07 07 15

D'anciens contes japonais...

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"L'histoire du tonnelier tombé amoureux" suivi de "Histoire de Gengobei" sont des contes de Ihara Saikaku, qui vécut de 1642 à 1693 et remporta un grand succès populaire de son vivant. Né à Osaka, il est l'inventeur du conte réaliste en prose japonais. Après avoir publié des haïkus, il écrit des tableaux de mœurs, comme "Vie d'un ami de la volupté", qui se situe dans les lupanars de son temps.

Nous découvrons ici deux histoires d'amour réalistes et rocambolesques qui se passent dans le Japon féodal de la fin du 17e siècle. Elles sont extraites de « Cinq amoureuses » (1686), où les femmes de spont temps condamnées à la fidélité ou à une mort ignominieuse.

Les personnages se soucient de la réussite de leurs amours plus que des interdits d'une société rigide... toutes les ruses sont bonnes pour y parvenir. De plus, on a quelques illustrations de Yoshida Hambei, un célèbre peinte de gravures.

Deux phrases pour vous mettre en appétit de lecture :

 

« La vie humaine est bornée, mais la passion amoureuse, inépuisable. »

 

"Il n'existe en ce monde ni fantômes ni veuves fidèles."

 

Toutes ses histoires ont des fins malheureuses sauf une, où l'auteur laisse entendre que le servage de la femme prendra fin un jour.

Jacques MERCIER

"Histoire du tonnelier tombé amoureux", Ihara Saikaku, Edition Gallimard, collection Folio 2 euros ! 100p.

 

 

 

 

 

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21 06 15

Résiliences...

Au moins, il ne pleut pas.jpgNée au Caire, membre du jury du Prix Femina depuis 1996, Paula Jacques est productrice sur France Inter du magazine culturel Cosmopolitaine depuis 1999. Romancière, elle est l'auteure, entre autres, de Deborah et les anges dissipés (Prix Femina 1991), Gilda Stambouli souffre et se plaint (2002) et Rachel-Rose et l'officier arabe (Prix Simenon 2006).

Elle a publié récemment chez Stock un roman passionnant intitulé Au moins, il ne pleut pas, dont voici le résumé qu’en donne l’éditeur :

« Hiver, 1959. Nous sommes au port de Haïfa. Deux adolescents, Solly et Lola Sasson, débarquent sous une pluie glacée. Deux orphelins venus d'Égypte, perdus, apeurés, qui ne savent rien du monde sur lequel ils viennent d'atterrir. Solly, le petit frère, c'est de la graine de voyou, séducteur, résolu à se tailler une place au soleil. Lola, son aînée de treize mois, rêveuse et timorée, estime que la vie dans les livres est plus intéressante que la réalité.

Où aller ? Où les portera cette nouvelle vie de déracinés ? À Wadi Salib, sur les hauteurs de Haïfa, chez deux femmes étranges, Ruthie la silencieuse et Magda la bavarde, qui vivent comme des sœurs, liées par un pacte de la mémoire : ce sont deux rescapées des camps.

Du moins, c'est ce que le lecteur va croire au début de ce roman foisonnant, humain, émouvant et provocateur à la fois. Les déportées le furent-elles vraiment ? Quel est le prix à payer pour survivre ? Et dans l'Israël des pionniers et de la coexistence difficile entre les communautés sépharade et ashkénaze, comment s'adapter, que choisir et qui être ? »

De son côté, la navigatrice Isabelle Autissier est la première femme à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire et en course. Elle est l'auteur de romans, de contes et d'essais, dont Kerguelen (2006), L'Amant de Patagonie (2012), et avec Erik Orsenna : Salut au Grand Sud (2006), Passer par le nord (2014). Elle préside la fondation WWF France.

Soudain, seuls.jpgElle a fait paraître, chez Stock également, un roman tout aussi passionnant intitulé Soudain, seuls dont voici l’accroche :

« Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn. Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls. Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats.

Comment lutter contre la faim et l'épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ? Un roman où l'on voyage dans des conditions extrêmes, où l'on frissonne pour ces deux Robinson modernes. »

Si nous avons choisi de recenser ensemble deux textes aussi différents, c’est parce qu’ils ont en commun de poser une question essentielle, dont la réponse suscite immanquablement dans l’opinion la polémique et les jugements les plus péremptoires : jusqu’où peut-on aller pour sauver sa peau – ici, dans un camp d’extermination ou bien au cœur d’une nature grandement hostile – et, une fois celle-ci sauvée, comment faut-il gérer le regard des autres sur des événements qu’ils ne pourraient comprendre ? Et que vaut ce regard ?

Le dépassement des limites et la situation de celles-ci – où faut-il placer les curseurs ? – se trouvent au centre d’un autre questionnement encore plus interpellant : qu’est-ce que la trahison, et où commence-t-elle ?

Bien malin qui le sait…

Bernard DELCORD

Au moins, il ne pleut pas par Paula Jacques, Paris, Éditions Stock, février 2015, 355 pp. en noir et blanc au format 14 x 21,5 cm sous couverture brochée et jaquette en couleurs, 20 € (prix France)

Soudain, seuls par Isabelle Autissier, Paris, Éditions Stock, mai  2015, 249 pp. en noir et blanc au format 14 x 21,5 cm sous couverture brochée et jaquette en couleurs, 18,50 € (prix France)

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20 06 15

Famille décomposée…

Ces morts qui se tiennent par la taille .jpgDans Ces morts qui se tiennent par la taille paru aux Éditions du Rocher, l’écrivain belge Frank Andriat aborde un sujet particulièrement touchy, celui de l’inceste, à travers le regard jeté avec insistance par une jeune femme sur une photographie de ses grands-parents défunts, retrouvée par hasard.

« Vous avez l'air de beaucoup vous aimer, appuyés tendrement l'un contre l'autre, le bras de Fred serrant la taille d'Élise, celui d'Élise s'arrimant à Fred, son homme, son amour. Fred a tout d'un dominateur : de sa présence sur la photo, c'est surtout cela qui se dégage. Je vous observe. Tout est dit dans ce cliché de vous deux et, en même temps, tout est caché. On ne voit de vous qu'une apparence. Vous êtes là, figés en un éternel instant qui ne raconte rien des soubresauts de votre existence future. De celle-ci, je ne connais pas tout, mais l'essentiel est gravé en moi (…). Pour toujours. »

Perdue dans un labyrinthe de questions sans réponses et de sentiments contradictoires – elle aime sa grand-mère et déteste sa mère –, la narratrice se cramponne à ses souvenirs comme un naufragé à une bouée, pour finalement accéder à la vérité… qui l’emporte par le fond.

Un roman subtil et grave, ciselé comme un bijou de famille…

Bernard DELCORD

Ces morts qui se tiennent par la taille par Frank Andriat, Monaco, Éditions du Rocher, avril 2015, 212 pp. en noir et blanc au format 14 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs, 16,90 € (prix France)

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13 06 15

Mort, où en est ta victoire ?

La Mort de Napoléon par Simon Leys.jpgParu en 1986, le seul texte de fiction du grand sinologue – et remarquable historien d’art – qu’était notre compatriote Simon Leys (1935-2014), La Mort de Napoléon, a été réédité ces jours-ci aux Impressions Nouvelles dans la collection « Espace Nord » et c’est fort bien, car il s’agit d’un conte philosophique qui eût séduit Voltaire tant sur la forme – parfaite, comme toujours chez cet auteur – que sur le fond, qui s’avère aussi grinçant  qu’hilarant.

En voici l’argument :

« Messieurs-dames, hélas ! l’Empereur vient de mourir ! »

La nouvelle se répand rapidement à travers toute l’Europe. Pourtant, Napoléon n’est pas mort. Après une ingénieuse évasion, il a réussi à regagner la France, laissant un sosie occuper sa place à Sainte-Hélène – et ce n’est que ce dernier qui vient de trépasser. Mal ajusté à son incognito, Napoléon va traverser une série d’étranges épreuves. Confronté à son propre mythe, saura-t-il recouvrer son identité ? Et qui est-il donc, maintenant que l’Empereur est mort ?

Époustouflant d’intelligence et de drôlerie !

Bernard DELCORD

La Mort de Napoléon par Simon Leys, postface de Françoise Chatelain, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, collection « Espace Nord », avril 2015, 144 pp. en noir et blanc au format 12, x 18,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 8 €

25 05 15

Ah ! Les incertitudes...

_dumont.jpgExcellent livre sur la fameuse transition du milieu de vie, que nous ressentons tous et toutes. Nathalie Dumont, dont c'est le premier roman, propose dans "Incertitudes" des clés pour passer ce cap, avec une histoire qui ne nous lâche pas. Ce roman, s'il n'est pas nécessairement autobiographique, suit (pour mieux s'en sortir) les remous de la propre expérience de l'auteure. Nathalie Dumont, qui fut aussi journaliste médicale avant de se reconvertir dans une agence de communication, spécialisée en santé et nutrition, possède depuis toujours l'amour des mots. Elle peut tout à loisir se servir de son expérience pour mieux nous transmettre son message.

Comme souvent, je vous propose - pour ne rien déflorer de l'histoire - les premières lignes du roman, qui vous donneront le ton, le style et l'envie, j'espère, de poursuivre.

"Bruxelles, un après-midi de septembre. Il fait étrangement beau et le soleil d'automne inonde la cité d'une clarté plutôt inhabituelle pour ne pas dire artificielle. Il est 18 heures précises et une traînée de parfum embaume la rue de la Violette en plein cœur de la ville européenne. Elle ponctue l'allure d'une femme altière et décidée qui traverse avec habileté cette rue pavée."

Jacques MERCIER

"Incertitudes", roman, Nathalie Dumont, Editions Lamiroy. 300 pp. 25 euros.

 

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20 05 15

La chambre sourde

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Le roman de Patrick Parmentier "La chambre sourde" nous touche par le sujet, bien entendu (Elisa, atteinte d'un cancer, rédige ses mémoires pour que ses enfants les découvrent plus tard), mais aussi par le style rapide et ironique. C'est une manière très intéressante de traiter ce sujet et qui évite tout ce qu'une telle situation peut révéler de dramatique. Comme il est dit : "On ne peut pas tout régenter !".

Patrick Parmentier est un créatif passionné, écrivain, communicateur et musicien. Autant dire qu'il connaît les êtres humains et peut les appréhender en toute sensibilité. Je salue la reprise de cette maison d'édition légendaire, aux destinées desquelles André-Marcel Adamek présidait jusqu'à sa disparition précoce en 2011.

Un seul court extrait vous donnera le désir de vous plonger dans "La chambre sourde" : "Comme nos chambres occupent la moitié des pièces du rez-de-chaussée, je dispose d'une autonomie relative. Y compris pour sortir. A sept heures du matin, la lumière solaire automnale m'offre son énergie colorée. Un geai tente ses premiers gargouillis, je n'arrive pas à le repérer. Une certitude idiote, incohérente mais tenace, m'envahit l'esprit. Si je ne le localise pas, je vais mourir sur place et dans l'instant

- Enfilez-moi ce plaid. Vous allez prendre froid.

L'intervention de Manon attire l'attention du geai. Cette fois, son chant est clair et exaspéré. Dans un battement d'ailes colérique, il s'envole. Je ne mourrai pas ce jour."

Jacques MERCIER

"La chambre sourde", roman de Patrick Parmentier. Editions Memory, Tenneville. 190 pages. 17 euros. Couverture C : Benjamin Lesage.

 

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18 05 15

L'heure de la Renarde

_renarde.jpgIsabelle Grenez rêve depuis toujours d'écrire. Aujourd'hui, cette Bruxelloise sort son premier roman "L'heure de la renarde".

Le décor est une ville de province, où se situe une moutarderie, une propriété où des renards ont élu domicile. C'est d'ailleurs Fabienne Bister qui signe la préface.

On assiste ici à un retour, un retour à la terre et à ses origines, un rendez-vous mère-fille... Un seul court extrait pour vous donner le ton et le style d'Isabelle : "Je retrouvais la maison, enfin, comme on pose son pied dans l'empreinte qu'on a laissée sur la terre molle lors de son précédent passage, comme on revient dans un refuge dont la cheminée crépite encore, comme on revit le goût sucré des fraises des bois qui fondent dans la bouche".

Un roman à découvrir pour l'été !

Jacques MERCIER

"L'heure de la renarde", roman d'Isabelle Grenez, Editions Jacques Flament, 240 pp. 15 euros. Photo de couverture C: Florence Baecke.

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16 05 15

A propos de Frida

Gerard de Cortanze, amants,2015, albin michelQuand Frida Khalo rencontre Trotski.

Suite logique de la biographie réalisée par Gérard de Cortanze sur une des artistes les plus appréciées du XX° siècle, ces scènes de la vie de Frida Khalo témoignent de ces heures où l'art et l'Histoire se croisent à travers les passions.

Cet entretien de Gérard de Cortanze avec Nicky Depasse a été diffusé en avril dernier dans son émission Café de Flore sur Radio Judaïca :


podcast

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Les amants de Coyoacan, Gérard de Cortanze, Albin Michel, mars 2015, 336 pages, 20€90.

 

04 05 15

Le dernier Mystère de Sollers !

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Pour définir ce dernier ouvrage de Philippe Sollers « L'école du mystère », il suffit de vous détailler les titres de toutes ses parties (des chapitres?) : Messe, Fanny, Jazz ( « Le Saint-Esprit souffle où il veut, à travers tous les instruments et toutes les syllabes »), école, obscénité, dieux, exclusion, feu, tombeau, Manon, Marilyn, sport, duras, fumée, tippi, singuliers, appels, Odette, nervure, société, critiques, sans-souci, muse, prière.

C'est un foisonnement intelligent et passionnant. Il n'est pas étonnant que l'écriture soir au centre des réflexions : « Presque personne ne semble se douter que l'écriture, comme l'amour, la musique, les échecs, les mathématiques, est un sport de haut niveau. »

Pas surprenant non plus de retrouver ses auteurs favoris : « Lisez attentivement cette phrase, et, même, apprenez-la par cœur : « Ce tintement rebondissant, ferrugineux, intarissable, criard et frais de la petite sonnette. » (la porte du jardin de Combray, dans Proust « à la recherche du temps perdu »)

Mais je recopie quelques phrases du « chapitre » « Nervure » pour vous donner l'envie de découvrir, à votre manière personnelle, avec vos propres références, le tout ! : « La « nervure » consiste à savoir se déplacer à travers les cinq sens. Le mouvement d'abord : se faufiler, se glisser, s'éclipser, devenir invisible (en se montrant parfois à l'excès), faire volte-face, tourner casaque, déserter, mentir. Marcher souvent pieds nus dans le noir, écouter les murs, les parquets, les tapis, les dallages. Choisir des angles de vue selon les couleurs, toucher du bois, discerner les odeurs, saisir des parfums de femmes dans le cou ou derrière les oreilles. Éprouver en profondeur la toile, le coton, la soie, les feuilles, les galets, le velours. Écouter, du plus près possible, la main gauche d'un grand pianiste. Entrer dans le noir nocturne des arbres, pour mieux voir leur vert des matins d'été : Être assis négligemment au bord de la fosse qu'on a fait creuser pour vous enterrer, et, là, surprise dans le film, allumer une cigarette. Être somnambule très tôt, noter ses rêves, s'endormir n'importe où en trois minutes, être sourd quand il faut, mais rester attentif au moindre changement d'accent dans les mots. Être familier de toutes les fenêtres et de toutes les portes. Garder son enfance au bout des doigts, surtout, mystère de la foi. »

Jacques MERCIER

« L'école du mystère », Philippe Sollers. Gallimard 2015. 158 pp. 17,50 euros.

 

 

 

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12 04 15

Les attrape-coeurs de Beigbeder

FREDERIC BEIGBEDER, OOna,SalingerAvec Oona & Salinger, Frédéric Beigbeder signe son meilleur livre, une œuvre à la fois biographique et romanesque sur deux personnages appartenant à l'histoire américaine de l'art. Deux personnages connus de tous et pourtant dont on ignore quasiment tout. De quoi ouvrir la porte au roman pour éclairer ces zones d'ombre.

On ne doutera pas de la sincérité de Frédéric Beigbeder quand il se penche sur l'histoire d'amour de l'écrivain qui l'aura le plus fasciné au cours de sa vie : J.D. Salinger, l'auteur de L'attrape-cœur, le roman américain le plus vendu, le plus lu de génération en génération, sans aucune promotion. Salinger a en effet décidé de vivre dans l'anonymat quelques mois après la sortie de ce qui restera son unique roman.

Quant à Oona O'Neill, fille d'Eugene, l'immense dramaturge américain, après avoir fait les titres de la presse people new yorkaise, elle disparaîtra dans l'ombre de Charlie Chaplin, une fois mariée avec lui.

L'histoire romancée de cet amour de jeunesse par Beigbeder convoque d'autres grandes figures comme Orson Welles, Mrs Vanderbilt et Ernest Hemingway, nous valant quelques pages d'anthologie que ce soit à l'hôtel Lutaetia dans le Paris libéré ou dans les boîtes de nuit de Manhattan au cours des les années 40.

Et même si c'est, encore une fois, un voyage égoïste dans la jeunesse de l'auteur, il n'y aura jamais mis autant de talent, sincérité et chaleur humaine.

Un très grand livre dont j'ai eu l'occasion de parler son auteur entre les rayons de la librairie Filigranes. Cette interview a été diffusée au cours de l'automne 2014 dans Café de Flore sur Radio Judaïca.


podcast

Oona et Salinger, Frédéric Beigbeder, Grasset, août 2014, 336p, 19€00.

FERDERIC BEIGBEDER, Nicky Depasse