avec dextérité.

De la bien belle ouvrage !

Bernard DELCORD

Ce qu'elle ne m'a pas dit par Isabelle Bary, Avin, Éditions Luce Wilquin, collection « Sméraldine », septembre 2016, 254 pp. en noir et blanc au format 14,2 x 20 cm sous couverture brochée en couleurs, 20 €

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27 11 16

Brèves rencontres…

Confidences au Touquet.jpgParu aux Éditions Dricot à Liège, Confidences au Touquet, le nouveau roman d’Anouchka Sikorsky, contrairement aux trois précédents (Crime à Louvain-la-Neuve, Meurtre à Rixensart et Disparition à Liège), n’est pas un polar…

Il s’agit cette fois d’un texte en « vous », dans lequel le narrateur, au Touquet pour des séances de thalassothérapie, croisera des personnages qui font penser, mutatis mutandis, à ceux des Caractères de La Bruyère : une pianiste qui veut changer de vie, de vieux jumeaux querelleurs, une religieuse défroquée, un misanthrope, une fillette végétarienne, une danseuse étoile en fin de parcours, un homme plaqué par son épouse et par sa maîtresse…

Comme à son habitude, l’auteure excelle à créer, par petites touches allusives dans de courts chapitres subtilement enlevés, une galerie de contemporains dont les préoccupations pourraient être les nôtres, humaines, trop humaines…

Un joli miroir de notre temps…

Bernard DELCORD

Confidences au Touquet par Anouchka Sikorsky, Liège, Éditions Dricot, octobre 2016, 144 pp. en noir et blanc au format 13,7 x 20,8 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 18 €

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06 10 16

Une rentrée littéraire très pop

RL DERNIER PECHEUR.jpgDepuis trois semaines, la presse nous abreuve du nombre de livres qui sort à la rentrée littéraire.

Stop ! On s’en fout qu’il y ait plus ou moins 600 nouveaux romans français en librairie cet automne. Ce qui nous intéresse, c'est : "est-ce qu’il y a des livres qui valent la peine de mettre un billet de vingt balles sur le comptoir ?"

La suite en podcast :


podcast

Dans cette séquence : Bronson (Arnaud Sagnard), Le dernier des nôtres (Adélaïde de Clermont-Tonnerre), Les pêcheurs d'étoiles (Jean-Paul Delfino) et Jim Morrison et le diable boîteux (Michel Embareck).

05 10 16

Un livre pour faire passer la routinite aigüe

51wodqsyaTL._SX338_BO1,204,203,200_.jpg"Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une", un titre qui dès le départ donne envie de se plonger dans ce roman de Raphaëlle Giordano. Et bien n'hésitez pas une seconde! 

Vous ferez ainsi la connaissance de Camille, presque la quarantaine, mariée, mère de famille avec un job passionnant... Mais la jeune femme qui a tout pour être heureuse, ne l'est pas. Elle souffre de "routinite aigüe". Elle fera la connaissance de Claude Dupontel. Cet homme, routinologue va clairement changer la vie de la presque quadragénaire. Il lui propose de lui venir en aide et ensemble, ils vont vivre des expériences hors du commun. 

Des rendez-vous inattendus, des défis plus originaux les uns que les autres... Camille va littéralement changer sa manière de vivre pour se faire du bien et enfin être heureuse. La jeune femme va repartir dans une vie meilleure à la conquête de ses rêves. Mais chut, il ne faut pas tout révéler!

A lire absolument, si vous êtes à la recherche de vous-mêmes, que vous vous posez des questions sur votre vie, votre famille, votre personnalité. Nul doute que vous profiterez des conseils donnés par le routinologue tout au long du bouquin. Après le récit, un petit vade-mecum vous est même proposé. A la fin de ce roman, on se remet en question, on fait le ménage dans sa vie et on élimine les personnes ou objets nuisibles! Un livre qui fait véritablement du bien au moral! Une première étape sur le chemin du bien-être. 

Question forme, la plume de l'auteure est agréable à lire, les chapitres sont courts et riches en citations. A lire, pour contrer ou anticiper la routine! 

Raphaëlle Giordano n'en est pas à son premier roman. Ecrivain, artiste, peintre, coach en créativité, elle est tombée dans la psychologie quand elle était petite. Elle en a fait sa grande spécialité. Ses premiers livres proposaient une approche sur le développement personnel.  

"Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une", Raphaëlle Giordano, éd. Eyrolles, 2015, 217 pages, 14,90 euros. 

Écrit par Gwendoline Fusillier dans Bien-être, Gwendoline Fusillier, Romans, Société, Vie pratique | Commentaires (0) |  Facebook | |