04 02 15

Dieu et le néant !

_d'ormesson esperance.jpg

 

Voici une analyse qui corrobore celle que vient de publier Apolline !

Cela fait quelques années et quelques livres que Jean d'Ormesson explore les pensées de fin de vie, donc celles de la mort et du sens de la vie.

 

Nous avons ainsi de superbes pages, car son écriture devient de plus en plus claire, simple et belle, à propos des questions qui nous taraudent tous : que faisons-nous ici-bas (et d'ailleurs cet « ici-bas » est déjà une prise de position) et cette tranche de temps et d'espace de quelques dizaines d'années est-elle unique, débouche-t-elle sur d'autres vies, ici ou ailleurs, sur une autre forme de notre être ? Dans « Comme un chant d'espérance », Jean d'Ormesson nous parle de Dieu.

 

« Je crois en Dieu parce que le jour se lève tous les matins, parce qu'il y a une histoire et parce que je me fais une idée de Dieu dont je me demande d'où elle pourrait bien venir s'il n'y avait pas de Dieu »

 

Mais pourquoi ?

 

« Une idée comme une autre, et peut-être moins absurde que les autres : Dieu nous a donné la vie pour que nous en profitions. Pour que nous soyons heureux. Pour que nous nous supportions et que nous nous aimions les uns les autres. Et pour que nous chantions les louanges de l'Eternel dans les interstices de la pensée et du mal. »

 

Il nous donne – et c'est peut-être le passage le plus important à retenir du livre – la traduction d'un texte affiché dans une église de Baltimore, ville anglaise du Maryland, au 17e siècle. Ce texte nous donne des règles bases de la vie heureuse, comme ceci : « Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements » !

 

Enfin, pour clore cette lecture qui nous laisse plein « d'espérance » :

 

« Il n'y a pas de vide, parce que, hors de l'espace et du temps, le vide est plein de Dieu. Et le néant n'existe pas parce qu'il se confond avec Dieu. »

 

Jacques MERCIER

« Comme un chant d'espérance », Roman, Jean d'Ormesson, Ed Héloïse d'Ormesson, 128 pp. 16 euros.

 

Écrit par Jacques Mercier dans Jacques Mercier, Jean d'Ormesson, Philosophie, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

28 01 15

Mystère dans la grande cuisine…

Les sept canailles de la Bleue Maison.jpgDans Les sept canailles de la Bleue Maison, un roman paru aux Éditions Memory à Tenneville, la chroniqueuse culinaire Juliette Nothomb – sœur d’Amélie – situe son action dans les murs du restaurant « Les Plats canailles de la Bleue Maison », la célèbre maison de bouche ardennaise du Pont d’Oye, et met en scène son fameux chef propriétaire, Richard Thiry, qui y reçoit, un matin de juin 2013 à une heure indue (5h45), sept curieux clients successifs pour lesquels il concoctera autant de ses spécialités avant de se rendre compte que...

Mais ne déflorons pas l’intrigue qui est aussi prétexte à la divulgation de sept recettes du maître des feux sous forme de fiches détachables cartonnées en fin d’ouvrage, dont voici la liste :

– Amuse-bouche de sardines marinées

– Pomme de terre farcie aux truffes et ses petits légumes

– Côte à l’os, béarnaise maison et pommes de terre grenailles

– Langouste, crème fleurette au curry, petits légumes et riz basmati

– Brie de Meaux farci aux truffes, mesclun

– Gaufres maison, chantilly aux myrtilles

– Entremets au chocolat Alpaco Ecuador 66%, crème anglaise aux fruits secs, crumble aux noix.

Un livre qui se dévore de bon appétit !

Bernard DELCORD

Les sept canailles de la Bleue Maison par Juliette Nothomb, Tenneville, Éditions Memory, novembre 2014, 70 pp. en noir et blanc (dont 14 fiches cartonnées) au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 €

Voici une recette conseillée pour un buffet, à la place d’un assortiment de fromages :

Brie de Meaux farci aux truffes, mesclun

À préparer quelques jours à l’avance, pour la maturation des saveurs.

Pour 12 à 15 personnes

Ingrédients :

1 brie de Meaux fermier

2 ou 3 truffes fraîches (noires melanosporum, pour un goût plus prononcé)

Huile d’olive

Mesclun et vinaigrette, pour escorter

Recette :

Préparer une farce à la truffe : hacher les truffes et les faire macérer dans l’huile d’olive.

Trancher le brie dans l’épaisseur, le recouvrir de tapenade de truffes bien égouttée, refermer le fromage et laisser mûrir 48 heures dans un endroit frais (mais pas au frigo), à une température inférieure à 7°C.

Servez avec du pain au levain, toasté ou passé à la braise, et le mesclun assaisonné.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Cuisine, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

21 01 15

Un roman kafkaïen...

Histoires naturelles de l'oubli .jpgDans le droit fil de La métamorphose de Franz Kafka (1883-1924), nouvelle parue en 1915 qui décrit les tribulations de Gregor Samsa, un vendeur qui se réveille un matin transformé en un « monstrueux insecte », et d’Une tête de chien de Jean Dutourd (1920-2011), roman racontant la vie d’Edmond Du Chaillu, un charmant enfant qui a une tête d'épagneul, avec des poils et de grandes oreilles pendantes, Histoires naturelles de l’oubli est un texte remarquable de Claire Fercak (née en 1982) paru chez Gallimard à Paris dans la collection « Verticales ».

Il s’agit d’un récit à deux voix (celles d’Odradek, un soigneur de ménagerie qui a subi les assauts d’un de ses animaux, et de Suzanne, une bibliothécaire qui a occis son époux) entraînant le lecteur dans une spirale aussi étonnante que détonante, où la folie, pas à pas, devient la norme de la compréhension et de l’amour.

La construction fait preuve d’une belle habileté, le style est pointilliste et le ton incisif, tandis que l’impression laissée par la lecture s’avère pour le moins mordante…

De la belle ouvrage !

Bernard DELCORD

Histoires naturelles de l'oubli par Claire Fercak, Paris, Éditions Gallimard, collection « Verticales », janvier 2015, 187 pp. en noir et blanc au format 14 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 17,90 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

16 01 15

Sortie surprise de Elle & lui, le nouveau Marc Levy

9782221157831ORI (1).jpgDepuis près de quinze ans, Marc Levy donne rendez-vous à ses lecteurs chaque année au printemps.

Probablement pour des raisons de concurrence avec d'autres poids lourds de l'édition, comme autrefois les Beatles et les Stones, l'auteur publie son nouveau roman, Elle & Lui, sans crier gare. Le plus grand secret a en effet entouré la sortie de ce qui s'annonce comme une comédie romantique, la première publiée Marc Levy depuis 2008.

Le pitch de l'éditeur :

Un site de rencontres les a réunis. 
Ils ne sont pas devenus amants, mais amis. 
Et ils comptent bien en rester là… 


Elle est actrice. Lui écrivain. 
Elle s’appelle Mia. Lui Paul. 
Elle est anglaise. Lui américain. 
Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais. 
Elle a beaucoup de succès. Lui pas vraiment. 
Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas. 
Elle se sent seule. Lui aussi. 
Il la fait rire. Elle enchaîne les maladresses. 
Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus. 

Écrit par Brice dans Marc Lévy, Romans | Commentaires (1) |  Facebook | |

04 01 15

Un roman magistral

Derrière la colline.jpgParu chez Belfond à Paris en 2000, Derrière la colline de Xavier Hanotte (né en 1960) a été réédité dans la collection nationale belge « Espace Nord » à Bruxelles, ce qui met durablement ce roman exceptionnel à la disposition du public, et ce n’est que justice.

L’ouvrage a pour cadre la bataille de la Somme durant la Première Guerre mondiale et, comme l’a fort bien résumé Carmelo Virone sur le site de la Promotion des Lettres [1], il « met en scène un jeune lettré anglais du nom de Nigel Parsons, poète à ses heures sous le pseudonyme de Nicholas Parry, qui vient de se voir refuser la place d'enseignant qu'il postulait.

Poussé par un dépit amoureux et par le militarisme ambiant (l'Angleterre doit voler au secours de la Belgique, dont la neutralité vient d'être violée), il va s'engager dans l'armée en même temps que William, un jardinier avec qui il s'est lié d'amitié. Nous vivrons avec eux les heures glauques de l'attente, dans les tranchées boueuses infestées par les rats et les poux ; nous sui­vrons sur leurs pas les moments d'horreur de la bataille, en ce jour chaotique et funeste du 1er juillet 1916 où 40 000 soldats anglais alignés comme à la parade moururent sous les feux allemands.

Entre Nigel et William, entre l'homme de lettres et celui de la terre, s'est glissé un miroir infidèle, qui renvoie à chacun son image inversée : doubles, jumeaux, frères, amis, différents par la naissance et le destin. L'un périra au combat, l'autre cultivera la mémoire du disparu ».

L’histoire commence d’ailleurs le 30 juin 1948 et, si elle constitue un flash-back apparemment classique, elle est aussi une interrogation sur la restitution des événements non seulement à travers les filtres de la mémoire, mais aussi par le biais des techniques du récit –extraordinairement maîtrisées par l’auteur – qui mènent le lecteur au cœur d’un monde illusoire dont les forces sont supérieures à celles de l’univers réel.

Il s’agit là de ce que le fameux critique français Edmond Jaloux (1878-1949) avait baptisé en 1931 du nom de « réalisme magique » dans les colonnes de l’influent quotidien parisien Le Temps s’agissant d’un autre roman belge dont l’action est située durant la Grande Guerre, Handji de Robert Poulet (1893-1989), avec lequel Derrière la colline présente, mutatis mutandis, bien des similitudes.

Un véritable tour de force littéraire !

Bernard DELCORD

Derrière la colline par Xavier Hanotte, postface de Jérôme Duhamel, Bruxelles, Éditions Les Impressions Nouvelles, collection « Espace Nord », novembre 2014, 399 pp. en noir et blanc au format 12 x 18,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 10 €



[1] http://www.promotiondeslettres.cfwb.be/index.php?id=derrierelacollinehanotte.

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

28 12 14

Mort, où est ta victoire ?

On est encore aujourd'hui.jpgUne femme. Un homme. Une rencontre. La complicité autour de l’amour du cinéma. Les films. L’amitié. Le partage des idées. La compréhension de l’autre. La découverte de l’âme. La mort de l’homme. Les rituels. La tristesse. L’espoir ?

Un roman formidable !

Bernard DELCORD

On est encore aujourd'hui par Véronique Janzyk, Bruxelles, Onlit Éditions, octobre 2014, 115 pp. en noir et blanc au format 11,8 x 19,2 cm sous couverture brochée en couleurs, 12 €

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

16 12 14

Un livre iconoclaste et totalement original…

Nous faisions semblant d'être quelqu'un d'autre.jpgShani Boianjiu est née en 1987 à Jérusalem et elle a grandi en Galilée, dans le village de Kfar Vradim, proche des frontières syrienne et libanaise. Après deux ans dans l’armée israélienne, elle a étudié à Harvard dont elle est sortie diplômée en 2011.

Son premier roman, paru en langue anglaise et dont la traduction française est sortie à Paris sous le titre Nous faisions semblant d’être quelqu’un d’autre chez Robert Laffont, dans la collection « Pavillons » codirigée par Jean-Claude Zylberstein – qui, une fois de plus, aura eu le nez creux –, constitue un véritable coup de poing littéraire et sociologique, propre à remettre quelques pendules à l’heure, s’agissant de la nature même de Tsahal et de ses jeunes recrues, et à stupéfier les amateurs de formes d’expression littéraire novatrices.

En voici le pitch :

« Camarades de classe depuis l’école primaire, Yaël, Avishag et Léa sont de jeunes Israéliennes fantasques qui se réfugient souvent dans leurs mondes imaginaires pour tenter d’oublier qu’elles s’ennuient à mourir dans le village isolé où elles habitent. Une adolescence ordinaire, mais dans un lieu et à une époque qui sont loin de l’être. À la fin de leurs études secondaires, elles sont incorporées dans l’armée et effectuent pendant deux ans leur service militaire.

Sarcastique et autoritaire, Léa se retrouve postée à un checkpoint en Cisjordanie, tandis que la sombre Avishag sert dans une unité de combat chargée de surveiller la frontière égyptienne et que Yaël entraîne les soldats au maniement des armes. Leur insouciance, leur soif de vivre, leurs corps désirants contrastent de façon saisissante avec le monde confiné, monotone, répétitif et brutal de l’armée où elles sont confrontées à toute la violence d’un pays en guerre et en état d’alerte permanent.

Léa, Avishag et Yaël racontent avec désinvolture et détachement les expériences parfois épouvantables qu’elles traversent et se distraient en s’adonnant à des jeux puérils, mais dangereux, ou en créant des mondes oniriques qui virent parfois au cauchemar. Et, lors de leur retour à la vie civile, on comprend l’impact délétère que cette parenthèse a eu sur leur vie d’adulte : dépressives, inadaptées ou sans perspective d’avenir dans leur travail, elles se retrouvent à vendre des sandwichs ou à faire le vigile dans un aéroport, quand elles n’infligent pas des sévices à des hommes qu’elles séquestrent… Portrait implacable d’une génération perturbée par cet univers troublé où la violence et la peur sont omniprésentes, ce roman initiatique met en lumière toute la difficulté d’être jeune et de forger son identité en Israël. »

Nous insisterons pour notre part sur la grande qualité littéraire de l’ouvrage, dont la forme novatrice dans l’expression du détachement et de la déréliction fait montre d’un talent aussi indiscutable que surprenant…

Une auteure à suivre, donc !

Bernard DELCORD

Nous faisions semblant d'être quelqu'un d'autre par Shani Boianjiu, traduit de l’anglais par Annick Le Goyat, Paris, Éditions Robert Laffont, collection « Pavillons » dirigée par Maggie Doyle et Jean-Claude Zylberstein, août 2014, 321 pp. en noir et blanc au format 13,9 x 21,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 21 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

15 11 14

Aux âmes bien nées…

Explosion de particules.jpgFort agréablement écrit, le premier roman de Valentine de le Court s’intitule Explosion de particules, un titre bien choisi puisqu’il y est question du meurtre d’une jeune fille de la noblesse belge, violoniste promise à un bel avenir.

Prénommée Juliette, elle assiste à ses funérailles et voit défiler une faune aristocratique fort éloignée des apparences qu’elle se donne d’ordinaire vis-à-vis du vulgaire, prise dans des contradictions où le passé réel ou supposé des grandes familles à petit « de » se trouve noyé dans les exigences d’un présent qui voit les conventions bourgeoises – voire plébéiennes – éroder le piédestal sur lequel s’étaient hissés les ancêtres.

Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître : l’intrigue se montre habilement construite, le regard de l’auteure s’avère perçant, l’humour décalé est omniprésent et la langue française parfaitement respectée…

Noblesse oblige !

Bernard DELCORD

Explosion de particules par Valentine de le Court, Wavre, Éditions Mols, collection « Autres sillons », septembre 2014, 265 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,90 €

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

12 11 14

Au cœur du conflit algérien

Les Prétoriens.JPGAprès Les Centurions [1] et Les Mercenaires, les Éditions des Presses de la Cité à Paris poursuivent avec Les Prétoriens la réédition des grands romans militaires de Jean Lartéguy, dont on se souviendra qu’il fut un des plus prestigieux reporters de guerre français, qu’il travailla pour Paris-Presse et pour Paris-Match quand ce magazine rivalisait avec les plus importants de la planète et qu’il obtint le fameux prix Albert-Londres en 1955.

Voici le pitch de l’ouvrage, paru en 1961 :

« Rentrés d'Indochine après la pénible épreuve des camps, les compagnons du capitaine Esclavier et de Boisfeuras sont engagés dans un nouveau conflit, entre djebel et désert. Après leurs défaites successives, en Indochine notamment, cette guerre-là, ils veulent la gagner, quel qu'en soit le prix. Les centurions deviennent des prétoriens. Le meurtre d'un des leurs entraîne ces soldats à déborder du cadre de leur action militaire et à “faire de la politique”. »

Profondément anticommuniste, l’auteur n’en était pas moins sévèrement critique vis-à-vis des travers du système colonial tout autant qu’envers la duplicité des hommes politiques à Paris « qui promettaient aux officiers et aux populations que la France resterait aux colonies, à l'heure même où ils entamaient des négociations d'indépendance » (suivez son regard vers Charles de Gaulle, entre autres) ainsi qu’envers les méthodes du FLN quand celles-ci s’avéraient criminelles et, par conséquent, envers les Français qui leur apportaient leur soutien quand celui-ci se soldait par la mort de militaires du contingent.

Un sujet fortement touchy par les temps qui courent, ce qui constitue à notre avis une excellente raison de l’aborder par la lecture de ce livre au scénario par ailleurs passionnant !

Bernard DELCORD

Les Centurions par Jean Lartéguy, Paris, Presses de la Cité, novembre 2013, 464 pp. en noir et blanc au format 14 x 22,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 22 € (prix France)


[1] « Paru en 1960, il a pour trame la guerre d'Algérie ; il se vendra à plus d'un million d'exemplaires. Le général David Petraeus, commandant des forces américaines en Irak puis en Afghanistan est un lecteur passionné du roman. Son manuel sur la guerre de contre-insurrection serait inspiré d'un de ses chapitres, dans lequel Lartéguy décrit l'importance de mener contre des insurgés une guerre non-conventionnelle visant à séparer ces insurgés de la population qui assure son ravitaillement et sa couverture. » (Source : Wikipedia.)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |

09 11 14

Hisse et ho !

Aventures en mer.jpgSurtout connu pour L’appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906), l’écrivain californien Jack London (1876-1916), aussi autodidacte qu’aventurier et vagabond, est également l’auteur de plus de cinquante autres nouvelles, romans et essais (Les vagabonds du rail [1907], Une odyssée au Klondike [1909], Contes des mers du sud [1911], Le Cabaret de la dernière chance [1913]), Le Vagabond des étoiles [1915]…) dont certains, comme Le Peuple de l’abîme (1903), sont des dénonciations en règle du libéralisme anglais et de ses méfaits sociaux.

Les Éditions Omnibus à Paris ont récemment rassemblé cinq de ses meilleurs romans maritimes (La Croisière du Dazzler ; Le Loup des mers ; Les Pirates de San Francisco ; La Croisière du Snark ; Les Mutinés de l'Elseneur) dans un recueil intitulé Aventures en mer qui passionnera les amateurs d’actions viriles sur des mers déchaînées et sous des cieux lointains.

En voici les résumés succincts, fournis par l’éditeur :

La Croisière du Dazzler (1902) : un jeune garçon en échec scolaire fuit la déception de son père en s'embarquant.

Les Pirates de San Francisco (1905) : les souvenirs du jeune Jack London, qui, âgé de quinze ans, pillait les parcs à huîtres dans la baie de San Francisco.

Le Loup des mers (1904) : l'histoire du sulfureux Loup Larsen, un capitaine qui ne connaît que la violence.

La Croisière du Snark (1911) : l'histoire d'un voyage autour du monde de sept années – celui de Jack London lui-même, à travers l'océan Pacifique, d'île en île.

Les Mutinés de l'Elseneur (1914) : embarqué avec un équipage de repris de justice, le dandy Pathurst découvre le déchaînement des éléments, qui n'est rien à côté de celui des passions humaines...

Pour les cœurs sensibles, gare au mal de mer !

Bernard DELCORD

Aventures en mer (La Croisière du Dazzler ; Le Loup des mers ; Les Pirates de San Francisco ; La Croisière du Snark ; Les Mutinés de l'Elseneur) par Jack London, présentation d’Olivier Péretié, Paris, Éditions Omnibus, octobre 2014, 1024 pp. en noir et blanc au format 13 x 19,8 cm sous couverture brochée en quadrichromie et à rabats, 26 € (prix France)

Écrit par Brice dans Bernard Delcord, Romans | Commentaires (0) |  Facebook | |